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Le tout pour le tout • Odelia

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When witches don't fight, we burn
Daphné G. Calabrezzi
Daphné G. Calabrezzi
When witches don't fight, we burn
"❀ I'VE GOT THICK SKIN ❀"

"Be nice with plants, in the end, they eat you"

Le tout pour le tout • Odelia Z58WISI Le tout pour le tout • Odelia DJvbXfY Le tout pour le tout • Odelia LKwrOxC

En un mot : Blossom.
Qui es-tu ? : ❀ Italienne naturalisée Américaine. Elle débarque sur le sol américain à 8 ans, accompagné de son jumeau et de sa mère.
❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

"❀ AND AN ELASTIC HEART ❀"


Le tout pour le tout • Odelia OtKezjM Le tout pour le tout • Odelia UC3L3ii Le tout pour le tout • Odelia Y4uiaVX

"When twins are separated, their spirits steal away to find the other."

Facultés : ❀ Chamane, magie rouge.
❀ Acrescence phytokinésique ❀ : Daphné à la capacité d'influer sur la croissance des végétaux, en insuflant une quantité de magie dans la plante, elle peut la faire pousser bien plus rapidement, stopper sa croissance (ou sa maturation dans le cadre d'un fruit ou d'une fleur), ou la ralentir. Elle peut ainsi faire pousser et maintenir en vie des essences qui n'aurait jamais pu s'épanouir sous le climat Louisianais.

❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

❀ Très douée pour les potions et les baumes de soins, elle possède aussi une vaste connaissance des rituels propre aux Comanches ayant effectué son apprentissage avec eux.

Thème : Elastic Heart - Sia
"❀ I'M LIKE A RUBBER BAND ❀"


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Pseudo : Akhmaleone
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Lun 9 Oct - 3:10 (#)


(Le tout pour le tout)


Avec un soupir, Daphné enjambe une racine et pénètre dans le Caern. Il fait bon aujourd’hui, malgré le ciel lourd de nuages blancs, la température est clémente et la pluie ne s’est pas encore montrée. La chamane inspire un grand coup et laisse l’énergie du nœud de pouvoir, sur lequel le lieu de rassemblement est installé, la nettoyer de sa journée. Elle n’a pas arrêté de courir. Depuis que l’Arch a contacté la meute pour les mettre au courant de la menace qui pesait sur eux, elle est en contact constant avec Odelia. Comme si le stress lié aux multiples événements qui frappent la ville n’était pas suffisant, il faut qu’elle aussi s’inquiète de son apprentie, qui semble attirer les problèmes comme une sorte d’aimant à merde surnaturelle, des loups qui n’en font qu’à leur tête et d’une adolescente qui vient de faire son coming-out magique comme si c’était le bon moment. Elle se faufile jusqu’au cœur du Caern, un sac en toile sur l’épaule. Sous ses yeux, répartis dans l’herbe, un nombre impressionnant de pierres et d’herbes profitent de l’énergie puissante des lieux. Le rituel qu’elles souhaitent tenter avec Odelia n’a rien de particulièrement compliqué, mais autant mettre toutes les chances de leur côté.

Elle effleure la surface lisse des pierres et les glisses une part une dans la besace avant de la replacer sur son épaule avec un grognement. Dieux que c’est lourd ! Les herbes trouvent place dans un sachet qu’elle glisse dans le sac de cuir qui ne la quitte jamais. Elle ahane en reprenant la route jusqu’à son pick-up. Quand elle atteint enfin le véhicule, après avoir crapahuté entre les racines et les branchages, rendue paranoïaque par les caméras découvertes par Lizzie, elle se laisse tomber contre la portière et dépose, aussi délicatement que possible, son sac sur le sol.

Elle se masse distraitement l’épaule en reprenant son souffle. Ses yeux passent d’arbre en arbre, cherchent à repérer un éclat métallique parmi les feuilles. S’ils trouvent le Caern, la meute est perdue. L’idée fait remonter un frisson le long de son dos. Elle envoie une prière dans le Grand Tout, une demande de protection qu’elle scelle d’une entaille dans le creux de son pouce. Trois gouttes de son sang sont avalées par la terre et elle lave la plaie d’un coup de langue avant d’y appliquer une feuille de bourse-à-pasteur. Satisfaite de son pansement de fortune, elle soulève le sac avec un grognement sourd et le laisse lourdement tomber sur le siège passager. Elle souffle et grimpe dans la voiture qu’elle démarre d’un coup de clef. Elle recule en cahotant et s’engage sur la route qui lui permettra de rejoindre la route qui mène à Mooringsport.

Une fois suffisamment éloignée du Caern, elle extirpe son téléphone de sa poche. Renvoyée sur le répondeur de son apprentie, elle lève les yeux au ciel et laisse un message. « Salut Tessora, je ne serais pas disponible, sauf cas d’extrême nécessité, pour les deux prochains jours, si tu as besoin de quoique ce soit n’hésite pas à contacter Joseph, Joaquin ou Sam’, ok ? Ils sont tous les trois au courant. Enoch m’a dit de te dire qu’il était aussi dispo si t’avais besoin de lui. On se voit à mon retour. Bisous ! »

Le téléphone retrouve la poche de la sorcière et elle roule en fredonnant les morceaux qui passent à la radio jusqu’à ce que le chemin de terre qui mène l’entrée du camp gitan apparaisse. Maison. Elle roule au pas sur le chemin et se gare avec un grincement juste à côté de sa roulotte. Il faut vraiment qu’elle demande à Samuel d’y jeter un œil. Elle saute au bas du véhicule et s’étire en observant autour d’elle. Le camp est d’un calme étrange et elle se mordille les lèvres. Le chaos qui règne en ville à perturber jusqu’au rythme habituel du camp. Avec un soupir exténué, elle pince l’arrête de son nez et extirpe, à nouveau, son téléphone de sa poche. Le texto est tapé rapidement et en attendant l’arrivée d’Odelia. Elles doivent tenter aujourd’hui d’effectuer un rituel qui, s’il s’avère concluant, pourrait les aider à trouver la source de tous leurs problèmes. S’il s’avère infructueux ou pire… Daphné préfère ne pas y penser.





( Pando )
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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
Odelia di Stasio
When witches don't fight, we burn
AB UNO DICE OMNES

En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport, à la frontière du triangle de foi.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
Thème : We Are Gods - Audiomachine
Le tout pour le tout • Odelia Pose-dramatic
ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Hekat
Célébrité : Kaya Scodelario
Messages : 261
Date d'inscription : 19/03/2022
Crédits : Hekat
Jeu 19 Oct - 22:48 (#)


LE TOUT POUR LE TOUT

camp gitan, mooringsport
19 décembre 2021



Si certains pouvaient accabler Odelia de froideur parfois, on ne la jugeait certainement pas pour autant indifférente. Elle était de ceux qui tendaient à porter le poids du monde sur leurs épaules, culpabilisaient pour chaque action commise par l’Humanité dans son ensemble. Son implication dans l’Arch faisait ainsi sens : c’était sa rédemption, le somnifère qui lui permettait de s’assoupir la nuit, quand son jumeau maléfique, inlassablement, la ferait crouler sous leurs manquements.

Cela faisait deux semaines, à présent. Deux semaines qu’elle se rendait folle, se rongeait les sangs. Deux semaines que le sommeil l’avait quitté, que le poids de ses responsabilités l’écrasait, qu’elle retournait la situation dans tous les sens, en quête d’une solution qui ne venait pas. Elle était convaincue qu’il y en avait une, comme à chaque fois. Si elle pouvait reconnaître une qualité à son esprit, c’était sa propension à se persuader que tout problème trouvait résolution, refusant à jamais de se laisser abattre face à l’adversité à laquelle elle pouvait faire face.
L’en priver la transformait en un animal pris en cage.
Elle tournait, tournait, sa captivité faisait monter l’angoisse, périr son appétit, s’évader ses rêves et escalader son anxiété.

Il n’avait pas fallu si longtemps que cela à la représentante associative pour décider d’ignorer les menaces dont elle avait été victime. Soit son maître-chanteur n’avait pas suffisamment creusé en choisissant sa proie, soit il s’agissait d’un sadique ne lui ayant laissé ce choix que par simple désir de la voir se tortiller ainsi, impuissante, la menant doucement au bord de la folie.

Elle s’était empressée de remonter l’objet du chantage à Yelena, qui s’était elle-même occupée de passer l’information à la Meute. Depuis, tout s’était enchaîné, partout autour d’eux, de façon plus ou moins éloignée. Elle avait fini par conclure que l’opération était d’une certaine envergure. Shreveport semblait en sang, les incidents se multipliaient à un rythme effarant – et ce n’était pas peu dire, pour ses citoyens déjà habitués à la violence et aux incongrues circonstances. Curieusement, et aussi tragique cela soit-il, cela l’avait rassurée, quelque peu, de ne pas se sentir spéciale, de voir que tant était certainement sur le feu – même si elle venait à douter du bluff qu’elle avait premièrement suspecté. Et puis, les journaux s’étaient emparés des nouvelles, et le constat était devenu alarmant : les moyens déployés étaient considérables. Lia s’était remise à paniquer.

Si certaines mesures avaient été prises concernant la sécurité de leurs membres, qu’elle avait certainement mis sur la sellette – comprendraient-ils son choix ? L’acclameraient-ils ou le blâmeraient-ils ? Auraient-ils été plus en sécurité réellement si elle s’était tue ? Son silence aurait-il prouvé sa loyauté ou au contraire, sa lâcheté ? -, rien ne lui semblait satisfaisant. Elle s’attendait à chaque instant à recevoir de funestes nouvelles. Elle avait discuté avec Yelena du fait de fermer les portes de l’association, le temps que la situation se tasse, mais celle-ci avait été claire : il était hors de question de plier, de laisser les leurs isolés dans une telle situation. Cela ne leur ferait aucun bien, selon la bergère, et elle avait probablement raison. Alors elle tentait simplement d’apaiser les milliers de voix dans sa tête qui lui chantaient des comptines funèbres, tout en s’épuisant avec les autres sur le renforcement des sorts de protection sur les bâtiments de l’Arch, et que d’autres membres s’affairaient sur des amulettes supposées faire bouclier, sans que l’information de la menace potentielle ne soit pour autant révélée. Elle n’était pas dupe : cela prenait un temps qu’ils n’avaient pas pour les quantités désirées, surtout quand on ne savait pas de quoi exactement il s’agissait de se protéger. Ses cernes se creusaient, les os sous sa peau se faisaient saillants, et elle sentait les larmes prêtes à dégringoler sur les joues diaphanes à chaque instant. Il n’y avait rien de pire pour l’empathe que de se retrouver émotionnellement sur le fil. Plus que jamais, elle était une bombe à retardement. Chaque jour qui passait, avec son lot d’événements, ajoutait de l’huile sur un feu déjà puissant. La dernière en date ?  La veille, Isalín se flanquant d’une cible dans le dos, évidemment. Elle avait frôlé la syncope, mais avait tenté de se remémorer l’idéalisme insouciant de la jeunesse, celui qui l’avait menée ici elle-même, après tout. Si récent, si loin pourtant.

Elle évitait la foule, s’isolait autant que faire se peut. Un thérapeute l’aurait certainement déconseillé, et il était vrai que la futilité des réunions sociales tendaient à apaiser ses nerfs écorchés, mais elle ne pouvait ignorer le danger que sa nature constituait.
La ballerine s’était remise à danser. Si la guérison de sa blessure à la jambe l’avait déjà poussée à nouveau à la barre, elle y retrouvait désormais le réconfort de son adolescence : la fuite de sa vie, l’exploration de ces émotions entremêlées qui ne devaient surtout pas s’évader.

La veille, elle avait rejoint Daphné – elles évitaient les moyens de communication technologiques comme on le leur avait demandé mais avaient convenu de continuer à s’informer l’une l’autre de ce qui se passait de chaque côté – qui lui avait parlé des pièges retrouvés sur leur territoire. Même sans les indications qu’ils cherchaient à lui arracher, ils étaient parvenus à avoir une localisation approximative, semblerait-il, et la situation devenait dangereuse. Soudainement, elle attrapa le bras de son associée de fortune. « Les pièges. » Pour avoir étudié tout ce qu’elle aurait pu faire en long en large et en travers, elle savait que c’était un premier élément non négligeable qu’on venait de leur livrer. Quelque chose de physique, de tangible, de matériel. Bien différent d’un message crypté balancé sur les ondes. Elle avait entendu quelques fois parler de technopaganisme, mais elle n’y connaissait rien, n’avait jamais rencontré aucun de ses pratiquants, à sa connaissance tout du moins. Pour ce qu’elle en savait, cela pouvait très bien n’être qu’une légende urbaine. « C’est ce qu’il nous manquait pour un sortilège de localisation. »

L’idée validée, le coeur plein d’un espoir nouveau malgré l’appréhension de potentielles représailles – qu’on lui avait promis pour tôt ou tard - elles avaient convenu de se retrouver au camp gitan le lendemain. Lia s’était déchargée de ses responsabilités lunaires sur Gina, assommée le cerveau à coups de psychotropes afin de s’assurer un tant soit peu de repos ce soir-là, et le jour J, s’était affairée à récupérer le matériel nécessaire. Elle avait embarqué deux des amulettes confectionnées, prévenante, avait pris soin de verrouiller les locaux pour l’occasion avant de retourner sur ses pas, rejoindre sa sœur de couleur près de chez elle. Daphné était le genre de sorcière qu’elle se serait vue devenir, sûrement, si sa vie avait été différente : Vargamor de la Meute, comme sa mentor précédemment, forgée par le chamanisme et les lois d’une Nature toujours juste. Elle portait en elle le mysticisme romani : celui-là ne s’acquérait pas, mais fascinait très certainement l’italienne. C’était pleine de cet émerveillement apaisant quelque peu ses angoisses grondantes qu’elle avançait dans le camp, au milieu des roulottes, étonnée de le trouver débarrassé du chahut dont elle l’aurait imaginé pourvu, à l’observer si souvent en passant.« Merci. » Elle serra dans ses bras la compatriote qui l’avait soutenue ces derniers jours, reconnaissante de la position qu’avait choisi d’adopter la Meute face à ses révélations - cela avait été une bonne surprise, assurément, et un soutien non négligeable -, puis se mit à extraire du sac à dos qu’elle avait apporté avec elle le matériel nécessaire à leur ouvrage : une grande carte des environs, en papier, comme on en utilisait avant l’invention des applications de géolocalisation, un pendule et son athamé personnel. Elle était certaine que Daphné trouverait ici l’essentiel de ce dont elles auraient besoin. Elle lui tendit également l’amulette, plaça elle-même celle qui lui était destinée à son poignet et prit une profonde inspiration qu’elle mit aussi longtemps que possible à expirer. « Ca va l’faire... » ponctua-t-elle pour se rassurer. « Il faut qu’ça l’fasse. » C’était leur première et seule piste en deux semaines.
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Daphné G. Calabrezzi
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❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

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Facultés : ❀ Chamane, magie rouge.
❀ Acrescence phytokinésique ❀ : Daphné à la capacité d'influer sur la croissance des végétaux, en insuflant une quantité de magie dans la plante, elle peut la faire pousser bien plus rapidement, stopper sa croissance (ou sa maturation dans le cadre d'un fruit ou d'une fleur), ou la ralentir. Elle peut ainsi faire pousser et maintenir en vie des essences qui n'aurait jamais pu s'épanouir sous le climat Louisianais.

❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

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Ven 20 Oct - 17:31 (#)


(Le tout pour le tout)


« De rien, c’est normal. » Daphné, une pleine brassée de sorcière dans les bras, caresse doucement l’épine dorsale d’Odelia. « On allait pas vous laisser vous démerder comme ça. Puis… C’est moi qui devrais te remercier. T’as pris de sacrés risques en nous dévoilant la vérité. »

Elle inspire une pleine bouffée du parfum de sa comparse et recule pour lui jeter un regard, elle semble aussi reposée que possible au vu de la situation. Daphné grimace en se rendant compte qu’elle doit faire peine à voir. La pleine Lune avait été infernale.

Ils avaient été obligés de restreindre le territoire sur lequel les loups avaient l’autorisation de s’ébattre et les barrières magiques que Daphné avait dû mettre en place pour assurer la sécurité des membres de la meute avaient épuisé une grande part de son énergie. Tout plutôt que prendre le risque de revivre ce qui s’était passé avec Gautièr. Tout plutôt que prendre le risque de voir l’un des jeunes se faire empoisonner à l’aconit. L’ambiance était survoltée parmi les loups qui se retrouvaient avec un territoire plus petit et un stress énorme à gérer. Le rituel devait marcher. Il fallait qu’il réussisse sinon plus que tous les pièges déposés sur le territoire c’était la proximité forcée qui mènerait la meute à sa perte.

Elle avait dû soigner un paquet de blessures, plus ou moins grave, au petit matin et elle ne rêvait que d’une chose : retrouver son lit, s’enfouir sous la couette et disparaître pour douze prochaines heures. Elle pousse un soupir et frotte distraitement une des entailles entre ses doigts. Les plaies n’ont même pas encore eu le temps de cicatriser qu’elle va déjà devoir remettre ça. Elle s’empare de l’amulette que lui tend Odelia avec un sourire plein de reconnaissance et l’accroche à son poignet. La magie pulse autour d’elle et elle fait craquer sa nuque en observant le matériel réuni par sa compagne.

« Joli athamé. » Un sourire étire ses lèvres en observant le couteau. Elle peine à comprendre l’attachement des sorciers à ces lames rituelles. Elle se contente personnellement d’un petit canif à manche d’os qu’elle traîne depuis ses années de formation. En y réfléchissant, elle n’est pas mieux. Si elle venait à perdre l’objet, elle serait profondément perdue. « Suis-moi. »

Elle soulève le sac de jute contenant les pierres infusées de l’énergie de la Lune et du Caern et prend le chemin de la forêt qui jouxte le camp. Elle l’a pris mille fois, ce chemin, avec Damian, seule, avec Léandra et enfin avec Anaïs. « Y a une clairière par-là… » Elle indique la direction de la zone vide d’arbre qu’elle utilise pour méditer avec son apprentie. « On a un petit nœud de pouvoir sous le grand cyprès dans le camp… » Elle se mordille la lèvre en haussant les épaules et jette un regard à Odelia. « Techniquement, ça aurait été plus approprié, mais je préfère éviter, il alimente toutes les protections du camp. Y a une ligne qui passe en plein dans la clairière, ça devrait être suffisant. »

Après une marche d’une petite dizaine de minutes, les deux arcanistes émergent dans la clairière. L’ambiance y est paisible et Daphné inspire profondément en laissant tomber son sac au milieu de l’espace. Il indique en marchant quelques pas où se situe la ligne de pouvoir qui court sous la terre. « Tu la sens ? » Elle lève les yeux vers sa compatriote avec un petit sourire. « On va y arriver. Faut qu’on y arrive. »

Elle extrait les pierres du sac et les répartit autour d’elles en un cercle presque parfait au centre duquel, elle s’installe laissant la place à Odelia et à la carte. Elle tend les mains pour s’emparer de celle de sa sœur de couleur et referme les doigts sur les siens. « Prête ? »Avant toute chose, il faut méditer. La règle est toujours la même qu’il s’agisse de son apprentie ou d’elle. Il faut attirer la magie ambiante vers elles, la canaliser pour espérer obtenir quoique ce soit. Le piège, toujours couvert de sa couche immonde d’aconit, repose près d’elle et Daphné l’ignore pour l’instant. Plus tard. Une profonde inspiration et elle plonge.






( Pando )
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Forgive me, Father, for I am sin
Le mauvais oeil
Le mauvais oeil
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SHUFFLE THE CARDS

Le tout pour le tout • Odelia YXpWPvj
En un mot : An eye for an eye leaves the whole world blind
Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
WITHER AND DIE

Le tout pour le tout • Odelia I2XukXq
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Date d'inscription : 27/03/2017
Mar 7 Nov - 1:54 (#)

A PEEK THROUGH THE VEIL

Vous sentez ces choses qui grondent ?

Un vent tranquille fait bruisser les feuilles des arbres de la petite clairière, tandis qu'un martin pêcheur vient se poser sur une des branches en hauteur, témoin silencieux de la scène. Celui-ci observe d'un œil curieux les deux jeunes femmes s'affairer, disposer leurs outils et leurs espoirs en un cercle presque parfait. Il y avait, en ce lieu, la vibration énergétique subtile d'une puissance bien plus grande, un quelque chose d'enfoui profondément dans les entrailles de la terre et qui ne grondait qu'aux oreilles de ceux qui savaient écouter. Disposées autour d'elles, les pierres chargées du pouvoir de la lune et de l'empreinte du Caern recelaient en elles un potentiel temporaire mais dont la simple présence faisait se courber légèrement le flux naturel des énergies, canalisant un chouïa cette rivière spirituelle pour en capter une petite part propice à la manipulation.

Lentement, sûrement, des choses se concentrent, la magie attirée au sein du cercle comme la lumière dans une loupe, diffusant ses particules dans l'air et la terre, dans l'être et l'esprit, d'un côté et de l'autre du Voile. Un silence surnaturel s'empare de la clairière tandis qu'un autre martin pêcheur vint se poser un peu plus loin, à la périphérie, bientôt accompagné par un troisième. Le vent, lui, ne souffle plus.

Vos magies se frôlent et se mêlent tandis qu'un flou énergétique confond vos auras avec celles du lieu. Vous le sentez, via ton Appel de la Terre Daphné et via tes perceptions liées à l'aura et à l'empathie Odelia. La terre émerge lentement de sa torpeur, à l'image d'un rêveur titanesque qui atteindrait péniblement une semi-conscience. Le sens d'écoulement des choses se modifie en secret, comme les atomes de fer qui se réorganisent sous l'effet d'un champ magnétique, et c'est une partie de l'attention aveugle du bayou proche qui se porte sur vous : la silhouette d'un quelque chose de colossal qui émerge à peine de la périphérie immatérielle. Si fin qu'on se demande si on le devine ou l'imagine. Familière de l'endroit, Daphné, tu sens la fébrilité du monde sauvage, tout proche, froisser l'esprit avec une pointe supplémentaire d'agitation, une contrariété presque indiscernable et qui se perd dans le maelström d'instincts cacophoniques des marécages. Cette fois-ci, pourtant, tu jurerais que l'attention du bayou est un poil plus présent, plus vivant. Odelia, tu perçois aussi ces choses, ce potentiel presque de colère qui stagne dans la nature, aux milliers de nuances et difficiles à démêler.

La ligne d'énergie court très logiquement vers le sud/est en direction du petit affleurement du camp gitan, tandis que, de l'autre côté, elle semble s'enfoncer d'une manière aveugle et silencieuse dans les tréfonds du lac Caddo, énigmatique.

Vos sens ouverts à votre environnement immédiat, vous sentez quelques perturbations ici et là, comme des variations subtiles de couleurs, liées probablement à une activité humaine proche récente, au passage de curieux ou a la pollution de quelques déchets. Un instant, vous décelez même, subtile, une contrariété localisée, toute proche, le résidu d'un quelque chose que l'attention aveugle de la Terre semble regretter ou chercher, et qui n'était pas là la dernière fois que tu es venue, Daphné.

Mais, bien vite, cette énergie se met à construire une contrariété nouvelle, plus vive et plus forte, qui dessine les contours du focalisateur amené en ces lieux. Le plissement subtil des énergies fait se répandre un grondement silencieux dans les auras de tout ce qui vit aux alentours de la clairière, s'alimentant à la fois des énergies concentrées et prenant forme selon la volonté et l'espoir portés par les deux arcanistes. Votre esprit, soudain, semble emmené par les courants et vous percevez le tranchant des lames du piège vous écorcher les pensées. Non pas parce que le métal coupe, mais parce qu'on y a projeté la volonté de faire mal, de détruire, de tuer. Des résidus de sentiments qui tachent comme une mauvaise odeur de peinture, un poisseux qui collent à la peau et à l'aura. Il n'y a rien de magique dans tout ceci, simplement la volonté imprégnée laissée par les propriétaires de l'objet, une chose abjecte qui remue une seconde le courant magique autour de vous et se propage comme une mauvaise onde. Le pendule, brusquement, s'agite, tournoie d'une façon de plus en plus erratique, tandis que la magie s'est emparée de la volonté et finit par emprunter, à toute berzingue, ces autoroutes de puissance en vous emportant avec elle.

Ce sont des flashs, éphémères et flous, des sentiments résiduels percutés avec l'esprit comme la lumière traverserait un nuage stellaire, des bribes de voix - de pensées - des randonneurs des forêts alentours. Vous parcourez, en un instant, la simultanéité d'un réseau mystique qui court dans les entrailles de la terre, la magie lâchée à la recherche de votre cible. Un millier de sensations différentes ne font que se deviner, sur lesquelles vous ne vous attardez de toutes façons pas à moins de prendre le risque de vous perdre.

Bientôt, ce sont des images qui apparaissent, alors que le pendule pointe furieusement sur la carte de la région, en direction de la National Kistachie Forest. Une dizaine de flashs montrant tous la même chose, sautant sauvagement d'un emplacement à l'autre : des fourrés, un piège, le tranchant mental d'une intention meurtrière, des fourrés, un autre piège, la même intention de faire du mal, des fourrés - encore - , et ainsi de suite. Le pendule pointe grossièrement le même endroit, trop peu précis à l'échelle de la carte, mais dans une zone qui englobe une partie de la forêt Kistachie et une partie du territoire périphérique de la meute.

Mais le pendule, alors, se désintéresse de ces trouvailles. Ça ne suffit pas à la magie, qui en veut plus, alimentée peut-être par la colère, le désespoir ou la peur qui vous accompagnent depuis quelques semaines et motivent vos actes.

Le pendule pointe - s'écrase presque - sur la ville de Goldonna, bordant la forêt, et vous êtes saisies d'un brusque haut-le-cœur tandis que vous percutez, mentalement, le lieu de ce qui semble être une destination. Vos yeux superposent la réalité à ces visions, tentant tant bien que mal d'éliminer les stimulus parasites de ce qui vous est montré :

> C'est une grange, le vieux bois vermoulu et grisé, grinçant, abîmé par les intempéries, encaissée dans un l'écrin de verdure touffu de la forêt Le froissement des feuilles qui bruissent, les bêtes qui observent dans l'herbe. Il y a le goût du sang, qui imbibe la terre Sentiment de peur, la violence imprègne le sol, l'empoisonne comme une tâche noire. Le chant des oiseaux ne suffit pas à couvrir le sinistre étouffant et poisseux qui émane dans vos cœurs, en vous, depuis l'intérieur. Impuissance, os brisés, flots rouges, feu et froid, colère et vengeance. Un meurtre. Plusieurs ? Ça empoisse, ça colle, vos mains sont rouges d'un sang froid que la magie fait paraître encore chaud. Une même volonté unie, solitaire ou multiple, cruelle, a laissé sa marque, noire et gangrenée. La pointe chauffée à blanc d'un fer d'une insatiabilité monstrueuse, qui s'enfonce, profondément, démembre la peur, la douleur, la vie. Des visages, à l'intérieur de cette grange, une ambiance de plomb, des silhouettes encore vivantes, désemparées. Il y a là plusieurs hommes, une femme aussi, qui explorent avec la peur et la colère au ventre les restes de ce qui semble avoir été un carnage. Des humains, tous, Odelia. C'est ce que tes dons te disent. Des pièges à loups sont présents, plusieurs, une dizaine au moins, dont le tranchant n'est rien à côté des lames froides et déterminées qui vous coupent l'esprit en cet instant. Quelque chose, ici, quelqu'un ? s'est mis à tuer, avec une violence bouillonnante. Difficile de dire  si c'est l’œuvre d'une personne seule, probablement de plusieurs. Des corps, sont répandus dans la grange, mis en scène, les membres mutilés par les pièges. L'un d'entre eux, visiblement, a la langue tranchée et est mort vidé de son sang, les bras et les jambes cisaillés et alourdis par les pièges. Il a probablement dû appeler à l'aide, ou essayer.

Sur un tonneau, une tête, les yeux vidés, l'expression hagarde levée vers un ciel qu'elle ne peut plus voir. Et, inscrite en lettres de sang, brûlant dans votre vision car concentrant l'attention et la colère, l'inscription suivante :

Spoiler:

Un instant de flottement. Vous sentez que c'est la fin, que la magie, tempétueuse, a trouvé sa cible et qu'elle est sur le point de la libérer. Quelques instants supplémentaires qui, pourtant, suffisent pour attirer ton attention sur un détail particulier, Daphné. Il y a, dans cette pièce, un des hommes qui participent à la découverte de la scène que tu reconnais :

Spoiler:

C'est Aidan Adler, un des membres de la garde forestière de la forêt nationale de la Kisatchie. Une personne connue dans la région et habitant Saline, village de 250 habitants, célibataire, sans enfants et absolument charmant sous tous rapports.

Ce qu'il fait ici ? Difficile de le dire, tandis que la vision s'efface soudainement et que vous êtes aspirées de nouveau dans vos corps, en pleine clairière.

Sur la carte, le village de Goldonna se teinte de rouge, de sang, comme si ç'avait été une peau qu'on venait de blesser... »


Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
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When witches don't fight, we burn
AB UNO DICE OMNES

En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport, à la frontière du triangle de foi.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
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Ven 10 Nov - 18:59 (#)


LE TOUT POUR LE TOUT

camp gitan, mooringsport
19 décembre 2021



Odelia chasse d’un vague revers de la main ses remerciements, les sourcils froncés d’inquiétude. Elle n’était toujours pas certaine d’avoir pris la bonne décision. Bien sûr, vendre la Meute n’aurait jamais été une option, mais tout ce qui se déroulait là, depuis lors jusqu’à aujourd’hui : était-ce vraiment ainsi qu’ils avaient une chance de faire taire la menace ?

Daphné devient son guide sur ces terres chargées. Les tentacules pulsent à chaque pas, engorgées des passages successifs figés dans le temps et l’espace, des émotions cumulées qui demeurent, flottent dans l’air, imprègnent la matière autour d’elles, des feuillages aux racines, du métal jusqu’à la terre. L’habitante lui explique la raison de leur détour, et Lia approuve : si quelque chose tournait mal, mieux valait être un peu éloignées. Suffisamment de personnes déjà se retrouvaient mêlées à cette sale histoire dont elle-même peinait encore à percevoir les tenants et aboutissants, et elle ne souhaitait pas ajouter le poids d’autre victimes potentielles sur sa conscience déjà encombrée. Sporadiquement, elles croisent des âmes qui jettent sur Odelia des regards tantôt curieux tantôt méfiants. Son esprit vagabond cherche à deviner les histoires sous ces faciès, abandonne toujours – elle connaît trop peu pour inventer autre chose que des fables bonnes à faire rêvasser son esprit enfantin.

Les volutes se dissipent alors qu’elles s’enfoncent, jusqu’à atteindre une clairière à l’atmosphère épurée mais plus puissante encore que le camp habité. « Tu la sens ? - Difficile à louper. » Mais Daphné le sait déjà, puisqu’elle sourit, et Lia ne fait que formuler l’évidence. Elle creuse les flux chargés pour évaluer dans quelle mesure sa magie pourra y plonger, jouer avec elle, extraire et transformer. A côté de la sorcière pensive, la chamane se rassure à son tour, en écho à sa sœur rouge plus tôt. Tant d’enjeux, si peu d’assurance.

La ritualisation commence. C’est au tour de sa complice d’extraire de son sac le matériel prévu pour l’occasion. Près de celui qui la contint, Odelia étale la carte qui servira de support à leur recherche selon les directions réelles et prend place au sud. Elle coince le manche de son athamé sous le cuir de sa botte et enroule le long fil du pendule d’un tour autour de l’une des mains qu’elle avance au centre, au-dessus du papier. Les deux femmes se connectent. « Prête ? - C’est parti.» Ses yeux suivirent le balancement du pendule, attendant qu’il s’immobilise sous leur étreinte. La plupart de ses congénères choisissaient des pendules faits de pierre. Après avoir causé l’implosion de plusieurs d’entre eux, elle s’était tournée vers ceux de métal, gravés de symboles qui devenaient souvent de véritables supports dans sa pratique.

Il ne bougeait plus. Alors elle ferma les yeux et tenta tant bien que mal de se soumettre à cet exercice si difficile pour celle qui bouillonnait en permanence : celui du silence intérieur qui mènerait à la fusion parfaite avec son environnement, éventuellement. Il fallait ignorer les mouches qui tournoyaient sur leur terrain de jeu, les oiseaux qui discutaillaient puis battaient l’air de leurs ailes tour à tour, les clapotis du ruisseau. Se concentrer sur l’énergie de la Terre. Bientôt, elle finirait par la happer. Elle n’avait jamais su l’expliquer, mais c’était certainement ce qui l’y attirait : la Terre avait de ces émotions vives et imposantes qui réduisaient au silence tout ce qui sur son dos courait. La magie qui l’animait facilitait la communication, jouait les traductrices pour l’empathe qui y voguait à l’instinct mais à tâtons toujours. Ce n’était pas son domaine. Daphné saurait mieux le dire, sûrement, expliquer ce manque qu’elle ressentait dans un virage, une contrariété qui la coupait totalement du monde et puis… lentement, tout bascula. Elle ne sentit plus vraiment la connexion avec la nature, ce fût celle avec le piège qui prima, le métal froid, la morsure des dents, bientôt la souillure de l’émotion humaine, haineuse, violente, abjecte. Dès lors, elle sût qu’elle allait passer un sale quart d’heure. Sa réaction initiale fût de chercher une sortie, de l’air, l’espoir, mais lorsqu’elle sentit à nouveau les doigts de Daphné contre les siens, elle se souvint de la raison pour laquelle elles étaient là. You pussy, running, running, always running away. Une inspiration et elle replongea. Elle se connecta à nouveau au tourbillon dans laquelle la magie les entraînait, elle sauta les fourrés sans comprendre, elle sentit le pendule qui tournoyait à n’en plus finir entre ses doigts, la chaîne striant la peau trop délicate, puis alourdie tout à coup. Elles y sont.

Après une seconde de flottement dans laquelle Odelia chercha à prendre ses repères, cherchant autour d’elle quelque chose de familier, la moindre indication sur l’endroit où elles se trouvaient, le spectacle se mit à la frapper avec la violence qu’elle avait redouté plus tôt. C’est le rouge sur le blanc de ses mains qui surplombent l’herbe verte, et l’instant d’après, c’est le carnage de corps démembrés sur le sol meuble d’une grange faite champ de bataille. Des membres éparpillés, des langues arrachées, des yeux vidés, mais surtout, la douleur qui la percute, renforçant le dégoût provoqué par la découverte visuelle de ce carnage inhumain, l’odeur de fer du sang séché et celle plus âcre encore de la chair morte. Elle sent son souffle coupé, l’humidité de son visage qui ne trouble pas pour autant la vision – cela doit se passer dans le monde réel, tout ceci ne l’est pas, ce n’est pas réel, n’est-ce pas ?

Le déni. Le déni d’une cruauté face à laquelle on se leurrait, puisque l’affronter rendrait le monde bien trop noir, invivable, engloutissant la lumière que certains tentaient de faire briller ici-bas, envers et contre tout.
Il avait toujours été l'un de ses principaux alliés.

Le retour porta le coup de grâce à l’estomac de la sorcière. Ses genoux cédèrent et elle eût tout juste le temps de tourner la tête pour dégobiller ses tripes, ces émotions factices dont elle ne pouvait rien faire, fantômes réclamant vengeance. Ses doigts agrippèrent l’herbe, la terre se fraya un chemin sous ses ongles. Plus de sang. Parti. Elles étaient revenues. La terre se mêla à l’eau sur ses joues alors qu’elle tentait de les essuyer. « Bande de dégénérés… Les gens sont pas finis. » grommela-t-elle avec peine alors que son rythme cardiaque ralentissait progressivement. Pour le moment, elle fuyait le regard de Daphné, n’assumant pas l’état dans lequel cette horreur l’avait plongée. Weak. A la place, après un dernier crachat, elle se retourna vers la carte au centre du cercle, colorée de carmin en un point bien précis. « J’imagine que c’est notre prochain stop. Après une pause rafraîchissement, évidemment. » Elle se redressa sans prestance, le corps affaibli, et se mit en quête du pendule qui avait dû tomber alentour. Dans son crâne, la scène se répétait encore et encore, alors qu’elle cherchait ne serait-ce qu’une once de sens dans ses détails, le moindre élément qu’elle pourrait apposer à sa réalité à elle. « Je comprends pas le rapport avec la Meute, je… » La colère aveugle, disent-ils. Maintes fois le leur avaient-ils prouvé. Elle hésitait entre la compassion et la rancœur elle-même, faisant rebrousser chemin à la peur qui menaçait, tandis que son ventre vidé la suppliait de le laisser en paix.
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Daphné G. Calabrezzi
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❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

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Facultés : ❀ Chamane, magie rouge.
❀ Acrescence phytokinésique ❀ : Daphné à la capacité d'influer sur la croissance des végétaux, en insuflant une quantité de magie dans la plante, elle peut la faire pousser bien plus rapidement, stopper sa croissance (ou sa maturation dans le cadre d'un fruit ou d'une fleur), ou la ralentir. Elle peut ainsi faire pousser et maintenir en vie des essences qui n'aurait jamais pu s'épanouir sous le climat Louisianais.

❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

❀ Très douée pour les potions et les baumes de soins, elle possède aussi une vaste connaissance des rituels propre aux Comanches ayant effectué son apprentissage avec eux.

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Mer 15 Nov - 18:52 (#)


(Le tout pour le tout)


Les paumes d’Odélia au creux des siennes. Les bruits familiers d’une clairière qui fait office de lieu d’apprentissage depuis des années maintenant. Des générations entières de sorciers, d’outres, de métamorphes qui ont arpenté la Terre du camp, qui l’ont marqué de leurs empreintes. La Terre se souvient, la Terre enfouit les secrets et conserve les blessures du passé.

Les yeux clos, Daphné se laisse couler, elle laisse l’odeur familière de l’humus et celle de l’herbe l’envahir jusqu’à ce que son sang pulse au rythme de la sève qui court dans les racines, jusqu’à ce que son esprit file au diapason de la veine d’énergie sous elles. C’est un exercice aisé pour elle, aussi simple que s’endormir, aussi naturel que respirer.

Quelque chose diffère pourtant et l’empêche de plonger aussi vite que d’ordinaire. Le lieu, d’un calme habituellement salvateur, s’agite d’une énergie non maîtrisée. La Terre est mécontente. La Terre les observe et quelque chose lui déplait. Un frisson glacial remonte l’échine de Daphné qui se sent épiée, jugée. L’énergie colossale du bayou pulse et s’agite d’une humeur fébrile et elle le sent. Quelque chose les surveille. Elle ne parvient pas à capter l’intention générale de l’énergie, mais un frisson inquiet lui remonte le long du dos. Elle manque de s’échapper, de remonter et d’abandonner, mais quelque chose attire son attention. Une question silencieuse, une demande discrète des lieux, qui la maintient en place, curieuse et les sourcils froncés. Elle note l’endroit distraitement, mais n’a pas le temps de s’y attarder, déjà elle se fait emporter.

Le ronflement énergétique enfle et s’amplifie jusqu’à ce qu’il ne reste rien d’autre que la pulsation malsaine du piège qui racle contre son esprit comme autant de griffes acérées. La sensation est si désagréable qu’elle coupe le souffle de Daphné. Elles filent comme deux aigrettes portées par le vent, ballottées d’énergie en énergie, d’information en information et Daphné lutte et s’agrippe à Odelia pour ne pas perdre sa complice dans l’exercice à la fois dangereux et complexe qu’elles entreprennent. Ne me laisse pas seule, semble crier l’énergie de la chamane qui s’accroche à celle de sa consœur alors qu’elles explorent à vitesse express les emplacements des pièges dans la Kisatchie. Daphné enregistre ce qu’elle peut, mais c’est trop peu. Elle en veut plus. Elles sont là pour trouver des réponses et celles-ci sont trop légères.

Quelque chose ne va pas. Comme un cri dans les ténèbres, l’énergie les projette vers quelque chose d’affreux et Daphné vacille quand la course s’arrête et qu’elles se trouvent debout au milieu du carnage. Elle n’est pas délicate, la chamane, elle a l’habitude des corps déformés, du sang, des pleurs et des plaies. Elle est familière avec toute la beauté et l’horreur de ce qui fait l’humain, qu’il soit magique ou non. Elle sait l’odeur du sang et des viscères, le goût âcre que laisse la pourriture sur la langue et le bourdonnement des insectes qui viennent perpétuer l’éternel cycle.

Pourtant quand elle observe ses mains, couvertes d’un sang qu’elle n’a pas cherché à endiguer, qui n’est pas le sien, ses yeux clairs s’écarquillent et c’est un regard mort qu’elle pose sur la scène qui les entoure. Elle ne s’occupe plus d’Odelia, dont elle perçoit pourtant, inconsciemment, l’horreur près d’elle. L’odeur métallique du sang et celle presque doucereuse de la chair en putréfaction. L’acidité écœurante des viscères sur la Terre. Et par-dessus tout ça, la colère, la rage, la haine. Les émotions la matraquent avec une violence qui lui fait tourner la tête et, aurait-elle été physiquement présente, elle se serait affaissée sous la puissance de toute cette violence.

L’inscription sur le mur comme une blague, comme une raillerie. Les yeux de Daphné parcourent tout, la terre gorgée de sang, les murs prêts à s’effondrer, les horreurs, les visages déformés par le choc de l’équipe ayant découvert les lieux et un hoquet la secoue quand son regard astral croise celui bien réel d'Aidan Adler. Qu’est-ce qu’il fout là ?

Le retour se fait brutalement et Daphné vacille quand les mains d’Odelia s’arrachent aux siennes. L’émotion est si violente, si inattendue, qu’autour d’elle les fougères, le trèfle et les fleurs des champs poussent d’un coup. Entourée d’une explosion de bougeons et de feuilles vertes, elle se laisse tomber à genoux elle aussi et c’est en observant Odelia vomir ses tripes sur le sol qu’elle remarque enfin la saveur ferreuse dans sa bouche. Elle crache et la salive est teintée d’un rouge soutenu. Un doigt s’aventure dans sa bouche et elle découvre qu’elle s’est mordue l’intérieur des joues et le côté de la langue avec une telle violence que sa bouche est pleine d’hémoglobine. Elle crache une fois de plus et pose une main sur le dos d’Odelia alors qu’elle essaie, elle aussi, de reprendre son souffle.

Les yeux de la chamane sautent de gauche à droite alors que son cerveau tente de cataloguer la multitude d’informations qu’elle vient d’obtenir. Elle grince entre ses dents en reposant ses yeux sur sa consœur. « C’était… » Un soupir. « J’ai jamais été pour qu’on se dévoile et plus le temps passe plus ils me donnent raison. » Aucun doute possible sur l’identité de ce “ils”. Les humains avaient toujours été faibles et effrayés par tout ce qui n’était pas “comme eux”. Une fois de plus, les surnaturels en payaient le prix fort. Les dents serrées et les mains tremblantes, elle pose les yeux sur la carte et découvre la marque ensanglantée laissée par le pendule. « Ça pue le coup monté. » Elle secoue la tête une fois de plus. « J’ai aucun doute que certains d’entre nous détestent les humains, mais ça ? Ça pue la manipulation. Tu as vu l’inscription sur le mur ? Autant planter une affiche marquée “C’est un coup des CESS" sur la scène de crime. »

Elle secoue une fois de plus la tête et lutte contre la colère qui enfle en elle. « Je connais un des gars qui était présent sur place… Adler, c’est un des gardes forestiers de la Kisatchie, peut-être qu’on pourrait essayer de le contacter ? Il aura p’tet des informations supplémentaires… Quant au rapport avec la meute… » Une grimace triste étire les lèvres de Daphné. « Les garous sont encore vus comme des bêtes assoiffés de sang, la plupart des gens n’ont pas… notre vision des choses. » Elle est déjà épuisée et elles n’ont pas encore commencé les recherches sérieusement.

Elle ramasse la carte et les pierres qu’elle glisse dans le sac avant de souffler en observant le sol couvert de jeunes pousses. Il est rare qu’elle perde le contrôle de ses dons. Elle effleure de la pointe de la langue la plaie ouverte dans sa joue et siffle entre ses dents quand ses yeux se perdent dans le lointain. « Avant de redescendre au camp, j’voudrais voir un truc, j’ai senti quelque chose de bizarre par là-bas avant qu’on se fasse embarquer, j’vais juste voir et on redescend, ça te va ? On pourra souffler un coup… J’ai du thé… ou du whisky, si tu préfères. » Son sourire manquait clairement d’entrain, mais elle le braqua quand même dans la direction d’Odelia.






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Jeu 23 Nov - 18:22 (#)


LE TOUT POUR LE TOUT

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19 décembre 2021



Daphné posa là les prémices du grand débat du coming-out CESS. Les yeux hagards, l’âme écorchée et le corps lâche, elle peinait à renouer avec ses opinions fluctuantes, bloquée entre deux générations dont elle comprenait chaque argumentaire. Sans la Révélation, elle ne serait aujourd’hui encore qu’une anomalie refoulée, cowan faute de mieux, humaine par la force des choses, le voile épais du savoir jamais étiré. Le monde s’en porterait-il mieux ? Peut-être. Elle-même ? Sûrement pas.

Sa comparse explora ensuite la théorie du complot. Là, elle n’avait pas tort. Cela semblait beaucoup trop gros. Quelque chose dérangeait clairement la sorcière : elle le savait à la vitesse à laquelle allaient ses pensées, leur façon de s’acharner sur chacun des détails qu’elle pouvait se remémorer.

La discussion reprit son cours sur des faits plus tangibles. La chamane disposait de nouvelles informations assez précises qui pourraient sans doute leur être utiles, pour peu qu’elles sachent quoi en faire. Cette lueur d’espoir vint réinsuffler un peu de force à l’enveloppe charnelle lassée. Les traits de son visage plièrent en acquiescement à l’évocation de l’alcool fort, totalement transparente quant à ses préférences.

« Ouais, bien sûr, j’t’attends. » répondit-elle au souhait de sa sœur de faire un détour. Elle aurait pu lui dire qu’elle avait senti quelque chose, elle aussi, mais le peu de détails qu’elle aurait pu y rattacher ne l’aurait certainement pas avancée. Lia n’aurait en définitive que souligné plus encore son ignorance. Sa compatriote confirmait minute après minute ce qu’elle savait déjà : Daphné était d’une utilité impressionnante, dépassant de loin ses propres capacités aussi capricieuses que sous-exploitées. Elle avança un peu, s’éloignant de la bile tiédie qui la répugnait malgré elle, chercha le cours d’eau qu’elle avait entendu plus tôt, persuadée qu’il saurait lui mettre un peu de baume à l’âme. Quand elle en aperçut enfin la strie, fine au milieu des herbes hautes, elle s’allongea là, fixa le ciel éblouissant de grisaille – la température avait chuté drastiquement aujourd’hui, et elle se demandait superstitieusement si elle devait y voir un signe.

Ses épaules, son ventre, ses poumons enfin finirent par se détendre pendant qu’elle laissait le flot de pensées courir sans plus chercher à le comprendre. Au travers des souvenirs rejoués sans arrêt, les émotions traversées qu’elle tentait de recomposer bien que plus souillées à chaque passage par sa subjectivité, se faisaient de plus en plus lourdes, nourrissant la machine directement par le coeur. Elle ne se redressa que lorsqu’un tambourinement se fit entendre, de plus en plus proches – son acolyte qui s’en revenait. La tête toujours dans les nuages, elle embraya immédiatement. « Les pièges. J’imagine qu’ils pensent que la Meute est derrière tout ça, c’est pourquoi ils les auraient placés alentour en ‘réaction’. Mettons qu’ils soient allés direct à la case conclusion bidon et qu’ils s’imaginent que vous êtes à l’origine de ce massacre, mettons. Qu’est-ce que les pièges faisaient là-bas en premier lieu ? Ils n’avaient pas l’air d’avoir tant d’intérêt que ça… Je veux dire... c’est clairement pas ce qui a causé la mort de ces gens. Alors qu’est-ce qu’ils foutaient là ?  Est-ce que c’est supposé être un message genre ‘si vous nous traitez comme des animaux nous aussi’ ? C’est pas très clair... » Ça la travaillerait jusqu’à ce qu’elle ait une réponse satisfaisante, et sa seule intelligence insuffisamment aiguisée n’y parviendrait assurément pas. « Si le gars dont tu parles peut nous en dire plus, j’imagine que ça pourra nous aider à démêler un peu ce bordel… Mais tu le connais comment ? J’crois qu’il faut pas qu’on s’attende à être accueillies à bras ouverts… Ils avaient la haine. Les émotions elles étaient… vraiment violentes, Daphné. Sales. Je suis même surprise qu’ils se soient ‘contentés’ d’une dépose de pièges en retour. Ou alors… Tout le reste ? Faut qu’on sache quand ça s’est passé, ce serait un bon point de départ. » Ses sens étaient en alerte, son cerveau saturé. Elle n’aurait su dire si quelque chose ne collait pas ou si ses instincts cherchaient simplement à la tenir à l’écart de ce carnage. Son cœur pourtant n’aurait su être tenu trop loin. C’étaient les siens qui étaient attaqués. D’une manière ou d’une autre, c’était elle qui était jugée. Pourtant pour le moment, les enchevêtrements de cette histoire étaient bien trop serrés pour qu’aucune juste vengeance ne puisse en être tirée. Un éclair de lucidité la traversa enfin et elle se tourna vers son amie. « T’as trouvé ce que tu étais partie chercher ? »
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❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

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❀ Acrescence phytokinésique ❀ : Daphné à la capacité d'influer sur la croissance des végétaux, en insuflant une quantité de magie dans la plante, elle peut la faire pousser bien plus rapidement, stopper sa croissance (ou sa maturation dans le cadre d'un fruit ou d'une fleur), ou la ralentir. Elle peut ainsi faire pousser et maintenir en vie des essences qui n'aurait jamais pu s'épanouir sous le climat Louisianais.

❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

❀ Très douée pour les potions et les baumes de soins, elle possède aussi une vaste connaissance des rituels propre aux Comanches ayant effectué son apprentissage avec eux.

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Dim 3 Déc - 1:55 (#)


(Le tout pour le tout)


Daphné s’éloigne, abandonne Odelia à contrecœur, mais quelque chose l’appelle. Elle tâtonne, les yeux mi-clos et les sens en éveil, jusqu’à retrouver la trace perçut plus tôt. Il manque quelque chose. La Terre est définitivement mécontente, pas en colère, pas énervée, juste… Elle fronce les sourcils en enjambant un fourré. La Terre est triste ? Non… Elle est dépitée, comme si quelque chose qu’elle appréciait, quelque chose à quoi elle tenait, qu’elle trouvait intéressant et qui égayait ses journées avait disparu. Daphné secoue la tête, déconcertée. C’est la première fois qu’elle perçoit ce genre de ressenti. La lèvre inférieure coincée entre les dents, elle émerge des arbres pour tomber sur une petite zone dégagée. Un carré de terre fraîchement retourné – elle l’effleure de la main et perçoit, sous l’humus, la pulsation de vie des légumes en hibernation – quelques pots et les restes de ce qui semble être un poulailler. Elle tourne sur elle-même, perdue. Quelqu’un habitait là. Ses doigts s’enfoncent dans la terre d’un des pots et en ressortent couverts d’une fine couche humide. Quelqu’un habitait là, jusqu’à il y a peu.

Elle fronce les sourcils et s’accroupit pour enfoncer ses doigts dans la terre. « Oh… » soupire-t-elle en percevant l’émotion étrange. La personne qui vivait là enchantait l’énergie du lieu. Elle tapote le sol avec un soupir et promet silencieusement de revenir. Elle s’empare des trois pots en terre et les serre contre elle avant de reprendre le chemin inverse. Qui qu’elle soit, la personne qui vivait là possédait une énergie forte, ancienne et puissante. Quelque chose qui avait totalement sa place ici. Elle espère qu’il ou elle reviendra un jour, en attendant, elle veillera sur ses plantes.

Encombrée de ses pots, elle revient vers Odelia et ne la trouve pas tout de suite. Elle cherche dans la clairière, jusqu’à apercevoir la silhouette allongée au bord de l’eau. Odelia se redresse à son approche et elle l’écoute attentivement. Les questions des pièges restent une épine dans le pied de Daphné. « Qui sait ? Avec les groupements à la con contre nous… » Elle hausse les épaules et cale un peu mieux l’un des pots contre sa hanche. « Ça pourrait être une planque des Shepherds ? On sait tous qu’ils sont loin d’être aussi pacifiques qu’ils veulent le faire croire aux foules. » Elle se mord l’intérieur de la joue. « Ce serait pas déconnant que la planque ait été découverte par quelqu’un et qu’ils aient décidé d’en faire une “mise en garde” pour nous ? Je sais pas… »

La question à propos d’Adler la fait grimacer. « J’le connais pas vraiment… J’le connais comme je connais tous les gardes réguliers de la forêt… Il fait pas partie de ceux qui sont en contact avec Joaquin… Donc, ça veut dire qu’il sait pas qu’on existe… Enfin, il sait qu’on existe, mais pas qu’on est installé là. Je sais honnêtement pas ce qu’il pourra nous dire ou s’il voudra et/ou pourra nous en parler, mais c’est un peu la seule piste que j’ai avant d’aller directement sur place pour explorer par nous même les lieux… Sur place… J’pourrais p’tet récupérer des infos, mais… honnêtement, ça me fait flipper de toucher à des endroits aussi… marqués. » L’idée de foutre les pieds dans cette grange lui glace le sang et elle déglutit avec difficulté.

Elle indique d’un signe de tête à sa comparse de la suivre et avance en direction du camp avant de lui tendre un des pots. « Tiens, porte ça, s’il te plaît. Ouais, j’ai trouvé un spot, y avait clairement quelqu’un qui vivait là-bas et… son énergie manque à la Terre. J’espère qu’il ou elle reviendra. » Une moue décontenancée étire ses lèvres. « J’avais jamais senti ce genre de sensation de la Terre, elle avait l’air… » Un rire désabusé lui échappe. « À défaut d’autre mot, elle avait l’air dégoutée, comme si elle avait perdu un pote ou un animal de compagnie. » La chamane hausse les épaules et continue son chemin jusqu’à atteindre le camp, elle installe les trois pots dans sa serre et les effleure d’une onde de magie avant d’ouvrir la porte de sa roulotte.

Quelques minutes plus tard, deux verres pleins d’un fond de liquide ambré rencontrent la table. Elle soupire et se laisse tomber lourdement dans une chaise en invitant Odelia à faire de même. « Bon faut qu’on choisisse : Adler, il habite à Saline, ou on se rend directement sur les lieux en suivant la carte ? On a… Honnêtement, peu de chance d’obtenir de vraies informations venant de lui, je… Je saurais absolument pas dire ce qu’il pense des CESS et le fait qu’il ait été sur la scène… C’est p’tet pas la meilleure idée d’aller le voir… » Elle soupire et avale une gorgée de whisky, l’alcool chauffe sa langue et le fond de sa gorge et elle souffle par le nez. « Aller sur les lieux… C’est risqué, mais… » Elle lève le nez vers Odelia et plante ses yeux dans les siens. « C’est encore la meilleure solution, nan ? » Elles n’ont pas beaucoup de choix et entre le marteau et l’enclume, Daphné ne sait pas quoi choisir.







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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
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En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport, à la frontière du triangle de foi.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
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Sam 16 Déc - 19:55 (#)


LE TOUT POUR LE TOUT

camp gitan, mooringsport
19 décembre 2021



Les pots orphelins déposés, le bain de bouche aux herbes terminé, Lia s’était attablée avec Daphné autour de boissons supposées leur insuffler du courage. Entre ses doigts, elle faisait pivoter le verre à whisky régulièrement, le bruit de son glissement sur la table apaisant quelque peu le rythme de ses pensées cherchant encore à digérer les diverses hypothèses émises par son amie. La situation était grave : plusieurs morts étaient à compter, et jusque-là, il ne lui semblait pas avoir vu quoique ce soit passer dans les actualités. Il y avait plusieurs explications à cela : soit cet événement était incroyablement récent, soit il était dissimulé volontairement. Daphné avait énuméré des points intéressants, qui soulevaient la question de leur propre sécurité. Bien que celle-ci semblât déjà en périple ces derniers temps, il n’était pas question pour autant de se jeter dans la gueule d’un loup qui les traquait assurément – et pas de ceux qu’elles aimaient toutes deux à croiser, malheureusement.

Elle prit quelques secondes supplémentaires avant de formuler sa réponse. La sorcière finit par quitter les yeux de son amie pour les plonger dans son verre, les clore tandis qu’elle savourait la brûlure du spiritueux dans sa gorge. Il était de ces sales habitudes qui vous détendaient instantanément. « Si t’as raison et que cette grange abrite de sales trucs, on leur donne une longueur d’avance en allant voir le garde forestier, il aura le temps de les prévenir ensuite. » Se pouvait-il qu’elles tombent effectivement sur des Shepherds ? On n’était jamais trop prudents. Bien qu’Odelia ait tendance à vouloir assumer le meilleur, la vie lui avait prouvé maintes fois que son optimiste n’était pas toujours fructueux et que le monde contenait un sacré lot de salauds. « Normalement j’aurai bien pris quelques garous avec nous, mais j’ai peur que ça ne fasse que mettre de l’huile sur le feu. Je peux appeler l’Arch voir si y a des arcanistes de dispo pour rester à l’arrière, quand même, ce serait sûrement plus sûr. Mais oui, oui, aller à Goldonna » définitivement la ville marquée de rouge sur la carte « est aussi la meilleure option selon moi. On peut voir ce qu’on trouve, et passer voir Adler après ? Enfin, ce sera sûrement plus clair pour nous une fois sur place, de toute façon. » Elle dégaina son portable pour appeler l’Arch et tomba sur Serena qui lui assura qu’il y avait plusieurs personnes sur place et que ça ne poserait pas de problème. « Qu’ils se dirigent vers Goldonna, je te tiens au courant dès que j’ai une adresse plus précise. » Leur sort leur avait offert un périmètre bienvenu, mais guère plus. Elle coula une seconde gorgée et repoussa son verre. Il était tôt encore, et de la route l’attendait : après tout, ce n’était pas la porte à côté, et si en Louisiane elle avait appris à s’accoutumer à ces trajets longuets, elle n’était jamais parvenue à les apprécier tout à fait.

Entre ses doigts cliquetèrent les clés de la voiture qu’elle s’apprêtait à rejoindre, motivant les troupes. « On y va, on fait pas les folles, si ça pue on s’casse aussi sec ? Dans tous les cas t’as rien à faire que tu sens pas. Mais perso si j’y vais pas, ça va me tenir éveillée la nuit. Y a vraiment un truc qui tourne pas rond dans c’t’histoire. Et ça reste encore notre seule piste sur ceux qui vous traquent, et potentiellement ceux qui me font chanter aussi. » Autrement dit : dans tous les cas, elles étaient baisées, mais Lia refusait catégoriquement de se poser en victime qui attendait que le ciel lui tombe sur la tête.

*


Elles tournèrent dans la ville un moment, en quête d’une grange ressemblant à celle de leur vision partagée. La météo capricieuse rendait le paysage plus glauque encore que dans ses souvenirs magiquement implantés. Enfin, Daphné attira son attention sur une parcelle bordant la forêt dont le gris du bois de la grange pouvait effectivement correspondre au théâtre du cauchemar revisité. Elle serra pour prendre le prochain virage dans cette direction et s’arrêta à quelques centaines de mètres, à la lisière de la forêt qu’elle espérait pouvoir les dissimuler si tel était leur besoin. « T’as nos coordonnées ? » s’enquit-elle, maudissant soudainement son idée de revenir à une technologie si datée. L’idée était pour le moment la suivante : attendre d’être rejointes par Gina et Marius, les grands gagnants du renfort volontaire qui attendaient la suite de leurs instructions aux abords de la ville avant que les deux jeunes femmes puissent poursuivre plus sereinement leur quête de réponses.
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Daphné G. Calabrezzi
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Qui es-tu ? : ❀ Italienne naturalisée Américaine. Elle débarque sur le sol américain à 8 ans, accompagné de son jumeau et de sa mère.
❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

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Lun 18 Déc - 15:23 (#)


(Le tout pour le tout)


Le feu du whisky dans son ventre comme une lampée de courage liquide. En face de Daphné, l’énergie d’Odelia était toute chiffonnée et elle n’avait aucun doute que la sienne devait être dans le même état. Ce qui s’était produit dans cette grange, ce qui se tramait en ville depuis des semaines, les menaces, les agressions, les pièges dans la forêt, rien de tout cela n’était normal et n’aurait dû se produire. Malgré la saveur boisée de l’alcool sur sa langue, dans le fond de sa gorge, l’amertume de la trahison et de la colère s’attardait. Elle était fatiguée, la Chamane, de devoir constamment se battre pour son droit – et celui des autres – à exister.  

Lia avait raison, aller voir Adler après avoir exploré la grange semblait encore la solution la plus simple pour être sûre d’obtenir des informations. Le trajet en voiture jusqu’à Goldonna se fit dans un silence pas vraiment inconfortable, mais pas paisible non plus. Elles ne le brisèrent que pour échanger quelques indications sur le chemin à prendre ou pour lancer quelques théories parfois improbables sur les raisons ayant poussé à ce massacre. Rien ne faisait sens dans les faits et Daphné, les doigts s’agitant sur ses cuisses, peinait à ne pas perdre le calme offert par les quelques gorgées de whisky. L’angoisse latente qui ne la quittait plus depuis la découverte du premier piège et l’annonce des menaces contre la meute se mêlait à une colère sourde qui cherchait à s’évacuer par chacun des pores de sa peau. Elle grogna et frotta son front du plat de la main en observant le paysage qui défilait de l’autre côté de la vitre. « Là ! C’est celle-là, regarde !» s’écria-t-elle en pointant du doigt un mur d’un gris délavé qui pourrait correspondre à la grange de leur vision.

Elle extirpe son téléphone de sa poche avec un sourire pour sa compagne et son antiquité numérique. « Ouais, t’inquiètes, j’te file ça. » Quelques tapotements de l’écran plus tard et leurs coordonnées sont transmises à l’arcaniste afin qu’elle les passe aux renforts. Daphné s’extirpe de l’habitacle et observe les alentours avec attention. La grange n’est pas aussi isolée que ce que la vision laissait croire, quelques corps de fermes et habitations sont dispersés le long du chemin de terre qui mène à la bâtisse qu’elles viennent voir et l’idée de croiser qui que ce soit la met mal à l’aise. Elle se mord la lèvre inférieure et sursaute quand le bruit d’une voiture se fait entendre derrière elle. Gina et Marcus en descendent et elle les salue d’un sourire tendu et d’un hochement de tête.  

Elle reporte ses yeux sur le paysage et s’ouvre à la nature avec précaution. Rien ne lui parvient, si ce n’est le rythme classique de la vie qui s’écoule lentement au creux de la Terre. Elle pousse un peu plus loin et une sensation étrange caresse les limites de son esprit. « Y a un truc qui va pas, Lia. Faut qu’on aille voir de plus près. Gina, Marcus, vous restez dans le coin qu’on puisse décoller rapidement si ça dégénère ? »

Elles remontent dans la voiture de Lia et roulent lentement sur le chemin de terre, jusqu’à la clôture qui sépare la grange du chemin. Daphné, pour une fois, garde les yeux fixés sur leur objectif. Quelque chose cloche. Elle sort du véhicule dès qu’il s’arrête et avance de quelques pas avant de s’accroupir. Elle plante les doigts dans la terre, se fichant de l’humus qui s’insère sous ses ongles. Son souffle lui échappe en une bouffée surprise. « C’est quoi cette merde ? » Rien. La chamane ne perçoit rien. Pas de colère, pas de tristesse, pas de rage, pas de douleur. La terre est aussi propre et neutre que si rien ne s’était produit là. Pourtant, Daphné est sûre qu’il s’agit de la bonne grange. Elle reconnait certains détails. Elle pousse plus loin, plus profond dans le flux, les yeux mi-clos et le souffle précipité.

Toujours rien. Comme si on avait lavé l’endroit, tenter d’effacer l’horreur qu’on y avait effectuée. Elle relève la tête et chasse une mèche retombée sur son front d’un souffle, les yeux écarquillés et les sourcils froncés. « Lia, jette un œil s’il te plait, c’est n’importe quoi ce que je sens. Je pense pas qu’il y ait de risque pour toi, mais c’est… Tu verras.»




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Jeu 25 Jan - 9:42 (#)


LE TOUT POUR LE TOUT

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Gina et Marius étaient aussi mal assortis que possible. La magie noire de l’une frétillait sous une chevelure pâle et une peau laiteuse européenne qui demandait assurément un travail de conservation conséquent au vu de leur environnement. Grande, fine, dans ses yeux brillaient la fougue et la détermination qu’elle devait en partie à sa jeunesse, en partie à une ascendance pratiquement royale chez les arcanistes. Petit et trappu, Marius avait quant à lui tout du pur produit local, le travail avait fortifié sa musculature sous un soleil qui avait bruni chaque part de son ADN: ses cheveux, ses prunelles, sa peau, physique qui détonnait totalement avec sa magie immaculée. Il lança vers elle un regard de chien battu lorsque Daphné écorcha son prénom, qu’elle chassa d’un sourire amusé, les yeux trouvant déjà le ciel.

Elle se réintroduit dans l’habitacle et fait ronronner le moteur qui les pousse lentement le long du chemin. De ses yeux, elle englobe les habitations éparses, les granges et les abris qui se succèdent. Un beau rassemblement d’agriculteurs, probablement de ceux qui ravissaient les hipsters. « Je crois que t’as brisé le coeur de Marius. » dit-elle en cherchant à se décharger du poids de la situation dans laquelle elles sont empêtrées. « T’inquiètes c’est un bon gaillard il s’en remettra. » Le frein à mains plia sous sa poigne.

Tandis que Daphné fonçait vers la grange, Odelia se dirigea plutôt vers la maisonnette qui la précédait. La plupart des volets étaient fermés, et aucune lumière artificielle ne s’échappait derrière les rideaux brodés immobiles aux fenêtres restantes. Elle approcha l’oreille le plus possible de la porte de bois qu’elle estimait d’une facilité déconcertante à enfoncer mais n’entendit aucun bruit de l’intérieur. Son poing cogna quelques fois contre celle-ci sans grande conviction, son ouïe guettant toujours, bredouille encore. Elle finit par s’éloigner pour voir la chamane en train de s’agiter dans la grange. Les sourcils froncés, elle s’avança pour rejoindre son amie, juste à temps pour l’entendre l’interpeller, signalant une irrégularité dans ce qu’elle trouvait. L’italienne pressa le pas et s’agrippa à l’embrasure de l’entrée de la grange en arrivant, ses yeux rivés sur un sol dépourvu du carmin qui la hantait, tous sens aux aguets. Si le sol était bien bariolé des couleurs des émotions dont il s’était abreuvé, celles-ci n’avaient plus aucune consistance, aucun relief dans lequel les tentacules auraient pu se fondre à la recherche de détails plus concluants. Tout avait déjà été lavé, les traces qui en demeuraient étaient figées, probablement s’effaceraient-elles au fil du temps qui passerait, sous les pieds des hommes et les sabots des bêtes qui la fouleraient, mais la vibration était perdue déjà, évaporée ou absorbée, et elle se demanda quelle puissance cela demanderait de nettoyer une telle scène, puisque le temps n’avait vraisemblablement pas été l’allié des arcanistes s’y étant attelés - naturellement, elle concluait qu’il devait y en avoir plusieurs, mais peut-être là encore était-ce son manque d’expérience qui tirait des conclusions trop hâtives. « T’as raison c’est n’importe quoi. » Sous le sol, une vibration, une signature, familière et étrangère tout à la fois, magique sans aucun doute possible. « C’est là mais c’est comme si… Comme si ça s’était passé il y a si longtemps, que tant d’eau avait nourri le sol depuis que toute la violence de l’instant avait déjà été lavée. Ce qui n’est pas possible naturellement.  Ca prendrait trop de temps d’en arriver là. Notre vision c’était... C’était clairement notre époque. » Lia sentit la peur piquer ses nerfs. Elle sentait qu’elle faisait face à quelque chose de bien plus grand qu’elle, et elle n’était pas certaine d’avoir les armes pour faire face à la découverte qu’elles cherchaient à faire. « Daph ? Tu crois pas qu’on devrait rentrer se poser un peu mettre tout ça à plat avant d’aller voir ton garde-forestier ? Je sais pas trop dans quoi on a mis les pieds, là. Y a personne dans la maison, en tout cas. Faut encore que je regarde la boîte aux lettres, si je peux y trouver un nom peut-être qu'on pourra trouver plus d'infos sur qui pourrait être mêlé à tout ça. » Si elle était perdue et que le gaillard n’était pas disposé à se livrer, elle pourrait facilement se faire embobiner, elle le savait. C’était encore le plus doux des scénarios imaginables, à vrai dire. Jusque-là, elles prenaient décidément uppercut sur uppercut, shots d’étrangeté à gogo, et elle était loin de savourer le moment. Il allait sans dire qu’elle serait bien vite retournée dans les jupes de Yelena, d’Eoghan ou de tout autre arcaniste expérimenté et/ou digne de ce nom – pas elle cela allait de soi – qui aurait pu faire briller un peu d’une logique lui échappant totalement dans cette affaire. Ce n’était clairement pas la raison pour laquelle elle était là. Elle n’était là que parce qu’elle s’était avérée décente en gestion de crises. Et parce qu’on l’avait ciblée directement, accessoirement. 
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