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Les jours sans [P.V. Heidi chérie]

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When witches don't fight, we burn
Andy Yilmaz
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Ven 2 Sep - 21:01 (#)


Les jours sans.


Si j’avais pu changer une chose… J’aurais choisi un autre flingue.

Malheureusement, impossible de revenir dans le temps pour me décocher une taloche sur la tête et m’arracher ce stupide revolver au recul bien trop puissant. Comme quoi, même un habitué peut se tromper.

Je retirais mon casque anti-bruit avec agacement. J’avais foiré ma séance, je le savais, sans même avoir à m’approcher de mon carton. J’avais été mauvais car ailleurs, préoccupé par autre chose que le simple acte de respirer et viser. J’étais venu ici pour me vider l’esprit : bilan, je ressortais du centre avec le sentiment d’avoir perdu mon temps et d’être devenu mauvais.

Donnant de l’élan à mes roues, j’allais récupéré mon carton pour constater mes résultats. Je levais les yeux au ciel. Rien au centre. Pas une ! Le temps de récupérer mes jambes, je serais juste bon à taper sur un clavier et corriger des formules Excel. Il est passé où le putain de chasseur, hein ? C’est pas comme ça que je vais immobiliser un vampire en chasse… Je vais y laisser ma peau, si je retourne sur le terrain avec ce genre de résultats.

- Y’a un problème, Andy ? - me demanda un autre habitué du centre, le carton sous le bras. Je fus reconnaissant de ne pas avoir d’éléments auxquels me comparer. D’un air maussade, je lui montrais « la maîtrise ». Il rit sans méchanceté. - Oh, ça arrive aux meilleurs, y’a des jours avec et des jours sans.
- Je fais déjà sans les jambes, j’aimerais au moins avoir des jours « avec » pour le tir.
- T’as l’air d’avoir plus besoin de te dépenser que de rester à méditer. - me répondit-il, mon ton acerbe lui passant au-dessus de la tête. J’acquiesçais.

Effectivement, j’avais besoin d’un exutoire plus musclé. Sauf qu’à force, les machines me faisaient désormais horreur. Je rêvais de me tenir de nouveau debout et d’aller courir, jusqu’à avoir les poumons en feu et la gorge râpeuse, jusqu’à en vomir pour punir mon organisme de cet effort inhabituel et trop violent.

Ou de tourner autour d’un punching-bag, de lui décocher coup de pied sur coup de pied, jusqu’à ce que je m’écroule sur mes jambes vacillantes.

Mais ça, ce ne serait pas avant deux mois. Et encore.

Je décrochais avec dépit mon carton de ses suspensions et retournais récupérer mon matériel. Le bruit des tirs autour de moi reprit, me renvoyant quelques secondes à cette nuit. J’aurais du tirer, au lieu de pousser mon frère dans la bagnole.

J’aurais du tirer.

Après m’être lavé consciencieusement les mains, je vins déposer au comptoir ce qui m’encombrait les mains. Lorsque je rendis le revolver, je lui jetais un regard mécontent, comme si l’objet était entièrement responsable de cette séance ratée. La prochaine fois, je resterai avec ce que je connais. Que je n’ai pas d’autres excuses que ma propre nullité.

Une fois dehors, je tirais mon téléphone de ma poche et appelais Dylan.

- Muscu ?
- Salut copain ! Comment tu vas mon ami ? Ah, ça fait plaisir de t’entendre, t’as une bonne voix ! En général, c’est par ça qu’on commence une discussion, Andy.
- Oh ça va… C’est pas comme si on se voyait tous les jours. Tu sais, vu que tu squattes mon canap’. Parce que ta copine veut plus voir ta-
- Eh eh eh, ok, j’ai compris, t’as les nerfs, on va garder cette discussion pour plus tard. C’est pas qu’elle veut plus me voir, c’est qu’elle a besoin de réfléchir. Non, ne réponds pas. Ok pour la muscu. T’es au tir ? Andy répondit par une onomatopée affirmative. - Ok, je passe te chercher ?  Autre onomatopée. - Impec’, j’arrive.

+++

Je raccrochais la barre avec un dernier grognement dû à l'effort et restais allongé quelques secondes, reprenant mon souffle. La sueur trempait mon dos et mes cheveux. Je me sentais enfin libéré du poids qui m'oppressait depuis ce matin, comme si ce qui obstruait mes bronches avait fondu suite à l’effort. L’air passait enfin de mes narines à mes poumons.

- Je t'ai explosé.- me vantais-je entre deux grandes inspirations. Je passais ensuite une main sur mon visage pour chasser la transpiration qui menaçait de couler dans mes yeux.

Dylan haussa les épaules et commença à débarrasser les poids de vingt kilos.

- Tout le monde sait que les pecs, c'est plus à la mode. - déclara-t-il avec assurance, comme s'il avait les chiffres pour étayer son discours. - Ce qu'on veut maintenant, c'est enchaîner les squats pour avoir un bon cul. Mais bon, comme t'es assis dessus pour l'instant, faut bien trouver d'autres arguments de vente...
- T'es con.
- Je dis les choses comme elles sont, mon grand. C'est la dictature des bubble butts, de nos jours.

Un rire essoufflé m'échappa, et je me redressais, passant ma serviette autours de mon cou. J'avais le sentiment d'enfin respirer librement. Finalement, c'était bel et bien d'exercice physique dont j'avais besoin, j'aurais dû commencer par ça. J'allais pouvoir dormir, ce soir. Dylan insisterait probablement pour regarder la suite de sa série, m'obligeant à faire acte de présence, mais rien ne m'empêcherait de sombrer lentement dans l'inconscience, bercé par les problèmes de zombies et de trahisons des protagonistes.

Je revins dans mon fauteuil et donnais de l'élan aux roues pour m'éloigner du banc.

La session était terminée : Dylan avait fini ses enchaînements calistheniques, ignorant superbement les regards moqueurs des fanatiques de la gonflette, et moi... eh bien, j'avais fini la moitié de mon parcours habituel.

Je rêvais de reprendre la course et de recommencer à frapper des punching-bags.

Encore deux mois à tenir. Il fallait serrer les dents.

+++

Dans le parking souterrain que la salle de sport partageait avec un centre commercial, il n'y avait plus beaucoup de voitures. Les pas de Dylan résonnaient dans l'immensité goudronnée, ainsi que nos voix alors qu'il me rafraîchissait la mémoire sur les intrigues en cours entre les différents personnages. Chaque fois, je promettais que j’allais retenir leurs noms, et chaque fois, nous finissions par les désigner en fonction de leurs signes caractéristiques.

En avançant jusqu’à la voiture de mon squatteur de canapé, nous fûmes surpris par des éclats de voix amplifiées par le vide du parking. Je fronçais les sourcils. Dylan surprit mon regard et m’interdit formellement de m’en mêler. Je ne répondis rien : ce serait mentir éhontément à un ami de longue date, et ce serait moche. Cet ami partit au pas de course vers la voiture, m’interdisant une fois encore de ne serait-ce que bouger le petit doigt, que je le regretterais s’il ne me retrouvait pas exactement dans la même position au même endroit d’ici deux minutes.

Je croisais les bras devant mon torse, gardant mes mains loin des roues, en signe d’accord.

Je ne désobéirai pas, puisque les voix se rapprochaient de moi.

Fenêtres ouvertes, un 4x4 s’avançait, le conducteur alpaguant une jeune femme, qui ne s’en laissait pas compter vu sa répartie colorée.

Je m’étais juste assez avancé pour gêner le passage d’une voiture. Quel maladroit.

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Heidi Janowski
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NE M'OUBLIE PAS

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≡ Humaine ­­de 25 automnes, beaucoup moins dans sa tête
≡ (ex(ex))Trompettiste professionnelle autoproclamée
≡ Marquée de la Reine d'AA, miss Elinor Lanuit elle-même
≡ Cousine de la démoniaque experte en chantage, Anna "la s****e" Janowski
≡ Mordue au littéral comme au figuré

Facultés : ≡ Surnaturellement agaçante
≡ Maîtresse du sarcasme et de l'ironie
≡ Balbutiements du tout premier niveau de Présence vampirique tout fraichement héritée

Thème : 'Round Midnight - Miles Davis
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QUAND J'AURAI SOMBRÉ

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Dim 4 Sep - 22:43 (#)



Les jours sans
Mansfield
ft. Andy, dis moi oui


U
n aller-retour dont tu te serais bien passée ce soir.

La notification d’un nouveau message réveille l’écran de ton téléphone négligemment posé sur ta table basse, et le bruit désagréable du vibreur sur le contreplaqué te tire un grognement plus explicite que mille mots. Allongée sur ton canapé, à moitié dans le noir, un album De GoGo Penguin enveloppant la pièce d’une atmosphère unique depuis ton enceinte. Il est trop tôt pour recevoir un message d’Elinor et tu as déjà envoyé un pouce en réponse au gif bien trop coloré qu’Anaïs t’a fait parvenir ; les chances que tu aies vraiment envie de voir ce message sont donc au plus bas. Franchement, c’est dommage, tu passais un bon moment.
Le dilemme est donc le suivant : tu es déjà à moitié en rogne, alors quitte à l’être autant regarder le message, *ou alors*, refuser de laisser cet objet gouverner ta vie et te rebeller contre la modernisation déshumanisante de la société en restant allongée et en ignorant tout bonnement ton téléphone.
Un nouveau grognement. Tu finis par tendre le bras pour attraper ton cellulaire et le porter à hauteur d’yeux pour lire le message. Ça pourrait être urgent, quoi que tu ne voies pas comment, ou une recrue potentielle pour ton orchestre. Au final ni l’un ni l’autre. Votre colis est arrivé à destination. Vous pouvez le récupérer… A Mansfield, merde. C’est vrai que tu avais oublié de changer l’adresse enregistrée sur ton ordinateur au moment de la commande. Ta nouvelle sourdine est arrivée dans un centre commercial à quelques blocs des Kingstons. Super, tu avais envie de retourner là-bas en plus.
Un long soupir et tu jettes un œil à l’heure sur l’écran de ton téléphone avant de le reposer négligemment sur la table d’appoint. Il fait encore trop chaud pour sortir à cette heure-ci. Tu iras dans deux ou trois heures, quand le soleil sera assez retombé pour te permettre de faire plus de deux mètres sans fondre.

Deux ou trois heures plus tard : tu n’as toujours pas envie d’y aller. Et pourtant, tu as méchamment envie de récupérer ta commande.
Nouveau dilemme : faire l’effort de trouver l’énergie et la motivation pour te lever et retourner dans ce quartier que tu honnis, ou attendre qu’elle vienne à toi en sachant que ça n’arrivera peut-être jamais et que, le cas échéant, tu ne pourras pas utiliser cette sourdine que tu as envie d’essayer depuis des semaines.

- To jest do bani.

Et tu te lèves, d’humeur déjà bien trop bougonne alors que tu n’as même pas encore quitté ton appartement. Il ne faudrait surtout pas qu’on t’emmerde aujourd’hui, ça ne serait vraiment pas le bon jour. Ce serait bête. Vraiment trop bête.

Un quart d’heure plus tard, tu retrouves donc le siège conducteur de ta voiture, prête *ou presque* à retourner là-bas. La moue sur ton visage permet clairement à ton reflet sur le pare-brise de reconnaître qu’il n’est pas content, loin de là. Encore une demi-heure plus tard, tu gares ta voiture dans le parking souterrain le plus proche de la boutique qui retient ton paquet en otage. En une dizaine de minutes, tu arrives finalement à l’étape la plus gratifiante de ton pèlerinage.

- Je viens récupérer un colis. Janowski.

Tu soupires discrètement, tâchant de ne pas laisser transparaître ta frustration sur ton visage.

- Janowski. Non, J, pas I. Oui, ça se prononce I mais-.

Les mains dans le dos, tu te tritures les doigts et serres les poings pour ne pas céder aux pulsions violentes qui commencent à monter en toi.

- J, A, N, O… Non, J, comme John Coltrane. C’est un des saxoph- Non mais on s’en fout de qui c’est ! Oui, voilà, J comme Jake Hamilton, si vous voulez.

Parfois, tu te demandes si les gens le font exprès. Allez, inspire, expire, comme en séance.

- A… N… non, juste un seul N. O… W… Vous le faites exprès ? Non rien. C’est un petit carton, normalement. Non, pas une enveloppe, un petit carton. Non, pas un V, un W. Mais oui je suis sûre que ça se prononce comme ça. Mais envoyez une lettre au putain de gouvernement polonais si ça vous convient pas, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ?

Tu regrettes. Ooh, tu regrettes. Il a fallu encore 3 minutes, 180 *longues* secondes, pour qu’il retrouve ton colis. Autant dire qu’une de plus et le type allait pouvoir s’estimer heureux que tu ne te balades plus avec un briquet sur toi en permanence. Par contre, un taser…
Enfin, tu peux enfin reprendre le chemin de ta voiture, et par extension celui d’un endroit calme dans lequel on ne viendra pas te déranger. Sans doute chez Marraine, pour t’occuper un peu de ton chaton. La bestiole est indépendante mais elle a besoin d’attention, et tu dois avouer que *parfois*, *ça t’arrive* de prendre du plaisir à t’occuper de Jazz et de ses pattes bien trop longues.

Si tu as eu assez de patience pour ne pas étriper le type de la boutique, tu risques en revanche d’en avoir beaucoup moins pour le connard qui vient de manquer de t’écraser dans le parking. Des réflexes hors du commun t’ont permis de t’en sortir complètement indemne, mais tu n’es pas certaine de ce qu’aurait été l’issue de la situation si tu n’avais pas profité des avantages de la Marque.
Nécessairement, tu frappes le capot de la voiture du poing en commençant à gentiment hurler sur le conducteur du véhicule.

- Mais t’es aveugle espèce d’enfoiré de fils de pute ? T’as eu ton permis dans une putain de pochette surprise ou quoi ?

La vitre côté conducteur se baisse avec une lenteur surnaturellement agaçante, et lorsque tu peux enfin apercevoir le visage du chauffard, tu te rends compte qu’il n’a pas l’air désolé. Il a encore moins l’air de regretter, et on dirait même qu’il l’a fait exprès.

- Rouler sur une traitresse de l’humanité je saurai m’en remettre. A vrai dire, ce qui m’aurait le plus emmerdé c’est la trace que t’aurais laissé sur mon pare-chocs espèce de petite salope.

Dans le Hummer, ça se gausse, ça s’excite. Ça rigole et ça siffle. La manière dont il t’a appelée ne laisse aucun doute sur la raison qui le pousse à agir de la sorte. Ça sent mauvais. Du genre, vraiment mauvais. Presque littéralement depuis que les fenêtres du véhicule sont ouvertes, mais ça n’est pas de ça dont tu parles.
Tu dois penser, vite. Trouver la chose la plus intelligente à faire parce que ces types là sont une réelle menace. Est-ce qu’ils te suivent depuis longtemps, ou t’ont-ils seulement reconnue et ont cherché à saisir l’opportunité de t’aplatir ? La première chose que tu fais, c’est reculer, t’éloigner d’eux et de leur voiture. Il paraît assez évident que tu ne dois pas rejoindre la tienne pour ne pas en dévoiler l’immatriculation. Tu pourrais essayer de faire parler tes poings, mais aussi agile et forte puisses-tu te venter d’être, à cinq ils ont toutes les chances de te mettre un sale coup que tu ne verras pas venir. Tu pourrais tenter d’utiliser la Présence, mais ça ne paraît pas être une meilleure idée.
Tu recules, toujours face à la voiture, et du coin de l’œil tu vois un type en fauteuil roulant, ainsi qu’un autre détalant comme un lapin pour disparaître au détour d’un virage. L’estropié est en plein milieu de la route, mais il n’a pas l’air de vouloir bouger. Est-ce qu’il est stupide ou… est-ce qu’il essaie de te donner un coup de main ?

Les pneus crissent sur le béton lisse du souterrain, et l’enfoiré au volant s’amuse à faire ronfler son moteur. Tu regrettes de plus en plus de t’être déplacée ce soir, ton carton si durement acquis à la main. Finalement, tu finis par arriver derrière l’inconnu en fauteuil. Si les miliciens veulent t’aplatir, ils vont d’abord devoir aplatir une dizaine de kilos de métal, et bien sûr l’individu qui va avec.
D’ailleurs, ce dernier commence à se faire prendre à parti par tes agresseurs, tout d’abord verbalement, le sommant de « dégager le passage ». Puis, en voyant qu’il ne répond pas exactement à leurs demandes, les portières se déploient, prêtes à laisser sortir la brochette d’extrémistes qui en veulent à ta peau. Tout est comme figé dans le temps, et les choses n’attendent qu’une minuscule étincelle pour s’enflammer.

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Jeu 8 Sep - 16:30 (#)


Les jours sans.


Oh... J'étais en train de rêver.

Le consanguin au volant avait trop regardé de Fast&Furious. Il venait de faire rugir son moteur, en 2021 ? Je serrais les dents, pressentant la confrontation. La voiture suivait lentement la jeune femme qui pressait le pas. Avant de me dépasser sans un mot, elle me lança un regard d’incompréhension. Je notais sa pâleur et sa frêle apparence. Elle était probablement dans la vingtaine. Plus jeune que ma sœur. Loin de moi l’idée de jouer au preux chevalier, mais lorsque des hommes emmerdent des jeunes filles, ma pression sanguine a tendance à augmenter. Et mon médecin m’a expressément demander d’éviter les sources de stress.

Je restais à ma place, les bras croisés devant moi, attendant d’être pris à parti. Ces imbéciles pensaient pouvoir régir l’espace commun ? Le défi m’allait.

Bien sûr, je fus sommé de m’écarter. De manière tout à fait surprenante, ils n’ouvrirent pas immédiatement le bal des insultes, préférant passer directement à l’intimidation physique en descendant de leur véhicule. Je soupirais profondément. Ils étaient quatre. De visu, difficile de savoir s’ils n’étaient qu’humains. Peut-être y avait-il dans le lot des garous ou des arcanistes ?

- T'’es sourd ? Dégage de là, ça te concerne pas.
- Pas directement, effectivement. Cependant, devant la Cour, si elle vient à porter plainte, je risque de prendre quelque chose pour « non-assistance à personne en danger », si son avocat est bon.
- Oh merde… On est tombé sur un putain de héros apparemment. - s’exclaffa le chauffeur en tapant bruyamment ses mains sur ses cuisses. Les autres ricanèrent.
- Tu peux pas te lever pour nous casser la gueule. Qu’est-ce que tu vas faire ? Dans ton état ?

Eh bien, si la fille derrière moi était un tant soit peu maligne, les ralentir suffisamment pour qu’elle prenne la tangente et disparaisse. J’appuyais mon menton sur ma main droite, le coude posé sur mon accoudoir.

- Je peux appeler la police. Prévenir que des types en SUV poursuivent une jeune femme dans un parking, que je soupçonne une tentative d’enlèvement.

D’ailleurs, le réseau était-il bon ici ? Je tirais mon téléphone de ma poche, jetant un coup d’œil aux barres. C’était tout à fait correct. Mon regard revint vers les quatre hommes, attendant leur verdict. L’un d’eux avait une couleur rouge intéressante.

- T’es qu’un putain de connard handicapé, te mêles pas de ça ! C’est une putain de traître à son sang ! Elle fraye avec les sangsues, elle couche avec j’suis sûr !

Oh. Je tournais la tête vers elle, l’apercevant à quelques mètres. Je pesais le pour et le contre avant de retourner sur les « défenseurs », qui pensaient m’avoir convaincu.

- Je vais vous expliquer un principe simple dans l’application de la loi. En général, avant de punir, on attend que l’infraction soit commise. Ainsi, en suivant ce même principe, j’attendrai que vous remontiez dans votre véhicule en ignorant mon avertissement avant d’exploser votre moteur, tout comme j’attendrai qu’elle grossisse le rang des vampires avant de m’occuper de son cas. Compris ?

Un éclat de rire général secoua les hommes. Manifestement, mon charisme souffrait de ma situation actuelle. Je levais les yeux au ciel et claquais des doigts de ma main libre.

- Attends, mais tu nous menaces alors que t’es à roues ! Tu manques pas de couilles ! - déclara l’un d’eux en s’approchant de moi. Il saisit les poignées de mon fauteuil et tenta de lui donner une impulsion, n’ayant pas remarqué que j’avais justement bloqué ces roues.

Les autres abandonnèrent leur copain pour suivre comme des loups la jeune fille qui s’était faite avoir par les promesses d’un vampire, à les croire.

Ma main gauche picotait légèrement. Une odeur de plastique brûlé commença à envahir l’air, nous atteignant d’abord mon emmerdeur et moi. Celui-ci fronça les sourcils et me donna un coup sur la tête.

- Pourquoi ça pue comme ça ?
- Je sors de la salle.

Ceci me valut un autre coup. Eh, la blague était trop facile.

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Dim 18 Sep - 20:09 (#)



Les jours sans
Mansfield
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L
a scène se transforme petit à petit en une sorte d’impasse mexicaine. Un remake de Le Bon, la Brute et le Truand. La blonde, les brutes et le roulant, si la situation permet un trait d’humour. Bon, pas vraiment, mais de toutes façons tu n’es pas vraiment du genre à aimer la déconne alors ça n’est pas une grande perte.
La tension monte, coincée dans cette capsule de béton, accentuée par la lenteur extrême de l’action. Tes pas à reculons sont espacés, mesurés, maîtrisés, à l’instar d’un dompteur de fauves cherchant à tempérer l’ardeur des bêtes qui lui font face. En face, justement, la jeep du petit escadron bloque le passage à tout autre véhicule qui voudrait passer. Ses occupants en sont descendus et progressent en ta direction avec l’attitude du prédateur prêt à bondir sur une proie acculée si celle-ci s’avisait bien maladroitement de tenter de fuir.
Et au milieu de tout ça, arbitre arrivé comme un cheveux indien sur une soupe clairement dégueulasse, le type au fauteuil qui ne semble pas le moins du monde effrayé par la situation. Non-assistance à personne en danger ? C’est presque vexant, si quelqu’un est en danger ici, c’est bien eux. Bon, tu ne sais pas encore comment tu vas faire pour invoquer ledit danger, mais ça va venir. Un ou deux tours de parking en courant pour tenter d’échapper aux mains sales et calleuses de ces vermines auraient bien suffit à stimuler ton cerveau avide d’adrénaline. Il ne faut pas sortir de Yale pour deviner qu’une telle confiance ne peut cacher que deux choses : une habilité hors-normes, ou une stupidité hors-normes. Dans les deux cas, ce type n’est pas tout à fait ce qu’il semble être, et mieux vaut l’avoir de ton côté en tant qu’allié de circonstances. Pour le moment, du moins ; tu n’es pas bien sûre de ce qu’il a voulu dire exactement lorsqu’il a mentionné le fait de « s’occuper de ton cas », mais quoi que cela puisse signifier, la possibilité que ce soit positif pour toi semble fugace.
M’enfin, est-ce que tu as envie de t’attarder pour découvrir le fin mot de l’histoire ? Non, très peu pour toi merci.

- Hey, elle est en train de se tailler !

Tu croyais avoir été discrète ; dommage. La soudaine odeur de brûlé qui avait atteint tes narines et sans doute les leurs avait laissé une fraction de seconde de battement inattentif dont tu as tenté de te servir pour essayer de te volatiliser, mais le bruit de tes bottines sur le béton lisse aura eu raison de ton initiative. Tu n’es pas Elinor, tu n’es pas capable de te mouvoir sans même émettre le bruit du froissement de tes vêtements, ni de te dissimuler dans l’ombre.
C’est donc dans un soupire d’exaspération que tu commences à courir, ton colis toujours à la main. Fait chier, vraiment. Le problème est qu’en plus de devoir te tirer de là en humaine, tu dois aussi t’en tirer en anonyme. Tu ne peux pas te permettre d’utiliser un balbutiement de Présence sur eux, et tu ne peux pas non plus leur permettre d’obtenir la moindre information à ton sujet, que ce soit la plaque d’immatriculation de ta voiture ou même le nom qui figure sur l’étiquette de ton carton.

Autre problème : si tu parviens – et tu y parviendras, là n’est pas la tâche la plus ardue – à fuir, rien n’empêchera cette brochette d’enfoirés de continuer à chercher à s’en prendre à toi. Tu dois trouver un moyen de faire de cette occasion la dernière. L’envie de réaliser une édition souterraine de piège de cristal a fleuri dans ton esprit, mais là encore, deux arguments s’y opposent : sans armes, tu doutes de pouvoir arriver au résultat « John McClane », et tu te figures assez bien que même si tu y arrivais, laisser quatre cadavres derrière toi puis fuir la scène de crime ne serait pas un bon moyen d’arrêter d’attirer l’attention sur toi. Ce qu’il te faut, c’est agir avec *calme et méthode*. Un nouveau soupir t’échappe alors que tu atteints bientôt une extrémité du dédale.

Cul de sac. Et merde. Tu te retournes pour voir deux des saltimbanques t’emboîter le pas et réduire rapidement la distance. Un troisième est resté emmerder l’handicapé, mais tu n’as pas la moindre idée d’où est le dernier de la bande. Tant pis, pour l’instant cela signifie qu’il n’est plus un problème. Cependant, tu dois te remettre à bouger et vite. Dans l’idéal te cacher mais rien de plus difficile dans un espace aussi ouvert et sans diversion. Alors, tu fais le choix de prendre à nouveau la fuite derrière une voiture. Tu sais que comme ça ils vont essayer de te prendre en tenaille, mais ça voudra aussi dire qu’ils devront se séparer à nouveau, et en situation de match à la régulière, tu es assez confiante sur tes chances de l’emporter, ou au moins de t’échapper.
Ayant arrêté de courir pour retrouver leur marche prédatrice, les deux enfoirés à ta poursuite agissent bien comme prévu et s’engagent lentement chacun d’un côté de la voiture. Une moue contrariée collés aux traits de ton visage, tu passes un SOS, une bouteille à la mer, en faisant porter ta voix le plus possible.

- Yo, roulettes-man, si tu veux faire un truc c’est le moment..!

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