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MORE OF THAT JAZZ - Anna, Heidi & Anaïs

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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
Anaïs Wilhm
Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Thème : "Your Name" by Chiai Fujikawa
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Mar 21 Déc - 0:55 (#)



Ce fut en resserrant le col de mon manteau que je descendis du bus qui venait d’arriver à un arrêt de downtown. Le temps grisâtre de cette fin de janvier n’avait rien d’étonnant et les températures étaient clémentes, mais le vent chargé d’humidité me fit frissonner au moment même où je posais le pied sur le trottoir. Je me hâtai de m’éloigner, laissant la place à ceux qui voulaient monter dans le bus, et regardai autour de moi, cherchant à me repérer. Je ne connaissais pas assez le centre-ville pour m’y aventurer au hasard et un rapide coup d’œil à mon GPS me fit faire aussitôt demi-tour en voyant que j’étais partie dans la mauvaise direction. Une chance que j’eusse inscrit l’adresse avant de partir. Je levai à peine les yeux de l’écran avant d’avoir mémorisé plus ou moins comment me rendre au cabiner et entamai le trajet d’un bon pas. Midi approchait, je devais éviter que la raison de ma présence ici se carapate avant que j’arrive. JJ demandais quelle tête elle ferait en me voyant débarquer.

J’aurais dû être contente pour elle et, au tout début, dans les premières secondes, je l’étais. Qu’elle annonce à demi-mot qu’elle avait un travail, je trouvais ça génial. La suite m’avait aussitôt refroidie, en revanche, et j’avais eu envie de la secouer pour la faire réagir davantage, mais m’étais abstenue. Elle avait déjà assez à gérer sans qu’en plus je la secoue dans tous les sens en lui demandant ce qui lui était passé par la tête. Travailler pour cette cousine qui lui avait pourri l’existence depuis son enfance, je n’arrivais pas à comprendre. Et je n’ai pas vraiment gobé son explication foireuse basée sur l’argent, ça n’avait pas l’air d’être un sujet qui la préoccupait tant que ça, avant. Alors histoire d’alléger un peu sa charge et lui montrer que je peux l’aider, me voilà à Downtown, en train de chercher le cabinet de sa cousine pour l’emmener déjeuner.

J’avais bien besoin d’une sortie moi aussi, de toute façon, et elles étaient trop rares ces derniers temps. Avant la fin de l’année, les examens m’avaient pris tout mon temps et maintenant, Heidi se cachait dans son travail. Rica avait ses propres examens à terminer. Tout le monde était occupé et j’avais sincèrement besoin d’une pause, même si ce n’était qu’un déjeuner dans un des restaurant pas trop cher du centre-ville. Je commençai à me lasser des sandwich maison et des salades de la cafétéria. Alors j’avais décidé de prendre un peu de temps et de partir après le dernier cours de la matinée la plus courte de la semaine pour aller chercher Heidi. Les cours attendraient, j’avais besoin de faire autre chose pour quelques heures.
En arrivant devant le bâtiment, je jetai un œil à la plaque des différents avocats qui exerçaient ici et reconnus le nom de famille d’Heidi. Le prénom était celui de sa cousine, Anna et je me rappelai vaguement avoir déjà vu une affiche ventant ses services. Je n’avais pas fait le rapprochement à l’époque, mais avec le recul ça aurai dû m’interpeller, ce n’est pas comme si c’était un nom de famille très courant. Impossible par contre de me souvenir de quoi pouvait bien parler l’affiche en elle-même, mais ça n’avait pas vraiment d’importance. Je venais déjeuner avec Heidi, pas demander les services de sa cousine. J’ouvris la porte et pénétrai dans le hall avant de suivre les indications pour me rendre au bon cabinet. Je me mordais la lèvre pour empêcher le large sourire qui voulait sortir à mesure que j’approchai. J’avais hâte de voir la tête d’Heidi.

Je l’aperçus alors qu’elle travaillait encore, les yeux rivés sur un écran d’ordinateur et des dossiers partout sur son bureau. Elle semblait honnêtement fatiguée et une pause lui ferait certainement du bien. Je m’approchai sans faire trop de bruit et me raclai la gorge sans parvenir à garder mon sourire pour moi. Je lui fis un signe de la main en arrivant à sa hauteur.

- Salut Heidi. C’est là que tu travailles, alors ? Sympa le bureau.

Très classieux comme endroit, typiquement le genre de lieu que je ne veux jamais voir pour des raisons personnelles, parce que je sais que ce sera pour des choses au mieux désagréables, au pire dangereuses et je préfère ne jamais m’approcher du bureau d’un avocat ou d’une salle de tribunal. Ces derniers temps, j’arrivais à oublier les merdes passées et me concentrer sur el présent, ce n’était pas le moment de repartir dans une crise. J’inspirai une seconde avant d’enchaîner.

- T’es libre pour une pause-déjeuner ? Tu travailles tout le temps en ce moment, on se voit plus du tout.

Pendant un moment, après un énième refus, je me suis demandée si elle ne cherchait pas simplement à m’éviter pour une raison ou une autre. Ça me trottait dans la tête, mais je n’en voyais pas vraiment la raison. Je trouvais qu’on s’entendait bien, honnêtement. Alors peut-être que j’imaginais des choses qui n’existaient pas, mais le doute subsistait au moment où j’avais pénétré dans son espace de travail avec l’intention de la sortir de là pour une heure ou deux, juste histoire de me rassurer aussi un peu. Et, commençant à la connaître un peu, je balayai d’un geste de la main les questions qui allaient sans doute sortir.

- Et non, je n’ai pas cours, le prochain est reporté car le prof est malade. Oui je suis venue là pour qu’on aille déjeuner ensemble et non ça ne me dérange pas, au contraire. J’ai vu un restaurant sur le trajet qui avait l’air sympa et je t’invite. Ça te tente ?

Le prof n’était absolument pas malade, mais vu les efforts que je fournissais et mes résultats, il n’allait pas me houspiller pour une absence. Partielle en plus, parce que je ne pensais pas rater grand-chose, sauf si le déjeuner se transformait en après-midi complète, ce dont je doutais fort en voyant la masse de travail que Heidi avait encore sur son bureau. À moins que cela ne fût déjà fini, difficile à dire. Je jetai un œil à la porte où le nom de sa cousine était inscrit, fronçai le nez une seconde en me souvenant de ce qu’Heidi m’avait dit sur elle et haussai un sourcil interrogateur à l’intention de cette dernière.

- On y va ? Enfin, si t’a un truc urgent à finir je peux attendre un peu.

Je débarquai à l’improviste après tout, je pouvais bien attendre quelques minutes. J’avais été aussi engageante que possible, Heidi allait forcément accepter un simple déjeuner, non ?
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Propriété d'Eli-chan & Caprisun (enfin consommé) de Shreveport
Heidi Janowski
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Propriété d'Eli-chan & Caprisun (enfin consommé) de Shreveport
NE M'OUBLIE PAS

En un mot : TROUBLE
Qui es-tu ? : ­­MORE OF THAT JAZZ - Anna, Heidi & Anaïs WHGHcJS3_o
≡ Humaine ­­de 25 automnes, beaucoup moins dans sa tête
≡ (ex(ex))Trompettiste professionnelle autoproclamée
≡ Marquée de la Reine d'AA, miss Elinor Lanuit elle-même
≡ Cousine de la démoniaque experte en chantage, Anna "la s****e" Janowski
≡ Mordue au littéral comme au figuré

Facultés : ≡ Surnaturellement agaçante
≡ Maîtresse du sarcasme et de l'ironie
≡ Balbutiements du tout premier niveau de Présence vampirique tout fraichement héritée

Thème : 'Round Midnight - Miles Davis
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QUAND J'AURAI SOMBRÉ

Pseudo : Pourpre
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Mar 21 Déc - 16:00 (#)



More of that jazz
Cabinet d'Anna, Janvier 2021
ft. Anaïs & Anna


C
ombien de temps ça fait, déjà, que tu travailles pour ta cousine ? Que tu subis jour après jour ses humiliations et ses remarques aussi blessantes que gratuites ? Que tu encaisses sans jamais pouvoir riposter ? Combien de temps depuis que les schémas de votre enfance commune ne se répètent avec une ironie des plus amères ? Deux semaines, peut-être trois, peut-être même plus, tu ne sais plus. Tu as abandonné l’idée de compter les jours uns à uns, bien trop déprimante à la longue. Ils se ressemblent déjà tous bien trop à ton goût, alors tu n’allais pas en plus t’infliger l’inventaire du temps qui passe sans que rien n’évolue.
Du temps, tu en as aussi mis pour expliquer à ta seule amis la raison de tes refus systématiques à chaque fois qu’elle te proposait une sortie. Tu en aurais bien eu besoin, pourtant, mais tu manquais souvent de temps, sinon de volonté. Passer de la vie de musicienne libre comme l’air à celle de bureaucrate enfermée dans une routine abrasive a été un changement dur à encaisser. C’est la fierté qui en prend un coup, en plus de tous ceux qu’Anna t’assène pendant tes heures de travail.
Pour ajouter une autre couche de grisaille sur ton tempérament déjà bien las, le paysage qui se dresse derrière la fenêtre est d’un monochrome déprimant. Les petits buildings font ton sur ton avec le ciel sans couleur ni nuages, et le soleil est aux abonnés absents. C’est assez ironique de le regretter pour une apprentie vampire, mais tu regrettes bien aussi la neige de ta ville des vents natale.
Les séances de sport intenses au Mad Dog te manquent aussi. Tu as beau courir tous les matins, tu aimais te défouler sur les sacs de frappe en lâchant quelques jurons que seule ton instructrice de circonstances était capable de comprendre. Qui aurait cru que tu regretterais un jour ta vie d’avant ? Certainement pas toi, en tous cas.

Quand tu es arrivée aujourd’hui, Anna t’a donné une énorme pile de dossiers à numériser et trier avant de t’envoyer chercher son café du matin qu’elle pourrait simplement attraper sur sa route. Tu es convaincue qu’elle a volontairement entassé la paperasse pour te submerger une fois l’urgence venue, mais que ce soit la vérité ou simplement ta rancune et ta paranoïa qui parlent, tu dois faire ton travail de la même manière. Des heures maintenant que tu as le nez plongé dans le papier et tu ne comptes plus tes soupirs d’exaspération en voyant les dates en en-tête des documents. Tu ne prêtes pas non plus attention à la porte qui s’ouvre ; pourtant, tu devrais alors qu’un visage tendrement familier s’avance en ta direction.
C’est une voix que tu connais bien et qui aujourd’hui t’est agréable qui te surprends en plein milieu de ton travail. Elle ne parvient pas à cacher son sourire, et toi ta mine stupéfaite. Evidemment, tu es contente de la voir, mais pas là, pas maintenant. Qu’est-ce qui lui a pris ? Tu as tout fait pour la tenir la plus éloignée possible du diable qui te sers de cousine et d’employeuse, ça n’est pas pour qu’elle se jette elle-même dans son antre. Incapable de lui adresser un sourire en retour, le mieux que tu arrives à lui donner est un regard inquiet et quelques mots à voix basse, presque sur le ton du reproche.

« Anaïs ?! Mais qu’est-ce que tu fais là ? »

Tu sais que ce n’est pas vraiment la manière dont elle aurait aimé être accueillie, et tu aurais sincèrement souhaité le faire autrement, mais tu n’as pas le choix. Tu voudrais la faire partir avant que ta cousine ne la voie, mais tu entends déjà dans son bureau le bruit de ses talons heurtant le sol. Tu aimerais lui dire de vite déguerpir, mais avant que tu ne puisses prononcer le moindre mot supplémentaire, elle reprend sans te laisser la possibilité de trouver un moyen détourner de décliner son invitation.
Assise sur ton humble siège de bureau, vêtue d’une robe élégante achetée il y a peu avec Elinor et les cheveux tirés en arrière en un chignon bien rangé laissant apparaître sur ton visage ton maquillage sobre, tu adresses un regard plein de détresse à ton amie, lui suppliant muettement de lire dans tes pensées.

« Ecoute, je suis vraiment vraiment désolée qu’on se voie plus, ça m’emmerde aussi beaucoup, mais là je peux pas… je passerai te voir ce soir en sortant, d’accord… ? »

Tu pourrais lui servir que tu as encore beaucoup de travail, ce qui n’est techniquement pas faux, mais ça n’est pas la raison de ton refus, et tu n’as pas envie de lui chanter un autre mensonge. Un nouveau mensonge. Tu en as marre des mensonges, mais quel autre choix as-tu ?


CODAGE PAR JFB / Contry.
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Your soul is mine
Anna Janowski
Anna Janowski
Your soul is mine
The Greatest

En un mot : Perfection démoniaque
Qui es-tu ? : - Avocate vedette anti-CESS
- Ambition dévorante
- Démone qui se découvre
- Tortionnaire de la misérable petite Heidi

Facultés : Engeance d'Ishtar
Don de magnétisme conférant un charisme hors du commun
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I have bloomed with roots in hell

Pseudo : Ulfhe
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Jeu 23 Déc - 8:54 (#)

Les lumières des lampes projettent des éclats de couleurs chaudes et dorées dans le bureau, tranchant presque violemment avec la grisaille froide de l’autre côté de la fenêtre. Mon regard se perd une seconde dans le paysage glaciale de l’hiver. La silhouette des immeubles du Downtown se découpe dans le ciel rempli de nuages aux couleurs tristes. Mes prunelles fixent un point au loin, ce qui fait du bien à mes yeux fatigués d’un travail trop intense sur un écran. La préparation de ma plaidoirie pour un dossier épineux m’a occupé toute la matinée. J’enregistre le fichier avant de le fermer tandis que de légers éclats de voix inhabituels résonnent dans le couloir et me parviennent à travers la porte. Les voix sont suffisamment fortes pour que je puisse capter une intonation légère mais pas assez pour que je saisisse les paroles exactes. Je travaille depuis suffisamment longtemps dans des cabinets d’avocat pour rapidement comprendre qu’il ne s’agit ni d’un client, ni d’un coursier. Ces gens sont généralement bien plus moroses. Intriguée, et profitant d’avoir terminé la tâche que je m’étais programmée pour la matinée, je quitte mon fauteuil pour découvrir ce qui vient troubler les échos habituels de mon antre.

J’arpente mon bureau et ouvre la porte. Un pas sonnant me fait traverser l’encadrement et j’aperçois l’origine du trouble de mon quotidien. Mon regard se pose sur une jeune femme des plus banal. Elle se tient au niveau de l’accueil et discute avec mon assistante qui a un air gêné peint sur le visage. Fort heureusement, les derniers mots de ma cousine me parviennent, venant balayer les questions au sujet de la nouvelle venue. Mon petit bouquetin semble donc s’être fait une amie. Un sourire hésitant entre le mutin et le démoniaque m’échappe et je croise mes mains devant ma robe blanche et structurée dans un geste masquant mal mon ravissement. Détruire les pauvres relations qu’elle parvient à nouer a toujours été un passe-temps des plus intéressants. Lorsque l’on était enfant, il suffisait de rappeler la médiocrité de ma cousine à ses prétendus amis pour qu’ils l’abandonnent. Ma parole faisait loi parmi tous ses jeunes idiots décérébrés, mais les adultes sont plus difficiles à convaincre. Qui plus est, Heidi s’y attend forcément, mais il ne fait nul doute que son petit cœur saignerait tout de même d’être rabaissée de la sorte face à quelqu’un qu’elle apprécie. Mais cette jeune femme a pris la peine de venir jusqu’ici pour la voir, d’après ce que j’ai compris des maigres mots perçus. Peut-être est-ce une amie proche. Une qui prendrait sa défense. Une à qui Heidi a raconté des choses sur son enfance. Lui a-t-elle parlé de moi ? Si tel est le cas, c’est sans doute dans des termes peu élogieux. Il serait intéressant de la laisser croire que toutes ces histoires ne sont que des mensonges ou des délires créés par l’esprit tordu et malade de ma cousine pour attirer l’attention. Bien plus divertissant que quelques piques des plus habituelles à son encontre.
Je m’approche du bureau et des deux amies avec un air léger. Une fois à leur niveau, je jette un œil critique à la pile de dossiers entassés sur le bureau d’Heidi. Des vieilleries en attente de classement qui ont pour but de l’occuper et de lui faire mériter son salaire bien plus qu’une réelle utilité. Je lui dis avec un sourire d’assentiment :

« Je vois que tu as bien avancé. C’est du bon travail. » Je ne donnerai pas de raison à son amie de me haïr. Aucune prise pour qu’elle puisse croire aux racontars de ma cousine. Mon regard se tourne à présent vers la nouvelle venue et enchaine d’un air ravie : « Je vous ai entendu en franchissant la porte. Vous êtes une amie d’Heidi, c’est bien ça ? » Un sourire chaleureux se dessine sur mon visage qui semble s’illuminer d’une joie sincère. « Je suis ravie d’enfin rencontrer une de ses fréquentations. J’avais tellement peur qu’elle soit seule et isolée dans une si grande ville. » Je lui tends la main pour qu’elle la serre et me présente : « Je suis Anna. La cousine d’Heidi. Et vous êtes ? »

Une nouvelle distraction, à n’en pas douter. J’essaie de déterminer dans ses gestes ou son regard si elle a déjà un avis préétabli à mon égard, ce qui trahirait le fait qu’Heidi lui ait parlé de notre passé commun. J’ai hâte de découvrir à quel jeu nous allons pouvoir jouer. Va-t-elle me reprocher des évènements contés par Heidi afin que je puisse y donner une version alternative ? Va-t-elle fuir face au Monstre que je suis sans doute si l’on en croit la description de ma cousine ? De quelle manière ce lien va-t-il pouvoir s’étioler pour rendre Heidi à sa solitude froide et morne ? Voilà de quoi remplir mon cœur d’excitation et d’enchantement. Dans tous les cas, je serai la cousine irréprochable, bienveillante et charmante pour que jamais personne ne puisse croire à ses histoires d’enfance pathétiques.
Mon cher petit bouquetin, je me donne du mal pour que je ne sois un monstre qu’à tes yeux. Pour que ta réalité ne colle en rien à celle des autres, comme l’empreinte latente d’une hallucination ou d’une folie qui n’est là que pour toi.
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Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
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Ven 24 Déc - 2:26 (#)



Voir la surprise sur son visage lorsqu’elle releva la tête élargit mon sourire que je ne parvenais plus à contenir. Cela faisait un moment que je la voyais et l’entendais et ses soudains refus avaient été étranges, je m’étais fait à l’idée de la voir et de lui parler avec une certaine régularité. Alors un sourire sincèrement heureux m’échappa tandis que je m’appuyai sur le bureau derrière lequel elle semblait passer toutes ses journées à présent. Je me rappelai encore la Heidi grincheuse et misanthrope que je croisai aux Kingston. La personne en face de moi était totalement différente, plus calme, plus sympa aussi, ce qui n’avait rien de difficile. Je ne savais pas trop ce qu’il s’était passé dans les détails, mais le changement s’opérait et c’était agréable. Alors l’idée qu’elle ne s’éloigne à nouveau…

Mon sourire fondit comme neige au soleil alors que, malgré le fait que je pensais avoir répondu à toutes ses objections, elle refusait encore une fois. Je retins un soupir malgré ses excuses et sa promesse de rattraper ça ce soir. L’idée n’était pas mauvaise, pas du tout, et j’aurai été ravie qu’elle vi à l’appartement malgré le fait qu’elle déteste revenir aux Kingston. Mais c’était un refus de plus à cause de son travail et je n’eus pas besoin d’être devin pour comprendre que c’était ledit travail le problème. Ou plutôt la personne qui l’avait embauchée pour ce dit travail, du peu que je savais de sa situation.

- Heidi, écoute, si tu pouvais me…

Avant même que je ne lui demande de m’expliquer ce qu’il se passait avec sa cousine et les raisons de toutes ces cachotteries qu’elle faisait sans doute, une femme sortit du bureau et le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne m’attendais pas vraiment à cela. La femme était souriante et s’avança d’un pas léger pour complimenter Heidi qui se décomposa aussitôt, les yeux écarquillés, apeurés. Anna, je présumais, du peu qu’Heidi m’en avait dit et dont elle avait une peur bleue à cause d’un passé difficile. La fameuse cousine semblait sympathique et avenante et je serrai sa main lorsqu’elle se présenta. Loin. Tout cela était très loin des récits qu’Heidi m’en avait fait et je me demandais si elle ne faisait pas plutôt une fixette sur le passé, obscurcissant la femme présente pour ne garder que l’image négative de son bourreau d’avant..

- Enchantée, je m’appelle Anaïs. Heidi m’a dit qu’elle travaillait pour vous, sans vraiment entrer dans les détails, et ça me fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule à vouloir l’aider.

Un sourire poli étirait mes lèvres. Elle avait tout l’air de quelqu’un de charmant. Quelqu’un à qui on pouvait faire confiance sans problème à n’en pas douter et, comparée à Heidi, bien plus facile à aborder et apprécier. Quelqu’un dont Heidi avait une peur bleue au point de m’appeler en pleurs en pleine nuit. Quelqu’un qui lui avait détruit son enfance, du peu que j’en savais, avec minutie et acharnement. J’avais connu mon quota de harceleurs au lycée et j’étais la première à croire qu’il s’agissait d’erreurs de jeunesse, qu’ils ne se rendaient pas compte… Mais pas tous. Pas ceux qui te torturaient volontairement au point de foutre ta vie en l’air pour le plaisir ou parce qu’on était différent. Je n’étais plus la gamine naïve qui pensais qu’on pouvait simplement pardonner les gens et s’imaginer qu’ils avaient pris le chemin de la rédemption par l’opération du Saint Esprit de la niaiserie.

- J’espérais vous l’emprunter pour le déjeuner, je n’ai pas eu l’occasion de passer du temps avec elle ces dernières semaines. Avant j’avais mes examens et maintenant elle travaille trop.

Les mains dans les poches de mon manteau, je m’efforçais de ne pas regarder Heidi pour ne pas voir la tête qu’elle pouvait faire. Je n’allais certainement pas cracher à la figure de quelqu’un que je ne connaissais pas, mais la simple réaction d’horreur qu’elle avait eu en entendant sa cousine m’avait suffi. Elle ne pouvait pas inventer l’angoisse qui se lisait dans ses yeux, pas plus qu’elle ne pouvait simuler la crise de larme qu’elle avait eu au point de m’appeler comme si j’étais la seule personne à pourvoir lui venir en aide face au monstre qu’était sa cousine pour elle. Heidi était beaucoup de chose, mais je ne pouvais pas croire qu’elle se fichait de moi depuis le début, pas après ce qu’il s’était passé.

Quelque chose me dérangeait dans tout ça, concernant Anna. Était-ce sa robe trop blanche, son attitude trop parfaite ou son sourire trop large ? Difficile à dire, mais j’avais une sensation dérangeante qui me remontait le long de l’échine, comme un pressentiment déjà rencontré sans que je ne parvienne à mettre le doigt dessus. Faisait-elle semblant ? Ou bien est-ce qu’Heidi n’arrivait pas à voir en elle autre chose que celle qui la terrifiait étant enfant alors qu’elle avait changé. J’avais bien l’intention de lui demander, de tirer tout ça au clair et de comprendre pourquoi ce travail l’accaparait tellement alors que je ne la voyais absolument pas derrière un bureau, le cul vissé sur un siège toute la journée à trier des papiers qui devait probablement l’ennuyer au plus haut point.

- Allez Heidi, sois cool, juste deux petites heures… ou même une seule ? Enfin si ta cousine veut bien, évidemment.

Restait à voir si elle est aussi sympathique que son expression et son accoutrement le laissaient penser ou si tout était de la poudre aux yeux pour émerveiller le public lors des séances au tribunal et se mettre les gens dans sa poche.
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ft. Anaïs & Anna


C
L’impuissance. Toujours l’impuissance. Un sentiment qui ne te quitte pas depuis votre première rencontre, et le seul à ne jamais t’avoir laissée tomber. Il faut bien combler l’espace qui se crée dans le décalage entre tes attentes et la réalité. Anaïs, dégage de là, tu vois bien que tu ne devrais pas être là. Dans ta tête, c’est la voix de la facilité que tu entends. Elle résonne, étouffée du mieux possible par celle qui veut à tout prix préserver Anaïs de tout mal. En plus, c’est raté ; tu peux lire la déception sur son visage comme si c’était la seule chose qu’il restait au monde, et ton cœur se serre d’une culpabilité que tu n’aurais jamais su éviter. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses, il n’y a jamais de solution qui ne te fasse pas te sentir mal. Si je ne veux pas que tu viennes, c’est parce que je ne veux pas que tu la rencontres, c’est si dur à comprendre ? Elle est capable de faire mal, de causer des blessures aussi douloureuses qu’invisibles ; avant même que l’on s’aperçoive que notre cœur saigne, elle a déjà réussi à nous faire tendre l’autre joue.
De l’autre côté du couloir, le bruit de la porte qui s’ouvre et des talons qui assomment le parquet. Il est trop tard pour tenter une dernière fois de la faire partir. Putain, Anaïs, je faisais ça pour toi.

Le propre d’Anna a toujours été de plonger ses victimes dans le désespoir en inversant les rôles et se rendant irréprochable aux yeux de tous, faisant passer chaque appel à l’aide pour de la médisance gratuite quand ceux-ci n’étaient pas tout simplement censurés par des menaces bien réelles. La vérité, sous son égide, n’existe plus. Elle la tord et la déforme à sa convenance, avec une facilité déconcertante, pour ensuite la donner à tous ceux qui seront en mesure de condamner. En plus de faire avaler son venin, elle fait en sorte de détruire tous les antidotes possibles. Elle l’a fait avec Isaac, elle le fera avec Anaïs, c’est une certitude absolue.
Alors, lorsque ta cousine s’approche, ton visage se décompose à son tour. L’inquiétude laisse place à la peur tandis que les choses gagnent leur aspect définitif et indélébile. Jamais tu ne pourras enlever à Anna le souvenir de ton amie, et jamais plus tu ne pourras épargner ton amie du venin d’Anna. Demeure encore une question : comment va-t-elle s’y prendre. Sibylline, imprévisible, tu n’as jamais pu mettre Anaïs en garde contre ses mots et ses écrans de fumée. Tu lui as certes conté quelques bribes de ton passé teinté des sévices de ta cousine, mais tu ne lui as jamais réellement parlé d’elle. Tu comptais sur le fait que cette rencontre n’arriverait jamais ; et pourtant, te voilà maintenant devant le fait accompli, à attendre terrorisée que s’abattent les cartes de la mauvaise Fortune pour pouvoir encaisser les plus de dégâts possibles à la place de cette innocente bien trop têtue.

La sentence tombe alors, et le glas est encore plus terrible que tu ne l’avais imaginé. Bien plus que quand elle est acerbe et méprisante, tu hais quand elle se rend aimable et chaleureuse. Autant parce qu’elle te nargue en offrant à d’autre une cordialité qu’elle ne t’a jamais accordé que parce que personne n’arrive jamais à voir l’immonde reptile qui se cache derrière son sourire hypocrite. Des propos mielleux, des déclarations doucereuses faites pour brosser dans le sens du poil, une dissonance assourdissante qui ne frappe que tes propres oreilles.
Pourtant, Anaïs accepte sa main tendue sans hésitation devant ton regard désemparé. Pourrait-il y avoir plus vexant que ta seule amie reconnaissant volontiers que ta cousine a sincèrement la volonté de te venir en aide ? En tous cas, sur l’instant, la scène est atrocement difficile à regarder. Ton cœur palpite, bat à tout rompre, et toi tu étouffes chacun de ses cris de haine et de détresse pour te murer dans un silence froid et protecteur.
Et le déclic s’opère. Terreur, chagrin, culpabilité, chaque émotion que tu ressens est avalée et confinée dans un recoin sombre de ta conscience. Seule reste la colère. La haine. Le ressentiment, froid et silencieux qui donne à ton visage l’aspect d’une tombe. Tu ne regardes plus personne, tes orbes de jade ne brillent plus, et tu réponds d’une voix morne et monocorde.

« J’ai pas besoin de charité, allez aider quelqu’un d’autre. J’ai du travail. »

A cet instant, tu te fiches bien de blesser Anaïs ou de gargariser Anna d’une énième victoire contre ta volonté. Tout ce qui compte, c’es toi, c’est te protéger toi, c’est sauver tes éclats d’épanouissement de la vague noire qui cherche à les corrompre. Et pourtant, tu sais que ça n’est pas vrai, parce que quelque part, tu t’en veux déjà amèrement de rejeter la rouquine pour la deuxième fois aujourd’hui.

« J’ai pas faim. »

Ça non plus, ça n’est pas vrai. Pas entièrement du moins. Bien que la scène te coupe sérieusement, l’appétit, ton ventre décide de te trahir en exprimant avec mécontentement comment l’angoisse de ces dernières semaines a affecté ton régime alimentaire.
Coincée, enlisée dans tes propres mensonges, à l’intérieur tu paniques. La situation est intenable, et la fatigue te rend susceptible, bien plus que d’ordinaire. Tiraillée par des pulsions opposées, tu as envie de te lever et t’enfuir en courant pour t’isoler du monde entier, et en même temps de retrouver la chaleur d’un moment entre amies avec celle que tu viens d’envoyer balader tout en espérant qu’elle reste pour t’aider à affronter tout cela.
Pourquoi a-t-elle répondu comme cela ? Tes yeux lui demandent sincèrement. Pourquoi ?


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Your soul is mine
Anna Janowski
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- Ambition dévorante
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- Tortionnaire de la misérable petite Heidi

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Lun 27 Déc - 9:02 (#)

La nouvelle venue me salue poliment et rien dans son comportement ne me permet de déterminer si Heidi lui a soufflé un mot ou deux sur notre passé commun. Cela n’importe que peu. Dans tous les cas, ce qu'elle a dit ou non me révèlera quelque chose sur Heidi. Est-elle capable d’en parler à quelqu’un ou est-elle encore trop fragile pour évoquer tout son passé ? Anaïs enchaine en exposant le motif de sa présence ici aujourd’hui et j’acquiesce avec le sourire d’une grande sœur :

« Quelle bonne idée. » Mon regard se tourne vers Heidi : « Je sais qu’avec un nouveau travail on a tendance à négliger le reste, mais il ne faut pas négliger tes amis, sinon tu te retrouveras de nouveau seule. »

Le ton laisse poindre un petite touche d’inquiétude sans aller dans l’excès de pathos. Il s’agirait aussi de ne pas en faire trop pour ne pas attirer les soupçons de la nouvelle venue. Dans cette phrase, en apparence bienveillante, se trouve une prophétie que tu comprendras sans mal, ma chère cousine. Combien de temps t’a-t-il fallu pour te faire une amie ? Combien de temps me faudra-t-il pour que je te l’enlève, ou pour que toi-même tu la fasses fuir ? Probablement un temps si court que tu y repenseras à deux fois avant d’investir ton énergie pour te lier à quelqu’un dans le futur. Une vie d’occasions ratées, d’amitiés saccagées, de solitude et de rancœur. Parfaitement à ton image. Je m’adresse de nouveau à l’enjeu de notre petite guerre muette du jour, comme si aucune pensée cruelle ne m’avait traversé l’esprit.

« Et c’est vrai qu’une pause à l’extérieur ne lui ferait pas de mal, à force de passer ses journées ainsi dans ce petit bureau à s’user les yeux sur des dossiers. » Mais il est tellement agréable de la retenir dans son enfermement volontaire, prisonnière d’un chantage bien plus efficace que n’importe quelle prison. « C’est un travail fatiguant mais hélas nécessaire. »

Enfin, ça l’est plus ou moins. De nouveau , Anaïs s’adresse à Heidi pour l’enjoindre à venir avec elle. Une supplique qui indique que ce n’est pas la première fois qu’elle fait cette demande à ma cousine. Voilà qui est curieux. J’aurais pensé qu’Heidi aurait sauté sur n’importe quelle occasion pour fuir en entrainant son amie loin de moi pour que je ne puisse pas la voir. Aurais-je ruiné tes plans, mon petit bouquetin ? Ou bien as-tu déjà baissé les bras en acceptant l’idée que toutes tes relations vont s’émietter et disparaitre ? Et que, tant qu’à faire, tu as décidé de les réduire en cendre par toi-même ? Ce n’est pas drôle si tu abandonnes si vite. Finalement, à ce jeu, nous jouons l’une contre l’autre et l’issue sera la même. En un sens nous sommes semblables dans l’art de la destruction, à cela près que, ce que je fais à dessein, tu le fais par accident ou par faiblesse. Ma manipulation contre ton mauvais caractère. C’est tellement triste que personne ne soit là pour prendre les paris sur celle de nous deux qui détruira irrémédiablement ton amitié avec cette jeune femme énergique. Je tourne mon attention vers Heidi, lui adressant quelques mots avec le ton bienveillant d’une mère autorisant son enfant à aller jouer dehors.

« Bien sûr, sors donc déjeuner avec ton amie. »  

J’apprécie ce genre de pantomime. C’est exactement la même chose que dans un tribunal, mais avec moins de public et un enjeu bien plus léger et distrayant. Sa réponse est à sa hauteur. Basse et mesquine. Assassinant elle-même les liens qui la lient à son amie. Un point pour toi, ma chère. Je suis ravie de sentir tout cet auto-sabotage que tu t’infliges. Peut-être t’ai-je brisée au point que tu ne connaisses plus rien d’autre. Que jour après jour, comme un gentil pantin répétant les actes de tes ainés, tu te brises toi-même un peu plus. Je dissimule mon ravissement derrière un sourire inquiet.

« Heidi, ton amie est venue te voir. Va donc faire un tour avec elle. » Va donc voir ce que tu n’auras bientôt plus. J’adresse un sourire presque complice et un peu désolé à Anaïs en précisant : « Elle est toujours un peu grognon quand elle passe la matinée sur le classement. Ça ira mieux en prenant l’air. » Avec légèreté, j’ajoute en passant mon regard de l’une à l’autre en ayant l'air ravi d'une personne venant d'avoir une idée lumineuse : « Vous savez quoi, je vais vous inviter dans ce petit restaurant du coin de la rue. Ils font des plats à se damner. » Une idée assortie d’un sourire qui semble sincère. Ce sera bien mieux que n’importe quel diner spectacle. J’avise l’heure un instant et enchaine : « Mon prochain rendez-vous n’est qu’à quatorze heures trente, ça nous laisse bien deux heures pour prendre une pause repas aujourd’hui. » Mon regard se fixe sur mon assistante mécontente et je termine d’un ton léger qui dissimule la menace : « Je suis sûre que ça te fera beaucoup de bien. »
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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
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A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Sam 1 Jan - 23:34 (#)



En venant ici, je pensais sortir Heidi de sa morosité et du quotidien pas toujours agréable d’un travail qu’on fait parce qu’on n’a pas le choix, histoire de payer les factures. En la voyant derrière son bureau, je savais bien qu’elle n’était pas à sa place, mais en voyant l’expression sur son visage, j’avais su qu’il fallait vraiment que quelque chose la retienne pour qu’elle reste ici, et ça ne me plaisait pas beaucoup, de la voir ainsi. Elle qui semblait se détendre en ma présence, chaque fois un peu plus, se renfermait de nouveau pour reprendre les airs de celle qui m’avait envoyée chier quand on s’était rencontrées la première fois. Dans d’autres circonstances, je me serais demandée ce que j’avais dit pour avoir une telle réaction, mais là, je l’avais juste invitée à sortir, à quitter son travail juste le temps d’un repas, pour oublier un peu ce dernier.

Ce fut sa cousine qui l’incita à sortir, encore plus que moi, pour déjeuner et j’eus le sentiment que ce fut encore pire. Je me mordis la lèvre en entendant la réponse de mon amie. Elle m’en voulait, ce n’était pas difficile à comprendre, mais le pourquoi restait plus difficile, lui. Était-ce donc si terrible de s’inquiéter pour elle ? Ou bien est-ce qu’elle me reprochait autre chose, à cause de la présence de sa cousine, la seule chose qui différait de nos rendez-vous habituels ? Alors, en l’entendant, je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel. La voilà, la mauvaise foi dont elle avait réussi à calmer les ardeurs ces derniers temps. J’avais commencé à m’y faire, alors si elle pensait m’avoir avec ça…

J’ouvris la bouche, mais sa cousine me prit de court, une fois de plus et tenta de m’expliqua pourquoi Heidi agissait ainsi. Comme si je n’avais pas déjà une petite idée… La suite, pourtant, me surprit.

- Vous nous invitez ? Vraiment ? C’est vraiment gentil de votre part !

C’était inattendu et je ne savais pas trop quoi en penser. D’un côté, je voulais simplement déjeuner avec Heidi, au calme et essayer de lui redonner le sourire, mais de l’autre, peut-être que je pourrais enfin savoir pourquoi mademoiselle faisait sa mauvaise tête alors que je venais de traverser la moitié de la ville pour passer un moment avec elle. Tout ça avait un lien avec sa cousine, j’en étais persuadée. Il y avait quelque chose de bizarre. Un sentiment qui me gênait sans que je n’arrive à mettre la main dessus.

- Heidi…S’il te plaît. Si vraiment tu veux plus que je vienne te voir au travail je viendrai plus, mais juste pour cette fois… En plus je sais que t’as faim.

Je me penchai vers elle, un peu trop près et je savais qu’elle n’allait pas spécialement aimer cela. Elle n’était pas du genre tactile, alors je me contentai de me mettre aussi près que je le pouvais sans la toucher, mais juste pour lui montrer que j’étais sincère. Je me faisais vraiment du souci pour elle depuis qu’on ne se voyait plus.

- Viens, ça va te faire du bien de voir autre chose pendant un petit moment.

Je fixai mon regard dd le sien. Elle m’en voulait et ce n’était pas dur à deviner. Je soupirai, mais ne revins pas sur mes positions. Il fallait que je comprenne ce qu’il se passait et il fallait qu’Heidi me fasse confiance, comme elle l’avait fait lorsqu’elle m’avait envoyé ce message la première fois et tout comme elle m’avait appelé, lors de cette nuit catastrophique pour elle. Alors je posai la main sur le bureau, vers elle, sans la lâcher du regard. Je voulais juste qu’elle la prenne, et qu’on aille déjeuner. Je murmurai tout bas, juste pour elle, juste pour qu’elle accepte enfin et prenne ma main.

- Allez, Heidi. Tu sais que tu peux me faire confiance.

J’insistai sur le dernier mot. Elle faisait des efforts et je ne voulais pas tout foutre en l’air, mais il fallait vraiment que je comprenne ce qu’il se passe en ce moment avec elle. Et si cela concernait sa cousine qui nous invitait à déjeuner, cela m’expliquerait peut-être la terreur que je pouvais lire dans les yeux d’Heidi chaque fois qu’elle en parlait ou que celle-ci ouvrait la bouche pour dire quelque chose. Et si les choses se passaient … et bien j’en serai quitte pour aller m’excuser auprès d’elle. Je ne voulais pas la blesser, c’était tout l’inverse, je voulais simplement qu’elle le comprenne et qu’elle me laisse l’aider comme elle avait pu le faire avant. Rien de plus.
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Heidi Janowski
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NE M'OUBLIE PAS

En un mot : TROUBLE
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≡ Humaine ­­de 25 automnes, beaucoup moins dans sa tête
≡ (ex(ex))Trompettiste professionnelle autoproclamée
≡ Marquée de la Reine d'AA, miss Elinor Lanuit elle-même
≡ Cousine de la démoniaque experte en chantage, Anna "la s****e" Janowski
≡ Mordue au littéral comme au figuré

Facultés : ≡ Surnaturellement agaçante
≡ Maîtresse du sarcasme et de l'ironie
≡ Balbutiements du tout premier niveau de Présence vampirique tout fraichement héritée

Thème : 'Round Midnight - Miles Davis
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QUAND J'AURAI SOMBRÉ

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Mer 19 Jan - 12:56 (#)



More of that jazz
Cabinet d'Anna, Janvier 2021
ft. Anaïs & Anna


D
e nouveau seule. Est-ce de la fierté que tu discernes au fond de sa voix ou connais-tu seulement trop bien ta cousine pour déchiffrer ses intentions sans effort ? C’est exactement pour cette raison, parce que plus que quiconque tu sais lire la menace vicieuse qu’elle fait peser sur ton amie, que tu veux à tout prix éloigner Anaïs de cet endroit. D’elle. Elle qui parle de toi comme d’un petit animal de compagnie dont toute la vie dépendrait de son maître, incapable de prendre lui-même ses propres décisions et qu’elle peut contrôler à sa guise. Tu hais ça, tu détestes cette situation et personne ne semble voir l’hideux visage d’Anna Janowski. Pas même l’amie à qui tu as confié les souvenirs les plus douloureux de ton enfance en sa compagnie.

Et qu’est-ce que tu voudrais qu’elle fasse, cette amie, hein ? Qu’elle te laisse pourrir ici au milieu des piles de paperasse et dominée par les caprices sadiques de ta cousine ? Oui, exactement. Qu’elle lui crache au visage et qu’elle s’en aille ; qu’elle mette le feu à l’immeuble et qu’elle tague chaque affiche sur laquelle elle pose ; qu’elle te gifle et te dise que tu n’avais qu’à réfléchir avant d’accepter. Tout sauf lui rendre son sourire pendant qu’elle se joue de toi avec ses sous-entendus et ses messages cachés.
 
Anna te donne gracieusement l’autorisation de sortir, comme si tu en avais besoin. Quelle mansuétude, d’autoriser son employée à manger. Attention Anna, tu te rapproches dangereusement du socialisme, tes clients ne vont sans doute pas apprécier. Tu es en train de te pincer l’arrête du nez lorsque sa proposition suivante te laisse sans voix.
Mais bien sûr, quelle bonne idée ! Quelle gentillesse ! Cette femme doit vraiment être une sainte, pas vrai ? T’offrir un emploi et ensuite un déjeuner ! Non, tu n’as pas faim ; tu as envie de te frapper la tête le plus fort possible contre le mur le plus proche. Cette fausse bienveillance t’irrite, elle te démange, elle te paraît si grossière et usurpée qu’elle va finir par te rendre folle. Personne dans cette pièce n’est capable d’imaginer l’effort que cela te demande de garder le silence, surtout quand Anaïs approuve avec enthousiasme.
Ta mine se fait encore plus sombre, et tu te sens obligée de bouger sur ton siège parce que la situation provoque chez toi un inconfort physique. Et la petite innocente se penche vers toi, plonge son regard dans le tien comme si la vue de ses grands yeux allait changer quoi que ce soit. Tu te sens comme un animal en cage, un perroquet plus ou moins docile dont chacun sait mieux que lui comment il fonctionne, amie comme ennemie. Son visage à quelques centimètres du tien, tu t’assures que ce qu’elle lise dans ton regard soit une colère noire et une rancœur tenance ; tu veux qu’elle comprenne que tout ce qu’elle a fait depuis qu’elle a passé la porte du cabinet à l’improviste est te faire du mal, te faire courber encore un peu plus l’échine devant ta tortionnaire et t’humilier profondément. Dans un cirque, les spectateurs sont aussi coupables que ceux qui enferment les fauves.
Nez à nez, ta mâchoire se tend et tu sifflerais presque comme une vipère acculée prête à cracher son venin dans un dernier soubresaut de fierté et d’instinct de survie.
 
Confiance, confiance, pourquoi lui faire confiance ? Pourquoi ce serait à toi de le faire et pas l’inverse ? Ne lui as-tu pas déjà assez donné de confiance en lui confiant des secrets que tu n’as livrés à aucun autre mortel ? Confiance, confiance, pourquoi en demander toujours plus ? La confiance n’est pas censée blesser, elle n’est pas censée ouvrir les portes d’un cœur seulement pour l’écorcher.
Nerveuse, crispée, tendue, tu fermes les yeux et bascules sur le dossier de ta chaise dans un long soupir frustré. Après un long moment de silence, tu finis par livrer la réponse tant attendue.
 
« C’est bon, je vais venir. »
 
D’un geste las, tu mets un peu d’ordre sur ton bureau avant de poursuivre.
 
« Je dois juste passer aux toilettes avant. »
 
Et alors, tu te lèves. Du haut de tes escarpins inconfortables, tu domines toute la pièce par la taille. Ta silhouette est svelte et élancée, mise en valeur par une robe discrète raffinée choisie avec Elinor ; c’est d’ailleurs sûrement la première fois qu’Anaïs te voit porter autre chose que du noir, et c’est sans doute là la conséquence la plus désastreuse de toutes. Sans attendre, tu te diriges vers les commodités et t’y enfermes sans regarder derrière toi.
Tu ne prends même pas la peine de t’assoir sur le siège. A la place, tu t’armes de ton téléphone et tu tapes furieusement sur l’écran tactile à l’attention de l’un des seuls contacts que tu as daigné enregistrer.
 
A quoi tu joues putain ? Je t’ai pas assez parlé de cette salope pour que tu saches qu’elle n’est pas « gentille », non ? Déjà, elle va déduire nos deux repas de mon salaire de merde, et ensuite tu crois vraiment que ça va me changer les idées de la voir pendant le seul moment de la journée où *justement* je la vois pas ? T’as intérêt à avoir une putain de bonne idée derrière la tête.
 
Envoyer.
 
Profitant d’être seule, tu te lâches un peu et hurle silencieusement entre les quatre murs carrelés avant de tirer la chasse d’eau et faire couler un peu d’eau pour la forme. Une nouvelle grande inspiration plus tard, tu sors et tu rejoins ta compagnie de ce midi, le visage neutre. Tu attrapes ta veste par-dessus la rouquine et tu ouvres la porte.
 
« Allez, qu’on en finisse. »

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Dim 23 Jan - 14:52 (#)

Dans cet échange aux aires si légers se dissimule la vilénie d’un jeu déjà tant joué il y a bien des années. L’amie d’Heidi semble heureuse de l’invitation, à l’inverse de ma cousine qui semble à deux doigts de tourner de l’œil sous le coup d’une rage qu’elle peine à dissimuler. Seul un sourire doux et bienveillant rencontre son regard si peu aimable. Tu ne fais aucun effort pour essayer de gagner la partie Heidi, après tout ce temps pourquoi n’es-tu pas devenue une adversaire convenable ? Les victoires simples sont moins savoureuses, quoi que s’ajoute toujours l’épice d’avoir l’impression d’être un géante écrasant sans considération ni même intérêt une petite fourmi muette et agitée. La jeune étudiante tente encore une fois de convaincre ma secrétaire de venir en faisant appelle à son besoin primaire de se remplir l’estomac. J’ignore si son argument va fonctionner, il ne fait aucun doute que mon petit bouquetin préférerait encore mourir de faim plutôt que voir la drôle de pantomime qui s’apprête à se jouer autour d’une table de restaurant. Faible petite Heidi fuyarde et désœuvrée, si tu n’avais pas eu d’amie, tout cela ne serait pas arrivé. De nouveaux, Anaïs l’enjoint à nous suivre et je n’ajoute rien pour ne pas grossir le trait. Dans tous les cas, sa décision entérinera ma victoire. Accepte et subis, ou bien renonce et vois ton amie déçue te tourner le dos. La colère enfle chez ma cousine derrière son bureau étroit, et après un silence suspendu flottant dans la pièce, elle rend les armes. D’un ton léger et ravi et je ponctue :

« C’est formidable. » A peine le temps de terminer ces quelques mots que déjà elle s’enferme dans les cabinets. Profitant de ce moment où les deux amies sont séparées, j’annonce à Anaïs : « Je vais chercher mes affaires. »

Sans perdre de temps et avec la démarche d’une personne ravie d’une petite sortie pendant une dure journée de labeur, je rejoins mon office pour récupérer mon manteau et mon sac. Je m’active afin de ne pas leur laisser le temps de comploter en mon absence. Nul doute que mon petit bouquetin trouvera bien un moyen de signifier son mécontentement à son amie, mais il me semble crucial de participer aux conversations, ne pas la laisser prévaloir, jamais. Rapidement, je suis de retour dans l’entrée et le cliquetis caractéristique de la porte de la petite salle de bain se fait entendre. La porte s’ouvre et notre convive à l’air grincheux rejoint la jeune étudiante en même temps que moi. Empressée, elle récupère ses affaires et nous enjoint à faire vite. Je rejoins la porte en quelques pas légers claquant sur le plancher et lui dis d’un sourire :

« Du calme, nous avons un peu de temps. » Je sais pertinemment que le temps n’est pas l’enjeu de sa précipitation, mais autant jouer sur le malentendu. Je passe le pas de la porte et fais signe aux deux demoiselles de passer devant. Je verrouille la lourde porte derrière nous avant de descendre les escaliers. « Le restaurant n’est pas très loin. » Notre groupe à deux tiers joyeux et un tiers bougon fini de descendre les quelques marches. En temps normal j’aurais fait une remarque sur la démarche inélégante d’Heidi dans les escaliers, lui expliquant que le bouquetin était très visible en elle pile à ce moment, mais mon but aujourd’hui demande de la sympathie et d’incarner la gentille cousine que le monde croit que je suis. Une fois la porte de l’immeuble passée, je prends la tête du groupe et remonte la rue parsemée de quelques personnes en tenue de bureau qui vont très certainement manger entre deux rendez-vous importants. Afin d’éviter le grand blanc inconfortable dans lequel Heidi semble vouloir nous plonger, mon regard se tourne vers Anaïs et je lui demande : « Si j’ai bien compris, tu es étudiante ? Dans quel domaine ? » J’écoute sa réponse avec attention tandis que nos pas nous portent jusqu’au coin de la rue. Peu à peu, nous ralentissons à mesure où l’on se rapproche de l’enseigne élégante d’un restaurant italien. Je m’arrête devant la porte et ajoute alors que j’ouvre le battant : « Vous allez voir, ce n’est pas bien grand, mais tout est vraiment très bon. »

Nous franchissons le pas de la porte et nous arrivons face à un serveur derrière un pupitre. Après de brèves salutations, je lui demande une table pour trois et le serveur nous invite à le suivre. La salle est sobre et assez grande pour n’accueillir qu’une quinzaine de tables qui demeurent tout de même suffisamment espacées. Pour l’heure, seules trois autres tables sont prises par des convives discrets qui discutent d’une voix posée, générant un léger bruit de fond mêlant les notes graves des voix humaines et les tintements aigues et clairs des couverts. Le serveur nous installe près de la grande baie vitrée et nous prenons place tandis qu’il nous apporte la carte. En ouvrant la carte, je prends la peine d’ajouter :

« Prenez ce qui vous fait plaisir. » Y a-t-il des chances pour que ma cousine craque dès à présent et m’assène que ce qui lui ferait plaisir serait de me voir disparaitre ? Mon regard parcourt rapidement la carte mais j’ai l’avantage de l’expérience et me décide vite. Je referme le menu et demande sur le ton de la discussion. « Alors, ça fait longtemps que vous vous connaissez ? Heidi ne me parle jamais de ses fréquentations. » Mon regard se tourne vers ma cousine et j’ajoute d’un air curieux : « Je ne sais vraiment pas pourquoi d’ailleurs. »

Bien évidemment je sais pertinemment qu’elle veut se protéger, elle et ses petites relations pathétiques. Mais que vas-tu faire ? Répondre la vérité et passer pour une personne clairement déséquilibrée ? Ou alors laisser croire à ton amie que tu as honte d’elle ? Peut-être finalement que ton silence est la meilleure de tes armes, mais un silence profond et perpétuel éroderait même la relation la plus solide. Je doute qu’Heidi saura apprécier ce repas.
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