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Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway [18+]

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Dana Campbell
Dana Campbell
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Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
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Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
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Pseudo : Latrine
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Dim 2 Jan - 22:20 (#)



11 février 2021

Lui dire qu’elle avait hacké le réseau de son lieu de travail n’était pas vraiment une option. Même si c’était de la petite bière de s’infiltrer dans le système du Shreveport Hospital, il n’allait certainement pas approuver ses techniques de prise de rendez-vous. Il y avait quelques brèches assez larges pour s’immiscer en toute subtilité et sans laisser de trace. Pas question de fouiller plus loin que leur logiciel périmé d’emploi du temps. Puis, ça n’avait été qu’une question d’une dizaine de minutes pour dénicher l’horaire de la semaine du Docteur Calloway. C’était définitivement (voir stupidement) plus facile pour elle de passer sous le radar, incognito, par la porte arrière que d’envoyer un simple SMS qui s’informait des disponibilités du principal intéressé. 

Parce qu’après tout ce silence qui avait perduré entre eux depuis presque deux ans, comment reprendre contact sans sombrer dans une vague de malaises sous l’inconfort de l’embarras? 

D’abord, il lui fallait une bonne raison.
Ce qu’elle avait cette fois-ci. 

Plusieurs fois elle lui avait composé des messages banals sur son cellulaire; Un «Quoi de neuf?» ennuyant, «J’ai croisé Nova aujourd’hui, ça m’a fait penser à toi.» Pour avouer qu’il traînait encore dans ses souvenirs, un «Est-ce que ça va?» inquiet quand elle put enfin mettre la main sur un cellulaire fonctionnel après la nuit de l’Halloween, «Je n’ai pas envie d’être seule», quand les cauchemars ne la quittaient plus la nuit, un «Tu fais quoi?» aux petites heures du matin, quand elle passait près de son appartement juché dans un des buildings rénovés pas très loin de l’ArtSpace. Elle lui aurait aussi partagé l’article où l’on parlait de son achat du cybercafé, de son équipe de esport, de ce qu’elle faisait de bien pour les jeunes et moins jeune du coin. Peut-être qu’elle lui aurait aussi envoyé des photos d’elle sexy, ou son grouping excellent au tire à la cible, sa victoire de cette compétition amicale de tire au pistolet au Red River Range où elle avait remporté le premier prix dans sa catégorie. 

Si ce n’est qu’elle avait toujours supprimé soigneusement chacun de ses messages avant de les envoyer. Laissant le fil de leur conversation via SMS complètement vide d’échanges, de mots ou de photographies. Le pont entre deux vies qui ne semblaient pas être tenues de s’entrecroiser plus longtemps que la durée d’une mission cauchemardesque réussie. Un mur sacro-saint à ne pas défoncer à coup de superflu. Ne souhaitant surtout pas creuser plus profondément le fossé qu’ils avaient sagement entretenu depuis leur retour à Shreveport, Dana avait laissé le temps faire les choses. L’ombre des événements traumatisants s’atténuant avec l’année, puis devenant un songe parasitaire qui hantait ses nuits. Nuits qui étaient naturellement courtes ou absentes.

Elle savait qu’il était en vie. Ça aussi elle ne lui en parlerait pas, mais à un moment, après les événements merdiques de la nuit de l’Halloween, elle avait eu besoin de s’assurer qu’il ne faisait pas partie des dommages collatéraux. Quand l’électricité et le réseau revinrent enfin à Shreveport, elle put facilement retrouver sa trace avec quelques tours de codes qu’elle connaissait par cœur. Rien de bien méchant, mais juste suffisant pour deviner une activité humaine de sa part. 

Puis arriva un moment où Ian Calloway se transforma en un intéressant souvenir libidineux dans sa tour d’ivoire relationnelle. 

Jusqu’à ce qu’elle reçoive une notification particulière sur son ordinateur. Un avertissement. Rien de bien terrible sur le moment, mais qui malheureusement, se répéta quelques fois pendant quelques mois pour finir en un flot de signaux désagréables et de mauvais augure. 

Quelqu’un cherchait à percer les mystères du Waverly Fall Center et pas un petit curieux qui faisait une recherche sur Google à propos de rumeurs qu’il a lues sur un site à potins mensongers et honteux. 

Ce qu’elle décida d’être une bonne raison pour aller à sa rencontre pour la première fois depuis mars 2019. 

C’est donc pourquoi la geekette savait que le docteur commencerait demain une nuit de garde à l’hôpital. Que normalement, après 2 journées de repos, ce serait une nuit de transition vers la vie nocturne des prochains jours. Quand elle leva la tête pour observer d’en bas de l’immeuble la fenêtre de l’appartement de Ian, elle y vit un peu de lumière, ce qui était bon signe aussi de son statut réveillé à cette heure de la nuit. Ou du matin.

Dans tous les cas, il pleuvait. Cette putain de pluie froide de l’hiver louisianais qui transperçait son manteau jusqu’à frigorifier ses os. Décidément, elle avait des difficultés à éviter l’hypothermie ces temps-ci. (Prendre soin d’elle n’était toujours pas dans ses capacités ou dans le haut de sa liste.) Dana avait aussi mal jugé la distance qu’elle aurait à faire après avoir fermé l’ArtSpace pour rejoindre l’immeuble du Docteur. Ça avait l’air moins loin sur Google map. Elle avait ensuite décidé de laisser son vélo au cybercafé, préférant marcher, puis de toute façon, vu l’heure, elle retournerait simplement dormir sur son canapé trop dur dans son bureau de grande patronne des lieux quand son entretien serait terminé. 

Ce qui était bien avec les immeubles rénovés ou nouveaux, c’était qu’ils étaient souvent branchés à un réseau internet pour gérer les caméras de sécurité, l’informatique de l’accueil, l’échangeur d’air du lobby et les codes d’accès virtuels de l’entrée. Plus besoin d’un code numérique ou d’une clé, il était aussi possible d’utiliser son smartphone et le présenter au scanneur qui reconnaîtra le QR Code unique que vous lui présentez gentiment. «Unique» dans le sens administré à une entité une seule fois, mais pas «unique» dans le sens «laissez-moi emprunter le QR code d’un habitant au hasard dans l’immeuble, merci.» Deux minutes plus tard, Dana entra, à l’abri de la pluie qui avait pris possession de ce manteau définitivement imperméable. Direction l’ascenseur, c’est une fois les portes refermées derrière elle qu’elle trouva bon d’avertir le chasseur de CESS qu’elle arrivait. 


Dana Campbell ( +1 318-200-0414)Le 11/02/2021 à 02:39AML'on doit se parler.


Une grande inspiration, une hésitation, mais portée par une soudaine vague de courage, elle appuya sur envoyer, pour la première fois depuis 2 ans. Les portes coulissantes s’ouvrirent au même moment à nouveau devant elle sur un corridor vide aux lumières tamisées. 

La geekette crut une bonne idée d’ajouter : 

Dana Campbell ( +1 318-200-0414)Le 11/02/2021 à 02:39AML'on doit se parler.
Maintenant.


Puis se dirigea d’un pas un peu raide vers l’adresse de celui-ci. Une fois devant, Dana scruta le chiffre collé à la porte. Son cœur s’était accéléré malgré elle. Autant qu’elle s’était promise de ne pas en faire un cas, autant que son corps lui, avait envie de se faire chier à anticiper cette rencontre. 

Quand il essayera de l'appeler, elle écrira : 


Dana Campbell ( +1 318-200-0414)Le 11/02/2021 à 02:39AML'on doit se parler.
Maintenant
Toc. Toc. Toc.


Et s’exécutera à le faire. Son petit poing froid s’abattant de trois coups francs, mais légers sur le matériau peint et solide qui la séparait de Ian Calloway et des mauvaises nouvelles qu’elle avait à lui transmettre. 

Quand il ouvrira, devant lui une jeune femme trempée, la capuche de son par-dessus couvrant son crâne blond et dégoulinant de quelques gouttes sur la moquette propre de l’immeuble. Une longue tresse pointe sa présence nonchalamment sous son fin menton, des lèvres légèrement bleuies par le froid, mais un sourire en coin un peu gêné s’esquisse malgré tout. Ses larges lunettes sont maintenant embuées et ont glissé sur le bout de son nez rougi en trompette, pour mieux voir avec ses prunelles bleu lagon. Basket pas du tout de saison, jeans troué, sac a dos légendaire; si quelqu’un était toujours fidèle à elle-même depuis la dernière fois qu’il l’avait vu, c’était bien Dana Campbell. 

— Salut Ian.  





Half Life
So if this is the last night,
and you're feelin' hollow.
I'll give you my half life,
so you'll see tomorrow.
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ADMIN ۰ Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
Ian C. Calloway
ADMIN ۰ Fear is the mind killer
✞ PAINT IT BLACK ✞

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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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✞ I AM A GOD ✞

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"That's our cosa nostra."

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Pseudo : Nero
Célébrité : Thomas Kretschmann.
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Jeu 19 Mai - 5:46 (#)


The Hand of fate
Deux mois.
Deux mois, sans mauvaises nouvelles.
Deux mois sans heures supp’ trop exagérées.
Deux mois sans appel casse-couilles de la part de Sasha.
Deux mois d’une vie presque normale.

Si ce n’était qu’il créchait toujours en Louisiane.

Toutefois, une parenthèse enchantée s’apprête à s’ouvrir. Quelques mois d’un retour bienvenu, sinon à Baltimore, du moins à Boston. Il est prêt à prendre tout ce qui passe à sa portée. Il est prêt à tout, pourvu qu’il évite de passer le printemps et la fin de l’hiver dans cette ville de merde.
À 2h39 du matin, cela fait à peu près une dizaine d’heures que Ian Calloway exulte, et un peu plus d’une et demie qu’il a ouvert la première bouteille pour fêter ça. Son cadavre traîne sur le comptoir de la cuisine, presque impeccable. Un verre au fond vide témoigne que du vin blanc a traîné là, rapidement bu par le propriétaire des lieux. Propriétaire qui s’est offert une soirée impeccable. Nova a décampé sur les coups d’une heure du matin, autorisée à fêter leur retour temporaire dans le nord du pays en boîte, avec quelques copines rencontrées quelques mois plus tôt ; au ArtSpace, justement. Il n’a toujours pas éteint la musique que sa nièce a laissé tourner sur son compte Spotify, branché à la télévision. Le son est trop fort, mais les murs épais le protègent des réprimandes de ses voisins. Et puis, ce n’est pas comme s’il en avait quelque chose à foutre.

Ian Calloway s’est en effet ouvert une deuxième bouteille. Sauf qu’il s’est passé de verre. Le toubib se descend une bouteille de blanc au goulot, et ça ne lui pose aucun problème. Il s’apprête à fêter ses quarante-huit ans à Boston, dans quelques mois. Comment la vie pourrait-elle être plus belle ? (Ah non. On a dit qu’on ne posait pas de questions débiles). Il pourrait sortir, lui aussi. Faire une tournée des bars, se pointer dans un autre club que celui fréquenté par Nova, finir dans le plumard de quelqu’un, et pourquoi pas à plusieurs, tant qu’on y est ? Se balancer un peu de neige dans les narines, histoire de marquer le coup, enchaîner les clopes comme s’il n’y avait ni lendemain, ni cancer du poumon potentiel, boire et se taper la cuite de sa vie, si fort qu’il serait incapable d’émerger avant le lendemain quinze heures. Ça tomberait bien, remarque : il doit se coucher tard pour embaucher le soir et faire la nuit de travail la moins pénible de sa vie, lui semble-t-il. Son cœur s’est allégé. Il croit retrouver le palpitant d’avant ce putain de mois de juillet. Presque. Il y est presque. Plus qu’un petit effort, et les feux s’aligneront peut-être tous au vert. Son retour dans le giron familial lui permettra sûrement d’y voir plus clair, et de pouvoir contribuer, enfin, à leur sécurité et leur réinstallation à Baltimore. Oh, et puis non. Fuck, Baltimore. Il ne veut plus se prélasser dans ce qui a été son chez lui pendant des années. Il a pris sa décision, embrumé par les vapeurs d’alcool qui commencent à lui monter à la tête. Il ne retournera pas dans son appartement. Il va vendre. Et avec le pognon dégagé, il va s’offrir un autre safeplace, cette fois à Washington D.C. Il proposera peut-être à Nova de rester à ses côtés, si elle ne souhaite pas renouer avec ses parents. Là-bas, elle pourra enfin rebooster son existence. Se remettre aux études sérieusement. Se promener dans les meilleurs musées du monde.

Et lui… Lui, il va pouvoir respirer.
En attendant, impossible de sortir.
Son téléphone n’a pas arrêté de sonner depuis qu’il a diffusé la bonne nouvelle, celle-ci s’étant propagée par la grâce des réseaux sociaux : Messenger, Facebook, mais surtout Discord, et même ce putain d’Instagram qu’il utilise trois fois l’an, sans oublier Whatsapp et sa messagerie texto. Son cercle n’en finit pas, et c’est une succession de coups de fil, de messages vocaux, de Facetime, qui ne cessent de vider consciencieusement sa batterie, le bocal de sa dépression latente, et surtout, la bouteille.

Ian Calloway a de nouveau trente piges et s’apprête à enchaîner avec plusieurs semaines de fêtes, de beuveries, de coucheries. Il découvre alors seulement à quel point ses partenaires de chasse et amis lui ont manqué, autant que la réciproque s’avère vraie. Il se sent un peu con, quand il éclate de rire en plein milieu de son salon, son bras tendu comme ces connards d’ados vissés à leur smartphone, faisant admirer à l’une, découvrir à l’autre, constater à tous qu’il entrevoit la fin de sa peine.

« Liberté surveillée qu’a dit Sasha ! »

Il avait oublié qu’il n’était pas une créature vouée à la solitude. Ian Calloway est un animal social, réservé certes, mais ayant toujours baigné dans un cénacle allègrement fourni, depuis son enfance jusqu’à ses années de fac, en passant par une scolarité lycéenne riche en rebondissements, en aventures éphémères, en drames légers mais tellement essentiels, à cet âge.
Sasha. Il va lui faire payer l’éloignement nécessaire jusqu’alors. Il ne lâchera pas son aîné avant d’avoir réussi à le traîner dans les derniers lieux branchés de la Grosse Pomme. Il réussira même à corrompre Miles, il en est certain. Et puis, ils retourneront braconner du CESS, courser du garou dans les forêts du Maryland, se livrer à ce qu’ils ont toujours accompli dans l’ombre : tuer les monstres. Ils se foutront de la gueule du p’tit qui a la trouille, s’en serviront comme du traditionnel appât. Il veillera comme une foutue nourrice sur le flic, s'attachant à ce qu’il prenne son traitement correctement en l’absence de sa poufiasse de belle-sœur, qui ne manquera pas de l’accueillir avec son amabilité habituelle. Et lui, lui se fera engueuler pour prendre des risques qui ne sont plus de son âge, ne manquant pas de répondre avec ce mélange de flegme et d’acidité en retour, qui ne l’ont heureusement jamais quitté.

Bref.
Ian Calloway s’apprête à revivre, et à faire regretter aux trois derniers informés, déjà couche-tard, le réveil du lendemain qui piquera certainement.
Sous le coup de la musique qui tonne dans l’appartement et de leurs rires aussi libérés que les siens, il manque de rater les coups à la porte.

« Merde. J’crois qu’c’est les voisins ! J’vous laisse, manquerais plus que j’me fasse virer d’l’appart pour le bordel, tiens ! »
« Bah tant mieux, tu reviendras plus tôt comme ça ! Byyyyyyyyye Iaaaaaaaaaan ! »

Il se marre, avant de se jeter sur la télécommande, ordonnant aussitôt un « mute » radical. En jean, ses pieds nus foulent le linoléum aux allures de carrelage rapidement, tirant un peu sur la chemise noire à moitié ouverte, lui donnant l’air débraillé ; et ses cheveux décoiffés par la main de Nova puis par la sienne ne font que souligner le tableau. Il va avoir l’air malin tiens, à s’excuser devant Monsieur Ducon ou Madame Casse-burnes pour tapage nocturne. Et puis, après, il y aura les rumeurs dans tout l’immeuble. On s’indignera de ce manque de civisme, de la part d’un médecin. Mais j’m’en tape, Karen, Jeanine et autre Bobby d’Louisiane. J’me barre. J’me barre bientôt, et en attendant, je pars en vacances respirer un air plus pur que celui de l’alligator cuit à la cajun. La bouteille aux trois quarts vides dans la main, et sans avoir notifié les textos envoyés par Dana, il ouvre et une décharge électrique ne l’aurait pas freiné dans sa montée d’euphorie plus sérieusement.

— Salut Ian.

Gosh. Dana Campbell.
C’est bien Dana Campbell qui se tient sur son palier, complètement trempée. Merde, il n’avait même pas remarqué qu’il pleuvait dehors. Après presque deux litres de vin descendus seul et l’estomac quasiment vide, même le fêtard qu’il demeure vacille un peu sur ses bases. Il s’accroche au chambranle, bat des paupières, la dévisage de la tête aux pieds. Dana fucking Campbell.

Deux ans, qu’ils se sont séparés en bons termes, après qu’il l’ait traumatisé de la pire façon qui soit.
Deux ans, qu’il s’est empressé d’oublier dans quel cauchemar il l’a fourré, et qui aurait bien pu finir en catastrophe totale.
Deux ans depuis qu’il s’est oublié dans les bras d’une gamine vierge. Tu parles d’une première fois.
Il a le temps de songer que quelque chose de particulier se produit visiblement avec le chiffre deux, ce soir.

Deux mois.
Deux bouteilles.
Deux ans.

Il manque de rire comme un crétin, mais sa maturité a déjà repris le dessus. Et, surtout, sa curiosité autant que le choc.

« Bah… Salut… »

Le silence derrière lui, dû à la musique éteinte, pourrait presque lui faire croire qu’il a rêvé l’annonce de son frère. Mais au moins, ce n’est pas un voisin. Il se gratte l’arrière du crâne, réfléchissant deux secondes. Tiens, ça recommence. Deux secondes…

« J’t’ai donné mon adresse… ? » Non. Bien sûr que non. Il se dit alors que Nova la lui a sans doute filée à l’occasion. Il recule alors d’un pas, l’invitant à entrer. « Bah j’t’en prie, fais comme chez toi. » Il lui tourne le dos, lui laissant le soin de refermer la porte derrière elle. Il dépose par précaution la bouteille sur le premier meuble venu, et s’en revient au cœur de la grande pièce à vivre, moderne et confortable ; les couleurs tout en blanc, en noir, en brun : du sobre, du classe, de l’élégant, rien de criard. Il ferme sèchement le clapet de son ordinateur portable pour faire taire les dernières notifications risquant à tout moment d’éclater dans l’air, sent que son estomac se contracte douloureusement sous l’effet d’une famine aggravée par la boisson, mais c’est avec autant de dignité que possible qu’il pivote pour faire face à la hackeuse. Un coup d’œil prolongé le renseigne et le rassure : elle n’a pas changé le moins du monde. Peut-être est-ce le vin blanc, qui l’incite à penser qu’elle a même pris en beauté. Elle a beau rester fringuée comme la geek qu’elle est indubitablement, le style lui va bien. Il devine cependant que sa concupiscence à son égard serait malvenue, et il se compose un sourire mille fois plus nonchalant et détendu que les rares qu’il lui a offert pendant leur expédition.

« Tu n’es pas venue pour ton épaule, cette fois, hum ? » Un peu de tendresse entre les syllabes, se rappelant de l’état de Dana, gênée et coincée par ce chandail qu’elle ne parvenait pas à ôter, par la sensualité qui habitait sa bouche extraordinaire, ses jambes quémandeuses. Il ne se demande pas pourquoi ses pensées en reviennent au tourbillon de leurs étreintes un peu désespérées, absurdes. La joie qui bouillonne dans ses veines n’y est pas innocente. Surtout s’il ne s’agit que d’un heureux coup du sort, continuant de remodeler son avenir proche, comme pour lui faire oublier ces trois dernières années terribles.


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Last man standing

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Dana Campbell
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Sam 18 Juin - 4:40 (#)


Pendant une seconde, son cerveau se liquéfia.
Dès qu’il lui tourne le dos, elle s’assura si elle n’avait pas laissé échapper une coulisse de bave sous l’absence de toutes pensées logiques qui venait de prendre le dessus quelques instants. Elle s’attendait à voir un Calloway surpris et peut-être inquiet. Croiser son regard familier, y lire le débat entre ses souvenirs la concernant et la situation exceptionnellement dangereuse dans laquelle il l’avait entrainé. Le portrait alcoolisé et complètement détendu qui lui ouvrit la porte lui fit perdre un neurone : les cheveux en bataille, l’étonnement qui le fait chanceler dans le cadre de la porte, cette chemise dramatiquement trop ouverte sur les muscles pectoraux sur lesquels elle s’était assoupie 2 ou 3 fois. Les pieds nus sur un carrelage impeccable, bouteille de vin blanc plus qu’entamé en main finissait le portrait.

Quand il l’invite à l’intérieur Dana revient à elle puis s’exécute en refermant derrière elle. Ses souliers mouillés couinent sur le plancher de l’entrée. Elle décide donc de les enlever, suivie de ses chaussettes trempées qu’elle étend soigneusement sur son sac à dos qu’elle dépose sur le pas de la porte. Peut-être un miracle fera qu’elles auront un peu séché en quittant les lieux. Elle finit par enlever rapidement son manteau aussi dégoulinant que le reste puis l’accroche sur la patère. Les chevilles de son jeans haut sur sa taille et troué sont mouillées, mais ça ira. Son t-shirt coupé trop court est quant à lui sec bien que soudainement et décidément trop court à son goût. Laissant voir un peu de peau rosée entre son pantalon foncé et le coton de son chandail blanc à manche courte à l’inscription ridicule : Nerd Boss.

L’appartement est spacieux. Rien à voir avec le sien qu’elle avait essayé tant bien que mal de rendre habitable. Un grand espace commun. Une cuisine ouverte. Une décoration sobre et élégante, à sa place accompagnée d’une odeur douce de tabac. Rien de tape-à-l’œil. Rien de surprenant. On dirait que c’était agencé par un pro, comme une page d’un magazine de décoration. L’appartement parfait pour un docteur. Quoique ce docteur-là ne semblait pas tout à fait dans l’état habituel qui reflétait son choix de meuble luxueux.

Dana attrapa la bouteille de vin que Ian avait abandonné sur le meuble de l’entrée puis l’amena avec elle. Lunette sur le bout du nez, elle devenait lentement plus claire, la chaleur de l’appartement faisant fuir la buée de ses verres. Elle s’arrêta devant le salon, observant encore avec un sourire en coin les lieux puis il confirma qu’elle ne venait pas pour une épaule blessée. La geekette se mordit la lèvre un instant et par réflexe, porta sa main libre vers son épaule. Il ne restait plus qu’une légère cicatrice maintenant. Comme un vieux souvenir. Personne ne pourrait deviner qu’elle avait été atteinte par balle par un agent qu’ils avaient probablement tué il y a deux ans.

- Non, mais, si j’avais su que tu soignais à domicile, je serais peut-être passée avant.

Il lui était arrivé mainte fois d’être blessée. Elle portait de nouvelles cicatrices. Elle avait préféré patienter longtemps à l’hôpital que de se confronter à un Ian pragmatique et ses mains habiles. Oh mes dieux. Qu’est-ce qu’elle racontait ? Mais qu’est-ce que c’était, ce sourire affectueux ? Pourquoi n’était-il pas taciturne comme à son habitude ?

Sans demander la permission, elle releva la bouteille de vin blanc délaissée, en porta le goulot à ses lèvres pour en boire une longue rasade.

Oui, bonne idée. De l’alcool.
La réponse est peut-être dans le fond de la bouteille.

Du pouce, elle essuie une goutte de vin qui s’évade sur ses lèvres puis elle prend le temps d’observer l’étiquette de la bouteille, prenant note mentalement du nom et du cépage.

- Délicieux.  Dit-elle à la bouteille pour en reboire une autre gorgée. C’est superbe chez toi. Et comme si tout était plus intéressant que la raison du bris du silence de cette absence de relation entre eux deux depuis tout ce temps, Dana remarqua derrière Ian, la grande baie vitrée et un balcon tout aussi large. Il faisait encore noir : La vue est splendide! Elle contourna le canapé en «L» ainsi que le chasseur puis s’approcha des fenêtres avec ses petits pas nus et silencieux pour observer les lumières de Shreveport. Il était très tôt, mais : Ça doit être magnifique quand le soleil se lève…

Restant sur place quelques instants de plus, elle prit le temps d’apprécier sa ville natale sous une pluie du printemps puis se retourna. Pour prendre une gorgée de vin. Ce n’est pas comme si elle allait rentrer en voiture dormir sur le canapé trop petit de l’ArtSpace. Peut-être qu’elle arriverait à atteindre la même légèreté sur le nuage de vapeur d’alcool de Ian si elle buvait assez vite ? Elle était définitivement jalouse de son état second. Bien qu’il le méritait. Le voir si détendu lui faisait plaisir.

 - Tu célèbres quelque chose ce soir ? Est-ce que tu attends quelqu’un ? Je te promets que je ne resterais pas longtemps.  Son regard se posa sur les trois portes — la salle de bain, une chambre à coucher et probablement celle de Nova qui était fermée. D’ailleurs… Nova est couchée ? demanda-t-elle en chuchotant, pour être certaine de ne pas déranger. Après tout, les oiseaux de nuit insomniaques étaient rares à Shreveport. À moins d’être une créature qui vivait de nuit, les autres humanoïdes avaient tendance à dormir au bon moment et se lever à des heures normales pour vivre leurs vies normales.

Mais qu’est-ce qu’il y avait de normal chez Ian ou Dana ? Une courte liste qui se résumerait à des besoins essentiels : se nourrir (parfois…), se laver, être utile et travailler. Un sommeil stable et en quantité suffisante ne faisait définitivement pas partie de cette liste.

Elle appuya son dos contre les fenêtres froides derrière elle puis croisa les bras sous sa menue poitrine, sans abandonner l’alcool dans sa main. Elle était tentée de se rapprocher de lui. Cette chemise ouverte l’appelait comme un aimant. Glisser ses mains sous celle-ci, profiter de sa chaleur. Restait-il uniquement cela, entre eux deux ? Un souvenir lascif et sensuel. Pourquoi ne pouvait-elle penser qu’à ça ? Ça aurait été autrement s’il avait été comme dans sa mémoire.

Quoiqu’elle avait maintenant des doutes aussi.
Pourtant, elle n’était absolument pas là pour ça !

Dana ferme prestement et durement les yeux quand elle se rendit compte qu’elle le fixait sans un mot, son imagination faisant le reste. Elle secoua légèrement la tête puis soupira, un sourire s’ébauchant sur ses lèvres, reprenant un peu de contenance :

- Je suis contente de te voir aussi… Soul ? Oui, mais pas que. … détendu et souriant. Ce sont des bonnes nouvelles, donc, que tu soulignes cette nuit ?

Bonnes nouvelles qu’elle allait gâcher, c’est certain.
Enfin, peut-être pas.
Il ne pouvait rien faire, lui.



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ADMIN ۰ Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
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Jeu 13 Oct - 4:45 (#)


The Hand of fate
Il salue avec bienveillance la spontanéité de Dana Campbell. Qu’elle picole, ce soir, c’est sa tournée. Il a beau se sentir surpris de sa visite, il lui plaît de constater qu’une forme de franchise, de naturel, est restée entre eux deux. Comme s’ils s’étaient quittés la veille. Est-ce l’effet de l’alcool ? Il ne le sait pas. Pourtant, cela lui semble on ne peut plus évident qu’elle se mette à l’aise, qu’elle entre et le rejoigne dans le salon, qu’elle boive au goulot là où il vient encore quelques minutes plus tôt de poser ses lèvres. Cela fait sans doute partie du rêve. Ce serait logique, qu’il se réveille là. Oui. L’alarme de son portable va sonner. Il sera huit heures du matin, et il n’aura plus qu’à se préparer à l’accomplissement d’un shift interminable. En attendant, il va profiter de cette accalmie, de ce coma agréable, jusqu’à la dernière seconde. Il ne manquait plus que Dana. Rien de tel qu’un virage pornographique afin de parachever la perfection d’un fantasme complet. Il divague totalement se dit-il, la tête légèrement embrumée par l’alcool. Ce n’est pourtant pas la vision d’un bout de ventre et d’une bouche pulpeuse et humide qui aurait de quoi le mettre dans un état pareil, si ? Il a passé l’âge. Quoique. Il l’entend s’extasier sur son appartement, sur la vue… Il n’a pas le réflexe de répondre tout de suite, trop occupé à la regarder, à la détailler de la tête aux pieds. Sa présence entre ces murs est surréaliste, et pourtant, elle est bien là. Il finit par remarquer qu’elle le fixe à son tour, et il constate avec plaisir que nulle tension désagréable ne s’est enroulée autour de ce lien visuel qu’ils ont établi l’un comme l’autre, accrochés à ce face à face qu’ils semblent avoir du mal à assumer comme tangible. Il se racle légèrement la gorge, ses mains se perchant légèrement sur sa hanche pour l’une, derrière sa nuque pour l’autre.

« Bah… Non, non, j’attendais personne, tu ne me déranges pas. Par contre, oui, je fête bien quelque chose. » Et il y avait combien de chances, pour que Dana débarque pile ce soir-là ? Ian Calloway n’est pas sûr de croire au destin, et autres fadaises. En revanche, son expérience de la vie lui a suffisamment appris pour qu’il ait intégré depuis longtemps la notion de karma, de croisées des chemins, de carrefours aux retrouvailles rarement aléatoires. Cela peut-être pour le meilleur comme pour le pire. Il compte bien miser sur le meilleur. Pas question de sombrer dans un énième moment pessimiste. « Je m’en vais. Je repars à Boston, quelque temps. Si tout va bien, dans moins d’un an je serai définitivement parti de Shreveport. Je ne retournerai pas à Baltimore, mais je pense m'installer à D.C. Les choses vont pouvoir rentrer à peu près dans l’ordre. » Il omet de songer à Jake Hamilton. Aux images capturées par une caméra oubliée, par un circuit encore en route, par le bornage d’un portable, par la plaque d’immatriculation photographiée de sa voiture, etc… Tout ce qui pourrait l’inciter à croire que quelqu’un d’autre que le sénateur est parvenu à amasser quelques billes contre lui, attendant de les utiliser au moment le plus opportun. Non. Il doit s’accrocher au filin de cette chance qui lui a tant manqué dernièrement. Pour Nova et pour le reste de sa famille, il refuse d’envisager une fin qui ne soit pas celle que tous méritent. « J’en peux plus de la Louisiane. Je hais cette ville. J’ai l’impression d’avoir passé presque trois ans à macérer dans l’humidité, la sueur et tout ce qui s’ensuit. Je ne suis définitivement pas fait pour le Sud. » Un sourire presque contrit. Ce séjour forcé l’aura au moins définitivement conforté dans l’idée qu’il vient de la frontière Nord, et que l’autre hémisphère ne sera jamais son territoire de prédilection. « Nova est absente. Elle fait la fête, dehors. Tu ne gênes personne, tu vois. »

Il sort de son immobilisme. Il a conscience du décalage impressionnant qu’il doit présenter, face à la jeune femme dont les souvenirs devaient plutôt la ramener à ses mines sévères, sombres, alarmistes. Il se connaît par cœur. Il sait comment il est, dans ces moments-là. Il s’approche de la baie vitrée, consentant à souffler : « C’est la seule chose qui m’a consolé, quand on s’est installés ici en catastrophe. La vue est superbe, oui. On voit toute une partie de Western Hill. C’est vivant, mais plus calme que le Downtown. Je pensais que Nova aurait davantage à cœur de fréquenter l’université, de se replonger dans ses études, de sortir et de rencontrer des jeunes de son âge. Il faut dire que le Artspace a bien aidé, de ce que j’ai compris. » Ses prunelles coulent dans la direction de son ancienne amante, la dotant d’un regard où brille une reconnaissance perceptible. Il ne pourra jamais oublier leur première rencontre. « Mais je savais que ça ne serait pas éternel. Ce n’était qu’une parenthèse, et je suis content qu’elle se referme bientôt. On va pouvoir retrouver tout le monde, retrouver nos repères. J’ai entamé les pourparlers pour reprendre le travail, là-haut. Ce sera toujours mieux qu’ici. Je ne peux plus me saquer le Shreveport Hospital… » Il se frotte le front lentement, tout en fixant l’obscurité par-delà la fenêtre au double vitrage, avant de pivoter pour appuyer son épaule contre la surface lisse, transparente et fraîche. « Ça fait longtemps, hein… ? » Il lui sourit, mais capitule et baisse légèrement les yeux. Elle n’a pas l’air d’être fâchée contre lui, de se tenir prête à lui balancer le discours de la gamine frustrée de ne plus jamais avoir reçu de ses nouvelles. Elle n’a pas l’air particulièrement triste non plus. Il s’autorise la contemplation en filigrane de l’amour passé entre eux. C’était si bizarre. Le sexe, pratiqué juste après avoir reçu de bonnes décharges d’adrénaline ; le meilleur, à ses yeux. Très vite, elle avait réussi à lui éviter de se sentir gêné ou coupable de quoi que ce soit, et cependant jamais il n’avait voulu se mettre la tête dans le sable, notamment en envisageant systématiquement l’hypothèse d’avoir pris l’ascendant sur elle.

Quand il la mire de nouveau, c’est pour s’attarder sur l’eau claire de ses orbes, et la façon dont elle tient la bouteille. Dana et sa façon de bouger, de se tenir, l’ont toujours intéressé. Elle dégage quelque chose. Un mélange de langueur, de candeur et d’intelligence dissimulée dans le moindre de ses gestes. Une décidément très jolie fille. Il soupire avant de se laisser emporter davantage. Un fond d'angoisse trop familier est déjà revenu lui ronger l'estomac. Ils ne pourront pas s'amuser à tourner autour du pot éternellement. « Dis-moi que tu viens me donner une bonne nouvelle de plus. »

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Electro-aimant à CESS
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Socialement inapte
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Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Irq 0 Systeme Clock - MASTER BOOT RECORD
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Jeu 27 Oct - 22:34 (#)


Le regard qu’il pose sur elle n’avait rien d’innocent ou de chaste. C’était probablement l’alcool. Oui. L’alcool qu’elle buvait à son tour. Elle allait préférer ne pas souligner qu’il la dévorait du regard de bas en haut, s’attardant sur certains détails de son anatomie. Elle pouvait le voir du reflet de la baie vitrée, du coin de l’œil, dans ce silence physionomiste sur sa personne. Il n’avait pas oublié. Enfin, elle serait vexée qu’il ait simplement écarté dans sa mémoire leur rapprochement plus qu’agréable il y a de cela trop longtemps… mais l’aurait excusé pour cette même raison. Certainement qu’elle n’avait pas été la dernière. Un type, dont tout son être gueulait «testostérone» ne pouvait certainement pas ce contenter d’une seule nymphette de passage sous l’assaut de l’adrénaline et cet instinct de survie qui les accompagnaient à ce moment-là. Il devait avoir des pointes d’exaltation sous le risque chaque semaine. C’était un docteur ET un chasseur. Il devait carburer à l’adrénaline et à entretenir sa musculature pour qu’elle le serve bien en toutes situations. Autant qu’en combat rapproché qu’au lit.

Calme-toi Dana.

Puis il lui annonça qu’il allait enfin quitter Shreveport.

- En voilà une bonne nouvelle ! ponctue-t-elle en soulevant la bouteille de vin blanc pour en prendre une longue rasade. Elle n’avait pas le droit d’être triste à cette annonce. Aucun droit de ressentir autre chose que de la joie. C’était inévitable. Elle le savait. Puis, ce n’est pas comme si elle pouvait se convaincre qu’elle était assez importante pour qu’il reste dans les parages. Deux ans sans nouvelles, la geekette avait compris le message. Sans amertume… ou peut-être un peu, elle s’accrocha au fait que c’était un chouette coup du destin qu’elle soit présente ici, ce soir, pour le voir célébrer.

Peut-être même la dernière fois qu’ils allaient se croiser, qui sait.

La blondinette ne peut s’empêcher un sourire en coin sur les qualités de sa ville natale qui rebutait le docteur. Et Nova était absente. Hum. Non. Non. Son sourire n’avait rien à voir avec ce détail. Promis.

Parlant de celle-ci, Dana dirigea son regard vers lui quand il parla de l’ArtSpace. Pas besoin de lui faire un dessin. Le cybercafé avait été le temple de Nova pour se réfugier et s’adapter à cette vie en Louisiane. Elle s’était rapprochée de Dana, mais de plein d’autres personnes de son âge. Des jeunes passionnés et intelligents. La communauté geek était peut-être étrange, mais avait ses bons côtés. Ceux qui fréquentaient assidument l’ArtSpace développaient un sentiment d’appartenance et de groupe qui aidait plusieurs d’entre eux plus introvertis ou seuls dans leur quotidien. Dana adorait ce qu’elle était arrivée à faire avec cet endroit et que la nièce de Ian puisse en profiter et en retirer du bon était nettement parfait.

- Tu vas te rapprocher de ta famille et pouvoir reconstruire des bases solides près d’eux. C’est tout ce que tu souhaitais. Je suis heureuse pour toi que ce volet de ta vie se termine aussi. Et c’était sincère.

Elle était native du coin. Complètement immunisée à la température, l’humidité, les bayous et les merdes qui tombaient sur l’un des plus populaires sanctuaires de CESS des États-Unis. Avec assez d’argent pour s’enfuir quand elle en avait marre, profiter de la vue d’autres couchers de soleil, d’eaux turquoise et de brises fraiches sur sa peau. Assez de tune pour disparaitre. Plus qu’une fois.

Pourtant, elle restait là, attendant une bonne raison de le faire. Une impression qu’un jour, ça serait trop tard planait quelque part au fond de son cerveau. Peut-être que le nord n’était pas si mal. Après tout, sans famille, sans attache, lui suffisait un ordinateur pour survivre et ça, c’était assez facile à remplir comme condition. Un jour, Dana allait disparaitre durant des mois de Shreveport, personne ne s’en rendrait compte. Elle sous-louerait son appartement, laissant la gestion du cybercafé à son staff tout aussi qualifié qu’elle puis pouf. Sans un au revoir. Partir.

Décidément, quelque chose l’empêchait de passer à l’action.
Mais quoi ?

Ses réflexions s’arrêtent quand il se retourne pour avouer que «Ça fait longtemps.». Elle eut un bref rire bas, mais amusé. Quel euphémisme ! Sa tresse glissa derrière son dos, laissant sur son passage une tache mouillée de la pluie du bout de ses cheveux sur son t-shirt blanc trop court. Elle se retourne à son tour, épaule contre la vitre, puis soutient les pupilles après qu’elles remontent conforter les siennes :

- On peut dire ça, oui.

Tant de choses s’étaient déroulées entre temps. Trop de chose à rattraper. Autant les laisser filer dans le passé. Dana savait que ça allait être ainsi. Ils allaient revenir à Shreveport le cœur plus léger, la tête pleines d’idées libidineuses et il la déposerait devant le building miteux de son appartement, un dernier baisé volé, pour ne jamais réentendre sa voix. Décidément, oui, on pouvait oublier Dana Campbell. Il n’aura pas réussi à lui faire croire le contraire.

Il ne serait pas le premier ni le dernier à le faire.

Elle avait dégagé un bras pour lui toucher la main, mais le soupir et la question suivante la fit grimacer comme une gamine derrière ses grosses lunettes. Elle s’éloigna de la vitre, se retourna de la vue exquise de la ville (et de Ian,) et chercha un peu de courage dans le fond de la bouteille de vin.

- Une bonne nouvelle ? Elle hésita en replaçant une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille et souleva les épaules : Oui et non. Je ne serais pas venu te déranger si ce n’était pas important. J’ai besoin d’avoir accès à ton ordi et ton téléphone. Dana lèche sa lèvre inférieure, gardant le silence, scrutant les réactions du chasseur. Après notre aventure périlleuse, dit-elle avec le réflexe de passer une main sur son épaule, sur la cicatrice de cette balle qui l’avait transpercé, étoilant sa peau, J’ai pris quelques précautions supplémentaires. Pas bullet proof, mais assez pour m'avertir si quelque chose à ce sujet bougeait sur la toile.

Au goulot, elle vida la bouteille de vin et s’essuya la bouche du revers de la main. Décidée, un peu raide, elle la déposa sur la table de cuisine puis d’un bond, alla la rejoindre en déposant son fessier sur le meuble, tout près de l’ordinateur portable de son hôte.

- Puis rien à l’horizon pendant presque deux ans. Elle fit une pause et enchaîna avant qu’il lui demande quel était le problème: J’ai commencé à avoir de plus en plus de signaux que… qu’on essayait d’hacker le Waverly Fall Center. Dana lève les bras derrière sa nuque puis s’étire le dos, courbant son torse délicieusement pour faire passer la tension qu’elle ressentait, la fatigue et l’alcool aidant. Elle finit par déposer ses deux mains au-dessus son crâne : Je pense que, si ce n’est pas déjà fait, tu es ou tu sera la cible de ce pirate. Ouais bon, elle venait gâcher la fête sauf que… L’autre bonne nouvelle est que la meilleure hackeuse du coin est chez toi, à une heure complètement ridicule, à vider ton excellent vin et que si tu lui offre un autre verre, elle va s’organiser pour que ton ordi soit en sécurité, ainsi que ton téléphone. Le disque dur avec les informations sensibles est toujours en sécurité ?


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✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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"That's our cosa nostra."

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Sam 26 Nov - 1:43 (#)


The Hand of fate
Elle réagit comme il s’y attendait : avec fraîcheur et gentillesse. Même tout du long de leur épopée, même quand quelque chose avait menacé de tordre la personnalité de Dana pour essayer de la rendre mauvaise, rien n’avait su faire pencher la balance du mauvais côté. Dana, la quintessence d’une forme de bonté rare, qu’on ne trouvait plus aussi facilement de leurs jours. Le monde était devenu cynique, à son image à lui. Il ignorait si c’était lui qui s’y était adapté, ou si le monde avait pris la couleur de tous ceux qui avaient choisi la voie de l’égoïsme, d’une sorte d’individualisme régulier, puis constant. Elle, en face de lui, est le nouveau type d’anomalie. Plus les années passent, plus l’humanité s’enfonce, s’enfonce et s’ingénie à planter les griffes en profondeur dans l’écorce de cette terre brûlée qu’ils continuent de massacrer, tout en se scarifiant eux-mêmes. Ils s’égratignent mutuellement, ou bien tout seuls. Ils ne se respectent plus, ni les uns envers les autres, ni leur propre psyché. Ils sombrent. Peut-être que ce seront toutes les rescapées, les Dana Campbell de leur époque, qui finiront par survivre et tromper l’issue que tous croient prévisibles. Il se souvient, bien sûr, qu’elle est orpheline. Une case de plus à cocher. Une belle histoire. La petite fille seule, que personne ne voulait adopter, devenue reine d’un monde cyber, de plus en plus présent dans leur société. De l’or au bout des doigts, et un sourire discret dans le cœur. Elle ressemble à l’une de ces héroïnes de romans dont il n’a jamais lu une seule ligne, mais dont il a parcouru les quatrièmes de couverture, dans les quelques livres que Nova bouquinait parfois dans leur canapé. Bien sûr, elle salue son futur retour parmi les siens, et il se contente d’acquiescer une seule fois, lui témoignant sa reconnaissance avec sa sobriété habituelle.

Il a raison, cependant, de douter. À la manière dont il la piste, suivant son éloignement du regard, il devine que la note joyeuse de sa soirée s’apprête à subir une première dissonance. Très vite, il se redresse, campé sur ses jambes, toute marque de frivolité définitivement effacée de son visage redevenu sérieux. Même l’alcool ne lui permet pas de s’absoudre totalement de la réalité qu’elle dévoile peu à peu. Il ne bouge pas avant qu’elle ait exprimé clairement et jusqu’au bout la raison de sa venue. Il baisse les yeux, masquant la nausée de trouille qui remonte instantanément le prendre à la gorge. Ouais. C’était là que s’arrêtait le fantasme, avec le délire porno et tout ce qui allait avec. Il frotte son menton d’une main aussi pensive que nerveuse, bien que contrôlant son geste pour le rendre le moins révélateur possible.

« Oui. Le disque dur est là, avec moi. J’ai pensé le foutre dans un coffre à la banque, ou ailleurs, mais… j’ai vite compris que j’avais besoin de le savoir avec moi, à l’appartement. Je vais te le chercher… » Ian Calloway semble avoir vu un fantôme. Un de plus, lorsqu’il se détourne pour filer dans le couloir et déboucher ainsi dans la chambre. Il s’attaque à son coffre-fort sans perdre davantage de temps, cache parfaite qui dissimule une cache supplémentaire, laissant peu de place à autre chose qu’aux deux précieux disques durs. Il les extirpe de ses doigts précautionneux, comme s’il s’agissait de bâtons de dynamite. La gorge sèche, il observe cet assemblage de métal, de plastiques au contenu invisible, et dont dépendait le reste de son existence. Il n’est pas aveugle, ni stupide. S’il vit encore, c’est sûrement parce que quelqu’un le soupçonne d’en savoir beaucoup trop pour le bien de l’entreprise déchue. Et rien n’est plus facile aujourd’hui que de léguer un héritage électronique se déclenchant comme une bombe à retardement. La mort du messager n’est plus un obstacle à la vérité redoutée. Il sait qu’il peut remercier leur ère moderne, pour ce temps-mort dont il compte bien profiter.

Lorsqu’il retourne dans la pièce à vivre, il sait déjà qu’il ouvrira une bouteille de plus. Il lui tend sans mot dire les deux preuves fondamentales des expériences menées par le WFC, marmonnant : « Cette bande d’abrutis a probablement dû se rendre compte qu’ils n’avaient en effet pas suffisamment verrouillé la porte de leurs conneries derrière eux. Je ne suis qu’à peine étonné, en fin de compte. Après tout, ils avaient déjà été prévenus lors d’un conseil d’administration de la sécurité défaillante du site. Ils ont choisi de ne pas la considérer comme une priorité. Le reste de l’histoire, on le connaît. » Une part de lui est toujours prisonnière d’un certain déni. Il voit déjà s’éloigner l’issue qu’il affectionnait avant qu’elle ne débarque. Il ne perd pas espoir, même si, au fond… si les emmerdes s’accrochent à lui, pas question d’embarquer, de prendre un vol et de répandre le mal dans son sillage jusqu’au sein du cercle intime des Calloway. « D’ailleurs, en parlant d’histoire… J’t’ai sans doute pas assez remercié, pour ta discrétion. » Il lui abandonne le reste de la bouteille dont elle s’est emparée et, comme prévu, cible le réfrigérateur dont il extirpe une autre jumelle de vin blanc. Un coup de tire-bouchon plus tard, et l’alcool dégringole au fond d’un verre à pied élégant et racé. Il cueille le ballon comme parfaitement moulé à sa paume, et engloutit deux franches gorgées. « Tu aurais pu vouloir poser plus de questions. Tu ne m’as jamais demandé ce qui se trouvait dans ces putains de disques durs. Tu ne m’as jamais demandé pourquoi tu t’es pris une balle juste parce que j’ai voulu récupérer quelques affaires sans importance en plus. » Tu ne m’as jamais craché à la gueule de ne jamais avoir repris contact, avec toi. Il déambule, retourne côté salon, haussant un sourcil à l’intention de son ancienne amante qu’il contourne, après avoir asséné d’une voix presque sèche : « Tu ne t’es jamais dit que je pourrais recommencer, voire faire pire, si je récupérais ces données ? J’aurais pu te manipuler. Te dire n’importe quoi. Et toi… tu n’as pas hésité un seul instant. Pourquoi ? »

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Mer 1 Fév - 22:54 (#)


Humf. Elle avait espéré que les bonnes nouvelles qu’elle ajoutait à celles qui étaient moins excellentes allaient légèrement adoucir la morsure du sel sur des plaies qui pouvaient être encore ouvertes. Décidément, à son changement d’attitude, que la solution la plus sécuritaire en ville soit dans son appartement pour s’assurer que rien ne lui arrive n’était pas suffisant. Dana l’observe quitter la pièce principale comme si elle lui avait annoncé qu’elle était une vampire. Comme quoi elle n’avait fait qu’ajouter une autre pincée d’or blanc sur une blessure du passé. Bouche ouverte, elle voulait lui dire qu’elle lui faisait confiance avec les disques durs, pas besoin de les voir… mais elle le laissa filer avec une grimace d’embarras et des mots non dits sur ses lèvres charnues.

D’un bond, elle redescend de la table et tend une main fine pour accepter les deux seuls témoins de leurs aventures au centre du WFC. La geekette ne peut s’empêcher de les observer un instant et de s’assurer qu’ils étaient toujours intacts. 


- Bande d’abrutis ? C’est une manière polie d’en faire la description. Dit-elle en glissant ses lunettes sur le bout de son nez pour inspecter de très près l’entrée du branchement USB-C 3,2 Gen 2x2. Ils avaient peut-être une apparence inoffensive, mais Dana avait choisi des SSD portables de haute qualité. Ultra solide et imperméable, on pourrait probablement les avaler et tout irait bien. Du moins, pour les disques durs. Les deux précautionneusement gardés dans sa paume, la geekette attrapa l’ordinateur portable du docteur et l’amena au salon.

Toujours pieds nus, le vin blanc adoucissant l’étrange supplice de se retrouver dans la même pièce que Ian Calloway après tout ce temps, le cerveau de Dana se concentra sur la raison de sa présence en ces lieux. Elle attrape sous son bras le portable du docteur et se dirige vers le confortable canapé qui donnait vue sur la ville de Shreveport aux petites heures du matin. Assise en tailleur, elle range les disques durs entre ses cuisses puis utilise ses genoux aux jeans troués comme la plus commode des tables. Succession de combinaison de touche, l’écran est soudainement noir, laissant défiler des caractères incompréhensibles. Seule la nerd aux grandes lunettes avec sa tresse semblait déchiffrer avec une aisance durement acquise, les secrets de cet ordinateur.

Même si son regard est penché sur l’écran, elle écoute d’une oreille attentive. Multitask, elle pianote la plus merveilleuse des mélodies qu’elle connaisse, qui fait plier l’informatique à son bon vouloir, posé comme une offrande devant elle. Derrière, il pourra remarquer un simple haussement d’épaules. Ça allait de soi. Enfin. Non, mais oui. Elle lui devait la même discrétion dont il ferait preuve à son égard. C’était un homme de peu de mots, mais qui pouvait respecter un pacte. Du moins, un genre de pacte. Il lui avait bien fait comprendre qu’elle n’était pas grand-chose, au finale, pour lui. Elle l’aura aidé comme elle le pouvait, dans un moment où il avait le plus besoin d’aide. Sortir vivante de cette mission était la seule chose qui lui importait et il y était arrivé. Il n’avait pas à la remercier pour cela.

C’était les réflexes d’une double vie.

Elle le laisse débiter son incompréhension tout en scannant les paramètres et le data de l'ordinateur, s’assurer que l’autre pirate n’avait laissé aucune trace sur son passage. Si passage il avait déjà fait. Dana tapait des lignes de codes et des commandes précises quand soudain elle s’arrête. Puis pousse un soupir.

Ses lunettes toujours sur le bout de son nez, elle retourne la tête légèrement vers lui, le voyant à peine dans l’angle de son regard, qu’elle laisse planer sur la texture agréable du meuble sous ses fesses.

- Je me doute bien de ce qui se trouve sur ses disques durs, après ce que j’ai vu et ce que tu m’as raconté.

Des résultats d’expériences plus que douteuses.
Des observations durement notées
Des doses de médicaments listés.
Des noms et des dossiers de gens qui devaient être maintenant sur des listes de disparus.
Des connaissances dangereuses.
Des sciences répugnantes.
Des saletés.

Fait par lui, complice de ses collègues.

Collègues sauvagement assassinés dont les murs badigeonnés de leur sang du Waverly Fall Center avaient hanté plusieurs fois la téméraire geekette.

- C’est vrai que tu aurais pu me manipuler. Ça aurait été facile. Je me serais probablement laissé faire. Tu sais de quoi j’avais le plus besoin, ce à quoi j’aurais dit oui, toute de suite… Elle esquisse un charmant et léger sourire, accompagné d’un bruit amusé, mais bref. Elle pourrait lui dire oui, toute de suite, encore maintenant. Elle relève son regard vers lui et ajoute : Tu as tendance… Elle arrête. Ce n’était pas une tendance. Trois à quatre jours en sa compagnie ne lui donnent absolument pas le temps de comptabiliser ce genre de chose et d’en sortir des statistiques pour qualifier de «tendance» cette manière qu’il avait de la sous-estimer… Tu me places comme une pauvre chose sans défense dans tes scénarios sadiques.

Son attention retourne vers l’ordinateur et elle tape encore, rapidement, mais continue à expliquer :

- Je n’ai pas hésité parce que, c’était une transaction professionnelle, que tu as rempli ta part du contrat, j’ai rempli la mienne. Tu n’es pas un grand bavard. Ton silence tactique protège ton intimité. Tu t’en tiens au nécessaire, à l’essentiel et au pratico-pratique. Je respecte cela. C’était déjà assez lourd et difficile comme mission, pour toi, c’était mal placé de me fondre en questionnements indiscrets. Je t’ai juste fait confiance parce que c’est ce que tu m’as demandé de faire. Elle pousse un soupir. Mais, si par pur hasard, la loyauté de tes engagements ne fait peut-être pas partie de tes valeurs intrinsèques, sache que je peux très bien te pourrir la vie et faire de ton existence un enfer.

Puis elle termine cette phrase sur un air joyeux, avec un sourire taquin qui illumine la jeunesse de ses traits et un clin d’œil tout ce qui a de plus féminin.

Ses ressources étaient différentes de celle du chasseur. Quoiqu’en deux ans, elle s’était assurée de ne plus être une couille en maniement des armes à feu. Elle n’allait toujours pas au gym et n’avait aucun cardio, mais elle pouvait se défendre de différente manière.

Elle baisse son regard sur l’écran devant elle, sa voix retrouve le timbre posé de la concentration quand elle ajoute :

- Je ne suis rien pour la plupart des gens, Ian. Ce que je penserais de toi si tu recommençais ce que tu n’as pas terminé au WFC est nettement le moindre de tes soucis. Ce n’est pas ça qui t’arrêterait d’utiliser les données que tu as récupérées. C’est à toi. Tu en fais ce que tu veux. J’ai fait ce que je devais faire.

Les fins sourcils de Dana se froncent sur un charmant visage absorbé par ce qui se déroulait sur l'ordi.:

- Vois ce service après vente comme un petit extra. Parce que manifestement le feedback après achat importait peu au chasseur.

Une pause d’une milliseconde qu’elle le questionne subitement : Par pur hasard, depuis les 2 dernières années, personnes ne t’as parlé du WFC ? Juste effleurer le sujet ? Ou un texto un peu chelou ? Une communication télépathique ? Ça m’aiderait à deviner quel type de pirate essaie de s’en prendre à ce gros buffet à merde…


Half Life
So if this is the last night,
and you're feelin' hollow.
I'll give you my half life,
so you'll see tomorrow.
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ADMIN ۰ Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
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Lun 6 Mar - 5:07 (#)


The Hand of fate
Il lui accorde une totale liberté de mouvement, sans la surveiller tout particulièrement. Dana Campbell ignore sûrement que ce privilège n’est accordé qu’à de rares élus. La paranoïa a fait son chemin, depuis 2018, dans l’esprit du toubib. Aménageant ses espaces de vie en véritables sanctuaires, une sonnette qui retentit ou des coups donnés à la porte sont devenus sa hantise. Sauf tout à l’heure. Il n’y a même pas pensé, lorsqu’on a frappé chez lui, à une heure pareille. Il frémit en se rendant compte de son imprudence. Et tandis que ses paupières se ferment subitement à la beauté de Shreveport endormie, c’est le visage de Mathias qui se contente de planer, son teint blafard pareil aux rayons d’une lune mauvaise, tranchant avec la nuit. Quel imbécile. Et c’est lui qui ose traiter les anciens membres du conseil d’administration du Waverly Falls center d’abrutis. On aura tout vu. Il pourrait maudire le vin, ses amis, la bonne nouvelle qui l’avaient rendu à des réflexes presque humains, et non plus robotiques de chasseur paré à toutes les éventualités. Rien ne suffirait à lui faire passer la colère qu’il contient entre ses dents serrées les unes contre les autres. Il fera sans doute encore un peu de bruxisme, cette nuit. C’est l’un des nombreux side-effects qu’une vie de chasse et de médecine provoque parfois, sur un sujet bipède. Soudain, il aimerait que Nova soit rentrée. Son visage rond, auréolé de mèches bouclées souvent laissées libres, lui manque. Il ne peut pas la garder enfermée dans l’appartement. Elle passe déjà bien trop de temps à l’intérieur pour sa propre santé mentale. Et cependant, il regrette subitement de lui avoir donné sa bénédiction pour cette soirée entre amies. Les minutes vont devenir sans fin, dès lors.
Curieusement, le tapotement des touches de Dana sur son ordinateur, qu’il lui a confié avec le même détachement, l’apaise. Il n’en est pas très étonné, tout compte fait. Un clavier d’ordinateur, c’est la civilisation qui continue. Devenu banal, le chant des touches que l’on assassine ou caresse de la pulpe de doigts humains se confond aisément avec celui des piafs à l’aube, de la machinerie des hôpitaux, des conversations entre soignants et patients. Si Dana Campbell tape sur le clavier, alors c’est que rien n’est encore perdu. C’est de la voir le visage levé vers lui, impuissante et désemparée, qui aurait de quoi le rendre plus soucieux.

- Je me doute bien de ce qui se trouve sur ses disques durs, après ce que j’ai vu et ce que tu m’as raconté.

Il porte le verre de vin à ses lèvres de nouveau. Il a besoin de s’étourdir. Il a besoin d’entendre autre chose que sa culpabilité qui cogne aux barreaux de la cage qu’il ne veut pas voir devenir plus malléable. Il arrête ses lentes déambulations pour lui tourner le dos. Bien sûr, qu’elle se doute. Mais c’est qu’il n’a plus l’habitude. La modernité et son besoin intarissable d’anecdotes, de racontars, lui fait parfois oublier la perspicacité des petites mains de l’ombre, de ceux qui voient tout, mais qui ne disent jamais rien. Cela aussi, il l’avait oublié : la nature même de Dana. Celle qui avait rendu sa compagnie si agréable. Celle qui l’avait poussé à rester dormir à ses côtés, plutôt que de cultiver une solitude dont il ne voulait pas.
En revanche, certaines insinuations l’interrogent. Il pivote pour lui jeter un coup d’œil incertain, par-dessus son épaule. L’hésitation qu’elle ponctue le convainc totalement de se retourner et de s’appuyer à la baie vitrée pour lui faire face. Elle le laisse sans voix, sans désir de l’interrompre pendant qu’elle débite des paroles auxquelles il ne s’attendait pas. Elle dépeint un portrait de lui qui n’est pas sûr de lui plaire, sans même pouvoir reconnaître au fond de lui ce qu’il aurait voulu entendre de sa bouche. Dana appuie sur une quantité de points sensibles. Et, malgré sa volonté radicale de mettre de côté certains détails les concernant tous les deux, elle ignore que leur différence d’âge a toujours été l’une des composantes essentielles parmi ces points sensibles. Quant à la menace qu’elle laisse planer entre eux deux, il n’y réagit pas. Son contenu a bien moins d’effet sur lui que le ton décalé, oxymorique, qu’elle a employé sans ciller.

Le curseur moral de cette jeune femme lui échappe complètement.
Et il est encore moins de certain de savoir si cela la rend moins désirable à ses yeux.  

« Je n’arrive pas bien à comprendre comment tu fonctionnes, mais je suppose que ça n’a aucune importance. » Il descend ce qu’il restait de son verre, et décide de ne plus s’embarrasser, comme elle. La bouteille, il va continuer de se la descendre au goulot. Il se rapproche et s’installe à quelques centimètres de Dana, sans vraiment chercher à décrypter le charabia numérique qui s’étale en des lignes de code totalement nébuleuses. Il a besoin de puiser un peu de courage avant de verbaliser ce qui est longtemps resté un échange cauchemardesque, dans son souvenir.

« Quelqu’un m’en a parlé. Une fois. Quelqu’un qui a essayé de creuser le terrain, sans savoir autant que je le redoutais où est-ce qu’il mettait les pieds. Mais c’était déjà trop. C’était déjà beaucoup trop. » Cette silhouette immense et inquiétante, l’acier dans des yeux plus glacés encore que ceux de son frère aîné – prouesse à elle seule. Ce costard sans un pli, ce bureau dénué d’âme. Cette nuit-là aussi, la pluie était tombée. « Hamilton. Le sénateur Jake Hamilton. » Que Dana soit passionnée de politique ou non, il refuse de croire que ce nom ne lui évoque rien. Impossible, compte tenu de l’actualité brûlante des dernières années. Sans la fixer, il poursuit. Il ne prétendra pas avoir du mal à se souvenir de la date de cette convocation absurde. « C’était le 17 juillet 2020. J’ai compris tout de suite que ce n’était pas un hasard. » Un souffle. Un hommage. Le jour où sa vie s’est arrêtée. « Le 17 juillet 2018. C’est ce soir-là que la sécurité a lâché. Il a dû trouver amusant de me convoquer dans son bureau deux ans plus tard, jour pour jour. » Il frémit encore de la malveillance induite par ce calcul vicieux. Malgré les belles explications du magnat, rien ne pourrait jamais panser la blessure, le clin d’œil immonde. Il passe une main dans ses cheveux, avant de s’en retourner biberonner sa fichue bouteille de vin blanc. « Pendant un moment, j’ai cru que j’étais fini. J’ai cru que j’allais crever là. Qu’un type… qu’un type aux allures de gorilles allait débarquer, sortir d’un placard et me coller un bastos dans la tête. Et pour autant, dès le lendemain sept heures, mon corps aurait déjà fini de cramer quelque part, et on n’aurait plus pu trouver une goutte de sang sur les meubles. Tu vois le genre. » L’odeur du goudron puis de l’herbe mouillés, après cette entrevue, lui avaient alors éclaté si puissamment aux narines qu’il s’était senti empreint d’une forme de révélation que seuls ceux ayant frôlé la fin connaissent. Cette sensation, il avait plusieurs fois eu l’occasion de l’éprouver, dans toute son existence. Et pourtant, il lui semble que jamais ne s’émousse l’acier tranchant de ces épiphanies. Au contraire.

« Il ne s’est rien passé de tel, comme tu le vois. Il avait l’air de vouloir débroussailler totalement le sujet. Comme si l’information lui était tombée dessus sans qu’il ne puisse en faire franchement quelque chose. Ce genre d’hommes… Je crois que s’il avait réellement pu accéder à toutes les données qu’on a récupéré, il aurait déjà réussi à le faire. Tu vois ce que je veux dire ? » Cette fois, le marine de ses orbes retrouve la clarté pure et arctique dissimulée derrière des verres épais et zébrés de reflets violets. « Il voulait le contenu de nos recherches. Je me suis totalement dédouané, défait de toute responsabilité sur ce point. Je lui ai dit que non seulement elles avaient brûlé, mais qu’en vertu de ma fonction de médecin généraliste, j’étais surtout chargé de veiller à ce que les… expérimentations et autres protocoles infligés aux « patients » n’entrent pas en conflit avec leurs fonctions vitales. Je me suis bien gardé de lui dire qu’en réalité, j’étais au fait de quasiment chaque avancée, chaque tentative, de par mes liens avec… » Il bute. Pourquoi ? Ils n’en sont plus là, après tout, tous les deux. « … avec Carl. » Il sourit, pourtant. Malgré la tristesse, malgré la mélancolie qui ne s’en va jamais tout à fait. Il sourit car il se rappelle, soudain. Dana, persuadée de voir s’envoler ses fantasmes de première fois avec un salopard trop vieux pour elle et "pédé", de surcroît. « Je crois l’avoir vraiment convaincu, tu sais ? Au moins pour un temps. Je lui ai fait comprendre que tout était perdu. Et que j’étais de toute manière incapable de pouvoir l’aider en quoi que ce soit sur le sujet. Ses intérêts économiques vont de pair avec sa curiosité naturelle, je le pense sincère là-dessus. » Une gorgée d’alcool supplémentaire. « Je tue des CESS. Des vampires, principalement. Mais comme j’ai essayé de le lui expliquer, ce que ma famille et moi nous faisons, comme tant d’autres clans de chasseurs avant et après nous, c’est de réguler. C’est notre seul crédo. Tuer les monstres. Tuer ceux qui font de la vie des hommes un enfer. Le reste, ça ne nous concerne pas. Parce qu’ils sont trop nombreux. Parce que la loi s’en est mêlée, maintenant. Et puis parce que… parce que si Dieu avait voulu éradiquer toutes ces créatures, il l’aurait fait lui-même. » Il ne redoute pas une moquerie de sa part. Il assume sa foi en le Tout-Puissant sans réserve, et pourtant sans jamais avoir dissimulé auprès de qui voulait bien le questionner, les rares mais terribles moments de doute qui ont fini par l’habiter un jour ou l’autre. « Je ne lui ai pas menti sur une chose : je ne possède aucune compétence en laboratoire qui me permettrait de poursuivre des recherches médicamenteuses avec l’usage de psychotropes, coup de scalpel ou je ne sais quelle autre barbarie. La seule vérité que je poursuis est ailleurs, et… je ne suis pas sûr que la science puisse réellement me venir en aide. »

Il se tait enfin, laissant à Dana le temps de digérer une réponse qui, peut-être, lui permettra de résoudre plus facilement la faille informatique qui s’est ouverte pour le pire. « Tu crois que c’est lui ? Il aurait essayé de passer par une autre voie ? » Le doute est bien présent. Jake Hamilton est tout à fait capable d’insister en passant par la fenêtre plutôt que par la porte. Toutefois, il reste persuadé que ce dernier aurait utilisé d’autres techniques avant une tentative aussi longue, sur la durée. Il abandonne la bouteille près de l’ordinateur et de la jeune femme, l’invitant tacitement à se servir directement au goulot. Il a faim. Il crève de faim même, comme si s’être confié à elle réussissait à alléger son estomac, au point de réveiller sa fringale. Il se lave les mains nerveusement, allume la plaque, sort du poulet mariné qu’il balance dans une poêle pas encore assez chaude ; tant pis.

« Tu as parlé de la « loyauté de mes engagements », tout à l’heure ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce qui vaudrait, concrètement, que tu fasses de ma vie un enfer ? » Il a besoin de le savoir. Il a besoin de parvenir à cerner un peu mieux ce fameux curseur moral qui lui échappe. Le four émet un « bip ! » caractéristique d’une cuisson lancée à plein régime. Des potatoes surgelés, le meilleur accompagnement qui soit, au vu des circonstances. « Je ne crois pas que tu sois rien, Dana. » Depuis la cuisine, la spatule tournant et retournant la viande en train de griller, il fait gratter l’ustensile de plastique contre le fond de la poêle, dans un tic inutile et conscient. Il lui reste quelque chose à évoquer. Une dernière chose. Après, il pourra se taire, manger, et écouter le bilan que lui propose son ancienne amante. « Je ne crois pas non plus que tu sois une pauvre chose sans défense. On a tous nos faiblesses, c’est aussi simple que ça. Et tu t’es… tu t'es très bien débrouillée, là-bas. »  

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
Dana Campbell
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Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
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Craquer des codes.
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Être étrange.
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Jeu 6 Avr - 20:56 (#)


Ce n’est effectivement pas important. Cette neutralité modulable ne faisait pas beaucoup de sens pour le commun. Elle ne lui demandait pas de comprendre non plus; il était mû par une religion qui la laissait plutôt amère et des réflexes imprégnés par des valeurs profondément ancrés dans son ADN. D’une famille unie de chasseurs, tueur la nuit - docteur le jour (ou vice versa, selon l’horaire), Ian Calloway était une créature unique dont les vertus durement acquises transpiraient de ses pores. Même cette déprime qui lui collait à la peau n’arrivait pas à complètement effacer la mécanique de ses instincts. De ce qu’elle avait interrompu plus tôt, elle avait compris qu’il allait retrouver ce qui était vraiment important pour lui. Elle avait aperçu quelques secondes ce type qui savait s’amuser, décontracté, volage, détendu et soulagé. Celui qui avait du succès dans ses deux activités professionnelles. Celui dont la famille le supportait, le protégeait… l’aimait. 

Dana était un amalgame abîmé, rapiécé et scotché avec de la colle ultra forte. Il y avait des craques, des imperfections, des détails qui ne s’alignaient pas parfaitement, mais il y avait aussi du beau et de l’inattendu dans cet assemblage courageux et approximatif.

C’était durable et fort tout en étant incomplet et négligé. 

Pas besoin de la comprendre pour apprécier l’œuvre. 

Pourtant, un jour, il allait lui en vouloir et la détester pour cette liberté de penser et d’agir. Cette différence entre eux viendra appuyer là où ça fait mal. 

… mais pas autant que cette chaleur envahissante et incontrôlable que la geekette ressent quand il vient s’installer à quelques centimètres d’elle sur le canapé. Sensation qui lui fait perdre le fil de ses pensées, déconcentrée un instant par son odeur. L’alcool aidait. Non. Ça n’aidait absolument pas. C’était un mensonge de penser que l’alcool adoucissait ce qui restait de cette connexion entre eux deux. L’excellent vin blanc ne diminuait aucunement ses talents informatiques, mais limitait ses intentions à rester… convenable. Son imagination maintenant imbibée légèrement avait toute la place pour laisser planer des souvenirs, des soupirs… 

Hummm ? Oui, son cerveau s’était arrêté de fonctionner quelques secondes en observant l’ouverture de sa chemise sur son torse, mais elle refait rapidement surface en fronçant ses minces sourcils. Qui ? demande-t-elle, la curiosité l’emportant sur la distraction. Son regard bleu des mers du nord le fixe avec intensité un instant, sondant la vérité sur son visage jusqu’à ce qu’elle retourne son attention sur son écran. 

Le sénateur Hamilton. 

Quelque part au fond d’elle-même, Dana s’ébouriffa les plumes de contrariété. Utiliser son art pour des membres de la haute, en toute discrétion, égalait les plus gros chiffres de son salaire clandestin. Plus riches. Plus scandaleux. Plus désespérés. Le genre de poisson qui entrait en contact avec elle par d’autres contacts du même acabit. Du bouche-à-oreille ignominieux qui remplissait ses coffres qui débordaient déjà de leurs infamies. 

Pourquoi le sénateur n’avait pas quémandé ses services ? Qui a-t-il employé pour rechercher sur le WFC ? Il n’y avait pas beaucoup de personnalités pirates assez élevées pour ratisser la sphère politique des États-Unis. En Louisiane, elle en comptait que 3. Seulement deux autres s’élevaient à un niveau près du sien pour arriver à des résultats scandaleusement efficaces et sans failles. Ce genre de niveau de qualité se payait grassement et venait avec des garanties tout aussi immorales. 

Parfait pour son curseur moral incompréhensible. 

Dans tous les cas, c’était rassurant. 
Elle savait se protéger contre les deux autres. 
Elle pouvait aussi protéger l’ordi de Ian contre eux. 

Dana surveille son écran et les réactions de la machine sous ses ordres en écoutant d’une oreille toujours attentive à ce que le chasseur racontait. Dans sa tête, les dates s’enregistrent, concordent et s’alignent. Par contre, elle ne peut pas éviter d’éprouver la crainte et l’angoisse du docteur face à ses réminiscences d’il y a 9 mois. Elle retrousse le nez et remonte ses lunettes à l’évocation du genre d'homme qu’était Jack Hamilton puis retourne ses prunelles vers Ian. 

Que le nom de son ancien amant et ami soit encore aussi difficile à dire lui laissa un goût âpre en bouche. Comme quoi même le vin blanc directement ingéré par le goulot ne pouvait même pas adoucir la blessure que cet homme avait imposé au chasseur. 

Va chier, Carl. 

Mais elle arrive aussi à répondre à son sourire. De compréhension ? De soutien émotif ? Du souvenir agréable de la libido de Calloway qui n’était pas décédé avec Carl ?

Puis elle aime entendre parler Ian. Même si c’est un discours plus ou moins rassurant ou que la plupart des mortels n’arriveraient pas à assimiler ou supporter, Dana accueille chaque mot et impression avec l’ouverture générale dont elle fait habituellement preuve. Un sourire en coin, elle ne dit rien de plus à propos des valeurs familiales et de cette régulation dont ils se sont donné le mandat. Après tout, ce qui ne peut la tuer ou la bouffer est toujours une bonne chose. Puis il y a des connards de tous les côtés. CESS ou pas, tout pouvait devenir une menace. Avec ou sans le regard de Dieu. 

Un long soupir. Une de ses mains passe sur le haut de sa tête, repoussant les cheveux de son visage. Sa tresse est toujours en piteux état, mais elle retient le maximum de sa chevelure pour l’instant. 

Il a probablement engagé quelqu’un. S’il est aussi curieux et arrive à te trouver, toi, pour te poser des questions, je crois que c’est le genre de type qui n’est pas habitué à se faire dire non. Les processus continuaient à se dérouler lentement sur l’ordinateur quand elle le déposa devant elle sur la table basse. Elle attrape la bouteille abandonnée et étire ses jambes devant elle, pour les étirer. Une longue rasade, elle continue ses hypothèses : La politique est un beau milieu de saletés. J’ai une bonne réputation avec les saletés… C’est à elle qu’il aurait dû demander…, mais il y en a deux autres qui devraient être à la hauteur des attentes du Sénateur. Avec une confiance impudente, Dana avoue : Ils ne pourront pas entrer dans ton ordi après ce que je vais lui faire. Le data est à l’extérieur. À moins d’un cambriolage… Elle fait une pause avant de souligner que;… tu devrais vraiment mettre ces disques durs en sûreté.

Pas chez lui. Loin. Ailleurs. En sécurité. 

Conseils donnés. 
Service après-vente en cours. 

La geek étire les bras au-dessus de sa tête puis prend une grande inspiration pour se relever. Bouteille de retour entre ses mains, une gorgée de plus, un clin d’œil sur la ville qui dormait toujours au travers de la baie vitrée, Dana se retourne pour l’observer s’activer dans la cuisine. 

Révéler mon identité et mes services à la presse, par exemple. Me torturer pour avoir accès à mes comptes en banque ou les informations que je possède. Me kidnapper pour faire disparaître toutes traces de ce qui s’est passé là-bas. Me menacer de faire de MA vie un enfer, en espérant me faire chanter sur… je ne sais pas quoi. Plus rien ne m’étonne aujourd’hui. 

Et ça, c’était bien triste. 
Mais pas autant que le bien être qu’elle ressentit quand il lui assura qu’elle n’était pas rien. 

Elle fini par s'approcher, toujours pieds nus, et dépose la bouteille de vin sur la table à manger. S’adossant au comptoir à côté de la cuisinière, elle tourne la tête pour regarder ce qui cuit dans la poêle. Le bruit de la cuisson de la viande entêtante remplit le silence un instant. 

Tu parles de quand j’ai été possédée, ou quand j’ai reçu une balle dans l’épaule ? Ou encore de la nuit ensemble ? Parce que c’est vrai, dans ces trois cas, je me suis plutôt bien débrouillée. 

Un sourire taquin sur les lèvres, le vin lui fait oublier que ça fait 2 ans et non pas 2 semaines qu’ils ne s’étaient pas parlé. 

Dana se redresse puis pousse un léger soupir. Elle le contourne lentement, laissant le bout de ses doigts traîner sur son bras puis son dos et décide de le laisser s’assurer que son repas ne crame pas. Elle en profite pour observer l’appartement. L’absence de décoration intime, pas de photos personnelles, sauf deux sur le frigo, de Nova. Une architecture aux couleurs froides qui n’avait sûrement pas survécu à la chambre de la nièce du locataire à la porte soigneusement fermée. La chambre à coucher du docteur est dans la pénombre, les grandes fenêtres laissent filer les rayons de la lune sur un lit immense et bien fait. La pièce d’à côté c’est la salle de bain, elle y rentre, disparait et on l’entend s’émerveiller : 

Wouah ! C’est génial ! C’est immense ! 

Une pièce que l’on pourrait qualifier de très spacieuse avec tous les derniers plaisirs de la technologie. Planchers chauffants, Douche italienne carrelée, bain immense, vanité à deux lavabos… la totale. 

C’est grand comme ma cuisine, avoue-t-elle avec un charmant sourire, en sortant de la pièce.

Petits pas vers l’ordinateur au salon, elle inspecte le déroulement des opérations, tape encore un peu au clavier en se penchant simplement au-dessus de l’écran puis se redresse. Ça va prendre encore quelques minutes pour terminer cette première ronde, mais je vais devoir en faire une deuxième plus en profondeur, pour vérifier les recoins de ton ordinateur. Je vais te commander un nouveau routeur pour le wifi, plus sécurisé, à utiliser dans ton appartement, tu devrais le recevoir demain ou après-demain. Laisse Nova l’installer. Elle saura quoi faire. Oui, elle se moquait un peu de lui. Puis si tu me donnes la permission, j’aimerais scanner aussi ton téléphone portable ? J’installerais une app de protection accrue, au cas où. Ce n’est pas à toute épreuve, mais ça nous… Dana s’arrête, prend une pause et attrape sa tresse entre ses doigts, en relevant les épaules. Il n’y a pas de « nous » … Ça me donnera des rapports détaillés s’il y a quoi que ce soit de louche qui essaie d’avoir accès à tes informations. Ça me permettra d’envisager des actions en conséquence. 

Elle se rapproche de lui encore une fois, essayant de ne pas entrer dans la bulle attirante du docteur et propose : 

Si cela te convient, bien entendu. 



Half Life
So if this is the last night,
and you're feelin' hollow.
I'll give you my half life,
so you'll see tomorrow.
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ADMIN ۰ Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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✞ PAINT IT BLACK ✞

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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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✞ I AM A GOD ✞

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"That's our cosa nostra."

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Lun 10 Avr - 5:57 (#)


The Hand of fate
Il médite les sages paroles de la jeune femme, décidément bien heureux qu’elle se soit pointée à l’improviste. S’il se serait bien passé de la montée d’adrénaline qui accompagne la mauvaise nouvelle, il s’agit d’une preuve indéfectible de loyauté et d’éthique qui, si elle obéit à ses propres codes, le touche et le fait sourire. Il reste donc bien des gens de valeur – si on peut parler de valeur une complicité coupable de dissimuler des preuves d’actes abominables commis dans le secret de laboratoires clandestins. Le terme est inexact. Dana est avant tout une femme de parole. Comme lui, elle a appris depuis longtemps à danser sur la corde raide d’une certaine amoralité. Ils ne valent pas mieux l’un que l’autre. C’est peut-être ce qui constitue la base du succès de leur duo, du moins jusqu’à maintenant. Devant lui, l’huile commence à crépiter. Le poulet prend. L’odeur d’épices se répand dans la cuisine, peu à peu. Une odeur rassurante, une odeur en adéquation avec ce putain d’État de Louisiane qui, sur le plan gustatif, au moins, ne l’a quasiment jamais déçu. Il ne sait pas encore ce qu’il se passe, dans sa tête. Comment il digère cette nouvelle réalité avec laquelle composer. Jake Hamilton est à ses trousses. Ce n’est pas un choc énorme, mais un rappel terrible que ce qu’il pensait pouvoir éluder facilement se tient toujours là, derrière lui. À l’image de certains mythes tenaces, il lui semble que se retourner serait sa pire erreur. S’il se retourne, le monstre sera derrière lui et lui fondra sur le râble. Il doit regarder en avant. Vers Elle. Elle et les parades qu’elle lui propose. Il s’amuse de sa confiance aveugle à son égard. Il ne remet jamais son expertise en doute ; pas sur ce point.

Il ne l’entend presque pas s’approcher. Ses pieds nus sont silence, et le tissu de ses vêtements humides ne génère aucun frottement ni frémissement perceptible. Lui en profite pour retourner la viande, tout en la regardant en coin, avec aménité. Elle ne devrait pas plaisanter ainsi, au sujet des épreuves qu’elle a enduré par sa faute. Toutefois, il admire sa résilience, sa capacité à mettre de côté le traumatisme pour n’en conserver que la sève de l’expérience. « Je parle de… » Elle s’est redressée, et ne lui permet pas de répondre à sa question, qui n’en était de toute façon pas vraiment une. La pointe des doigts qui le touche en une caresse mutine le fait frissonner. Le chasseur se redresse, la nuque aux aguets, quand il perçoit de façon presque surnaturelle le déplacement de Dana derrière lui. Puis, elle s’écarte, et la pression induite par ce contact en apparence inoffensif s’éteint à son tour. Elle s’éloigne, immatérielle. Presque évanescente. Plus que jamais, la nymphe lui apparaît faire partie d’un autre monde que du sien. Elle ressemble à une apparition, renforcée par cette visite nocturne complètement absurde, compte tenu de l’heure qu’il est. Qui se pointe chez les gens à une heure pareille ? Dana. Dana qui, malgré tout, est plus que jamais ancrée dans le sol des vérités qu’ils affrontent de nouveau tous les deux. Ils ne se connaissent qu’à peine – quelques jours de mission ne remplaceront jamais des années de fréquentation. Néanmoins, il est sûr de lui, sur l'analyse préliminaire qu'il a déjà conçu la concernant. Elle s’évade dans les profondeurs de l’appartement dont elle explore les murs, et il ne peut s’empêcher de sourire en l’entendant s’exclamer sur la salle de bain.

Une fois passées les blagues douteuses sur ses limites effectives quant à ses connaissances en nouvelles technologies, le toubib baisse le feu pour laisser le poulet dorer gentiment.

Si cela te convient, bien entendu.

Il pivote dans sa direction, et la couvre d’un regard luisant d’incertitude. « Bien sûr que ça me convient. C’est toi la professionnelle dans ce domaine. De toute évidence, tu sais ce que tu fais. » Il tend le bras, récupère la bouteille entamée, en sirote à son tour une ou deux gorgées. Ce n’est pas raisonnable. « Merci, pour tout ce que tu fais. Tu vas sans doute me dire que j’ai payé pour ça et que ça fait partie du contrat, mais quand même. Merci. Et pour revenir à ce que je disais… » Un pas vers elle, puis un deuxième. La bouteille retrouve sa place sur le comptoir près d’eux. « En l’occurrence, je parlais de ton attitude générale… Tu as su te discipliner, et tu n’as rien fait de… stupide qui aurait pu nous causer davantage de problèmes. Tout le monde n’aurait pas su se contrôler comme tu l’as fait. Tu as beaucoup de ressources. » Il comprend d’autant mieux comment elle parvient à affronter le risque induit par ses activités illégales. Dana n’a pas peur de grand-chose, finalement, n’est-ce pas ? Il a presque envie de se moquer de lui-même. Il a beau être sincère lorsqu’il lui affirme ne pas la prendre pour une créature fragile, il ne peut nier être agréablement surpris par sa résistance. Il baisse d’un ton, la fixant avec une certaine intensité. « Et cette épaule, alors… ? » La peau pâle de ses joues rosies par l’alcool, le cou élégant et tendu vers lui, la clavicule dissimulée par ses vêtements. Il n’est pas un imbécile. Il a compris, la teneur du courant d’énergie qui circule, entre eux deux. Il sait ce qui bouillonne à l'intérieur d'elle. Pas besoin de maîtriser les arcanes pour ça.  

« Pourquoi est-ce que tu as choisi de venir maintenant ? À cette heure-ci ? C’était un pari plutôt risqué, tu ne crois pas ? » Il la sonde avec un calme retrouvé, n’ayant plus vraiment à voir avec l’euphorie précédente. « Tu aimes circuler dans Shreveport toute seule, la nuit ? Sous la pluie, de surcroît ? » Sa main se porte vers la chevelure de la jeune femme. Il capte entre ses doigts une mèche de cheveux s’étant échappée de la tresse lâche. « C’est d’explorer un ancien complexe abandonné qui t’a donné le goût à l’aventure ? Ou tu as toujours eu ça en toi ? »  Un sourire ému. Il continue de lui parler, dans l’ambiance feutrée de l’appartement. Les baies vitrées continuent d’accueillir la frappe des averses nocturnes. « C’est la même chose, en virtuel ? À quoi ça ressemble, toutes ces coursives dans lesquelles tu t’aventures, sans que j’y bite rien… ? Est-ce que c’est plus dangereux que le Waverly, dans le Maryland ? Est-ce que ça peut arriver, de se prendre une balle quelque part, dans un territoire immatériel comme le tien ? »

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Jeu 13 Avr - 21:35 (#)


Elle allait quand même toucher son cellulaire. Certaines personnes ne jurent que par ce bidule. Toute leur vie s’y retrouvait. Dernier bastion de leur quotient intellectuel de plus en plus défectueux. Un téléphone portable devenait la mémoire, le calendrier, l’alarme, le réseau social, le docteur, le diététicien, la gardienne, voire même l’entraîneur physique. C’était important qu’ils comprennent qu’elle n’allait pas fouiller ou tripoter ses données personnelles. Elle pourrait. Ça serait définitivement très facile. Quelques clics, une adresse IP et le code SSiD du réseau et bim… tout devenait accessible. Ses textos, courriels, appels… mêmes ses photos. Quoiqu’elle ne s’imaginait pas qu’il était un grand professionnel du selfie. Elle trompait peut-être, mais il lui donnait l’impression de garder au minimum les données personnelles qui pourrait l’identifier, lui ou sa famille. 

Protecteur. Logique. Discret. 

Pas nécessairement le type à faire une bouche de canard avec le bras tendu dans un angle avantageux. 

Parce que oui, elle savait ce qu’elle faisait. Il n’était peut-être pas en mesure de juger l’étendue de son savoir et de ses qualités techniques, mais il pouvait lui faire confiance. 

De toute façon, qui d’autre débarquerait aux petites heures du matin pour protéger tout son réseau et ses appareils informatiques ? 

Dana. 

Elle s’attend donc à ce qu’il lui confie son téléphone. Elle doit d’abord écarter d’un geste de la main les premiers remerciements que le chasseur lui offre. Il avait raison. C’était du service après vente. Ce n’était pas officiellement dans le contrat, mais disons qu’elle avait développé certains intérêts à ce qu’il soit en sécurité. Oh, il pouvait se défendre et probablement tuer facilement avec ses mollets très musclés, mais nous étions en 2021. Les dangers venaient de partout et si le chasseur n’était pas armé pour ce genre de combat, Dana allait lui offrir les barricades nécessaires pour qu’il puisse ne pas s’en inquiéter. 

Son cerveau était déjà en train de réviser les étapes qu’elle allait enchaîner une fois le téléphone en main et n’assimile pas tout de suite la distance qui se réduit entre eux. Sous le compliment, elle soulève simplement les épaules. D’une voix qui s’excuse presque ; 

Oh, tu sais. La gestion du stress et des situations impossibles, ça me connait. 

Pas du tout. 
Enfin, si. 
Ou pas comme il peut le concevoir. 

Puis quand le docteur s’intéresse à son épaule, Dana relève le regard vers lui. Le ton avait changé. Ce n’était pas de l’inquiétude. Ça n’avait rien à avoir avec l’intensité de ses prunelles qui sondaient les siennes. Est-ce qu’elle arrête de respirer quelques secondes de trop ? Tout à fait. Elle doit se rappeler de le faire pour répondre à sa question en laissant filer un léger soupir. 

… Ça va. Ça a bien guéri. Il ne reste qu’une cicatrice étoilée… 

Il l’avait bien rafistolé. Même s’il n’avait pas été très sage les heures suivantes, la plaie n’avait pas été infectée, les points avaient tenu bon et la cicatrice était nette. C’était fait comme un pro, par un pro. 

Et elle mourrait d’envie de le lui montrer. 

De plus, cette proximité faisait poindre à la surface de ses souvenirs, certains moments partagés. Ils en avaient peu entre eux, mais décidément, la plupart avaient été marqués au fer rouge en un court laps de temps. L’alcool n’aidait pas (ou si? ON S’EN FOUT!), Dana s’appuie contre la table à manger derrière elle pour occuper ses mains. Éviter de les laisser sans contrôle sur le docteur qui s’imposait maintenant dans sa bulle. 

L’ambiance est soudainement tout autre. Si lui se détend, calme et en maîtrise, le cœur de la nymphette s’accélère malgré elle. Elle détourne son regard pour fixer les boutons de sa chemise : 

Je savais que tu ne travaillais pas aujourd’hui et que tu commences ton horaire de nuit dans les prochains jours. Pas question de lui dire comment elle en était venue à posséder ces informations. Dana soulève les épaules et ajoute : Sinon, je t’aurais simplement réveillé et tu aurais eu une humeur de merde dans ton pyjama pendant que je me dépêche à faire mes trucs. Un léger sourire, toujours sans le regarder directement, elle termine : J’ai eu l’impression que tu étais aussi plus du type oiseau de nuit. C’était peut-être risqué, mais je suis contente de ne pas m’être trompée. 

Une inspiration, une de ses mains s’élève sans même qu’elle ne s’en rende vraiment compte et va triturer du bout des doigts le bouton qu’elle observait. Elle en dessina le contour, puis frôla sa texture lisse. 

Non. Pas particulièrement. Les rues de Shreveport n’ont jamais vraiment été un panthéon de sécurité pour une jeune femme qui déambule la nuit… je préfère de loin être confortablement installé devant un ordi. Elle penche légèrement la tête sur le côté, le regard un peu perdu dans ses réflexions. Ton appartement n’est pas très loin du ArtSpace et je ne suis pas faite en chocolat. Je ne risque pas de fondre sous la pluie. 

Quand il soulève une main pour attraper une mèche rebelle qui s’était échappée de sa tresse, tout le corps de Dana est frappé par un frisson qui remonte le long de sa colonne. Elle sent la peau pas assez couverte de son ventre au-dessus de ses jeans et sous le t-shirt trop court à son goût, se tendre et s’ériger d’une électricité qui n’avait rien à voir avec les watts. Elle se mord la lèvre doucement puis secoue la tête négativement d’un mouvement très subtil. D’abord pour essayer de reprendre ses esprits et de ne pas juste penser à cette large main qui jouait avec sa chevelure, puis pour lui signifier que non.

Ça m’a donné envie d’être plus utile encore et de mettre ma main aux emmerdes quand je le pouvais. Question de ressentir de vraies choses. Me sentir vivante et pas juste une ombre de moi-même. Je ne sais pas si c’est le goût de l’aventure, mais depuis, j’ai l’impression que ça me tombe dessus sans que je puisse y faire quoi que ce soit. 

Et elle était toujours vivante. Ce qui tient presque du miracle, selon elle. 

Le doigt qui torturait le bouton remonte le long de la boutonnière. Son dextre profite de la texture soyeuse du textile. Les iris bleu couleur des mers du nord de la geekette suivent cette téméraire trajectoire. 

C’est dangereux différemment. Tout peut devenir un danger. Si je ne fais pas attention, je peux devenir une cible. Je pourrais même me prendre une autre balle, pour vrai, dans la réalité. C’est une question de savoir-faire. De prendre les bonnes décisions au bon moment. De planification. De préparation. D’évaluation des risques. D’avoir un pas avant tout le monde. Je vis toujours avec cette possibilité que quelqu’un arrive à m’attraper. Ses doigts arrivent à l’ouverture de sa chemise et frôlent la peau de son torse. Ça ressemble à des contrats, des messages reçus, des demandes inimaginables contre de l’argent. La plupart du temps sous le couvert de l’anonymat, de code, de chiffre. C’est des menaces, des attaques, des revers de situations provoquées, des destins chamboulés, des chaussettes portées par une actrice très populaire en ce moment, volé puis envoyé à un taré qui les collectionne contre un gros montant ou des identités forgées, des certificats trafiqués, des accès d’entrées partout…  Un triste sourire en coin, elle termine en ajoutant : C’est peut-être mieux que je garde les détails pour moi. 

Leur emploi du temps était peut-être semblable ; de l’action, aux risques, à cette double vie jour et nuit. La différence ? Ian œuvre dans la matière tangible, sanglante, physique. Dana touche un domaine invisible, vaste et sans règle. 

Quand la réalité croise son chemin, c’est rarement une bonne nouvelle. 

Dans tous les cas, instinctivement, la native de Shreveport s’était rapprochée du docteur et les doigts fins de sa main zigzaguaient nonchalamment contre le sternum de celui-ci, survolant une partie de ses clavicules saillantes, accompagnées par l’odeur du brûlé lui chatouillant le nez. 

Brûlé ? 

Les sourcils de Dana se froncent puis elle le fixe soudainement pour constater : 

Ton truc au four est en train de cramer. 



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So if this is the last night,
and you're feelin' hollow.
I'll give you my half life,
so you'll see tomorrow.
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Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

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Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
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Sam 22 Avr - 4:49 (#)


The Hand of fate
Est-elle de ces hommes et femmes qui naviguent encore dans les eaux d’une Révélation trouble ? Il sait, par son frère, que tout est loin d’avoir éclaté au grand jour. Miles l’a quelquefois entretenu de ces étranges apprentis. Ni sorciers, ni mages. Il s’agit d’autre chose. Il s’agit de mutants pareils à ceux des films hollywoodiens qui, pendant des décennies, ont fait rêver le commun des mortels. Pouvoirs terrifiants entre les mains, plus ou moins bien gérés, mais sans toute la quantité de connaissances annexes à maîtriser, comme du côté des arcanistes. Dana est-elle l’une de ces mystérieuses créatures à savoir mettre le temps sur pause ? Comme la dernière fois, elle parvient à l’apaiser, à mettre un terme au trouble qui lui gâche certaines de ses nuits, et qui parasite ses jours. Rien n’est plus important, maintenant, que de se mettre quelque chose de bon dans le ventre – le poulet, encore, une récurrence chez eux visiblement – et de se désaltérer le gosier. Plutôt que de whisky bon marché, ils l’ont troqué cette fois contre le vin qui descend à une vitesse fulgurante. Le cadre, légèrement plus rassurant de son appartement, ne remplacera jamais celui de Baltimore. Il songe une fois de plus qu’il aurait aimé le lui faire visiter. Il aurait voulu lui montrer cette vie-là, désormais achevée. Morte et enterrée. À cette pensée, sa cage thoracique se comprime d’une bouffée oppressée. Il ne parvient pas à respirer à fond. Il prend le coup de plein fouet, comme s’il revivait éternellement, en boucle, ces trois dernières années qui n’en finissent pas de rendre sa vie terne, et rongée par l’angoisse.

Dana possède quelque chose de magique.
Trop « normale » pour être une lanceuse de sorts.
Trop surnaturelle, pour demeurer simple humaine.

Cet entre-deux lui plaît. Il l’aide à maintenir ce sourire qu’elle fait affleurer presque trop facilement.

Ton truc au four est en train de cramer.

Une odeur symptomatique de défaillance vient en effet chatouiller leurs narines. Rien de trop inquiétant, cependant. Le plat cuit depuis trop peu de temps pour qu’il se formalise. Il hausse des sourcils coupables. « Le four est un peu trop crade, surtout, je pense. Des restes de frites carbonisées, je suppose. Nova. » Explication simple et efficace, qui l’amène au bord du rire lui-même. Oh non, Dana Campbell. Ce ne sont pas trois malheureuses frites brûlées, dommages collatéraux des potatoes qui cuisent, qui le détourneront de l’objet de son attention. Il n’oublie pas. La cicatrice étoilée. Rien qu’à sa façon de le dire… Une hackeuse de haut niveau, rivalisant probablement avec des mastodontes internationaux, lui parle de sa cicatrice étoilée. Une gamine. Une gamine cachée dans un habit de requin, qui sonde les fonds-marins inquiétants de ces internets auxquels il n’entend que la surface. À peine.

« Tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit, pour te protéger… » Il n’ose pas vraiment terminer sa phrase. Il y a plus doux, plus agréable que d’évoquer sa possession d’armes lourdes en cas de besoin. « Je serai là. Je n’ai pas brillé par ma présence ces temps-ci, certes, mais si tu m’appelles… Je serai là. » Pourquoi ce serment ? Ian Calloway ne s’engage jamais à la légère. Il pèse ses mots, toujours. Il ne parle jamais sans savoir, ni sur un coup de tête. Pourtant, il n’a pas eu besoin de la moindre once de réflexion pour savoir qu’il répondrait bel et bien à son appel. Il s’agit du genre d’évidence contre laquelle il ne faut pas lutter. Il viendra. Sans savoir qu’avant lui un autre s’était tenu prêt à défendre une connaissance de jeunesse, il lui offre un genou à terre invisible, s’érige en défenseur de cette forteresse presque imprenable, dont il a possédé les clefs.

Il les possède encore.
Il sent, ces choses-là.
L’expérience d’une vie passée entre des bras plus ou moins connus. L’expérience des femmes. Jeunes comme moins jeunes. La sienne, de jeunesse, ne cesse de le bouleverser. Il en a le vertige, de songer à quel point Dana a encore toute une vie devant elle. « Je ne pourrai jamais te secourir dans le virtuel, c’est certain. Mais le monde réel… ça, je crois que je maîtrise plutôt bien. » Il ne creusera pas, parmi ces détails qu’elle lui tient cachés. Lui finit par abandonner la mèche de cheveux blonds. Elle, en revanche… Pendant ce temps-là, depuis quelques minutes, voilà qu’elle confirme son ressenti, et le touche d’une manière sans équivoque. Il ne bronche pas. Il ne frissonne qu’en sentant le bout des doigts frôler sa peau nue et un peu découverte.

« On n’est pas obligés de manger tout de suite. » Ils peuvent manger froid. Ou carbonisé. Non, pas carbonisé. Rapidement, il met un terme au sous-entendu que peut induire son propos, sur un ton plus léger : « J’ai cru comprendre que la salle de bain ne t’a pas laissée indifférente. Alors, si tu souhaites en profiter… Je peux t’attendre. » Imaginer cette cicatrice étoilée. Sa paume se juche sur la hanche de la jeune femme. Il se souvient de ses jambes-lianes. Il se souvient de la douceur de sa peau de lune. Savoir qu’elle se dénude là, à quelques mètres, tout en respectant son intimité si elle le souhaite, représente un pan d’érotisme bien plus puissant que n’importe quelle imagerie porno de bas étage. « C’est bon, ce que tu éprouves. Se sentir vivant, c’est la vie. C’est la preuve que tu es là, et bien là. C’est la meilleure chose qui soit. » Tant que tu ne dégringoles pas du toit. Tant que tu ne perds pas le contrôle de ta vitesse.

En écho à ses paroles, il souffle. « Je suis content que tu sois venu. » Il se penche, et ses lèvres s’attardent sur sa tempe. Elle sent la pluie et l’hiver qui s’attarde. Un hiver humide, et moins froid que ceux qu’il connaît d’ordinaire. Il rit en sourdine. « Pourquoi est-ce que je sens que je devrais me fâcher de savoir que tu espionnes mon emploi du temps ? Et pourquoi est-ce que je n’en ai pas la moindre envie, tu m’expliques ? » Il s’échappe avant qu’elle ne puisse lui rendre un baiser en retour. Il s’échappe sans heurts, presque fugacement, avec cette aisance étrange qui caractérise le chasseur, habitué à couler sa musculature dans des interstices étroits, à se tordre, s’adapter aux surfaces où grimper, où patienter. Il éteint le four, et retourne une dernière fois le poulet pour le laisser finir de cuire, réduisant les feux jusqu’au néant. « En outre, je vois qu’on se base encore sur des préjugés me concernant. D’abord on me croit pédé… maintenant, on s’imagine que je dors en pyjama. Je ne sais pas ce qui me vexe le plus, à vrai dire. »

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Sam 3 Juin - 23:52 (#)


Je sais, Ian.

Puisque le four crade ne les fera pas changer de sujet, Dana baisse son regard pour se concentrer sur le bout de ses doigts. Suivre le tracé brûlant d’un frôlement dérobé sur la peau dont elle avait oublié les cicatrices. Contrairement à elle, le chasseur possédait des marques de son héritage familial. Des entailles et des blessures du passé, de ses aventures. Des témoins de sa maîtrise admirable du monde réel. Pourtant, elle avait parfois cette impression qu’il n’était qu’un songe. Un fantasme parmi ceux qu’elle entretenait comme seule une geek pouvait le faire. Soupirer sur les réminiscences d’une chimère exaltante et séduisante. Visiter la source de son plaisir accompagné seulement par des mémoires provocantes. Elle le classait dans une catégorie à part.

Bien sûr qu’il serait là pour elle. Chevalier intrépide pour sauver une demoiselle en détresse. Saint George prêt à pourfendre tous les dragons sur son chemin. Pourtant, la jeune femme ne peut pas s’empêcher de soulever la commissure de ses lèvres sous l’euphémisme «ces temps-ci». Elle ne lui en voulait pas, mais elle ne voulait pas non plus qu’ils se mentent à ce sujet.

Elle n’avait pas hanté ses pensées comme il avait dévoré les siennes, jusqu’à ce qu’il devienne ce mirage dont le seul témoin est cette cicatrice en forme d’étoile sur son épaule. N’importe quelle femme normale lui en voudrait. Cultiver ses insatisfactions dans l’amertume des années qui passent tout en modifiant le narratif pour se placer en victime d’une espérance inassouvie est une solution typique de la femelle blessée. Mais Dana n’était pas une victime. Elle faisait encore parfois des cauchemars de ces âmes frustrés et violentes qui l’avaient possédé au WFC, l’odeur de mort, le chuchotement des esprits enragés… Que le chasseur soit présent ou non dans sa vie, il ne pouvait rien y faire. Elle y était allée de son plein gré. Il n’était pas responsable de ce que ses synapses créaient.

Que ce soit lui en frais de divagation aphrodisiaque ou de ses hantises remâchées.

Un soupir s’échappe en même temps qu’elle précise que :

Parfois, le virtuel et le réel se croisent et ce n’est jamais propre. Je n’hésiterais pas à te demander assistance si le besoin se fait sentir. Je suis armée maintenant. Pour ce que ça vaut, je suis rendu pas si mal avec une arme à feu, j’ai appris ma leçon. Sauf que… Elle hausse les épaules, évitant toujours son regard… Si jamais j’ai besoin d’un bazooka et d’un sniper qui court sur les toits, je te passerais un coup de fil, promis.

Au moment où il l’invite à profiter de la salle de bain, les mains de Dana arrêtent de bouger. Elle tourne la tête pour jeter un coup d’œil à la pièce somptueuse, probablement pas appréciée à sa juste valeur et hésite. Jusqu’à ses neurones soient court-circuitées par un baiser à peine déposé sur sa tempe, réduisant l’espace entre eux deux encore un peu. Un long frisson la traverse quand il rit tout bas, les tonalités graves de sa voix faisant vibrer une corde sensible chez la geekette. Elle perd ses mots. Arrivant à peine à capter les questions qu’il laisse en suspend concernant ses techniques douteuses pour le contacter. Quand sa présence se dérobe habilement sous ses doigts figés dans l’instant, Dana se rappelle de respirer. Son regard traine sur le plancher immaculé et elle relève une main pour frotter et presser sa nuque, raide d’une tension qu’elle pensait pouvoir contrôler.

Vraisemblablement, Ian Calloway possédait encore la clé de sa forteresse.

Est-ce qu’elle avait ce talent pour lui ? Est-ce que, en sa présence, il se sentait mieux ? Est-ce qu’il pouvait sourire uniquement avec elle ?

Pourquoi n’avait-il pas envie de se fâcher contre elle ? Peut-être que ça serait mieux. Peut-être que ça serait logique qu’il le soit. Mais, elle savait les raisons. Parce que contrairement à tout le monde, elle n’imposait pas son emploi du temps au sien. Elle ne lui demandait pas de courber son horaire, ses rendez-vous, ses nuits ou ses journées pour répondre à ses exigences. Dana arrivait au bon moment. Prête. Disponible. Avec une solution. Tout le reste était un extra.

Une quantité phénoménale d’extra qu’elle était disposée à lui offrir.

Qui ne le ferait pas, quand on se retrouvait avec le fantôme qui nourrissait en partie cette inépuisable source de désir secrets?

Elle s’en voulait presque. Elle n’était pas là pour ça. Elle pouvait bien se calmer les instincts primaires un instant. L’ordi allait bientôt être prêt pour un démarrage et paré à le protéger contre cet autre pirate. Elle n’avait toujours pas eu son téléphone, mais une fois qu’il allait lui remettre, ça serait une question de minute pour télécharger l’application, l’installer, s’assurer des paramètres, ajouter des alertes en conséquence, prendre une photo d’elle et la mettre en fond d’écran…

… mais le vin.
Les souvenirs.
Sa présence.

Accompagnée d’un léger rire amusé et bas, la jeune femme relève son regard aux nuances de l’océan vers lui quand il feint être vexé sur les des méprises du passé et du présent. Elle dépose un bout de son séant gainé de son jeans noir sur la table à manger toujours derrière elle, puis appuie les deux mains à plat, derrière elle. J’espionne ton emploi du temps, mais j’ai encore un peu de respect pour ton intimité. Soit heureux que j’aie encore des préjugés te concernant. Tu m’as bien prouvé le contraire pour le premier, mais le deuxième… c’est un secret que tu devras me dévoiler de plein gré. Elle détourne encore une fois son regard vers la salle de bain, se mordillant la lèvre. Elle n’était pas venue pour ça non plus, mais ses vêtements était encore trempés de sa sortie sur la pluie, peut-être que les faire sécher avant qu’elle reparte ne serait pas de trop. Est-ce que tu me prêterais un de tes t-shirts ? Comme tu n’as pas de pyjama, c’est la deuxième meilleure option. Mes vêtements sont encore humides de la pluie, j’ai laissé mes chaussettes à l’entrée pour ne pas cochonner ton plancher, mais… si on pouvait les passer à la sécheuse avant de partir, ça serait merveilleux. Puis, j’vais profiter de la salle de bain grande comme ma cuisine. Dana se retourne prestement, direction la pièce convoitée en lui faisant dos, et enlève son t-shirt trop court, puis cette bralette de coton suivit, pour les laisser tomber au sol juste devant la porte de la salle d’eau. Elle défait son jeans avant d’entrer dans la pièce et le fait glisser le long de ses jambes, suivit de sa culotte. Tant pis s’il ne regarde pas, il manque un charmant spectacle. Elle ouvre la lumière, referme légèrement la porte puis ouvre le jet de douche. Une vraie douche. Avec l’espace pour 6 personnes. Quel luxe ! Je t’en prie, viens t’assurer que je ne me noie pas dans 5 minutes. Souligna-t-elle en levant le ton. Puis elle passa sous le jet d’eau chaude avec un long soupire de contentement. Cette douche avait la lourde responsabilité de remettre ses idées à la bonne place.

Le vin.
Les souvenirs.
Sa présence.

Dana mettait beaucoup trop d’espoir sur un simple jet d’eau.


Half Life
So if this is the last night,
and you're feelin' hollow.
I'll give you my half life,
so you'll see tomorrow.
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ADMIN ۰ Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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"That's our cosa nostra."

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Sam 24 Juin - 1:24 (#)


The Hand of fate
Bien entendu, qu’il se retourne.
Il se retourne pour tomber sur la chute de reins dénudée, sur ce corps incroyable, tout en déliés, qui se déshabille à l’entrée du couloir, comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde. Il n’est même pas franchement ahuri. Seulement agréablement surpris de la voir si libérée, si dépourvue de toute pudeur qui aurait pu être sienne, par le passé. Quoique. Dana ne s’est jamais montrée bien farouche. Ou du moins… pas avec lui. Elle, en revanche, a manqué son sourire. Le sourire éclatant qui, enfin, se raccorde à l’humeur qui plane dans l’appartement, depuis le début de la soirée. Il ne songe même pas au potentiel retour de Nova, d’un instant à l’autre. Il est certain qu’elle ira dormir chez l’une de ses amies, ce qui, pour une fois, l’arrange parfaitement.

Il n’a pas besoin d’une énième gorgée de vin, et encore moins de cinq minutes pour prendre une décision.

Les lumières tamisées de la pièce rendent hommage à la silhouette luisante d’eau chaude de Dana Campbell. La vitre de la cabine ne produit aucun bruit lorsque l’homme se glisse derrière elle. Ses vêtements ont rejoint ceux de la jeune femme sur le sol, de l’autre côté de la porte. De l’autre côté, dans un monde auxquels ils n’appartiennent plus jusqu’à nouvel ordre, le décide-t-il. L’odeur agréable de nourriture cuite s’éteint au profit de l’eau brûlante et des vapeurs de savon et de gel douche qui planent entre les murs. La bouche de Ian Calloway se dépose sur la cicatrice étoilée, et du bout de son nez, en dessine les contours avec une affection palpable. « Eh bien… Je ne sais pas qui a rafistolé cette plaie, mais c’était du bon boulot. Tu devrais le garder comme toubib, celui-là. » Ses doigts remontent, de part et d’autre de son ventre pâle. Sa peau à lui paraît presque bronzée, comparée au laiteux qui recouvre toute l’enveloppe de Dana. Il l’attire, gentiment, l’invite à s’appuyer contre son torse, à ne pas lui opposer de résistance. Il la tient, la soutient, et ses lèvres s’en prennent au cou découvert, après avoir repoussé les quelques mèches blondes assombries par l’onde, qui menacent de lui barrer le passage. Il pousse un profond soupir. Il n’a toujours pas le droit de faire ça. Mais Dana est un appel au crime, et il ne compte pas la décevoir une fois de plus. « Je ne sais pas toi… mais entre les préjugés, le poulet et la douche… je sens qu’un pattern se dessine entre nous. »

Sait-elle à quel point, elle aussi, ressemble à un fantasme ?
Elle incarne cette innocence bafouée, déjà foulée aux pieds, mais pas totalement dépourvue de quelques paillettes d’une candeur qu’il aimerait voir entretenue autant que fondre sous les étreintes répétées. Elle allume en lui ces velléités protectrices qu’il trouvait ridicules, il n’y a encore pas si longtemps. Ils composent un cliché tellement absurde qu’il finit par le trouver fantastique. Il aime la surplomber, de sa taille comme de son aura, sans aller jusqu’à écraser la personnalité radieuse, bien qu’étrange, de la jeune femme. Il aime la savoir prête à s’offrir à lui, avec la même indolence que dans ce motel pourri de la côte Est. Elle est tout ce qu’il lui faut, ici et maintenant. Elle ne lui donne rien de plus qu’un soutien sans faille, qu’une promesse d’éternité forcément écourtée, mais dont il ne compte pas se priver, cette nuit.

« Ça me plaît que tu m’espionnes. Ne me demande pas pourquoi. » Ses phalanges se montrent tendres, jusqu’à ce que des deux mains, il s’empare des seins de l’amante dont il avait déserté rapidement la compagnie, une éternité plus tôt. Du bout des dents, il grignote le lobe d’une oreille, enfouit son nez contre son cuir chevelu, se laisse avoir par le calme et le coton induits par l’eau chaude qui s’abat sur eux. « C’est pas croyable comme ça me plaît. » Ses doigts enferment les baies mûres de sa poitrine, juste quelques secondes, avant de l’inviter à pivoter pour lui faire face à nouveau. Il n’hésite plus au moment de dérober sa bouche de la sienne, lui imposant un baiser lourd, ne pouvant en rien la faire douter sur la puissance de son désir. Tout en assurant son équilibre, il fait doucement ployer son dos jusqu’à ce que les clavicules touchent la paroi carrelée et plus fraîche. Il n’y aura pas besoin de sèche-linge. Il compte bien la garder à ses côtés jusqu’à l’aube. Quitte à rester encore des plombes en Louisiane, quitte à se faire traquer, quitte à se faire poursuivre, quitte à tomber bientôt entre les mains du gouvernement ou, pire, des sbires outsiders, il ne sera pas con au point de ne pas cueillir chaque moment comme celui-là.

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Sam 5 Aoû - 23:24 (#)


Jet d’eau traitre.

Comment cette douche pouvait-elle se montrer si déloyale ? Sa mission première était de réorganiser ses pensées vers le droit chemin. Celui de la vertu. Celui de la sage décision. Celui que n’importe quelles autres femmes voudraient prendre après qu’on l’ait laissé en plan pendant deux longues années. C’était un salaud. Un fumier. Un chasseur sanguinaire qui n’en avait rien à merder d’elle. Elle lui avait donné sa tardive virginité, puis rempli sa mission avec brio et plus aucune nouvelle. En plus, il pouvait avoir tous les mecs et les meufs de son choix, à la portée de la main, en claquant des doigts. Quand elle avait abandonné l’idée d’avoir un simple rencard après cette désastreuse soirée en forêt, de se faire trainer par un garou, sauvé par le NRD undercover, du sang, des morts, se sentir comme une moins que rien à observer son blindate en état de choc… Ian, lui, devait sauter sur les toits, secourir la veuve et l’orphelin. Se taper la veuve. Ou le veuf… puis aller bosser. Dr Sexy qui sauve des vies le jour assassine des vampires la nuit.

N’importe qui de normale aurait suivi cette voie.
Celle de la raison.

Mais Dana n’était pas reconnue pour être une fille très normale ou encore très raisonnable. Cette douche était un appel au crime. Un attenta à peine subtile des intentions de la jeune femme. Si son cerveau espérait que peut-être, un des deux adultes responsables dans l’appartement prendrait une décision considérée plus sage, son inconscient, lui, savait pertinemment qu’elle mettait toutes les chances de son côté de ne pas dormir sur le canapé de l’ArtSpace.

L’hypocrite, c’était son cœur qui s’emballe à la seconde qu’elle aperçoit du coin de l’œil dans l’embrasure de la porte, la silhouette de son hôte. C’était inéluctable ; impossible de résister à ce lien contrit qui perdure malgré le temps. Malgré la distance. Quelque chose s’était brisé en eux, au travers des corridors sombres du Waverly Fall Center, mais ils en étaient aussi ressortis ligotés par une amitié qui dépassait les conventions. Aucun traité ne pouvait expliquer logiquement le protocole qui réunissait Ian Calloway et Dana Campbell.

Un décorum signé, préjugé, poulet et douche.

Elle n’arrive même pas à retenir le frisson qui parcourt tout son corps malgré la température de l’eau quand il dépose ses lèvres sur sa cicatrice. Elle tourne son crâne pour observer le jeu du chasseur contre sa peau. Elle a déjà l’impression de fondre sous le jet d’eau brûlant juste par sa présence. Sa peau contre la sienne. Les ondes dégringolant contre leurs courbes. Dana n’arrive même pas à lui répondre. Oui. Elle garde ce toubib-là. Oui, du bon boulot. Elle est en vie grâce à lui et en ce moment même, il le lui rappelle très bien.

Peut-être offre-t-il des consultations privées ?

Appuyée contre lui, elle se love, se serre le plus près possible. Il la surplombe de taille et de muscles et elle en oublie de respirer. Dana se mordille la lèvre, sentant tout contrôle la quitter. C’est ce qu’elle souhaitait. C’est ce que son cerveau génial s’était imaginé mainte et mainte fois. Lui. Sa voix. Sa force. L’effet qu’elle a sur lui. N’y a-t-il rien de mieux qu’un être en diapason avec son propre désir ?

Immanquablement, elle finit par courber les reins, arquant légèrement le dos, un bras venant se retenir à sa nuque, l’autre pressant la chute d’une hanche marquée par une ceinture d’Apollon qui rend timbré n’importe quelle créature qui a la chance de l’apercevoir. Elle brûle pour lui quand il entreprend de donner de l’attention à sa menue poitrine. Elle laisse filer un soupir d’entre ses lèvres. Elle ne lui demanderait pas pourquoi. Elle le ferait même si ça ne lui plaisait pas. Ce n’était pas de l’espionnage ; c’était de la vigilance. Toujours pas très loin pour donner un coup de main. Être présente comme elle pouvait, comme il lui avait laissé l’espace d’être ; invisible.

Cette nuit, pourtant, elle existait.
Elle s’était imposée au-delà de ses œillères.
Pour son bien.

Peut-être pour le sien aussi.

Ian, gémit la jeune femme sous la pression de ses larges mains effectue sur elle. Ses aveux lui plaisent et quand elle se retourne pour lui faire face, elle l’embrasse avec le même manque qu’il lui manifeste. Dana glisse ses bras autour de sa nuque, une main pressante sur celle-ci, l’autre griffant malgré elle un trapèze supérieur saillant. Elle n’avait aucune envie d’y aller délicatement ou de prendre son temps. Son désir lui vrillait le ventre, son corps n’attendait que ça. Un simple coup d’œil sur le docteur et ses pensées divergeaient vers une forme de barbarisme purement féminin. Prends-moi, parvient-elle à soupirer avec aplomb, l’ordre d’une reine qu’on ne pouvait pas discuter.

Maintenant. Ici.
Sous ce jet d’eau traitre. 
Sous ses pensées décousues qui évitaient toutes les conséquences possibles.

Puis sur le sol. 
Et dans le salon. 
Sa chambre à coucher.

Il pouvait prendre tout ce que Dana avait à lui offrir parce qu’elle le lui offrait encore sur un plateau d’argent. Il l’avait fait patienter trop longtemps. L’option de la faire jouir tout le petit matin pour s’excuser était la plus honorable d’entre toutes. Puis, même s’il restait à jamais un acteur dans ses souvenirs et fantasmes, Ian avait maintenant la lourde responsabilité de lui prouver qu’elle était bien vivante.

Et lui aussi.



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Jeu 16 Nov - 20:46 (#)


The Hand of fate
Le blanc dans ses pensées ne doit pas être comblé. Par aucune vision intrusive, par aucun rappel à la réalité du dehors.
Elle murmure son nom, et alors le ronronnement de sa voix féminine alanguie agit comme la caresse la plus prononcée, le dopant d’une vague d’adrénaline mariée au désir qu’il ne pourrait pas cesser de ressentir pour elle. Sans la moquer pour autant, un sourire élargit les commissures du chasseur. Il devine dans son timbre cette pointe autoritaire qu’il ne lui a jamais connue auparavant. Une forme d’assurance nouvelle, qui ne doit plus seulement à son attitude malicieuse, presque encore enfantine parfois, à la fois trop consciente de sa beauté physique tout en se dévaluant de manière prononcée. La gamine est devenue une femme, une vraie femme qui sait parfaitement ce qu’elle veut, désormais. Il ne compte pas la laisser sur sa faim. Il la fait languir, à peine, mais aucun des deux ne saurait être dupe. C’est une aberration : il ne compte pas prendre plus de précautions, comme si la prise de risque à deux constituait une sorte de signature de leurs retrouvailles systématiques. Sa main glisse au creux de ses cuisses, se moulant au calice de son ventre. L’eau chaude et le savon ont rendu le corps de Dana luisant et chaud. Quant à ce qui se trame à l’orée de son intimité, l’homme décide visiblement que rien ne peut désormais s’opposer à leurs caprices. Sa façon d’agir pourrait laisser penser qu’il hésite, n’est pas sûr, calcule la pertinence de leurs envies. Ce n’est rien d’autre qu’un leurre, et même l’amant offert à ses désirs conserve toujours une légère aura de prédateur. Il s’assure de son équilibre, avant de la presser plus sûrement contre la paroi. Il la soulève, invite une cuisse longiligne à s’accrocher à lui, prêt à lui servir d’appui, à la porter entièrement, aidé par le mur derrière eux.

Il s’enfonce en elle sans rencontrer la moindre résistance. C’est indécent. Mais c’est ce qu’elle veut. C’est ce qu’ils veulent. Il s’enfonce en elle jusqu’à la garde, assumant sa présence à l’intérieur d’elle par quelques coups de bassin précis. Il la surveille. La toise, sans d’abord s’autoriser lui-même à afficher les conséquences de leurs silhouettes enlacées. Ses bras se referment une dernière fois sur elle, et enfin un grondement échappe à la gorge du vertueux. À la lumière de tous les secrets à protéger, des hommes politiques à la conduite insensée, des monstres dont regorgent les rues de Shreveport, Ian Calloway sait que chacune de ses étreintes aux côtés d’une femme comme elle pourrait être la dernière. Il ne tient pas à partir comme est parti Carl. Il ne tient pas à se laisser totalement engloutir par la morosité dont les tourments l’ont tué aussi bien que les crocs de Matthias.

Il va et vient en elle, trouvant une forme de libération que seulement de rares élus, désormais, peuvent lui apporter sur un plateau. Elle lui redonne sa dignité, cette fantaisie que son quotidien verrouille la plupart du temps depuis son arrivée dans le Sud. Sans cesse, sa bouche revient buter, presque un peu trop brutalement, contre celle de la nymphe. Le besoin de la posséder autant que de se donner à elle l’invite à rendre leur danse modérée, ne l’assassinant pas d’une force étouffante. Aussi surpris que séduit par ses paroles, il compte bien inviter Campbell à s’épanouir, à elle aussi cueillir ce jour qui s’enfuit toujours trop vite. Leurs heures s'évanouissent à toute berzingue, se dissipent, se désagrègent à force d’obligations professionnelles, de règlements de compte à l’égard d’une société qui abhorre les créatures comme eux. Ils ont échappé au système, tout en suivant en apparence un code de conduite imposé à l’ensemble d’une population à la dérive. Condamnés tous deux à la solitude par leurs activités et leur tempérament, leurs deux désespérances s’attirent l’une l’autre, changeant les monstres isolés et individualistes en une seule forme hybride, plus immonde encore, et qu’importe si d’autres meurent autour d’eux dans le processus. Mort virtuelle, mort réelle ; aucune ne les arrêtera.

Il lui fait l’amour, ses prunelles océanes revenant systématiquement chercher celles, plus translucides, de cette petite championne de l’informatique dont le grand cœur n’a finalement d’égal que le courage surprenant qu’il n’attendait pas chez elle.

« Tu devrais rester, cette nuit… » Il ne sait pas à quel moment ces mots lui ont échappé. Il ne sait pas pourquoi. Sa bouche écorche sans douleur la joue tendre de Dana, s’appropriant la ligne douce de sa mâchoire. « Dehors, ce n’est pas sûr. Et ce sera plus facile pour moi de botter le cul de qui pourrait vouloir te courir après. » Ce n’est pas une demande. L’ordre est prononcé avec le même aplomb dont elle a fait preuve. Peut-être pour la narguer. Peut-être pour la tester. Les pieds de sa compagne ne touchent plus terre depuis longtemps, lorsqu’une paume s’approprie ses reins qu’il rêve de posséder à leur tour.

« Que moi aussi je puisse te surveiller comme je l’entends. »

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Sam 10 Fév - 18:09 (#)


Il ne s’excusait pas.

Il donnait avec une immodeste aisance ce que la nymphe revendiquait.

Impossible de résister à l’invitation surnaturelle de cette créature qu’il ne peut contrôler. Un appel libertin à la plus douce des corruptions.

C’était lui qu’elle voulait.
Maintenant.

Son corps se fit accueillant pour lui. Indulgent. Réceptif. Unis par l’étroitesse de ses désirs. Le monde s’efface pour ne laisser place qu’à deux entités assoiffées, s’abreuver à la source d’un mirage. Entre ses bras musclés, le dos contre la paroi du vaste espace qui servait de douche au docteur, elle se cramponne à sa peau, son odeur, sa présence imposante. Solide, elle lui fait confiance. Laissant de côté cette logique impitoyable pour se laisser brûler par le feu de son impatience.

Elle frissonne en entendant à son oreille, le grognement quémandant cette absolution qu’il ne méritait pas. Enfouissant ses soupirs implorants au creux du cou dont elle écorche la peau de ses dents, ses mains se saisissent du derme passible d’être punis. Comment osait-il lui faire autant de bien? Pourquoi ne lui avait-il laissé que des fantasmes effacés par le temps qui défile ?

Le prénom de l’autre condamné est expiré comme une prière qui n’aurait jamais de réponse. Ses lèvres contre les siennes sollicitent toute l’attention qu’elle peut lui dérober. Ses hanches oscillent en unisson avec la force du chasseur.

Quand il parle, elle ne comprend pas.
Pas tout de suite.
«… Cette nuit ?»

Elle avait envie de rigoler tristement. Ils avaient déjà passé ce moment. La nuit n’existait déjà plus. La réalité les rattrapait tandis qu’elle soulève le menton pour lui laisser accès à sa gorge, se délectant de la soigneuse écorchure de sa barbe contre sa peau délicate. D’un soupir, elle arrive à répondre à son audace, en le démontant gracieusement, une jambe à la fois qui retourne au sol :

« Ne me laisse pas m’enfuir, alors… »

Puis elle le contourne habilement, pour sortir de la douche. Réflexe d’une créature que l’on jette en pâture à un chasseur émérite, elle recule en fermant le courant d’eau chaude. Dana disparait dans les vapeurs denses qui s’accumulaient dans la salle de bain, ses pas mouillés et lent le soumettant à la suivre hors de la pièce.

Il repartait dans deux mois. Il allait l’oublier; négliger les évocations de ce qui les séparait et les unissait pour une vie qu’il avait mise de côté. Dana deviendra une relique du passé quand il se retrouvera dans sa famille, son essence, ce qui allait le rendre heureux, enfin. Elle avait déjà calculé les mensonges qu’il lui dirait avec une véracité émérite. Une sincérité placardée qu’il pourra ensuite s’autochâtier de gros salaud pendant quelque temps, comme une pénitence.

Dana pouvait se consoler en se disant qu’il sera en sécurité de toute attaque informatique pendant qu’il continuera à tourmenter son imagination. Il en finira pas oublier qu’il a avoué que ça lui plaisait qu’elle le surveille; qu’il lui aura fait l’amour après avoir confessé charmé par se savoir observé par la geekette. Protégé à distance, par des processus invisibles et incroyablement efficaces.
Tout à fait Dana, ça.

Elle n’avait qu’un moment pour créer de délicieux souvenirs pour le tourmenter à son tour pour les deux mois à venir.

Sans gêne, elle recule toujours, dans la pénombre de l’appartement vers la table de la cuisine. Quand son fessier accroche le rebord de celle-ci, Dana s’assoit sur la surface froide et lisse et lui fait signe de s’approcher. Le dos droit, elle se mordille la lèvre en l’observant s'avancer. La nuit n’était déjà plus tout à fait noire. Le ciel commençait à changer de couleur. Quelle heure était-il ? Aucune idée. Ça n’avait pas d’importance. Pas maintenant.

Ce qui importait, c’est qu’il se fasse pardonner en imprimant dans son encéphale les stigmates excitants de leurs unions partout dans son appartement. Que quand, après une longue journée de travail, il observe son canapé et ressent la pression du désir en se rappelant comment il aura fait gémir Campbell sur le cuir immaculé; la sensation d’être étreint dans son intimité pressante, la perfection de leur corps qui s’étrille de plaisir au lever du soleil. Qu’il ne puisse pas manger de petit-déj’ sans se rappeler le goût exquis de la propriétaire du ArtSpace sur sa langue, quand il la dégusta jusqu’à ce qu’elle jubile d’encouragements et d’éloges envers ses talents. Que le vaste espace vide dans son lit sera le triste écho de l’absence de cuisses galbées qui le chevauche adroitement, d’une voix féminine qui en redemande, de l’odeur de sa sueur, de son classique gel douche aux agrumes bon marché qui s’incruste dans l’oreiller. Deux mois à se remémorer la présence chaude de Dana assoupie, la courbe de ses reins emboités contre lui, son souffle calme, sa chevelure qui enveloppe son visage endormi, les rayons du soleil qui frôle un de ses sourcils parfaits…

Deux mois pour ensuite…
… l’oublier.

Quitte à devenir un souvenir éloigné, quitte à rester un fantasme délaissé, quitte à s’en prendre plein la gueule pour le protéger des autres, elle serait ne sera pas conne au point de ne pas cueillir chaque moment comme celui-là, n’est-ce pas ?



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ADMIN ۰ Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
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En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
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✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
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Ven 16 Fév - 1:38 (#)


The Hand of fate
Elle se défait de leur étreinte, tandis qu’il n’en a pourtant pas encore fini avec elle. Le regard embué par l’eau qui tombait jusqu’alors, mais que la poigne impérieuse de la jeune femme éteint brusquement, il la suit, l’observe s’échapper sans vraiment faire mine de vouloir se dissimuler à son attention concupiscente. Avec un temps de retard calculé, le chasseur abandonne à son tour la cabine, marchant dans les traces que les pieds nus et humides de Dana abandonnent derrière eux. Revenus dans la pièce à vivre, l’odeur de nourriture, la chaleur symptomatique de l’appartement et du four ayant travaillé, frappent son corps aussi luisant que celui de son amante. Celle-ci poursuit méticuleusement son travail de sape : retournant le cerveau de son partenaire pour remettre les compteurs à zéro, lui faire oublier le peu qu’il croyait savoir d’elle. Il se fiche bien que les premières amorces de l’aube aient commencé à griser le ciel aux nuages lourds et trempés eux aussi. Il se fiche bien que la plus grosse partie de la nuit soit passée. La nuit n’est pas terminée tant qu’ils ne l’auront pas décidé. Cet affranchissement de la réalité, il l’embrasse totalement, faisant fi de sa nature scientifique même ; n’étant, de toute manière, pas déjà contrecarrée par sa foi religieuse ?

Toute l’irréalité de l’instant le frappe, au fur et à mesure qu’il recouvre la distance qui les sépare. Il n’a aucune idée de tout ce que renferme l’esprit de Dana, ce pessimisme qui lui colle à la peau, cette certitude de ne rien valoir de plus que la mention de souvenirs agréables dont elle émaillera son appartement pour les dernières semaines qu’il lui reste à y vivre – espère-t-il. Il pourrait se montrer plus dur, plus intransigeant avec elle. Mais si cette nuit s’avère trop courte, d’autres suivront. En attendant, il peut se permettre de retenir les rênes de la passion qu’elle lui tend, au moins un peu. Il la reprend entre ses bras, lui fait rouvrir les jambes, dans un mélange qu’il veut rendre parfait entre une autorité inébranlable et la délicatesse due à l’étrange affection qu’il lui porte. L’offrande de la nymphe qu’il allonge à moitié, il n’en sous-estime guère le fruit. Ses plaintes se font alors au moins aussi âpres que les coups de reins avec lesquels il la besogne.

« Cette nuit. Ce qu’il en reste. Demain. »

Pour une fois, il n’y a pas de plan. Pas de stratégie. Il n’a que faire des ennemis qui rôdent dans l’ombre, quêtant les bribes d’informations qu’il pourrait relâcher par erreur, par faiblesse, par lassitude. Il n’a pas envie de planifier, avec Dana Campbell. Cet égoïsme partiel qui l’a maintenu en vie fait chauffer son sang à l’idée même de pouvoir profiter de sa présence sans avoir à se soucier d’une limite, d’une interdiction. Oui. Dana a grandi. Les enjeux cernant leur relation aussi. Est-ce la faute aux restes de l’alcool qui a si durement imbibé ses veines, ce soir ? Est-ce l’avertissement funeste que la hackeuse a apporté dans son sillage ? Est-ce un mauvais pressentiment, plus salvateur et bavard que ses instincts enfouis avant de quitter Baltimore ? Il songe alors que les prochains mois ne seront pas plus beaux que ceux qui viennent de s’écouler. Déjà, une peur primaire se répand sous sa chair ; il ne quittera jamais plus la Louisiane. C’est une prophétie proprement abominable qui terrifie l’homme brave qu’il a pourtant souvent été. Alors, il se raccroche aux membres chauds et glissant de Dana, se fait souverain de son ventre qu’il poinçonne sans se soucier qu’un enfant puisse naître de ses entrailles, tout en trouvant un certain réconfort dans la puissance de son féminin sacré.

Il perd pied, s’arrache à l’emprise des démons. Les démons qui l’attendent toujours au Waverly Falls Center. Les démons qui lui tournent autour, repoussés par une Foi soigneusement entretenue par le Vertueux. Les démons qui hurlent par les voix enregistrées sur son dictaphone, et qu’il craint tant d’avoir à réécouter pour poursuivre les travaux d’un mort.

Il s’est répandu en elle ou sur elle, porté par l’harmonie de leur couple absurde. Comme une provocation ; non pas envers elle, mais envers tout ce qu’il ne peut contrôler. Comme la certitude que de ses entrailles ne peut provenir nulle descendance. Lui, le médecin, ne s’est pas arrêté après avoir murmuré l’approche de son acmé, uniquement guidé par le rejet potentiel de son amante, si elle avait voulu le tenir éloigné des trompes matricielles. Ils mangeront demain. Elle ne repartira pas avant l’arrivée du soleil. La bouche de Ian Calloway écorche la joue, la tempe, les lèvres de Dana Campbell. Il n’a même pas songé à Nova, qui aurait pu rentrer à tout instant. Il s’en moque. Ses bras s’enroulent une dernière fois pour soulever l’orpheline. Jusqu’à nouvel ordre, c’est dans un vrai lit, et non pas sur la couche d’un motel à peine correct, qu’il a envie de se rappeler de cette sensation chérie – étreindre un autre être humain pour oublier la froide cruauté de ce monde.

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Ven 31 Mai - 22:42 (#)


Tel un envahisseur, il occupait toute l’attention de Dana. Conquérant, il se retrouve complètement dominant entre ses cuisses, la besognant comme une déesse à qui l’on ne pouvait rien lui refuser. Leur corps claques et s’heurtent délicieusement dans une passion qui n’a pas de définition. Rien n’explique le plaisir qu’il arrive à immortalisé tout en étant ce parfait salaud qui profites sans hésiter du désir de la pirate informatique. Elle s’accroche à l’illusion de Ian Calloway comme l’être salvateur de cette faim qu’il éveille aux creux de ses reins ; Le parfait dévot d’une luxure qu’elle n’arrive pas à alimenter convenablement.

Peut-être qu’elle aura soufflée son nom, comme une prière à un saint pour l’apaiser de ses luxurieuse souffrances. Entre ses lèvres, le prénom du chasseur devient une plainte divine dont l’écho remplit l’espace moderne qui accueille leur chair en manque de vérités.

Il y a t’il une chose de plus vraie et tangible que deux corps qui se rencontre avec le désespoir et les revendications de deux créatures insatisfaites, unies dans l’acte le plus charnel qu’il soit afin de répondre à leur vorace instincts recouvert par leurs doubles vies ?

Quand il grogne et annonce cette petite mort incontrôlée, Dana s’accroche à lui, encourageante, pressante et invitante. Son regard perçant s’ouvre sur l’offrande ; un corps marbré de cicatrices et d’histoires, aux muscles saillants qui frémissent et se couvrent de sueur sur l’autel de leur passion. Elle l’embrasse quand il retrouve ses lèvres, le souffle court, les sens en émois, condamné par cette nécessité de le toucher, de le garder près d’elle, contre sa chair, preuve qu’elle existe.

Qu’ils existent.

Cramponnée, ses bras l’entourent et elle se laisse porter, enfouissant son nez dans le creux de son cou. Elle y dépose des baisers, savourant le goût de sa peau, ses dents frôlent le derme frémissant il y a que quelques instants seulement. Dana soupire et se presse plus près quand il la transporte dans sa chambre, le sanctuaire sacro-saint du Dr Calloway. Elle entend la porte se refermer derrière eux, puis se verrouiller, une ultime barrière à la vie extérieure qui souhaitera reprendre assurément son cours bientôt.

Mais pas tout de suite.
Ils avaient le temps.
Le ciel s’éclaircissait à peine d’un bleu plus clair dont la lumière naissante frôlait le mobilier minimaliste de la pièce. Baignée dans cette imparfaite noirceur, Dana se retrouve sur un lit qui n’est pas le sien, à l’odeur unique de son propriétaire. Elle ne quitte pas celui-ci dans ce lieu de pèlerinage. Combien de femmes ou d’homme avaient frôlés ces draps ? Dormait-il encore dans son lit ou utilisait-il toutes ses nuits à chasser les monstres qui hantaient leurs cauchemars ? À quoi sert ce matelas confortable, si ce n’est qu’être souillé de fantasmes, de rêves et d’hantises terrifiantes ?

Dana n’avait en tête qu’un remède à ce syndrome inquiétant.
Un médiocre diagnostique pour un effet placébo le temps d’un souvenir.

Ils n’avaient encore prononcé aucun mot sauf des gémissements délectables et des soupirs exigeants. C’est toujours en respectant ce faux silence qu’elle guide le docteur détendu à s’allonger sur le dos. Cavalière, toujours inapaisée, la geekette chevauche la bête, l’encerclant de ses cuisses fermes et soyeuses. Réflexe causé par le feu qui brûlait toujours au creux de ses reins, elle ondule malgré elle sur l’homme qu’elle surplombe. Nymphe enivrée, elle offre ses courbes à cette journée qui s’entame à la lenteur d’un songe d’un printemps gris de la Louisiane.

Ils avaient le temps.
Ce penchant en déposant ses formes contre le corps de Ian, Dana repousse ses cheveux humides sur une épaule frêle, la marque étoilée laissée sur l’autre se dévoilant. À proximité, elle embrasse le maxillaire du chasseur, lentement, doucement, puis son cou, sa gorge. Une de ses paumes caresse sa nuque, puis son épaule, son biceps qu’elle presse avec délectation.

« Encore. » Souffle-t-elle quand ses lèvres retrouvent les siennes, une fervente supplication à l’homme à la foi inébranlable. « Il reste encore du temps à hier. Aime-moi encore. »



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