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Carnage • Groupe 4 : Dana, Rhys, Tsukiko, Archimède, Orihime, Wynonna

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MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
Rhys Archos
Rhys Archos
MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

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« Wild men who caught and
sang the sun in flight,
And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Émeute, Sang et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
Facultés :

Trouble à l'ordre public ;
Outrage à agents ;
Attentat à la pudeur ;
Violation de propriété privée ;
Ivresse sur voie publique ;
Expert du pistolet à clous ;
Vol de voitures ;
Briseur de vitrines ;
Bagarres ;
Vol de poules ;
Thème : /watch?v=L7a8hmoOsx0
SOONER OR LATER
YOUR HUMAN SIDE LOSES.
IT HAS TO

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Lun 19 Fév - 1:23 (#)



Mes yeux fixaient avec intensité l'agente qui nous causait des difficultés, parfaitement conscient de la position de ses collègues qui représentaient autant de menaces potentielles. En cet instant, l'entièreté des instincts naturels et surnaturels qui m'animent sont concentrés en un unique point, tendus comme la corde d'un arc retenue par des doigts glissants.

Et s'ils percent le subterfuge de mon patronyme ?
S'ils se mettent à surveiller l'Artspace ?
À écouter nos téléphones ?
S'ils m'amènent dans leur forteresse pour n'en jamais ressortir ?
S'ils soupçonnent notre implication dans la chute du NRD ?
S'ils arrivent à restaurer le dossier #05773 ?
S'ils font le lien avec la tuerie d'Halloween ?
Avec mon père ?
Si Otto comprends que j'existe ?


Un instant, mon regard dérive légèrement vers la tente à l'odeur viciée, celle d'où le vent n'annonce que la fin d'une existence. Le vent nous parle, Rhys. Le vent, il est crevé mamie. Bientôt moi aussi.

La réponse de la wizard cop est un contre pied brutal, inattendu, là où y avait bien que la provocation et leur violence qui pouvait nous aider. Elle nous coupe l'herbe sous le pied, la pute. Je sais très bien ce qui va se passer : on est obligés d'obéir sinon ils auront un motif pour nous emmener.

_ Des menaces ? C'est mon saucisson contre vot' fusil d'assaut qui vous fait peur ? C'est pour ça qu'vous nous avez agressés ?

C'est trop tard, elle a désamorcé leurs réactions, elle a reculé d'une marée entière pour mieux nous noyer ensuite. Ç'allait commencer à se voir, ouais, que j'ventais du vent pour rien.

Dana, soudain, me murmure ses mots à l'oreille. J'ai pas le temps de connecter les fils et encore moins d'anticiper sa fuite.

_ Qu...

Ma tête entame à peine un mouvement dans sa direction, dans un ralenti dramatique, l'expression sur mon visage affichant le plus gros des « The Fuck ?! » effaré du monde. Y a cette seconde de flottement, terrible, qui signe la rupture totale de mon existence.

On est foutus.

Les yeux grand ouverts, y a cette image de Dana en train de s'enfuir, de gagner les premiers précieux mètres, alors qu'elle me demande de...

J'ai pas le temps en fait.
J'ai pas. le

Mon corps part dans une détente fulgurante, le bras projeté à l'extrême en direction de Tsukiko, l'esprit soudain basculé dans cette zone où se rejoignent l'adrénaline et l'instinct le plus primordial : celui de la survie.

Mais c'est pas elle que je vise.
C'est Wanda.
C'est cette putain de photo d'Outlaw, ce putain de seul fil qui me relie à elle.

Pupilles étrécies, l'acier d'une puissance surnaturelle explose dans les muscles des jambes tandis que je fais volte face, décollant pour le sprint d'une vie entière à la suite de Dana, dont la silhouette se laisse encore apercevoir quelques mètres plus loin.

Je sais pas pourquoi, je sais pas comment, mais y a plus que cet objectif acéré dans ma conscience, une violence cathartique qui explose pour balayer toutes les couches et surcouches de ce qui est inutile. Être prêt. À survivre.

À accepter un niveau d'existence en dessous du seuil de tolérance humaine.

Y a que quelques battements de cœur d'avance, quelques instants fragiles qui peuvent voler en éclat au moindre obstacle.

     Survis.

L'injonction de Kaidan se mêle aux mots de Dana.
J'attrape la flashlight dans la poche arrière de mon jean tandis que mon sac fait des embardées dans tous les sens à mon autre bras. Un clic, une sécurité.

     ON.

50 000 lumens éclairent soudain le marché, pointés vers l'arrière dans un arc de cercle immense et percutant jusqu'aux façades des bâtiments au loin. Je sens contre ma paume la vibration du ventilateur de la lampe qui se met en marche. C'est un putain de mini soleil qui vient de se lever, aveuglant tout le monde. /!\ Pour votre sécurité, ne regardez pas dans la direction des ampoules. Lumenance se décharge de toute responsabilité en cas de blessures.

Je saute par dessus un banc, percute sans aucun ménagement les personnes que je ne peux pas éviter, bifurquant de plus en plus de la trajectoire de Dana, avant de passer ventre à terre entre deux chalets de bois. S'ils suivent la lampe, c'est moi qu'ils auront, pas elle.

Soudain, le bruit d'une explosion retentit, des cris. Tout s'éteint, ma lampe aussi, tandis que la place entière est plongée dans une obscurité que le contraste brutal fait paraître absolu l'espace de quelques secondes.

Il n'y a plus que le battement affolé de mon cœur dans mes veines, dans mes tempes, dans ma poitrine qui envahit tout, étouffe tous les autres sons, le regard allant de droite à gauche avec frénésie. Haletant à un rythme effréné, inondé d'adrénaline, je continue de me faufiler entre les ombres des chalets avec toute l'agilité nocturne dont il m'est possible de faire preuve, à pas de velours, les membres tremblants et des points lumineux sur la rétine, une main sur la bouche pour étouffer le son de ma respiration.


LE MJ A DIT QUE JE POUVAIS DÉPASSER :taggle::




Adopte ces beaux scénarios !
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Cannot a Beast be tamed
Archimède O'Connell
Archimède O'Connell
Cannot a Beast be tamed
⩥ BLACKBIRD ⩤

"In order to see birds it is necessary to become a part of the silence."

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En un mot : Animal.
Qui es-tu ? : ⩥ Métamorphe. Il a grandi sur le sol de Shreveport, entouré par sa vaste famille et son clan étendu.
⩥ Force tranquille. Il est toujours prêt à servir d'appui à ses proches, ne se reposant sur eux que très rarement.
⩥ Parfois complexé par sa forme totémique, il s'en accommode de mieux en mieux au fil des ans.
⩥ Passionné. Il aime les choses pleinement, entièrement, d'une manière très honnête. Son travail, son chien, ses bécanes, ses amantes.
⩥ Fumeur. Il tente désespérément d'arrêter depuis des années.
⩥ Casanier. Il aime sa maison, il aime sa ville et il est profondément heureux d'avoir pu, enfin, retrouver la Louisiane après des années d'exil dans le Nord.
⩥ Grand passionné de mécanique, il passe son temps libre à retaper de vieilles motos dans son garage.
⩥ Colérique. Il n'aime pas la colère, se méprise de ne pas être capable de contrôler ses émotions avec plus d’acuité.
⩥ Vétérinaire. Il tient une clinique avec Jonathan, son réceptionniste, qui sert également d'hôpital pour thérianthrope et garou à la nuit tombée.
⩥ Grand Amateur de whisky, il en possède une collection impressionnante.
⩥ Il a récemment adopté un pitbull qu'il a nommé Orion.

"SINGING IN THE DEAD OF NIGHT"

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Facultés : ⩥ Totem, Petit-Duc Maculé.
⩥ Première Chasse Sacrée sur un Carcajou.
⩥ Envisage vaguement une seconde Chasse.
⩥ Maîtrise parfaite de nombreuses techniques de combat au corps à corps.
Thème : Blackbird - Boyce Avenue
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⩥ TAKE THIS BROKEN WINGS ⩤


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"And learn to fly"

Pseudo : Akhmaleone
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Lun 19 Fév - 14:49 (#)


( Carnage )


La situation se désamorce trop vite, trop facilement. Mes sourcils se froncent et mes doigts s’enfoncent davantage dans l’épaule de Rhys. La flic s’apaise, s’excuse et je glisse la main dans ma poche pour en extraire mon portefeuille, prêt à montrer ma carte d’identité et à refuser poliment de me plier à un interrogatoire. Elle n’a aucun droit, ni raison justifiable, pour nous trainer de force jusqu’à ses supérieurs. Ma poitrine se relâche, avec un peu de bol…

Et soudain Dana se juche sur la pointe des pieds et je suis incapable de comprendre ce qu’elle dit à Rhys, mais l’expression complètement dépassé qui s’étire sur ses traits ne me dit rien qui vaille. Elle détale comme un lapin et je la suis des yeux la bouche ouverte. Elle est complètement con ou quoi ?! Je raffermis une fois de plus ma prise sur Rhys, les sens en alerte, aux abois.

Trop peu. Trop tard. Il se jette en avant, arrache son épaule à ma poigne et détale dans la même direction que la blonde. Non, non, non ! Mon regard croise celui de l’agent Katsushiro, une seconde, peut-être moins.

Ce genre de moment suspendu, où le temps semble s’arrêter, où les instinct prennent le temps de se ramasser sur eux-mêmes avant qu’un clic sonore relance la machine.

« Chier. »

Une inspiration. Mes yeux qui sautent à gauche, à droite, qui capte la chevelure rousse de Wynonna. T’aurais pas pu être brune ? J’expire et débloque d’un coup tous mes muscles. L’adrénaline flambe dans mes veines quand mes doigts se referment pour la énième fois autour du poignet gracile de la garou et que je détale en sens inverse.

Action. Dispersion.

Si on arrive à s’éparpiller, ils pourront pas choper tout le monde. Ma paume tendue en avant rencontre l’épaule d’un des flics avec un bruit sourd. Puissance animale et adrénaline l’envoient valser sur le côté alors que les muscles de mes cuisses me propulsent au travers de la foule, Wynonna sur les talons. Vite, trop vite, je me faufile au travers de la foule.

Mes paupières se ferment une fraction de seconde et quand je les rouvre, on se croirait en pleine journée. Mon ombre s’étale devant moi, tellement loin qu’elle semble être celle d’un géant. L’oiseau se fige dans ma poitrine. Trop clair, trop clair, trop clair. Puis soudain, comme un interrupteur effleuré par une grâce divine qui serait, pour une fois, de notre côté.

BOUM.

Le noir. Les cris et le mouvement de foule créé par le changement brutal de luminosité nous offre une porte de sortie. « Des bombes ? » Les voix portent et s’envolent alors que la panique enfle chez tous.

Je traine Wynonna, le souffle court et le membres en feu. Il faut sortir. Il faut se planquer. Un groupe passe entre nous et une tente près de la périphérie et je me glisse derrière le pan de tissu, les yeux fous. Je me faufile derrière deux caisses, près du mur arrière, m’accroupi et cale Wynonna contre mon torse, entre mes jambes, alors que je tente de reprendre mon souffle et elle aussi. Son cœur bat si fort qu’il résonne jusque dans ma poitrine. Ou peut-être que c’est l’inverse. Peu importe.

Planqué. Maintenant, il faut sortir. Vite.




( Pando )


545 mots :
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Your soul is mine
Orihime Hasegawa
Orihime Hasegawa
Your soul is mine
ASHES YOU WERE

En un mot : Une reine dans l'ombre
Qui es-tu ? : ⛧ Cheffe yakuza qui a mérité sa propre branche dans le règne familiale.
⛧Modelée par 37 ans de terreurs infligées par le prince sadique qui l'a engendrée. Elle a néanmoins accepté sa part démoniaque et embrasse son pouvoir, bien qu'elle est consciente de n'être encore qu'un pantin dans un jeu qui dépasse les Hommes.
⛧ Boulimique de pouvoir, elle cherche constamment à éteindre on influence et se nourrit de la peur qu'elle inflige aux autres.
⛧ Respecte le code d'honneur des yakuzas, dans l'énorme majorité des cas au moins. Mais sa condition d'engeance la pousse parfois à tordre les principes de sa mafia.
⛧ Bois, fume, s'envoie en l'air, elle se vautre sans complexe dans ces petits plaisirs de la vie.
⛧ En façade, elle est une élégante chef d'entreprise à qui tout sembre sourire. Elle fait même des dons à des organismes caritatifs. L'envers du décor, c'est le monde du crime, où elle est connue sous le nom Joō, "la reine".

⛧⛧

⛧ 1m61 / ~55 kg;
⛧ Cheveux sombres & yeux noirs insondables.
⛧ Toujours élégamment vêtue, ne porte jamais de robe ou de jupe.
⛧ A trois tatouages : un chrysanthème (plexus), cerisier en fleur (dos), vague d'hokusaï (avant-bras).
Facultés : ⛧ Orihime incarne la peur. Croiser son regard peut déjà mettre mal à l'aise et, sans raison apparente, stimuler la zone du cerveau qui traite la peur.
⛧ Elle peut déployer une aura d'une dizaine de mètres dans laquelle toutes les personnes présentent ressentent une peur inexplicable à son égard.
⛧ Pendant une durée limitée, elle peut devenir une sorte de cauchemar vivant. Elle ne se transforme pas vraiment, mais ceux qui la regardent y voient un patchwork de leurs terreurs les plus profondes.

⛧ Vieillissement ralentit par la grâce de Beleth.

⛧ Bilingue anglais/japonais
⛧ Ceinture noire de Jissen karaté, manie les armes à feu et le katana.
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Ori
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Mar 20 Fév - 16:08 (#)

La moutarde monte. Frustration qui devient agacement qui, à son tour, devient colère. Aucune des tentes qu’elle inspecte n’a l’air suspecte, elles sont juste affligeantes de niaiserie. Des poupées, des bonbons, des décorations artisanales, des mots doux, des confitures. Le démon, ou quelle que soit cette créature qui prétend en être un, cherche à lui faire perdre du temps, mais pourquoi ?!

BOOM !!

L’explosion la surprend et le souffle la projette en arrière. Le vol plané d’Orihime est arrêté par quelqu’un, une pluie de débris leur retombe dessus alors que le marché tout entier sombre dans les ténèbres. Bilan rapide : tête qui tourne, écorchures superficielles, jean éraflé. Tout ira bien. Ça gesticule sous elle, ou à côté d’elle. Les deux en mêmes temps.

- …ous aider ? Le sifflement qui vrille son crâne se dissipe petit à petit, laissant place à la voix masculine trop proche de son oreille. Madame ? Vous m’entendez ? Ses mains, maladroites ou baladeuses – ou les deux, se retrouvent là où il ne faut pas. Je peux vous ai-Crac-AÏE !

D’un geste vif, elle lui a chopé le poignet pour lui infliger un brusque demi-tour. Les ténèbres couvrent le méfait et de toute façon, la foule est bien trop occupée à paniquer pour s’inquiéter d’un homme qui se fait molester au sol. L’Engeance redresse le buste et décoche une impitoyable droite en pleine mâchoire. La réaction n’a duré qu’une seconde, sa victime est séchée pour au moins quelques minutes. Soupir. Ça fait du bien, il fallait que ça sorte.

Elle se relève en testant l'articulation de ses doigts endoloris, encore vaguement désorientée, et scrute ce qui l’entoure. Plus rien ne semble fonctionner, pas même les drones qui patrouillaient le ciel peu avant. Une IEM ? L’explosion a dégagé son environnement immédiat, tout le monde a fui alors qu’elle devine qu’à l’inverse, les flics ne vont pas tarder. Première étape : s’éloigner. Orihime s’éclipse en se faufilant entre les tentes, épousant les ombres qui ne l’effraient pas le moins du monde.

Une fois à l’écart, elle retire ses chaussures et les balance à l’aveugle : talons trop hauts, absolument pas pratiques pour une situation qui dégénère. Chaussettes sur le sol, elle se sent bien mieux sur ses appuis. Elle sort ensuite son arme d’auto-défense de son sac-à-main et retire la sécurité. Bien bien bien…

Bilan² : elle est dans le noir, elle ne peut plus faire confiance à ses sbires et son téléphone ne fonctionne plus. Elle ne peut plus compter que sur elle-même. Changement de stratégie alors – car elle doute que cette bombe n’était qu’un avant-goût : retrouver l’homme à la photo et la flic qui lui a été désignée. « L’univers » semble étrangement les relier et puisqu’elle n’a pas d’autre piste, elle va devoir forcer un contact. Toute la difficulté sera de les repérer désormais, sans se faire suriner dans le dos si possible…

~450 !:
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Ratatouille l’authentique, spécialité cuisine option lancer de cupcakes
Wynonna Marshall
Wynonna Marshall
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ASHES YOU WERE

En un mot : Jeune Rate-Garou en apprentissage de sa nature
Facultés : Me retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Je découvre ce qu'être une Théri veut dire. Dans la douleur et la résistance
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Pseudo : Medea
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Crédits : Carm
Jeu 22 Fév - 11:30 (#)

Wynonna lance un regard inquisiteur à l’agente de la Nrd. Il y a quelque chose qui l’interpelle, un je ne sais quoi, juste sur le bout de sa langue. Plutôt que d’attirer  l’attention de la petite volcanique, elle préfère la familiarité de celui qu’elle reconnaît. Commettant une erreur de débutante dans le monde de la criminalité, dont elle ne réalise pas la portée. Si elle identifie le sergent, le sergent l’identifie tout autant. Pas en tant que Cess, mais elle sort du cadre de la chef de son restaurant favori pour entrer dans la catégorie suspecte par association.

Un cri de surprise quand Archimède se retrouve au sol dans un mouvement aussi fluide qu’imparable. Elle fait un pas de recul, s’éloignant  d’Henderson, sans répondre à sa question. L’outrage flambe dans les yeux de la rousse. Il n’avait rien fait! Et elle lui fait une clef de bras??? Geste menaçant? Elle est sérieuse, là?!  C’est Dana qui remet en place la pièce de puzzle qui manquait. Agent Katsushiro.  Tsukiko Katsushiro-Moore. Elle la reconnait, cette femme discrète, qu’elle a appercue plusieurs fois dans les réunions publiques des Sherperds. Mais elle sait maintenant qu’Aodh était un chasseur. Qu’en est-il de son épouse? Elle crisse des mâchoires, écoutant d’une oreille distraite les arguments légaux qui s’échangent de part de et d’autres.  Archimède est déjà relâché. De nouveau debout.  Elle revint près de lui, enlace sa taille d’un mouvement  à la familiarité de façade, la raideur du bras trahit la maladresse.

Est ce que cette fanatique sait que son epoux est devenu une de ces créatures que les Sherpherds craignents et méprisent? Est ce que ce serait une carte de négociation? Est ce qu’elle pourrait faire du chantage à cette femme concernant son epoux? Ex époux? Elle ne sait pas ce qui s’est passé entre eux. Elle n’a pas  demandé à  Aodh quand elle lui a offert un refuge pour la nuit début décembre. Sauf qu'elle n'est pas prête à balancer le nouveau-garou, pas encore.  Une autre information? Parce que son Rat a senti… un truc crade. Un truc violent,  avarié. Il a senti la chair humaine profané et la mort. Les viscères et le sang  en train de coaguler.  Elle renifle. Tourne la tête dans une direction puis l’autre. Un cadavre frais, ça doit intéresser les flics?

La situation explose comme une pastèque trop mûre balancée du 20ème étage d’un immeuble, et elle éclabousse tout le monde.

Là où c’était en train de se calmer, de retrouver le terrain de la raison… Dana s’envole droit dans la foule du marché. Mais pourquoi?! La stupéfaction de Wynonna est complète. Rhys qui s’enfuit à sa poursuite. La suite logique s'éparpille.  Son corps réagit à l’implosion de sa raison. Archimède agrippe son poignet et l'entraîne dans une direction opposée. Ils courent, comme des fous, comme des dératés. Un soleil perce la nuit. Puis une obscurité totale. Les trilles de la voix de Dana qui hurlent à la bombe. Inquiétude. Est ce qu'elle va bien? Heureusement, les sens du Rat prennent le relais et il n’a pas de problème pour se répérer dans le noir profond.  Droit devant eux. Ils louvoient, se faufilent.

Ils atteignent une tente déserte loin de l’agitation. Archimède l'entraîne à terre, ils se font le plus discrets possible, et elle se drape dans ses bras, puisant dans le staccato de leurs respiration une forme de répit. Elle souffle et ne bouge plus. Se presse contre lui. Dans sa solidité et sa chaleur. C’est pas le moment. Pas le temps. Son Rat est  submergé par les relents qu’elle a reniflé. Elle se dégage lentement de l’étreinte protectrice, le visage encore rouge de leur course, ses cheveux de méduse rousse en bataille. Elle furete. Trouve. Elle contient une nausée devant le corps à peine couvert. Son regard appele Archimède. De toute manière, elle n’a pas relâché ses doigts. -Je l’ai senti, tout à l’heure, murmure-t-elle, révulsée. L’idée de le toucher la dégoûte, mais lui, il est clamsé, eux pas encore. L’arme à feu, elle la laisse. La bombe à poivre, la lampe non. La radio out reste essentielle. -Tu sais te servir d’une arme? -Elle, non. Elle partage avec son compagnon d’infortune tout ce dont ils peuvent se servir. -L’agent de la Nrd qui t’a mis à terre? C’est une Shepherd. Son ex faisait partie des Chasseurs, peut-être qu’elle aussi. -diffuser l’information. Wynonna n’examine pas le corps de près, c’est trop. Cherche son badge, pour connaître son identité, au moins. Prend la plaque, ça peut servir.



740:
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Forgive me, Father, for I am sin
Le mauvais oeil
Le mauvais oeil
Forgive me, Father, for I am sin
SHUFFLE THE CARDS

Carnage  • Groupe 4 : Dana, Rhys, Tsukiko, Archimède, Orihime, Wynonna - Page 3 YXpWPvj
En un mot : An eye for an eye leaves the whole world blind
Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
WITHER AND DIE

Carnage  • Groupe 4 : Dana, Rhys, Tsukiko, Archimède, Orihime, Wynonna - Page 3 I2XukXq
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Lun 26 Fév - 22:49 (#)

Chapitre 3 : Carnage
El precio a pagar

Des scénarios ?
Oh, il en existait tant, Dana.

Noël était juste terminé, après tout. Cette nuit particulière de l’année, où la féerie des contes prenait forme, où la joie et la naïveté devenaient des notions réalistes, où les miracles descendaient des cieux. Et comment ne pas croire l’impossible, Dana ? Quand l’air hivernal lui-même se gorge de promesses, de vœux, d’espoirs et de rêves, qui retombent sur le royaume terrestre, telle une enchanteresse cascade de flocons brillants.

C’est beau. Et ta voix intérieure paraît follement s’amuser à tes côtés, car, même si elle n’existe que dans ta tête – c’est évident – tu as la nette sensation de la voir, de la sentir, afficher un sourire de contentement.

« Oh, je sais bien. Toi et moi avons des idées fabuleuses, » te répond-t-il, juste avant de t’élancer dans cette course effrénée contre la montre. Autour de toi, Dana, les visages tantôt hébétés, tantôt placides, ont défilé à toute vitesse durant ton sprint, à mesure que tu t’approchais des kiosques en bois. Et, alors que les relents épicés et sucrés te fouettent les joues, tu sens, au milieu de tes fuck, les révélations de ton ami creuser leurs chemins dans ton crâne, comme un ver dans une pomme. L’idée que ton allié t’ait révélé une vérité, et sans doute d’autres, prend lentement consistance dans tes pensées. Non pas les élucubrations trompeuses d’une voix imaginaire, mais bien une réalité désormais concrète, au point de te pousser à l’action.

Alors, Dana, tu l’acceptes. Par ton acte présent, tu acceptes ce qu’il t’a dit, tu fais le choix de le croire, actant ainsi un début de confiance entre toi et lui. Lorsque tu entres dans ce kiosque en bois pour poser ta bombe, tu choisis d’accepter une infime partie de son aide, et de fait, tu ressens à nouveau une infime sensation de perte te transpercer. Comme si un second morceau de Dana s’effritait, disparaissant de ta conscience pour toujours. Pourtant, cette seconde fois, la perte est plus douce, plaisante même, comme le commencement d’une forme de complaisance addictive, qu’une partie de toi-même réclame désormais ardemment.

Cette connaissance.
Cette adrénaline.
Ce pouvoir.

Tu commences à les apprécier, Dana. Quand ta bombe démolit les kiosques derrière toi, ainsi que le cabinet d’aisance juste à côté, tu sens une sorte d’exaltation s’embraser dans ton âme. Bientôt, les copeaux de bois s’envolent en tous sens, en même temps que les hurlements de panique étouffent les musiques de Noël, et que toutes les lumières sont soufflées. Plus loin, la lampe surpuissante de Rhys crépite et s’éteint, ainsi que tout appareil utilisant des circuits électroniques. Les drones chutent, tels des oiseaux foudroyés, et seuls les lueurs des réchauds à gaz, et du stand de bougies à la cire d’abeille persistent parmi les voix affolées.

L’obscurité s’abat sur le marché. Aux extrémités des lieux, très loin, l’œil discerne encore les puissants halos du point de contrôle et des autres barrages, où les projecteurs et les phares des véhicules blindés sont hors de portée de l’onde électromagnétique. Bien vite, Dana, tu te rends compte que tes cris d’alerte à la bombe ont créé un énorme mouvement de panique autour de toi, alimenté par l’obscurité brutale : les humains du vingt-et-unième siècle ont le réflexe de s’éclairer avec leurs téléphones, ce qui, hélas, est un échec.

« Je donnerai une note de 10/10 pour le principe, » estime ta voix intérieure, en réponse à ta question. « En revanche, seulement 4/10 au niveau de l’exécution, si je me base sur la galopade qui te fonce dessus. »

La voix a encore raison, Dana. Les échos de l’explosion à peine éteints, c’est une monstrueuse ruée vers la sortie qui débute : tu te sens violemment emportée, ballottée et déséquilibrée par une horde d’humains en panique, qui te flanquent des coups de coude et de pieds dans l’obscurité. Les coups heurtent ton flanc déjà bien amoché, et dans ces ténèbres aux relents de sucre, de sueur et de peur, tes jambes chavirent. Dana, tu t’écrases au sol au milieu de cette bousculade, où les semelles frappent tes bras et tes jambes, tandis que tu luttes pour ne pas mourir écrasée. Au sein des ténèbres de la masse humaine prise de folie, tu entends un craquement sec dans ton sac à dos : le bruit caractéristique d’un composant mécanique qui cède.

Puis, tout devient confus.
Une brutale sensation de brûlure t’irradie le dos. Un vacarme épouvantable sature tes tympans, au moment où une impression d’apesanteur envahit tout ton corps. Un terrible afflux de souffrances sature brièvement ton cerveau, si nombreuses et si soudaines, que ces douleurs semblent appartenir à une autre.

La dernière chose dont tu te souviens, avant que ton cerveau ne se déconnecte totalement, sont les paroles de ta voix intérieure, narquoise. « Je rectifie. J’abaisse ma note à 1/10 pour l’exécution. »

~~~

À une dizaine de mètres de là, dans la direction vers laquelle Dana courait, Rhys, ta flash-light vient juste de s’éteindre. Tu entends alors une seconde détonation suivant la première, bien plus proche. Des hurlements terrorisés résonnent à travers le marché de Noël, aussitôt couverts par une troisième explosion, encore plus puissante, et aussi plus proche de toi. Un énorme effet de souffle brûlant te fait chuter dans ta course, alors qu’une pluie de fragments de métal chauds et tranchants, les restes d’un réchaud, déchirent les tentes tout autour de toi. Certains te poignardent dans ta chair, en même temps que des bouts de saucisses carbonisés, qui étaient en train de mijoter sur leur grill, traversent le ciel comme des météores grassouillets et noircis.

Tu vois, sous tes yeux éberlués, des morceaux de charcuterie trop cuits traverser les airs, telles les balles de Matrix, dont certaines portent encore les étiquettes de marques : O’Joey, Guist Brothers et Underwood. Des fumerolles et des traits lumineux marquent la chute des bouts de poêles à frire, ainsi que des fourchettes à viande, qui ont dû servir à retourner les grillades. Une odeur de viande bien trop cuite sature l’atmosphère. Des plaques de métal bleu chutent ci-et-là. Le bruit du métal heurtant le béton est assourdissant au début, aussitôt suivi par le choc lourd et moite d’une masse de chair qui retombe quelque part. Tu ne perçois pas immédiatement ce dont il s’agit, car ton attention est happée par une affiche, miraculeusement intacte, qui retombe à côté de toi. C’est celle d’une oie peinte, qui a dû prendre son envol suite à l’explosion.

Carnage  • Groupe 4 : Dana, Rhys, Tsukiko, Archimède, Orihime, Wynonna - Page 3 Fu0YcWm

Comme tes yeux se détachent enfin de cette vision singulière, tu remarques qu’un corps humain a atterri au niveau du stand de pâtisseries artisanales, à côté duquel tu es tombé. C’est Dana. Tu la reconnais aussitôt à sa chevelure blonde, quoique celle-ci soit en bonne partie fumante et brûlée comme des braises. Le noir de son manteau a brûlé lui-aussi, lui conférant une allure de pomme au four, surtout au niveau de son dos, qui s’est enflammé suite à la déflagration dans son sac à dos. Un cratère de chair brûlé marque l’emplacement de l’explosion, au niveau de son flanc droit, où la peau a été détruite, dévoilant l’os carbonisé. L’avant de son corps est relativement épargné, quoique l’impact avec le toit du stand a transformé son visage en une sorte de bouillie de sang et de dents cassées, assez difficile à reconnaître, et qui ressemble à du cassoulet brûlé.

Tu t’aperçois, avec horreur, que l’atroce chute de Dana a aussi brisé ses deux jambes, tordues selon un angle anormal, de même que ses bras douloureusement désarticulés. Pour couronner le tout, ton amie a atterrit en plein dans le stock d’ustensiles de cuisine, dont un couteau à millefeuille qui a transpercé le haut de son corps au niveau de son omoplate. Dans sa chute, le corps de Dana a emporté une table de pâtisseries, dont un cake de Noël, décoré de dindons et de cochons en plastique, qui lui est retombé sur les fesses. Pourtant, par un miracle bien mal placé, elle respire encore, bien que, vu la gravité de son état, il n’y a guère de doute que Dana ne sera bientôt plus de ce monde. Elle n’est qu’humaine après tout, et à ce stade, il lui faudrait un miracle, non, même une série de miracles pour espérer la voir remarcher un jour parmi les vivants.

Pendant que tu encaisses ce traumatisme, Rhys, tu entends au loin des escouades de la NRD et de la SPD se précipiter parmi les corps affalés au sol, en zébrant la nuit de traits lumineux. Il semblerait que les agents de Barrois aient prévu le coup, car tu les vois arriver avec des brancards et des équipes médicales. Tu n’as que deux ou trois minutes pour décider quoi faire, avant que les forces de l’ordre ne te découvrent, toi et Dana, ou en tout cas ce qu’il en reste. Vas-tu les laisser porter secours à Dana, si tant est qu’elle puisse être sauvée ? Ou vas-tu plutôt leur déclarer la guerre, telle une oie vengeresse ? La décision n’appartient qu’à toi.

~~~

Non loin de là, Tsukiko, tu filais le train de Rhys, quand toi aussi tu as été prise dans le souffle de l’explosion qui t’a envoyé au sol. Toi aussi, des morceaux tranchants de métal ont poignardé ta chair, quoique ta tenue anti-émeute a sauvé la partie essentielle de ton corps, dont les organes vitaux. Tout autour de toi, le marché de Noël a des allures d’apocalypse. Certaines tentes ont pris feu, et ces flammes te révèlent une partie du drame : des corps humains au sol, heureusement vivants pour la plupart mais en bonne partie blessés, au milieu des débris culinaires, non comestibles désormais. Ainsi, tu peux constater que la NRD n’a pas traîné pour déployer des renforts massifs, quand tes collègues accompagnent rapidement des équipes médicales un peu partout pour s’occuper au plus vite des personnes à terre, et évacuer ceux qui peuvent marcher.

L’électricité est toujours HS. Alors que tu te relèves péniblement, un de tes collègues de la NRD accourt vers toi et te tend la main pour t’aider. Avec lui, il a une puissante lampe torche, probablement une apportée du point de contrôle, et qui était trop loin pour subir le black-out complet. Des lunettes à vision thermique sont équipées sur son casque anti-émeute, et tu remarques à cet instant que beaucoup d’autres agents en ont.

« Ça va aller ? Vous êtes en un seul morceau ? » te demande-t-il en t’inspectant de la tête aux pieds. « On a fait venir toutes les équipes médicales immédiatement, vous avez besoin de soins ? »

Au vu de la rapidité à laquelle les renforts sont déployés, il est clair que la NRD avait prévu cette éventualité. Tsukiko, tu vois effectivement un important dispositif armé envahir tout le marché, même si la pénombre ne permet pas d’en évaluer toute l’étendue. Certaines équipes sont en train de procéder à des arrestations musclées et expéditives. Manifestement, toute la force armée que Barrois conservait en réserve est mise à contribution dès maintenant : il ne faudra pas très longtemps pour que la NRD et la SPD ne prennent le contrôle total du marché de Noël, et le ratissent de fond en comble. Ton collègue t’explique rapidement.

« On a ordre d’évacuer tout le monde vers le point de contrôle. Tous ceux suspectés d’être CESS sont arrêtés sans discussion possible, et on les embarque. L’usage de la force létale est autorisé, si les individus sont trop dangereux. Ordre de Barrois. Vous vous sentez capable de continuer ? »

En effet, Tsukiko, tout cela ressemble à un énorme coup de filet. Face à la puissance armée que Barrois vous a envoyé, tu as un appui conséquent et carte blanche pour arrêter qui tu veux, de force si nécessaire.

~~~

Orihime, tu t’étais tout juste relevée, après avoir étouffé dans l’œuf ton idylle naissante, qu’une deuxième explosion te déséquilibre à nouveau, cette fois-ci plus proche. Dans la seconde suivante, c’est une troisième déflagration, beaucoup plus puissante, qui t’envoie encore le cul par terre. Décidément, tu passes ta soirée au sol, à se demander si Beleth trouve ça drôle. Autour de toi, c’est un maelstrom d’objets divers qui s’abat, où se mêlent des bouts métalliques de réchauds à gaz qui transpercent tes vêtements. Une puissante odeur de chair brûlée souffle brusquement, en même temps qu’une odeur âcre de fumée, à mesure qu’un départ de feu démarre au loin. Les lueurs des flammes éclairent les environs, dévoilant de nombreux blessés et des dégâts matériels très importants : des stands se sont effondrés et des objets divers jonchent le sol.

Tu discernes autour de toi des papiers flotter dans les airs, tels des feuilles d’automne, alors que tu reçois un choc sourd sur ton front. C’est un livre au format poche, un exemplaire du récit d’Alexandra : tu reconnais le titre. Manifestement, une des trois explosions a touché un stand de livres, ce qui explique l’averse de pages déchirées qui retombent un peu partout. Ainsi, tu vois flotter des couvertures aux thèmes variés : la pêche à la mouche traditionnelle de Louisiane, tortues cajun en papillotes, ou des titres moins conventionnels, le vampire français m’a dépucelé, la purification d’une nymphomane. Quoi qu’il en soit, et en dépit de l’intérêt de toute cette littérature, tu finis par te relever juste à temps pour intercepter une conversation non loin

À quelques mètres de là, un homme est en train d’aider un autre à se relever. De type sud-américain, les deux compères semblent se connaître, mais ce n’est pas le seul détail qui te saute aux yeux, Orihime. Grâce à ce sixième sens que tu possèdes, tu remarques que ces deux types sont des thérianthropes. Tatoués l’un comme l’autre, ils échangent à voix haute des paroles en espagnol, que tu peux capter à cette distance.

« ¿Dónde están los otros? ¿Qué pasó? »
« No sé, pero tenemos que largarnos antes de que lleguen esos hijos de puta de la NRD. »

L’homme qui était à terre se remet debout, un bout de métal planté dans son biceps. Il le retire alors d’une seule main, et le jette négligemment sur le côté. Il ne semble même pas ébranlé par sa blessure. Tous deux portent de grands manteaux d’une qualité discutable, et ont le crâne rasé, leur donnant l’allure de membres de cartels. Au-delà de cette vision singulière, Orihime, tu ne perçois plus ces relents des Enfers, que tu avais remarqué auparavant. Ces vapeurs insaisissables semblent s’être évaporées au moment de l’explosion, ou du moins, leur source n’est plus à proximité de toi. Peut-être a-t-il reporté son attention ailleurs, qui sait ?

~~~

Archimède et Wynonna, alors que vous étiez en train de dévaliser le cadavre de l’officier de police, telle une paire de gobelins affamés, vous entendez le vacarme d’une seconde, puis d’une troisième explosion au loin. Un violent effet de souffle fait trembler votre tente, transperçant les pans de tissu, et vous lacérant le visage avec des débris de métal. Une grêle d’objets lourds s’abat sur le toit de votre planque mais, par miracle, rien de vraiment dangereux ne traverse le tissu : Wynonna, tu remarques seulement un couteau de cuisine de la marque O’Joey, planté à la verticale sur une caisse en bois, à environ cinquante centimètre de ton bras. Pour toi, Archimède, c’est un tire-bouchon, décoré de la tête de La vache qui rit, qui s’est planté dans la doublure de ton manteau, au niveau de ton avant-bras, heureusement sans atteindre ton épiderme.

Plus de peur que de mal donc. Une fois remis de vos émotions, vous découvrez alors sur le corps de l’officier de la SPD, une inscription écrite au marqueur noir sur son front. Elle a été rédigée à la hâte en espagnol.

El precio a pagar.

L’homme a eu la gorge tranchée de façon très nette. Un couteau bien affûté a sûrement fait son office, mais la main qui a commis le meurtre avait clairement l’habitude de ce genre de choses. Bizarre, n’est-ce pas ?


Bilan de l'hécatombe:



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Le mauvais oeil
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En un mot : An eye for an eye leaves the whole world blind
Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
WITHER AND DIE

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Mar 27 Fév - 18:37 (#)

Chapitre 3 : Carnage
Demons to some. Angels to others

Tu es morte, Dana. ⇗
Cela t’est arrivé si vite. Ah, la mort. Tu lui souriais autrefois, durant tes moments d’ivresse avec tes amis, lors des escapades avec Ian, et tu l’avais vu sous bien des formes jadis. Dans les crocs froids d’une vampire, dans la masse musculeuse d’un thérianthrope à deux têtes, dans l’obscurité d’une forêt d’hiver, dans les corridors hantés du Waverly Falls Center. Cette mort, elle est devenue la complice de tes tribulations, et tu l’as croisée tant de fois, que tu plaisantais avec elle, que tu jouais de bravoure au mauvais moment, comme un jeu sans fin et terriblement séduisant. La mort, elle te suivait, oui, dans les cicatrices de tes amis, dans les croyances des terroristes, dans les précautions désespérées de la NRD, dans un marché de Noël en forme de tragédie.

Depuis combien d’années la courtisais-tu, Dana ?
Depuis combien d’années te courtisait-elle ?

La fin de cette histoire était inévitable. Rien d’extraordinaire dans ce point final, quand tout humain termine immanquablement sa vie ainsi, dans le mystère du dernier saut dans le vide. C’était ton tour, voilà tout. Rien de surprenant, après tout, seulement le réconfort de ténèbres infiniment anciens, dans lesquels tu sombres en laissant derrière toi cette enveloppe de chair brisée et irrécupérable. Nulle douleur désormais, nul souci, uniquement l’oubli réconfortant de l’obscurité et la certitude de faire désormais partie d’une infinité d’âmes reposant dans le ventre de la mort. Elle t’aime et t’accueille en son sein, dans ces vastes dunes d’infini dont les textes anciens ont tenté, en vain, de percer les insondables mystères qui s’étendent au-delà du temps.

Pourtant, tu te sens happée.
Comme l’hameçon du pêcheur harponne le fretin hors de l’eau, une main t’arrache à cet éternel sommeil, à demi consciente, et tu te sens emportée à la verticale vers une destination inconnue. Alors, la chaleur d’une lumière te caresse les joues, comme tu prends de nouveau conscience de toi-même, de la réalité de ta chair et de ton existence. Quelqu’un t’a tiré de ce sommeil sans rêve dans lequel tu t’étais assoupie, et te voilà de retour dans le corps de Dana, avec toute ses expériences, ses derniers instants parmi les vivants, avec son lot de souffrances et d’erreurs ; ces terribles instants où tu t’es envolée, désarticulée, dans l’air du marché.

Tu ouvres les yeux, Dana.
Une éclatante lumière inonde ton corps intact, habillé exactement de la même façon qu’à ta mort, sans les terribles blessures qui ont mis fin à ta présence sur Terre. Tu es debout au sommet d’un épieu rocheux. Sous tes pieds, flottent des nuages blancs et duveteux, comme si tu te tenais à la cime d’une haute montagne. Elle surplombe ainsi les écharpes de la stratosphère mais, en dépit de la terrifiante altitude, tu n’éprouves pas le moindre vertige. Une discrète brise caresse tes cheveux, et avec elle, la tendre lumière d’un soleil invisible te flatte et t’apaise, contribuant à t’installer dans une atmosphère accueillante, voire sereine.

Très loin sous tes pieds, entre les écheveaux cotonneux, tu discernes les contours d’une vaste cité, bien qu’à cette distance, tes yeux ne perçoivent qu’une ébauche de son architecture. Des éléments monumentaux de tours et de murailles, sont accolés à des structures de cathédrales comme des arcades ou des nefs, d’une ampleur cyclopéenne. Au centre, dominant cette majestueuse capitale, tu remarques les contours sculptés d’une tour ou d’un phare, dont le sommet s’élance et disparaît dans un ciel bleu marbré de nuages. Tout cet ensemble architectural aux pierres brillantes et lisses resplendit de puissance, d’ancienneté, et de gloire.

Tu n’es pas seule, Dana.
Un instant absorbée par cette vision de cité merveilleuse, tu te rends soudainement compte d’une présence à tes côtés ; ou plutôt au-dessus de toi. Flottant parmi les nuages, en face de l’éperon rocheux sur lequel tu es perchée, un ange biblique ⇗ te surplombe en silence. Haut comme une montagne, il est titanesque. Avec ses innombrables ailes dorées, la créature colossale tient un livre dans l’une de ses multiples mains, et un cœur humain qui bat encore, dans une autre. Tu réalises, Dana, que ce cœur est le tien, car tu l’entends palpiter à tes oreilles. L’ange est habillé d’une sorte de toge sombre pendante dans le vide, qui recouvre un corps sans jambes, au sommet duquel sa tête rasée, tatouée d’un triangle, ferme les yeux.

L’apparition semble attendre. Sa peau est d’un blanc de nacre brillant, et la vive lumière solaire qui l’auréole, le fait paraître encore plus majestueux, encore plus divin. Cet ange, car il ressemble exactement aux images bibliques que tu as imaginé, est couronné d’un bijou en or, flottant au-dessus de sa tête, qui forme un cercle ouvert sur le devant. Il lévite dans le ciel brillant, immuable, et tu as du mal à compter le nombre d’ailes ou de mains, car tu l’as l’impression que certaines sont invisibles, d’autres naissent et apparaissent, en suivant ses imperceptibles mouvements respiratoires. Ou bien ne respire-t-il pas, et tout cela n’est qu’une illusion.

Puis, l’ange ouvre les yeux.
Des prunelles entièrement dorées se posent sur toi Dana, où les pupilles et les iris ne sont délimités que par des cercles de métal de plus en plus petits, tournoyants sur eux-mêmes, comme une abîme formée par un miroir infini, qui reflète des milliards de milliards de cercles. Incrustés sur chaque cercle, tu discernes même d’autres yeux, une infinité dans une infinité qui t’observe au travers de ses yeux immenses. Un regard d’une telle inhumanité divine, que celui-ci instille une forme de malaise respectueux, une sensation écrasante face à la présence d’une entité immémoriale, immuable, infinie ; un ange, mais aussi un dieu. Dans le puits infini de ces yeux, repose bien une entité divine d’un autre monde, et sans aucun doute, le portail vers l’au-delà.

Alors, il s’adresse à toi. Face à une telle magnificence, sa voix aurait dû résonner avec le fracas du tonnerre. Pourtant l’ange ne s’abaisse pas à ouvrir la bouche non, il te parle directement dans ta tête, Dana. Comme il l’avait fait de ton vivant. Une voix suave. Masculine. Basse et subtilement éraillée pour être séduisante, celle que tu connais bien pour t’avoir aidé durant le marché de Noël, voilà qui te paraît une éternité.

« Tu es morte, oui, Dana Campbell. Ta dernière idée t’a porté préjudice, ma chère, c’est regrettable. »

L’être céleste lève l’index d’une de ses mains et ton cœur battant lévite au-dessus de son ongle, illuminé par cette resplendissante lumière solaire qui vous baigne. Son visage n’a pas bougé. Il t’examine avec ses yeux si intimidants, au point que tu as l’impression d’être jugée, ton âme mise à nue par l’acuité de son regard.

« Que va-t-il arriver maintenant, je me demande. Les fils de ta vie ont été coupés, mais ton destin s’arrête-t-il là pour autant ? Qu’en pensais-je, m’avais-tu demandé. Mais toi, Dana, qu’en penses-tu désormais ? »


Résumé:



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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
Propriétaire du ArtSpace
Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Irq 0 Systeme Clock - MASTER BOOT RECORD
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Totally not a virus.
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Neptune's Plague Fleet
- Pré-liens dispo -


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Mar 27 Fév - 23:30 (#)



Quelle ironie.

Il y a à peine une semaine de passée depuis qu’elle avait soulevé cette chance incroyable de cocu face aux potentiels dangers multiples sur le parcours de sa propre vie. Un « miracle », considérant par quoi elle était passée. C’est le sourire d’Alexandra, amusée par le destin de son amante, qui lui vient en tête en premier. Un sourire mutin et ironique qui creuse légèrement une de ses joues du fantôme à peine perceptible d’une fossette. Elle savait probablement que ça ne pouvait pas durer. Personne ne pouvait être aussi chanceux aussi longtemps.

Comme des dés 6 que l’on brasse en espérant que le maître joueur de sa destinée ne soit pas trop cruel. Un jour ou l’autre, le fil du destin nous en met plein la gueule.

Ça aura fait mal qu’un instant. La douleur avait été tellement grande que son cerveau avait conservé l’âme en coupant tout le reste. Elle aurait pu gérer le flanc blessé ; Une bonne pression sur la blessure, des bandages de fortune lui auraient donné assez de temps pour contacter un bon docteur qui pourrait la recoudre comme un pro et avec le bénéfice d’être beau gosse. Et des sermons sur comment elle avait un don pour se mettre dans des situations pas possibles.

Encore.

Dana aurait encore rigolé, mais dans cette obscurité grandissante qui l’enveloppait presque amoureusement, ses émotions étaient engourdies et neutres. C’était la fin. Simplement la fin. Suffit de flirter avec la mort, la déjouer par les grâces de l’impossible et du hasard ; celle-ci venait réquisitionner son dû. C’était calme. Comme un retour à l’essence même du commencement. Un néant reposant où il n’y avait plus rien à craindre. C’était parfait. La geekette avait besoin de vacances : elle n’aurait pas mieux choisi sa destination.

Un aller simple.

Elle ne savait pas que les bombes étaient aussi instables.

Fuck.
Avoir su.

Cette sensation de n’être rien et tout à la fois était grisante. Elle servait à quelque chose, enfin. On l’attendait. Faire partie d’un tout. Prendre sa place dans ce tout vaste et insondable.

À jamais.

Et puis non.
Non.
Pas tout de suite.

Une lumière de nulle part grappille son attention. Une obligation presque câline à se réveiller et de prendre conscience de ses derniers instants. De ce qui venait de marquer sa fin. L’explosion. La foule en panique qui la piétine, blessée. La deuxième explosion. La sensation de sa chair qui éclate en lamentable amas carbonisés. Le chaleur sur ses os. L’odeur de sa chevelure cramée. La vue sur un ciel incroyablement étoilé une dernière et ultime fois pendant qu'elle défie la gravité. Ça fait mal. Tellement mal. Elle ne contrôlait plus rien.

Plus rien.

Quand ses yeux s’ouvrent, elle a le souffle coupé quand la lumière l'envahit et qu’elle réalise qu’elle est toujours en un morceau. Suffit d’un coup d’œil à où elle se trouve pour comprendre que c’était pas tout à fait « la réalité ». La vue est incroyable et malgré la hauteur, elle arrive à s’émerveiller des détails. La brise, la chaleur du soleil ( vraiment ? ), les nuages, cette vaste cité qu’elle ne reconnaît pas, à l’architecture impressionnante et illustre, à la tour s’élevant dans les cieux… Quand son attention se retourne vers cette présence qui n’avait rien de normal.

Devant elle, un ange. Comme décrit dans la bible. Pas les trucs humanoïdes, non. Une créature ailée qui ne fait aucun sens. Un truc plus grand que nature qui s’impose, laissant l’iconographie de ses attributs confirmer l’impossibilité de cette apparition. Majestueuse, inquiétante, inhumaine, grandiose, magique… Elle n’avait pas assez de mots pour expliquer cette vision.

Aux creux d’une paire de mains, il couvre un cœur qu'elle devine rapidement être le sien, mais elle fait un pas de recul quand il ouvre enfin son regard. Elle avait enfin trouvé sa place dans cette éternité, pour se retrouver soudainement assommée par la petitesse de sa personne face à un être sans description. D’un autre monde, le puits infini qu’elle retrouve dans son regard la couvre d’une peur révérencielle. Coincée entre l’envie de fuir ou de ne faire aucun mouvement, quand il lui parle, elle le reconnaît.

Sa voix suave, caressant la vitalité même de son âme décidément menacée d’extinction, confirme sa mort. Elle s’en doutait bien. Elle soulève les épaules mais ne répond pas. Ce n’était pas une question. Il exposait les faits. C’était un risque qu’elle avait bien voulu prendre. Un risque calculé, mais pas tout à fait.

Elle n’avait pas prévu certains détails.

« Everything will kill you, so choose something fun. »
C’était supposé être « fun ».

Dana ajuste sa posture et lève son petit nez pointu vers l’entité qui la juge. Elle avait fait des choix visiblement de merde, espérant seulement que ses amis s’en sortent mieux qu’elle.

Une grande inspiration, elle hésite d’abord à parler, scrutant les détails de l’anatomie irréaliste devant elle, puis son regard file vers son cœur en suspens. D’un geste automatique, elle presse sa paume sur son torse, à l’endroit où il devrait se trouver. Une grande inspiration, elle ferme les yeux :

« C’était périlleux. J’avais besoin de savoir que j’avais le contrôle. C’était même tout à fait égocentrique de ma part. » Elle eut un rire bas et bref. « Comme si je pouvais améliorer le sort de qui que ce soit. » Elle était humaine, après tout et peut-être bien sur le bord de la folie. « J’ai pensé que je pouvais faire mieux que toi.» Oui, fuck off, elle allait le tutoyer. C’est comme ça quand on s’invite dans sa tête, aussi sensuel qu’il soit. « Sans trop de dommage.» Quelle ironie. « Donner du temps pour que Rhys puisse s’enfuir; il mérite tellement mieux que les emmerdes dans lequel je peux le trainer. Son père est vraiment au marché ? Je lui souhaite de le retrouver et qu’ils partent loin de Shreveport, libre.» Elle sert les poings malgré elle.

Pourtant, elle avait fait de bonnes choses de son vivant. Le nombre de truands sur internet qu’elle avait décimés, les sites web douteux, les prédateurs de tout acabits retrouvés, arrêtés grâce à ses raids et autres manigances sur la toile. L’argent qu’elle donnait à des organismes, le ArtSpace qui était un safeSpace pour la communauté geek des alentours, les souvenirs de Carl ( Va chier, Carl. ) retournés à Ian. La sécurité de celui-ci sur internet, les sourires d’Alex, aider Eoghan, être l’ancre de Joey, redonner de l’espoir à Rhys.

Rhys…
Je suis désolée.

Jossais pas le nombre de mots ! La la lère ! :

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Your soul is mine
Orihime Hasegawa
Orihime Hasegawa
Your soul is mine
ASHES YOU WERE

En un mot : Une reine dans l'ombre
Qui es-tu ? : ⛧ Cheffe yakuza qui a mérité sa propre branche dans le règne familiale.
⛧Modelée par 37 ans de terreurs infligées par le prince sadique qui l'a engendrée. Elle a néanmoins accepté sa part démoniaque et embrasse son pouvoir, bien qu'elle est consciente de n'être encore qu'un pantin dans un jeu qui dépasse les Hommes.
⛧ Boulimique de pouvoir, elle cherche constamment à éteindre on influence et se nourrit de la peur qu'elle inflige aux autres.
⛧ Respecte le code d'honneur des yakuzas, dans l'énorme majorité des cas au moins. Mais sa condition d'engeance la pousse parfois à tordre les principes de sa mafia.
⛧ Bois, fume, s'envoie en l'air, elle se vautre sans complexe dans ces petits plaisirs de la vie.
⛧ En façade, elle est une élégante chef d'entreprise à qui tout sembre sourire. Elle fait même des dons à des organismes caritatifs. L'envers du décor, c'est le monde du crime, où elle est connue sous le nom Joō, "la reine".

⛧⛧

⛧ 1m61 / ~55 kg;
⛧ Cheveux sombres & yeux noirs insondables.
⛧ Toujours élégamment vêtue, ne porte jamais de robe ou de jupe.
⛧ A trois tatouages : un chrysanthème (plexus), cerisier en fleur (dos), vague d'hokusaï (avant-bras).
Facultés : ⛧ Orihime incarne la peur. Croiser son regard peut déjà mettre mal à l'aise et, sans raison apparente, stimuler la zone du cerveau qui traite la peur.
⛧ Elle peut déployer une aura d'une dizaine de mètres dans laquelle toutes les personnes présentent ressentent une peur inexplicable à son égard.
⛧ Pendant une durée limitée, elle peut devenir une sorte de cauchemar vivant. Elle ne se transforme pas vraiment, mais ceux qui la regardent y voient un patchwork de leurs terreurs les plus profondes.

⛧ Vieillissement ralentit par la grâce de Beleth.

⛧ Bilingue anglais/japonais
⛧ Ceinture noire de Jissen karaté, manie les armes à feu et le katana.
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Mer 28 Fév - 15:16 (#)

Un sifflement désagréable lui scient le tympan de l’oreille gauche. Deux autres explosions, consécutives, l’ont renvoyée au sol et ont empiré le chaos du marché de Noël. Pour couronner le tout, un pavé qu’elle connait bien lui a matraqué le crâne. Tournis. Par-delà l’acouphène, l’Engeance peut entendre les cris, les pleurs, les ordres aboyés par la NRD. L’air empeste le brûlé et fleure bon la terreur. Elle admirerait le spectacle si elle n’était pas prise au milieu du Maëlstrom. Sur la langue, le goût du fer cueilli sur les contours fendus de sa lèvre inférieure. Grimace. Son mécontentement s’exprime dans sa barbe, en japonais. Ses vêtements ont été criblés de morceaux métalliques et d’échardes de bois, projections causées par les déflagrations. La plupart sont responsables de plaies relativement superficielles mais un fragment luisant d’une dizaine de centimètre s’est planté de moitié dans son flanc.

- Chikusho...

La douleur est encore supportable – elle a vu pire – mais chaque mouvement provoque un éclair aigu dans tout l’abdomen. Une sensation poisseuse commence à imbiber ses fringues, mieux vaut ne pas arracher la source de son mal. Cela pourrait être désastreux. Précautionneusement, elle enlève son manteau et le largue à ses côtés. Le froid mord son corps effleuré, paradoxalement, par la chaleur des flammes. Son top et son jean, sombres comme la nuit, sont déchirés ci-et-là. Inspirer. Reprendre ses esprits, remettre les pièces du puzzle dans l’ordre. Trop de questions, aucune réponse. L’énigme, ses hommes possédés, les explosions, ces mafieux hispaniques. Car elle a suffisamment baigné dans le monde criminel pour reconnaître ses semblables quand elle les croise – et ses interactions l’ont fatalement amenée à parler quelques mots d’espagnol. Loin d’être bilingue, Orihime comprend l’essence et l’urgence de leur échange. Ils sont aussi étonnés qu’elle et veulent fuir la NRD.

Elle se relève sans bruit. Visiblement, ils n’ont pas capté sa présence, mais son instinct lui murmure qu’ils ne sont pas humains. Des thérianthropes. Elle les suivrait bien, parce que leur présence ici est aussi dissonante qu’un télétubies dans un séminaire de yakuzas, mais ils risquent de la sentir.  Considérant la robustesse de l’individu qui se retire un bout de metal du bras, elle parie sur des animaux de grande taille, féroce, mais sa récente rencontre avec une métamorphe lui a appris que ce type de CESS a encore des secrets à lui dévoiler. Bien. Les sensations démoniaques ont cessé mais elle déteste la passivité. L’Engeance pourrait feindre l’innocence et se rendre à la sortie mais… ce sentiment d’impuissance la ronge. Elle a besoin de comprendre ; il y a une raison à tout cela. Place à l’improvisation.

- Je n’irais pas par là si j’étais vous, les alpague-t-elle en anglais.

Ils avaient l’air de prendre la direction du point de contrôle. Ses prunelles d’obsidienne se sont tournées vers les lames de lumières qui tranchent dans le vif des ténèbres. L’escouade est massive, sans compter les membres qu’ils ne peuvent pas voir. A en juger par la vitesse du déploiement, l’Oyabun suppose que les autorités étaient préparées à ce scénario. Son attention revient sur les deux mafieux et ses mains écorchées se lèvent légèrement en signe de non-agression – l’arme avait retrouvé son sac avant qu’elle ne leur parle.

- Je peux vous aider. Quelque chose d’autre, de non humain, agit en ce moment même et a l’intention de vous faire porter le chapeau de ce chaos, balance-t-elle à mi-voix, guettant du coin de l’œil la progression rapides des autorités. Je sais ce que vous n’avez pas placé ces bombes, mais c’est sur vous que cette merde va retomber.

Tout n’est pas certain là-dedans, mais Orihime tente de laisser parler l’expérience. Et sinon, elle aura prêché le faux pour avoir le vrai. Elle sait comment ça se passe, elle connait le système judiciaire comme si elle l’avait fait – et puis, n’a-t-elle pas elle-même eux ses propres démêlés avec Deva Parton ? Elle est échevelée, couvertes de microcoupures, sans compter l’énorme bleu sur son front et le morceau de métal planté dans son flanc. L’Oyabun pourrait avoir meilleure allure, mais elle les fixe sans ciller, sans rien laisser paraître de la douleur qui lui fend les intestins.

- Si vous ne me croyez pas, je ne vous retiens pas, lâche-t-elle avec calme.

Beaucoup de mots mais on est autorisé !:
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L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

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« Wild men who caught and
sang the sun in flight,
And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Émeute, Sang et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
Facultés :

Trouble à l'ordre public ;
Outrage à agents ;
Attentat à la pudeur ;
Violation de propriété privée ;
Ivresse sur voie publique ;
Expert du pistolet à clous ;
Vol de voitures ;
Briseur de vitrines ;
Bagarres ;
Vol de poules ;
Thème : /watch?v=L7a8hmoOsx0
SOONER OR LATER
YOUR HUMAN SIDE LOSES.
IT HAS TO

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Jeu 29 Fév - 6:23 (#)



La violence éclate les tympans, décolle les rétines ; crève le souffle et la chair, jette à bas tout sens de la réalité. La surprise accouche d'un sifflement alors que la cervelle ramasse ses propres pensées. Le monde est sens dessus dessous, balloté contre les pavés dans un instant d'incertitude où le mouvement du corps s'éteint, balance puis bascule, avant de s'effondrer sur un sol qu'il vient de râper. Il n'y a, une seconde, que des points de lumière dans une scène de ténèbres aux lointains contrastes, l'hallucination d'une panique qui n'a pas encore conscience d'avoir été jetée à bas. Le regard désorienté cherche du sens à droite, à gauche, pose une main étrangère à terre avant de heurter lourdement son épaule contre un support de chalet, trahi par sa propre faiblesse.

Partout, la saturation. Des sens, des informations, des peurs. L'obscurité vagit la multitude des cris, comme autant de lames qui dérapent et impriment leurs cicatrices dans la chair de l'esprit. Le froissement des flammes relève les crissements de matière distordue, ponctue l'espace d'îlots de lumières où se déverse un chaos d'appels et de fuites, d'injonctions, de suppliques, de corps immobiles. L'air charrie les relents toxiques de produits flétris par la chaleur, le goût du sang, et ce liquide chaud qui s'épand sur la peau, glisse entre les doigts, dans l’œil droit et imbibe la maille d'habits déchirés. Un frisson dans le flanc, les globes vont et viennent dans leurs orbites sans trop savoir où, pleins de la crainte de trouver l'ombre interdite du regard de la wizard cop.

Ça sent la saucisse et l'huile brûlée. Première pensée cohérente, l'esprit obsédé par ce détail secondaire, comme si la survie de tout un monde en dépendait. La cage thoracique se soulève, retrouve un air trop frais qui écorche l'intérieur alors que la masse du corps s'anime, un membre après l'autre, se réappropriant les muscles et les fonctions dans un hébètement perdu. Au sol, les doigts heurtent les débris brûlants d'un réchaud aux bords acérés, ceux-là même qui ont fracassé le crâne d'où coulent des éclats carmins. Partout, des fourchettes à viande, pointes acérées aux silhouettes soulignées par les reflets lointains. L'esprit tressaille alors, parcouru par les doutes de failles aux racines profondes lorsque les yeux se posent sur l'image d'une oie meurtrière, le plumage rougi par un filtre écarlate. Peace was never an option. L'évidence se rallume, fait le tour d'une scène de guerre et imprime cette urgence à l'instinct. Fuir.

Ramassé sur le sol, j'entreprends de me relever, un effort grondant s'échappant d'entre ma mâchoire serrée à l'en faire claquer. L'esprit assailli par un vertige, le poids du sac de courses encore accroché à mon poignet manque de me déséquilibrer. En appui contre le pan de bois du chalet, le monde n'est plus, en cet instant, qu'un contraste superposé de noirs et de rouges. Une vilaine plaie me balafre une moitié de tête, épanchant un liquide sombre qui ne semble pas vouloir se tarir, obscurcissant en partie la vue. Essuyant mon visage, l'odeur écœurante du sang s'étale et emplit tout l'espace, agresse les sens et affole un instinct complètement déboussolé.

Je déglutis, la respiration tremblante, observe sans réaction ma main souillée.
J'ai froid.

Mes yeux se posent alors sur les deux petits carrés de papier, ces photos si précieuses tombées à terre. J'avance vers elles, le corps crispé, criblé d'un tas d'éclats qui brûlent comme autant de brasiers dans la chair. Un pas, puis un autre, boitillant, écrasant l'image immaculée de l'oie meurtrière sous une trace de chaussure mêlée de terre, d'huile brûlée et de sang. Je les ramasse tant bien que mal, les frotte sur mon pantalon et me tortille ensuite pour les cacher dans le fin fond de mon caleçon. Je sens, vaguement, les pointes du carton piquer la peau sensible, mais l'esprit ne perçoit la chose que de loin.

L'odeur d'un vent sinistre me fait relever la tête, parcourir du regard les alentours. Une obscurité tenace tache d'encre tout ce qui s'y trouve, transformant en silhouettes les mouvements et les formes. Mes yeux se posent sur le clair d'une chevelure étalée là, celle d'un corps ramassé face contre l'étal d'un stand de pâtisseries, et mon esprit aurait presque écarté l'information si je n'avais pas reconnu les ruines du bomber noir et orange.

Un blanc.
La ligne plate d'un encéphalogramme sans réaction.

Non.
Non non non.

_ ... Dana ?

Rien. Y a rien. Pas de réaction ni de réponse. Pas de mouvement.
Une chute vertigineuse emporte la poitrine à l'intérieur d'elle-même. Les yeux s'étrécissent sous le stress, l'esprit ne parvient pas à comprendre ce qu'il voit.

_ DANA ?!

Je m'élance vers elle, boitant sans ménagement, les membres tremblant dans l'incertitude. Je m'écrase à moitié au sol devant elle, fais valser des ustensiles métalliques, manque de la percuter. Là, quelques flammes dévorent les reliques d'une tenture, soulignant d'un éclat cruel la silhouette du corps, les replis flétris et carbonisés d'un bomber devenu sec et cassant comme des écailles de peintures. Les bras suspendus au-dessus de sa silhouette, les main ne la touchent pas, comme arrêtées par une force invisible faite d'hésitation et de peur, agitées de tremblements.

Une bouffée de chaleur étouffe le cou et la gorge, le rythme cardiaque ne s'arrête plus. J'essuie mon œil du sang qui coule, secoue furieusement la tête de droite à gauche comme pour m'en débarrasser. Et là, au milieu, le trou béant dans les vêtements et les muscles. Jusqu'à l'os, jusqu'au putain d'os, avec les bords calcinés et les ravages d'un truc qu'a explosé. Ses membres sont complètement désarticulés, tas de chair réduit à l'état de pantin, un truc organique rendu ridicule par l'absence de réaction. Un truc absurde, terriblement fragile et vulnérable.

_ Dana je suis là. je vais te sortir de là. je vais t'aider. crève p...

Le mot reste coincé dans la gorge, presque un blasphème jeté à voix haute, une gifle assénée à sa propre existence. Est-ce qu'elle est seulement vivante ? La panique rend les pensées floues, brouille toute raison.
Qu'est-ce que je dois faire ?
Qu'est-ce que je dois faire ?
Le barrage, les tanks, l'urgence.

Un couteau ridiculement grand dépasse de son épaule. Mes bras tremblants s'enroulent autour de sa tête, de son cou, la saisissent avec la plus grande délicatesse du monde, pour soutenir sa tête absolument, repousser les débris de l'étal de pâtisserie, lui faire de l'espace sans lui briser le cou.

Le choc.
L'horreur.

Mes yeux dessinent les détails du visage éclaté. Se figent. Mon regard, terrorisé, se brise sur ce qu'il voit.
Elle est morte.
Quelques secondes. Il y a quelques secondes à peine elle était en pleine forme, seulement emmerdée par la pénurie de sirop d'érable.
Elle est morte.

La bouche reste ouverte, incapable d'aspirer de l'air, la poitrine tétanisée. Un monde entier, en cet instant, s'asphyxie. La laideur d'une détresse sans nom se peint sur mon visage, des larmes impossibles à retenir se mettent à couler, tombant goutte à goutte avec mon propre sang sur les chairs tuméfiées de...

D'une humaine haïe ?
D'une terroriste révolutionnaire ?
D'une patronne sympa ?
De la personne à qui tenir la main au Marché de Noël en portant des pulls moches et en mangeant des crêpes, en étant un peu grognon mais avec un sourire heureux ?

Ou juste, d'une amie sincère ?

_ Dana...

Le prénom, chuchoté, s'écrase dans la gorge. Le corps tout entier est traversé de spasmes qui font trembler jusqu'au corps de la jeune femme. Les doigts de ma main libre montent jusqu'à son visage, jusque devant sa bouche, là où un fin, très fin filet d'air vient chatouiller la pulpe rougie de mes mains.

Tout éclate.

Elle est vivante. Vivante.
Elle va mourir.
Elle va crever.

_ À L'AAAIIIDE.

Le cri forcé hors des poumons claque presque un muscle, brise une tétanie incontrôlée. Ma poitrine se soulève encore et encore, aspirant de l'air par à-coups. C'est un cri de désespoir, un parmi tant d'autres. Crier plus fort que les autres, crier comme si c'était tout ce qu'il restait. l’œil fou, j'en n'ai plus rien à foutre du reste.

_ À L'AAAIIIDE.

« Ça va nécessairement créer un peu de chaos. Tu peux gérer ça, n’est-ce pas ? » Ma main caresse son visage pour en ôter les cheveux, y étale le sang qui coule encore goutte à goutte avec le salé de larmes que rien ne peut arrêter. Je pose ma paume sur sa joue, comme pour rester avec elle, comme pour lui faire une présence, une chaleur, que quelqu'un soit là pour elle, pour empêcher les forces des ténèbres de venir la saisir, pour pas qu'elle soit seule.
Comme si ça allait changer quelque chose.

_ Ça va-ça va aller... Je vais arranger ça... Je vais trouver une-une solution.

Je me penche, embrasse son front avec pudeur. Avec douleur.
Plus rien n'existe. Juste elle.
Elle et Joey.
Elle et son cadeau de Noël, que je lui ai pas encore donné.
Son putain de cadeau de Noël.

_ Pardon... Je suis désolé. Désolé. J'vais te sortir de là... Je te le promets.

Y a un état de vertige permanent, halluciné.

Pas elle, s'il vous plaît.
Pas elle.

_ Mamie... Mamie t'es où putain...

Une supplique lancée au ciel. Le souhait muet de celle qui avait, en tout temps, toujours eu des réponses, toujours su faire parler la nature et la vie.

Wanda.

Elle était morte, elle aussi, tuée par son propre père.
Retournée à la Mer, dévorée par les siens.
Mais elle était là ce soir. Comme la lueur d'une étoile qu'on poursuit toujours mais n'atteint jamais. J'avais toujours su. J'avais toujours su qu'une part de son énergie était jamais vraiment partie. Pas sans moi, pas toute seule.

_ Wanda si t'es là fais quelque chose. AIDE-LA. AIDE-LA.

Je tiens toujours Dana entre mes bras, un berceau qui pue le sang, la mort et la folie. Un geste qui la tient pourtant avec une infinie délicatesse : celle d'une mère pour un enfant, d'un ami pour une autre, d'un esprit-chat pour 4BS3NC3.

Pars pas Dana.
Pars pas.



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Adopte ces beaux scénarios !
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Cannot a Beast be tamed
Archimède O'Connell
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Cannot a Beast be tamed
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"In order to see birds it is necessary to become a part of the silence."

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En un mot : Animal.
Qui es-tu ? : ⩥ Métamorphe. Il a grandi sur le sol de Shreveport, entouré par sa vaste famille et son clan étendu.
⩥ Force tranquille. Il est toujours prêt à servir d'appui à ses proches, ne se reposant sur eux que très rarement.
⩥ Parfois complexé par sa forme totémique, il s'en accommode de mieux en mieux au fil des ans.
⩥ Passionné. Il aime les choses pleinement, entièrement, d'une manière très honnête. Son travail, son chien, ses bécanes, ses amantes.
⩥ Fumeur. Il tente désespérément d'arrêter depuis des années.
⩥ Casanier. Il aime sa maison, il aime sa ville et il est profondément heureux d'avoir pu, enfin, retrouver la Louisiane après des années d'exil dans le Nord.
⩥ Grand passionné de mécanique, il passe son temps libre à retaper de vieilles motos dans son garage.
⩥ Colérique. Il n'aime pas la colère, se méprise de ne pas être capable de contrôler ses émotions avec plus d’acuité.
⩥ Vétérinaire. Il tient une clinique avec Jonathan, son réceptionniste, qui sert également d'hôpital pour thérianthrope et garou à la nuit tombée.
⩥ Grand Amateur de whisky, il en possède une collection impressionnante.
⩥ Il a récemment adopté un pitbull qu'il a nommé Orion.

"SINGING IN THE DEAD OF NIGHT"

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⩥ Première Chasse Sacrée sur un Carcajou.
⩥ Envisage vaguement une seconde Chasse.
⩥ Maîtrise parfaite de nombreuses techniques de combat au corps à corps.
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"And learn to fly"

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Dim 3 Mar - 18:49 (#)


( Carnage )


Dans l’obscurité de la tente, je n’entends que mon souffle et celui de Wynonna. Un silence fragile qui n’augure rien de bon. De ceux qui sonne le glas d’une ère pour en appeler un nouvelle. Elle me relâche, s’extirpe de mon étreinte et me bras me paraissent trop vide. Je m’accrochais à elle autant qu’elle s’accrochait à moi. Mes yeux la suivent sans la voir alors que je me laisse tomber sur les fesses pour finir de reprendre mon souffle. Tu ne la connais pas. Je chasse la pensée incongrue d’un mouvement de tête . Je peine encore à comprendre l’enchainement qui vient de se produire. J’étais juste venu pour trouver un truc traditionnel bobo-chic à la con pour offrir à Lynn. Je déglutis et inspire profondément. L’image de Dana qui détalle et l’expression choquée de Rhys s’imprime sous mes paupières closes. Qu’est-ce qu’elle lui a dit, putain ?

Ça pue la mort dans la tente. Sous les odeurs de bois des caisses de transports et celle de la fumée, ça sent la mort, la bouffe. Le sang fraichement versé et les entrailles toute aussi récemment vidées. Je me redresse quand le regard de Wynonna vient chercher le mien. Putain, ce que je suis fatigué. Ça démange sous ma chair, ça tire, ça se chamaille pour remplacer la peau nue par des plumes ou des poils. J’ai envie de m’envoler à tire d’aile ou de déchiqueter les mollets du premier qui s’approcherait. Mes gencives sont à vif tant les crocs veulent jaillir et mes omoplates geignent sous le poids des muscles trop lourd. Un frisson me traverse et je soupire lourdement en m’arrêtant derrière elle. Je jette un regard au pauvre type par-dessus la tête de la rouquine. La voilà la cause de l’odeur infecte qui fait saliver le carnassier en moi.

Le silence semble s’alourdir dehors, comme si le monde retenait son souffle alors que j’observe le cadavre du flic avec Wynonna en tendant l’oreille. Un simple flic. Pas un mec du Pasua. Je fronce les sourcils en m’accroupissant pour aider Wynonna à débarrasser le cadavre de son matos. Elle empoche la bombe au poivre, la lampe et la radio. De mon côté, je me charge de récupérer le flingue qui traine toujours à sa ceinture. Un Glock 22 tout ce qu’il y a de plus classique. J’hésite à le prendre. L’idée d’avoir une arme est tentante. Celle de réussir à échapper à cet enfer en un seul morceau, sans pourrir mon casier judiciaire au passage, aussi. J’suis encore en train de réfléchir et de peser le pour et le contre, l’arme entre mes mains gantées, quand la première détonation retentit.

« Merde ! »

Je lâche le flingue et me jette en avant dans l’espoir de me protéger. Quelques secondes plus tard, la deuxième explosion secoue les pans de notre tente et quelques éclats viennent frapper mon visage et mon cou. Je jure en sentant la peau se fendre alors qu’un bruit métallique me fait redresser la tête en sursaut. Je découvre avec effroi le couteau de cuisine à quelques centimètre de Wynonna. Je tends la main vers elle.

« Ça va ? Bordel… C’est quoi ça ?»

Je fixe, hébété, le tire-bouchon rouge et bleu planté dans la manche de mon manteau et qui vient de me piquer l’avant-bras. Je l’arrache d’un geste brusque et essuie le sang qui dégouline de ma pommette ouverte par un des débris. Dehors, c’est l’hécatombe.

Les odeurs de sucre brûlé se mêlent à celle de la viande et accompagne les hurlements de terreur et les cavalcades. Alors que les débris pleuvent encore au-dessus de nous et font trembler les murs de tissu, je repose les yeux sur le cadavre.

Les mots tracés sur son front, me font inspirer sèchement.

Le prix à payer.

Pour quoi ? À payer pour quoi ? Par qui ? Sur sa gorge pâle, la chair à vif tranche brutalement, comme le sang qui ne goutte plus maintenant qu’il a coagulé. On dirait de la gelée de fruits rouges. Je secoue doucement la tête et m’empare du couteau. C’est loin d’être parfait, mais ça pourra toujours être utile et c’est moins louche qu’un flingue de flic mort. Je m’approche de l’ouverture de la tente et sort à peine la tête pour jeter un œil aux dégâts dehors. Dans la lueur vacillantes des feux, je découvre une spectacle d’apocalypse. Les gémissements des blessées se mêlent aux cris et aux appels de la foule qui se déplace avec rapidité en direction de la sortie. Au milieu des badauds pressés par la peur, les silhouettes des forces de l’ordre qui se déplace en sens inverse me collent un frisson dans le dos. J’ai beau n’en avoir jamais vu en vrai, j’ai suffisamment joué aux jeux vidéo avec Tobias et Jeremiah pour reconnaitre une paire de lunettes thermique quand j’en vois une. Je jure et retourne à l’intérieur de la tente.

« La NRD est là, ils ont des lunettes thermiques. On est dans la merde. »

Les solutions sont peu nombreuses, soit on avance, on se fait repérer en deux secondes à cause de nos températures corporelles. Soit on cherche à se planquer quelque part, au risque de se faire débusquer par la NRD quand même. Je déglutis les mains tremblantes. Mes yeux sautent à droite à gauche dans la tente, sans bien savoir quoi faire.

« Faut qu’on se tire d’ici. »

Si les agents nous trouvent ici, en présence d’un cadavre, on est mort. Je me faufile contre la paroi gauche de la tente et utilise le couteau pour en déchirer le tissu. Une fente s’ouvre et quand je jette un coup d’œil dans l’ouverture je n’aperçois que la suivante. D’un geste de la main, j’indique à Wynonna de me suivre et je me glisse entre les deux tentes avant de me faufiler derrière la seconde.

« On va avancer derrière les tentes en s’éloignant au max de celle-ci. S’ils nous tombent dessus… On avisera. »

Je pense à la poudre dans ma poche, à ce qu’elle pourrait faire. L’idée de m’en servir me hérisse toujours autant, mais si on se fait prendre… aux grands maux les grands remèdes, comme ils disent.




( Pando )


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Tsukiko Katsushiro
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Lun 4 Mar - 22:00 (#)

Prévoir. Calculer. Préparer. Anticiper. De bien jolis mots pour toujours avoir quelques coups d’avance sur ses adversaires. Je suis plutôt douée au jeu de Go, en temps normal. Il faut croire que je me suis trop reposée sur mes acquis.

Preuve en est ce bruit blanc assourdissant qui me coupe du reste du monde. Sifflement insupportable qui me vrille les tympans et me donne la nausée. L’explosion. Ouvrant les yeux, sans comprendre ce qu’ils me rapportent, il me faut quelques secondes qui me paraissent interminables pour saisir que je suis au sol, pour deviner qu’il s’agit de l’un des stands, qui a volé sur le côté, qui brûle, que je contemple.

Je n’avais pas prévu que l’un deux chercherait à fuir, après qu’ils se soient montrés si provocateurs. Encore moins que ce serait la jeune femme qui prendrait les jambes à son cou. Que le jeune homme la suive était moins inattendu, qu’il m’arrache la photo des mains – la photo de mon époux – un peu plus. Et je n’ai pas réfléchi en me mettant à sa poursuite, entendant Baker jurer dans mon dos en m’emboitant le pas.

Quelques secondes supplémentaires pour me rappeler comment inspirer. Ce que je regrette aussitôt alors qu’une quinte de toux me coupe de nouveau le souffle et que l’odeur, lourde, poisseuse, écoeurante, semble s’imprégner dans ma gorge. Je cligne lentement des yeux, des flashs blancs et des points noirs continuant à danser même derrière mes paupières closes. Les battements de mon coeur pulsent trop rapidement dans mon crâne, me donnant la sensation qu’il va imploser.

Lentement, je pose une main sur le sol, puis une seconde, crispant les doigts sur les aspérités du sol, me raccrochant à la rugosité du macadam pour m’ancrer dans la réalité. Réalité faite de tissus en feu et de caramel carbonisé, mélange de sang et de suie, de pleurs et de terreurs. Appuyée contre un lampadaire, dans l’obscurité qui m’entoure, j’entends les râles et les appels des blessés, parvenant presque à voir cette peur qui se répand, laissant comme un arrière-goût âcre sur la langue.

Un sursaut alors qu’une main se tend vers moi pour m’aider. Un agent, un collègue. Je le fixe, lui et sa paire de lunettes, lui et sa lampe, avant de lentement hocher la tête. Mon regard se détourne de lui pour se porter sur la scène suréaliste qui nous entoure. Des équipes médicales déjà sur place pour aider les blessés. Des agent de la NRD, équipés pour l’occasion, assez nombreux pour reprendre le contrôle. Il savait. Cet enfoiré de Barrois savait.

Avec toujours l’impression d’agir et réagir au ralenti, la tête bourdonnante, je regarde de nouveau l’agent à mes côtés, tentant de me désenchevêtrer de la sangle de mon arme. Je sens les brûlures d’estafilades sur le visage, mais rien qui ne soit grave. « Watashi wa umaku yatteru. » Je ferme les yeux et reprends. « Je vais bien. » Je baisse les yeux en même temps que lui m’inspecte pour confirmer que c’est bel et bien le cas. Penchant la tête sur le côté en apercevant un large trou dans ma tenue au niveau de la hanche gauche. Ah. Le tissu déchiré laisse apparaître une aussi large coupure, qui imbibe de sang le tissu qui l’entoure. « Ça ira. » J’ai connu pire, même si maintenant que je m’en suis rendu compte, elle commence nettement à se faire sentir.

Mais c’est secondaire. J’aperçois Baker au sol, et je fais un signe à l’agent quand je m’approche de mon coéquipier mal en point. « Toujours à faire ton intéressant. » Il lève la tête vers moi et grimace un sourire. « Tu sais ce qu’on dit ! Les nanas adorent les cicatrices ! » Deux infirmiers s’occupent déjà de lui et de sa jambe en vrac. Etant donné qu’il est en état de plaisanter, et qu’ils ne semblent pas paniquer, j’en déduis que ça ira pour lui. « Je te retrouve dehors. » « Pas de conneries Katsushiro, t’es amochée aussi. » « C’est là qu’on voit la différence entre une guerrière et un cowboy. » Il ricane en me faisant un doigt d’honneur et je me tourne vers le soldat de la NRD.

Qui m’explique en quelques mots la situation, à qui je murmure un « Compris. », mon attention bien vite détourné par une silhouette que je reconnais un peu plus loin « Vous m’accompagnez, j’ai une cible. » et de laquelle je m’approche en claudiquant, ne m’arrêtant qu’un instant en apercevant le corps qu’il tient contre lui. Merde. Je retire la sécurité du fusil et fais signe à une des équipes de secours et leur désigne la femme… Ce qu’il en reste. « Monsieur ? Je vais vous demander de bien vouloir vous éloigner d’elle pour que l’équipe médicale puisse prendre le relai. » Je reste à distance, mains sur mon arme, jambes bien écartées pour ne pas montrer que je suis encore trop chancelante. « Elle a besoin de soins d'urgence, pas d'un câlin. Ne me faites pas répéter. »

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Chapitre 3 : Carnage
Demons to some. Angels to others

Une ridule à la surface de la réalité.
Le réveil de ta conscience, Dana, n’est que cela. Le frêle écho d’un être de chair, une flammèche éphémère, vacillante, n’existant qu’en vertu de la pitié de cet être céleste – un dieu, un ange, un absolu – quel que soit le nom que tu décideras de lui donner. Il te couve dans le creux de sa paume. Ton cœur qui bat encore, ton être en suspens au-dessus de l’abîme éternelle, elle est sienne désormais, tributaire de son Jugement divin. Une pensée, une faiblesse, un murmure ; le moindre souffle de vent serait susceptible d’étouffer les braises de ton âme qui crépitent obstinément, vainement, cherchant à se dérober à la damnation que tu pressens.

Le Psychopompe est là. Et dans les yeux dorés de la Mort, s’étirent les conduits infinis menant les âmes vers l’insondable mystère de l’au-delà, où celles-ci se pressent, scrutées par des milliards de milliards de pupilles, qui tournoient à l’intérieur des cercles de son regard. Des cercles dans des cercles. Et lorsque ton plaidoyer froisse la plénitude de ce ciel immaculé, tu sens, Dana, que tes mots sont absorbés, pesés par ce Juge divin, mais pas seulement. Tes syllabes font écho plus loin encore, dans les cavernes de l’au-delà, où des milliards de consciences les dissèquent, les mesurent, et bruissent à l’unisson, comme pour t’appeler à les rejoindre.

Une sensation déroutante, que l’esprit humain étriqué a du mal à cerner. Devant toi, non pas l’incarnation d’une seule entité, mais la matérialisation d’un concept immuable, éternel, qui a existé depuis l’aube de la création. Pour un peu, Dana, tes propres yeux, ces fenêtres de l’âme, sont irrésistiblement attirés par ceux, impossibles, du séraphin, ces abîmes d’or béant sur l’éternel silence du trépas, où la réalité même s’effrite et se plie à une force que l’esprit ne peut quantifier. Alors cette mort incarnée, au terme de ta tirade, lève l’une de ses innombrables mains élancées, alors qu’une autre caresse le ventricule palpitant de ton cœur.

« Le contrôle, hm, » déclare-t-il, pensivement, comme l’index de sa main libre s’étale contre la fabrique du ciel, comme s’il palpait un simple tissu. Puis, entre l’index et le pouce, il pince le fil de la réalité, et celle-ci s’ouvre sur l’obscurité d’un ciel nocturne, comme l’on déchire une feuille de papier, au-dessus d’un marché de Noël que tu ne connais que trop bien. Un véritable hublot béant dans ce firmament bleu, dont les bords flous forment une corolle noirâtre au milieu des cumulus cotonneux, à côté desquels flottent l’être céleste, qui oriente et manipule la vision irréelle d’une chiquenaude de l’index, comme s’il tournait un carrousel.

« Voyons cela, » te susurre-t-il, alors que la déchirure dans la trame du ciel se stabilise, et que les détails du monde des hommes renaissent au sein de ta mémoire. Tu as l’impression de survoler le marché, comme le ferait un oiseau ou un fantôme, très haut au-dessus de l’agitation humaine et des panaches de fumée. Le doigt de l’ange imprime alors une saccade au tissu nocturne, comme s’il tordait à nouveau la vision, ce trou dans la matière de la réalité qui agit comme un zoom. Le sol se rapproche et les tentes en feu apparaissent, entre lesquelles des silhouettes humanoïdes s’activent, aussi minuscules que des insectes à cette distance. Tu parviens à apercevoir l’étal de pâtisseries détruit, auprès duquel est prostrée une silhouette familière.

« Rhys Archos, ton ami, » te confirme-t-il d’un ton neutre. À travers de cette vision, Dana, tu as l’impression d’assister au supplice de Rhys en direct, comme si tu l’observais d’en haut, à environ un ou deux mètres au-dessus de sa tête. Bientôt, tu discernes aussi ton corps brisé que ton ami étreint entre ses bras, et tu peux constater toute l’étendue des dégâts sur ton enveloppe de chair, désormais irrécupérable. La vision pivote et s’attarde sur les traits tordus de douleur de Rhys, au point de l’entendre hurler à l’aide, puis marmonner ses mots doux et ses regrets, en embrassant le front de ta dépouille, au beau milieu du champ de bataille.

« Une triste vision, » commente-t-il, platement, car nulle tristesse ne fait frémir le timbre de sa voix. Il se contente d’énumérer des faits, comprends-tu, et de constater toute l’étendue de la folie humaine. « Tous les symptômes d’un état de choc. Niveau de stress au-delà du supportable. Rythme cardiaque extrêmement élevé. Intense détresse mentale. Découvrir ton corps rompu, ma chère, a vraisemblablement anéanti toute sa combativité, » énumère-t-il, une mince étincelle de compassion perçant finalement sa voix veloutée.

De fait, à la périphérie de cette triste vision, apparaissent les silhouettes lourdement armées de la NRD qui se rapprochent de Rhys, notamment en la personne de Tsukiko venue l’interpeller. L’être céleste a raison Dana, les heures de ton jeune ami sont comptées, mais peux-tu réellement y faire quoi que ce soit ?

« Je crains que son nom ne vienne rapidement s’ajouter aux Archives, à côté du tien ma chère, » ajoute-t-il en caressant la surface décorée de son précieux livre, tenu dans l’une de ses nombreuses mains. Alors, l’un de ses bras libres se lève à son tour et, juste au-dessus de la première torsion dans la réalité, l’ange en ouvre une seconde, faisant apparaître les silhouettes affolées de Wynonna et du cousin de Rhys, Archimède. Ainsi Dana, tu assistes, impuissante, à la fuite éperdue de ces deux derniers, au milieu des tentes tantôt brûlées, tantôt effondrées, où tes amis essayent vainement d’échapper à la nasse que la NRD resserre sur eux.

Au travers de ces deux visions simultanées, Dana, tu saisis désormais toute l’ampleur de la catastrophe que ta témérité a provoqué. Véritable cratère de noirceur que dévorent les flammes, le marché de Noël n’est plus que ruines et désolation, au sein desquels ils sont condamnés à périr, sous le fléau de la NRD.

« Mais, ce qui est fait est fait, n’est-ce pas. Veux-tu attendre Rhys ici, afin de reposer ensemble ? Considère cela comme une faveur de ma part, car j’ai échoué à te sauver de ta propre témérité. »

Nulle flatterie, nulle ironie ne transparaît dans l’attitude de la divinité. Celle-ci lévite, en silence, et seuls les mouvements lents de ses innombrables bras et ailes trahissent un semblant de vie dans ce corps vénérable, dont les yeux t’observent avec intensité. Puis, comme une brise venue de nulle part ou une épiphanie issue des tréfonds de ta conscience, tu perçois soudainement les deux syllabes d’un nom chuchoté à ton oreille. Comme si tu les avais toujours connus. Comme si ton âme acceptait finalement son funeste destin.

Tu es devant Azraël, Grand Archiviste des âmes.


Résumé:



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Facultés : Me retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Je découvre ce qu'être une Théri veut dire. Dans la douleur et la résistance
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Jeu 7 Mar - 9:32 (#)

Le cadavre pue. Le  cadavre. Elle est face à un cadavre et la seule chose rationnelle à laquelle elle pense, c’est de prendre le maximum d’objets qui peuvent leur être utiles. Qu’est ce qu’elle est devenue, depuis qu’elle a été Mordue? Ou bien est ce seulement le stress et la violence crescendo de cette soirée qui lui fait perdre les pédales? Ca lui parait si naturel, de chercher à se préparer contre la volonté étouffante de la Nrd. Pourtant, un homme est mort. Juste là. Dans le noir, devant elle. Dans cette tente poussiéreuse, il a connu une fin sordide.  Où est la compassion et la tristesse qui devrait l’étreindre devant ce corps à la gorge profanée? Le Rat la pousse à agir sans état d’Ame, grinçant devant son besoin de survie? De se cacher? Ne serait ce pas  un peu trop facile de blâmer l’Animal pour son manque d’humanité?


Elle relève le regard vers son compagnon d’infortune. Le visage dévasté par les odeurs immondes qui surgissent des entrailles qui se sont vidées au moment du trépas et par ces questions morales qui foisonnent. Sans qu’elle ne cesse pour autant de faire l’inventaire de l’Utile. Elle songe même à prendre le gilet par-balle avant de reculer. Non seulement il faudrait l’arracher à ce corps froid, mais en plus les conséquences de se faire arrêter avec un vêtement si typiquement Policier seraient dramatiques, aucune possibilité de plaider au malentendu.  

L’explosion précédente a réduit à néant la possibilité d’accepter un contrôle pacifique. Avec la poudrière qu’est Shreveport depuis le début du mois, les Cess doivent être les coupables d’un tel acte barbare. Elle commençait à s’éloigner du corps pour revenir vers son Samaritain, le besoin de sa proximité impérieux. Il est devenu, probablement malgré lui, son ancrage dans la santé et le rationnel. Ses oreilles résonnent, le bruit de deux  nouvelles explosions successives éclaboussent ses sens en alerte. Le Rat réagit pour elle. Elle se jette à genoux sur le sol, sa tête contre son ventre, ses bras autour de son crâne. Son corps vibre de tension. C’est une pluie d’objets météoriques  qui traverse la toile de tente, déchiquete le maigre paravent de tissus. Elle réalise un peu tard que les sons terrifiés proviennent d’elle et les ravale à grand peine.

Ça picote et ça brûle sur sa nuque et ses mains. Elle finit par se redresser après avoir entendu un vrombissement d’abeille à ses oreilles. La petite rousse devient bien pâle en voyant la lame luisante d’un couteau aiguisé plantée dans une planche de bois à un souffle de distance de son bras. Elle chasse de ses cheveux les éclats de verre et débris en tout genre, éparpille quelques gouttes de sang quand elle se frotte la nuque, probablement le dommage collatéral d’un vase décoratif qui s’est fracassé. Il n’a rien. C’est la seconde chose dont elle s’assure une fois ses esprits à peu près à l'endroit. Même son passager clandestin s’est tu.  -Rien, rien de grave. Et toi? -Le ton est vacillant, mal assuré. Peut être qu’un jour ils verront dans l’humour dans cette nuit grotesque, mais certainement pas maintenant. Avec l’aide de sa main, elle se redresse. Et ne la lâche plus. Probablement excessif, mais tant pis. Ses oreilles sifflent alors que le calme revient difficilement. Ils s’approchent à nouveau de la victime. C’en est une, maintenant que la plaie à la gorge est visible dans son affreuse béance. Ses meurtriers ont poussé l’outrage. Des mots virulents. Sans être bilingue, le sens est clair. -Le prix à payer -Murmure réflexe. Pour avoir été là, au mauvais endroit, au bon moment? Archi délaisse l’arme à feu pour le couteau et Wynonna l’abandonne derrière aussi. Tyler ne sait pas tirer, ce n’est pas une compétence qu’elle a commencé à développer.  Il ose un regard à l'extérieur pour déterminer à quel point la situation est catastrophique. Confirme que c’est pire que ça. Leur avis se rejoignent. Rester dans la tente avec un policier mort comme copain s’approche du suicide. Une pression de ses doigts sur les siens. -Au pire, on ira dans une autre tente. - Ça chatouille un peu, la peau qui se tricote après ses petites entailles. Elle relâche sa main pour lui permettre de fendre la toile de jute et sortir discrètement. Sans perdre de temps, elle lui emboîte le pas. Après quelques pas dans le chaos, en prenant le temps de rester entre les tentes et les barricades, le plus discrètement possible, elle l'arrêta d’une main sur le bras.  L’évidence vient de la mordre en pleine tronche. Non seulement elle n’est plus humaine, mais elle n’est pas n’importe quel garou. Une Rate-Garou. Dont les refuges sont dans les égouts. Sous terre. Elle pourrait perdre du temps à se frapper la tête contre le sol pour ne pas y avoir pensé plus tôt, mais elle préfère combler le temps perdu- Aide moi à trouver une bouche d’égout, s'il te plait?

La Nrd a bloqué toutes les issues… Au-dessus du sol. Mais rien pour celles qui se trouvent en dessous. A première vue. De plus, elle peut potentiellement trouver de l’aide. Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’aide. Ou faire face à une hostilité renouvelée pour dévoiler un pan du secret de la Horde à un étranger. Ceci dit, elle ne souhaite pas aller dans le Nid. Juste un peu de répit, le temps de réfléchir aux options. Quitter le marché discrètement, sans  dire un mot sur les Rats doit être possible. Selon ce qui se trouve en bas.  Après une poignée de trop longues minutes, elle avise le sésame rond. Rouillée, les égoutiers de la ville n’ont pas dû soulever la plaque depuis longtemps. -Tu peux me couvrir pendant que je l'ouvre? -Le temps presse. Ils sont à découvert. Son Rat exulte. L’aide. Elle agrippe un support de tente soufflé par l’explosion et l’utilise comme levier pour tenter d’ouvrir la trappe.


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Jeu 7 Mar - 18:57 (#)

Chapitre 3 : Carnage
Damnation Alley

Les deux hommes font volte-face.
Non de nervosité, au contraire, car leurs traits affichent une fixité et un calme déconcertant, par contraste avec la rapidité de leurs réflexes physiques. Dans le tonus de leurs corps musculeux, pourtant humains en apparence, se dévoile une efficacité quasi mécanique, une économie de mouvements, une manière de se mouvoir que l’on retrouve habituellement chez les adeptes d’arts martiaux. Tu l’auras deviné, Orihime, ils sont bien plus que de simples thérianthropes isolés, mais des hommes dangereux, rompus au combat.

Le premier te détaille de la tête aux pieds. Contrairement à son camarade, celui-ci n’a pas subi de blessure grave, tout au plus quelques échardes ont griffé son crâne tondu çà et là. Peu lui importe, en réalité, quand la plaie au bras de son comparse commence à se refermer à une vitesse surnaturelle, tandis que celui-ci ne semble même pas handicapé par la douleur. Puis, le premier homme fait un pas vers toi Orihime, en restant cependant à une distance prudente, selon une attitude apparemment décontractée pour l’œil non averti.

Pourtant, tu le perçois. Ils ont beau avoir l’air détendu, leurs muscles roulent sous leurs peaux, leurs regards sont alertes : un mot de travers de ta part, et ils seront capables de se battre en un clin d’œil.

« Quelque chose de non humain ? » répète-t-il avec un accent hispanique à couper au sabre. « Tu as une commotion, gringa ? Tu comptes aider qui et comment avec ta barre de fer qui dépasse du ventre ? »

Le second sourit, moqueur. Son ton n’est pas réellement hostile, non, il joue d’intimidation comme le ferait un criminel endurci, testant ainsi ton aplomb, Orihime. Aussitôt son complice renchérit à son tour.

« Qui serait assez con pour rester dans l’explosion de sa propre bombe ? » lâche-t-il, narquois, en se plaçant aux côtés de son acolyte, de façon à pouvoir se couvrir l’un l’autre en cas d’affrontement.

Moins de deux mètres te séparent d’eux, Orihime. Avec son sourire railleur aux lèvres, le premier secoue la tête, se masse nonchalamment la nuque, et ses joues gonflent, comme s’il s’apprêtait à pousser un profond soupir de lassitude. C’est d’ailleurs exactement ce qu’il fait. L’homme exhale tout l’air de ses poumons d’un seul coup par la bouche et, soudainement, une brutale sensation d’engourdissement mental t’envahit, assez comparable à un accès d’ivresse intense. Ton cerveau est brièvement enveloppé dans un étau de coton, qui bloque temporairement tes facultés mentales et tes réflexes, au point de te laisser désorientée durant deux à trois secondes, comme si tes neurones étaient en train de subir un redémarrage inopiné.

Puis, tout devient clair, Orihime.
Ces deux hommes sont des membres de ton clan, c’est une évidence absolue. Ton cerveau vient seulement de s’en rendre compte, et les considère dès maintenant comme tes fidèles alliés de toujours, en qui tu peux avoir une confiance totale. D’ailleurs, l’un comme l’autre te sourient avec affection, et tu comprends que tu fais désormais partie de la même famille qu’eux, du même esprit solidaire, de la même ruche.

« Estas gringas, siempre creyéndose que saben todo, » commente en ricanant le premier homme, secouant la tête de nouveau, avant de se tourner vers son complice, qui renchérit à son tour.
« Deberían aprender que una mujer solo debe abrir la boca cuando ve una verga. »

Ton instinct, désormais, Orihime, est dans l’expectative. Tes intentions, une ardoise vierge. Tu te sens prête à contribuer à une cause dépassant ta personne, à te joindre à un intellect collectif, alors que ton cerveau se prépare à recevoir des ordres. Tu les attends d’ailleurs avec une réelle impatience, comme si le désir d’obéir, de contribuer à la ruche, produisait une intense réaction de plaisir dans tes cortex neuronaux. Ainsi, lorsque tes nouveaux amis s’expriment, tu te surprends à boire leurs paroles, comme s’ils étaient tes commandants, et toi, une brave petite soldate qui vient de découvrir la vocation de ta vie.

« Tu vas nous aider alors. Tu vois, on avait apporté un beau cadeau pour un certain Valladares. Sauf que ce connard de Barrois a désamorcé notre surprise. Tu vas te rendre sous le sapin de Noël central. À l’intérieur du bac qui tient l’arbre, dans le sable, tu trouveras un paquet avec un téléphone fixé dessus. »

Le second hoche lentement la tête. Orihime, ces consignes s’impriment avec une intensité phénoménale à l’intérieur de ton esprit, au point que tu deviens totalement obnubilée par celles-ci.

« Tu vas composer le numéro 330 dessus. Ensuite, le cadeau sera réparé et tu auras sauvé le Noël de tout le monde, » termine-t-il, avec un grand sourire carnassier.

C’est limpide, Orihime. Tu dois sauver le Noël de Shreveport. Les mots de l’homme viennent de s’imprimer au fer rouge dans ton âme. Ta vie n’a désormais plus qu’une seule utilité : apporter ta pierre à l’édifice de ta ruche. D’ors et déjà, tu sens tes membres s’orienter automatiquement dans la direction demandée, afin d’accomplir l’importante mission que tu viens de recevoir ; ton corps n’existe plus que dans ce seul but.

« Va gringa, les dieux réclament ton tribut. C’est le prix à payer, » les entends-tu énoncer, au moment où tu tournes les talons vers ta nouvelle destinée. Déjà, ton cerveau obéissant émet les signaux correspondant au plaisir, ce qui te conforte dans ton choix : plus tu obéiras, plus tu ressentiras un intense plaisir en retour.

Au fond de ton âme viciée, Orihime, lorsque tu entends le mot dieu, une dernière pensée pour Beleth, ton père, te traverse : oui, sans aucun doute, il serait très fier de toi en te voyant ainsi accomplir ta destinée.


Résumé:



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MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
Rhys Archos
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L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

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« Wild men who caught and
sang the sun in flight,
And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Émeute, Sang et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
Facultés :

Trouble à l'ordre public ;
Outrage à agents ;
Attentat à la pudeur ;
Violation de propriété privée ;
Ivresse sur voie publique ;
Expert du pistolet à clous ;
Vol de voitures ;
Briseur de vitrines ;
Bagarres ;
Vol de poules ;
Thème : /watch?v=L7a8hmoOsx0
SOONER OR LATER
YOUR HUMAN SIDE LOSES.
IT HAS TO

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Ven 15 Mar - 10:47 (#)



Ils étaient là. Encore. Cauchemar récurrent qui n'aurait de cesse de poursuivre et dévorer les pensées pour ne jamais laisser l'esprit tranquille. Un spectre qui, des années après, resurgissait avec l'horreur absurde d'une tête de clown qui jaillirait de sa boîte. Rouillée, passée, grinçante, son sourire vide et les yeux morts. Des yeux morts. L'effluve rance de la réalité coulait tout autour en un poison qui n'augurait qu'une extinction programmée, le rappel d'un temps alloué dépassé, d'une non-existence ordonnée. Saccager ou mourir. Résister ou se dissoudre. Ils ont pris les espoirs, le silence, la liberté et ils coupent un à un les chemins possibles pour ne laisser que celui où, à la fin, il n'y a plus de place pour nous.

Et ils sont là, ses yeux à elle, l'ombre interdite tombant sur la scène avec le feutré d'un linceul. À travers le fragile vacillement clair-obscur, à travers le sang qui inonde le regard de ce rouge plein de violences, elle est là, debout, avec le métal et le feu entre ses mains, l’œil aveugle du canon prêt à tout ravager comme les autres auparavant. Enveloppant toujours Dana de cette étreinte protectrice, je me ramasse un peu plus sur moi-même, fixant la figure de cette wizard cop la face déformée par les relents acides d'une amertume pleine de chagrin, le poids de reproches qui écrasent toute logique rationnelle et transparaît dans l'éclat du regard en un frémissement capable de sauter à tout moment, fut-ce dans le vide lui-même. Il y a, dans l'expression jetée en retour, une autopsie à visage ouvert, et on peut y lire un quelque chose de terrible, l'absolu presque sacré d'une colère enracinée jusqu'à des profondeurs impossibles.

Une seconde de silence, où les yeux tombent sur la deuxième silhouette, vont et viennent sur les armes avec le désespoir fou de quelqu'un qui cherche le sens d'un mouvement dans une matière amorphe. Puis, sur les secours. Vision qui ne provoque rien d'autre qu'un abîme un peu plus inerte, un peu plus terni.

C'est ça, le seul espoir ?
Laisser Dana mourir sur un brancard, seule, et perdre la dernière once de liberté qu'il reste ?

La mâchoire se crispe, la respiration toujours autant difficile, saisie par des années de saccages et de l'angoisse de revivre cet exact moment.

Les fils sont là, ils sont reliés.
Entre moi et les leaks, entre moi et mon père.
Et entre mon père et les trois enfants perdus.
Faut pas que ça soit découvert.

Kaidan peut le faire.
Ouais, il peut le faire.
Seul.

Halluciné, avec une lenteur presque démesurée, ma main saisit l'un des ustensiles de cuisine répandus au sol. Un couteau. Large, affûté, tranchant.
C'est nous qu'ils veulent, mais moi, je veux pas.
Je sais ce qu'ils ont fait à papa.
Je sais ce qu'ils vont me faire.

Y a qu'une seule chose qu'il reste à menacer ici.
La dernière voie pour conserver une dignité mourante.

Je place le couteau sous ma gorge, la respiration s'emballe.
C'est dur.
C'est dur.
Cette impression de trahir les siens, de se jeter soi-même dans ce vide à qui on essaie d'échapper toute la vie.

« Ça va nécessairement créer un peu de chaos. Tu peux gérer ça, n’est-ce pas ? »

Y a qu'un dernier truc à faire si ça marche pas. Un dernier pas.
Faut juste avoir le courage.

La lame, affûtée comme une sentence, est agitée des tremblements de la main qui la maintient contre la peau. Déjà, sa morsure se fait sentir, laissant échapper un fin filet carmin qui ne se discerne même plus vraiment dans le noir et le sang déjà présent, qui coule encore de la blessure à la tête.

_ Va-t-en.

Une résolution pleine de peur.
Une injonction claire comme de l'eau de roche.
Une dernière supplique.

_ Lui aussi.

Ces deux phrases avaient été accouchées dans la douleur, car elles menaient au pied du mur. Une menace n'avait aucune valeur si elle n'était pas exécutée.

Plus de wizard cops, plus de morts, plus de séquestration ou de fuite.
Plus putain de rien.
Ma main droite sert le manche du couteau de cuisine avec une telle force qu'on eut dit que les tremblements allaient avoir raison de moi.

_ Y a...

Je reprends mon souffle, épuisé.
J'ai plus rien.
Plus rien.

_ Une bombe.

Les mots, murmurés, sont à peine audibles, sur le point de se perdre dans un craquage nerveux.

_ Dans la tente 9.


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Adopte ces beaux scénarios !
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"In order to see birds it is necessary to become a part of the silence."

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En un mot : Animal.
Qui es-tu ? : ⩥ Métamorphe. Il a grandi sur le sol de Shreveport, entouré par sa vaste famille et son clan étendu.
⩥ Force tranquille. Il est toujours prêt à servir d'appui à ses proches, ne se reposant sur eux que très rarement.
⩥ Parfois complexé par sa forme totémique, il s'en accommode de mieux en mieux au fil des ans.
⩥ Passionné. Il aime les choses pleinement, entièrement, d'une manière très honnête. Son travail, son chien, ses bécanes, ses amantes.
⩥ Fumeur. Il tente désespérément d'arrêter depuis des années.
⩥ Casanier. Il aime sa maison, il aime sa ville et il est profondément heureux d'avoir pu, enfin, retrouver la Louisiane après des années d'exil dans le Nord.
⩥ Grand passionné de mécanique, il passe son temps libre à retaper de vieilles motos dans son garage.
⩥ Colérique. Il n'aime pas la colère, se méprise de ne pas être capable de contrôler ses émotions avec plus d’acuité.
⩥ Vétérinaire. Il tient une clinique avec Jonathan, son réceptionniste, qui sert également d'hôpital pour thérianthrope et garou à la nuit tombée.
⩥ Grand Amateur de whisky, il en possède une collection impressionnante.
⩥ Il a récemment adopté un pitbull qu'il a nommé Orion.

"SINGING IN THE DEAD OF NIGHT"

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Facultés : ⩥ Totem, Petit-Duc Maculé.
⩥ Première Chasse Sacrée sur un Carcajou.
⩥ Envisage vaguement une seconde Chasse.
⩥ Maîtrise parfaite de nombreuses techniques de combat au corps à corps.
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"And learn to fly"

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Ven 15 Mar - 17:47 (#)


( Carnage )


« Aide moi à trouver une bouche d’égout, s'il te plait? »

Mes sourcils se haussent alors que je me tourne vers Wynonna. Les égouts ? Je gratte ma barbe d’une main distraite en haussant les épaules, le regard braqué sur le sol à la recherche du sésame. C’est une idée comme une autre. Le marché est intégralement bloqué par la nasse. Ils sont partout, avec leurs caisses, leurs armes et leur haine. Tout vaut mieux que prendre le risque de tomber sur un flic équipé d’une paire de lunettes thermique. Tout plutôt qu’atterrir dans les bureaux de la NRD, tout plutôt qu’être celui qui révélera un secret précieusement gardé depuis des générations. Mes pensées s’envolent vers Jer, Lynn et Tobias, vers ma mère et mon père, vers ma sœur. Vers Rhys, quelque part sur le marché. Je m’arrête une seconde, la tête tournée vers l’arrière, dans la direction vers laquelle il a disparu. Bouge, s’il a réussi à se tirer, ça sert à rien de rester. S’il a échoué, tu lui seras plus utile dehors que dedans.

J’inspire un grand coup, une pleine bouffée d’un air souillé par les odeurs de fumée, de graisse brûlée, de sang, de ville et de poudre. J’ai peur, pour la première fois depuis un sacré bout de temps, j’ai vraiment peur. J’ai peur pour moi, pour l’idiot à qui mon cousin doit la vie, pour la gonzesse qui cherche désespérément un plaque d’égout. J’en peux plus, je suis fatigué de devoir me battre pour avoir le droit d’exister. Ce monde me file la gerbe et une part de moi ne souhaite qu’une chose : que ça s’arrête. Rejoindre Hena et Alex’ dans la Grande Mer. Oublier les Hommes et leurs horreurs. Je déglutis et enfouis mes mains tremblantes dans le fond de mes poches quand la voix de Wynonna me ramène à la réalité, plutôt pressante, de l’instant. « Bien sûr. »

Je la laisse se débattre avec le métal alors que mes yeux scannent les alentours. Le crissement du métal me fait tourner la tête et j’assiste en direct à la puissance physique des garous quand la nana, à peine plus grosse qu’un cure-dent, soulève la plaque d’égout rouillée comme si elle ne pesait pas plus lourd qu’un sac de course. Elle jette un œil dans l’ouverte béante dont émane un parfum doucereux de pourriture et d’eau croupie et je m’avance de deux pas. Ses épaules sont tendues, son visage fermé alors qu’elle hésite. « Allez, magne, plus vite on descend plus vite on sera au calme et plus vite on pourra se tirer d’ici. » Elle se glisse dans la bouche béante et je perçois à peine le bruit métallique de ses semelles sur les barreaux de l’échelle. Un dernier coup d’œil circulaire et je me faufile à sa suite en ramenant la plaque sur l’ouverture. Il fait un noir d’encre. Le clapotis de l’eau, près de mes pompes à quelque chose d’étonnement rassurant, un son naturel qui me fait pousser un profond soupir.

J’hésite quelques secondes à ajuster mes yeux à l’obscurité, mais décide de plutôt retirer mes gants et dégainer mon portable dont j’allume le flash, que je braque autour de nous. Sans réfléchir, autant pour la garder près de moi et ne pas la perdre dans le noir que pour me rassurer et elle avec, je m’empare à nouveau de la main de Wyn. « Par où ? » Mon regard sombre croise le sien dans la pénombre créée par mon téléphone. A nouveau je me fais la réflexion que je ne la connais pas, qu’elle pourrait tout aussi bien m’embarquer dans des emmerdes encore plus grandes que celles qui nous attendent à la surface, mais je décide de lui faire confiance.




( Pando )


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Ven 15 Mar - 21:52 (#)


Il n’y avait rien de rassurant à voir son cœur se faire caresser le ventricule par une créature indéchiffrable. Le manque de définition du concept devant elle lui faisait peur. Pas une peur qui vous fait perdre le contrôle sur votre vessie et qui vous fait trembler tous les muscles de votre corps. Non. Le genre de crainte révérencieuse qui dicte à tout les instincts de Dana de ne pas faire de conneries…

… quoi que, étrangement, face à cette immensité au caractère ridiculement hors du possible, une étincelle s’allume à l’intérieur de la geekette visiblement décédée. Une lueur rebelle qu’elle avale difficilement pour la faire taire. Ça serait mal avisé de confronter la mort. Ou du moins, ce concept de la mort qui prenait soin de son organe vital au creux d’une de ses paumes. Un de ses nombreux regards allait le voir.

Dans le fond de son âme.
Cet éclair inattendu de l’insoumise.

Pas d’bol Dana.
Tu es morte.
Ce n’est pas le moment.

Déglutis difficile sous l’œil multiplié qui retenait son âme en suspens, son attention se détourne du jugement dernier pour suivre la main qui capture la réalité pour la transformer. Une faille au-dessus d’un ciel étoilé. Une lucarne sur les événements présents. Des flammes. Des cris. Ses petits poings se serrent quand elle comprend qu’elle assiste au Marché de Noël après l’explosion. L’explosion qu’elle a causée.

L’étal de pâtisserie.
Rhys.

Elle fronce les sourcils malgré elle quand la voix suave du monstre majestueux prononce le nom de son ami. Son ton neutre ne lui suffisait pas. Il était plus que ça. Ses poings se serrent encore plus en apercevant son corps — Dana Campbell — dans un état plus que lamentable. Mais elle a un sursaut en l’entendant crier son nom, les mots doux déposés sur sa carcasse, le baiser sur son front, qu’elle caresse du bout des doigts, ne sentant pas les lèvres de son complice se déposer sur sa peau brûlée.

Quand la colossale présence énumère les faits, Dana se retourne vers lui, sidérée. Son regard larmoyant aux couleurs des fonds gelés de l’arctique fixe le visage sans expression. Comment ose-t-il ? Rhys n’abandonnerait jamais !

Son attention se détourne vite de cette compassion désagréable qu’elle sent filer dans le ton du détenteur de ses derniers instants. L’agent du NRD un peu amoché s’approchait de son ami, arme à feu à la main, prête à tirer.

Non.

Dana secoue la tête lentement. Sa mâchoire se serre à lui en faire mal. Ses dents écrasées l’unes contre l’autres grincent lamentablement quand la deuxième fenêtre sur le moment présent s’ouvre, montrant Wyn et le cousin essayer de s’enfuir.

Non.

Ses ongles percent la peau de ses paumes tendres et douces quand il propose d’attendre Rhys dans la mort.

Oui.

Au moins, ils seront en paix. Enfin.
Le combat terminé. Plus de double vie.
Ensemble, ça sera plus marrant.
Se reposer.
Arrêter.

Un long soupir, Dana ferme les yeux. Ses épaules se décontractent et le long de ses joues, des traces de larmes. Sa cage thoracique se gonfle et elle se détourne du hublot de la vraie vie. Elle pourrait l’attendre ici.

Le Grand Archiviste des Âmes.
On ne dit pas non à une faveur d’Azraël.

Une faveur ?

« Pourquoi voulais-tu me sauver de ma propre témérité ? Tu étais censé être mon allié. Et c’est quoi cette histoire d’héritage ignoré ? Des mensonges ? »

Elle ouvre les yeux, ses grosses lunettes sur le bout de son nez. « Tu parles d’un potentiel cadeau de Noël. » Ose-t-elle accuser l’être creepy af devant elle. « Rhys ne va pas de laisser-faire. Jusqu’à la fin, il va combattre. L’on se mérite peut-être sur les décisions de merdes, mais il a leur cœur à la bonne place, contrairement à moi. »Ajoute-t-elle dans une tentative d’humour pourri, un geste de la tête vers son muscle cardiaque. « Et la bombe ? La bombe est mise hors d’état de nuire ? Les autorités vont… » Une pointe d’espoir ? Peut-être. « Qu’est-ce que tu me veux ? La mort ne s’adresse pas dans la tête des mortels de manière aussi… » Le long de ses poignets, des coulisses de son sang s’échappent de ses paumes écorchées par sa frustration. « … Est-ce que j’ai flirté avec la mort ? » La jeune femme émet un rire ironique et vraiment bref. Non. Pas le moment. « J’ai eu 10/10 sur le principe ! Nous avions des idées fabuleuses ensemble. Tu devais me protéger de moi-même ? Pourquoi ne l’as-tu pas fait ? Qu’est-ce qui se passe dans ce marché de Noël de merde ? La photo de la jumelle morte de Rhys ? C’est toi ? Je… »

Dans un élan de lucidité soudain, Dana détourne la tête puis se contracte comme si elle allait recevoir un coup violent. Comment osait-elle s’adresser à cette titanesque présence sur ce ton ?

Comme s’il lui devait des réponses.

Elle n’était rien.
Juste une humaine.
Sans parents.
Habile avec l’informatique dans un monde qui n’existe que virtuellement.
Avec un courage qui se déployait au mauvais moment.

Elle pouvait presque s’imaginer Alexandra rire d’elle en ce moment. Cela la fit sourire malgré le peu de bon sens qui lui restait. La geekette aurait bien eu besoin d’une vanne glauque et limite de son amante en ce moment; Alex saurait quoi dire pour couronner cette situation impossible.

Quand son regard se porte, hésitant, vers la réalité, elle peut apercevoir Rhys, menaçant d’un couteau à la gorge, protégeant son corps comme une créature désespérée. Dana fit un pas par réflexe vers lui, en voyant le filet de sang s’échapper de la peau de sa nuque, mais s’arrêta net en réalisant que ses pieds étaient à quelques centimètres du vide, sur se sommet rocheux. Des cailloux dégringolèrent dans le néant. Un instant, le vertige la prend et elle recule de deux pas, abasourdie par les nuages qui cachaient une fin probablement scandaleusement inattendue.

« Je ne peux rien faire ? Pour l’aider, le sauver ? Pour y retourner… Pour… »

Fuck.
Fuck. Fuck. Fuck.

Les pensées qui défilent dans le cerveau de Dana n’ont rien de net.

Ça fera changement, tien.


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WITHER AND DIE

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Lun 18 Mar - 18:31 (#)

Chapitre 3 : Carnage
Demons to some. Angels to others

Azraël te contemple en silence.
Dans cette immensité et ce mutisme, s’illustre la sérénité d’un être plurimillénaire, face à qui l’humaine que tu es, Dana, n’est qu’un minuscule insecte gesticulant et tempêtant uniquement car il t’autorise à le faire. La vision de l’éternel est braquée sur toi, comme un faisceau doré qui fend ta coquille humaine et fouaille dans les tréfonds de ton âme en brassant les sentiments qui l’habite. Une attention soutenue et insoutenable qui passe au crible l’étincelle de révolte que tu as maladroitement laissé s’enflammer, ne serait-ce qu’une brève fraction de seconde. Rien n’échappe à la Mort. Toute chair flétrit, toute pensée s’étiole. Azraël l’étudie, cette flamme rebelle qui scintille et vacille, avec l’acuité écrasante d’une volonté séraphique inquantifiable.

Aurait-elle été capable de rire, cette apparence indéchiffrable et immuable dont la Mort s’est accoutrée, elle s’esclafferait de ta ridicule ruade de révolte. Que comptes-tu faire, Dana ? Tu es morte, comment veux-tu lui échapper ? La Mort obtient toujours son dû, et même ceux qui s’arrogent les titres d’immortels finissent par flétrir et tomber en poussière à leur tour, vaincus par les sables inlassables du temps. Tu es tributaire de ses faveurs et toutes les larmes qui couleront sur tes joues – qui n’existent plus en vérité – n’ébranleront en rien l’inéluctable travail de la Mort, qui a déjà ajouté ton nom au sein des Grandes Archives des trépassés. Azraël t’écoute néanmoins, bien que ses traits n’illustrent aucune émotion face à ta salve de questions insolentes.

Azraël t’observe. Il t’ausculte.
Petit insecte gigotant dans son domaine.

Immobile, muet, éternel ; l’Archiviste lève patiemment l’une de ses mains, qui ouvre une troisième fenêtre à la frontière du possible, en déchirant de nouveau la fabrique de la matière. Cette fois, Dana, tu discernes les couleurs d’un ciel bleu, sur un autre continent, dans une ville nommée Paris où une célèbre avenue noire de monde croule sous les gaz lacrymogènes et les cars de police. Les Champs-Élysées en France où défilent des centaines de manifestants, brandissant des pancartes aux slogans revendicateurs : pas de vampires dans les catacombes, stop aux mensonges du MRU, fichage des CESS maintenant. Des violences émaillent les défilés, où des affrontements éclatent entre partisans du surnaturel et farouches défenseurs de l’humanité.

Puis Azraël ouvre une quatrième fenêtre. Cette fois béante sur les neiges de Sibérie, tu assistes, Dana, à une traque menée par des soldats en uniformes, talonnant ce qui s’apparente à un lycanthrope en forme glabro. La créature hybride fuit à travers la toundra, blessée, sa fourrure poisseuse de sang, tandis que les hommes s’amusent à tirer de temps à autre une balle sur leur proie déjà vaincue. La vision continue, alors que Azraël ouvre une cinquième fenêtre sur les sables nocturnes du Qatar, sur un marché aux CESS battu par les vents. Car c’est bien en majorité des thérianthropes qui sont enchaînés et bradés au milieu des dromadaires et des volailles, aux côtés de femmes vampires destinées aux harems, comme dans un marché aux esclaves.

À nouveau, Azraël scrute tes réactions et tes sentiments les plus enfouis, comme une irrésistible machinerie capable d’autopsier ton âme et d’en prélever n’importe quelle parcelle. Nul n’échappe à la Mort, Dana.

« Car tes décisions ont déclenché un processus inexorable qui s’apprête à bouleverser la face du monde, ma chère. Je comptais t’aider et t’offrir un contrat. Travailler ensemble, c’est aussi simple que cela. »

La voix de l’être céleste s’invite encore et toujours dans ton crâne, délicieuse, en dépit de la manière dont il présente les faits avec une froideur clinique. L’expression d’Azraël n’est nullement altérée par tes peines, ou par tes accusations à mots couverts ; l’ange reste impénétrable, une force éternelle au-dessus de tout.

« Je ne t’ai pas menti, ta mère n’était pas humaine. Elle appartenait à une race aujourd’hui éteinte, éliminée par la civilisation », enchaîne-t-il, en maintenant ouvertes les fenêtres dimensionnelles. « J’ai estimé que tu apprécierais cette information, maintenant que ton acte de piraterie a réveillé les surnaturels, et déclenché l’affrontement avec l’humanité. Tu as influencé le destin du monde plus que tu ne le crois, Dana. »

Alors, Azraël ouvre une sixième fenêtre. Dans celle-ci, défilent les troncs d’arbres d’une forêt glacée, où des arpents de neige immaculée s’étendent à perte de vue, lovés dans le giron d’une vallée montagneuse. Là, tu aperçois Rhys à côté d’un inconnu, prénommé en réalité Radovan, un pistolet encore fumant à la main, son bras qui s’abaisse doucement vers le sol. Les deux observent une jeune femme, Wanda la sœur de sa photo, debout juste devant eux. Elle aspire l’air difficilement, touchant avec une délicatesse étonnée le côté de son visage couvert de sang, avant qu’un hurlement masculin, désespéré, ne déchire violemment le silence qui a suivi l’exécution. Tu viens d’assister, Dana, à la mort de la jumelle de ton ami, assassinée sous ses yeux.

« La famille de ton ami, Rhys, » reprend calmement Azraël. « Eux-aussi surnaturels. Eux-aussi sur le point de disparaître, éliminés par les hommes. Je comptais lui rendre sa sœur, Wanda, en cadeau de tes services. »

Aux côtés de la conversation, la vision des Archos se poursuit, entrecoupée par les lamentations de Kaidan, qui appelle en vain et serre contre lui le corps alors sans vie de son enfant. Terrible vision que celle-ci, et ce, même si tu n’es pas une membre de leur famille, Dana. Une réalité symptomatique d’un monde malade, sur le point de railler de la carte les surnaturels, tout comme l’a été la sœur de Rhys autrefois.

« Oui, tu as réussi à détruire les détonateurs de la bombe, Dana. Mais combien d'armes la NRD et les autorités ont-elles en réserve ? Tu as raison, nous avions des idées fabuleuses ensemble, tout cela aurait pu résulter en une splendide collaboration, ma chère, avec tes immenses talents informatiques. »

Un silence s’immisce entre vous. Azraël n’a cessé de te fixer, mais cette fois, l’être céleste semble considérer avec attention ta dernière remarque. L’un de ses index caresse le rebord de son livre, comme une manie qui trahit une intense réflexion, toutefois abîmée par une réticence qui flotte dans l’air tout autour de lui.

« Y retourner ? » répète-t-il, et cette fois Dana, tu peux clairement entendre la réticence dans sa voix, tandis que cette froide neutralité recule quelque peu. « Je pourrais en théorie faire une exception pour toi, mais ce serait contraire à toutes les Lois. Et quand bien même j’accepterai de te renvoyer... »

L’Archiviste n’esquisse aucun mouvement. Toutefois tu sens, Dana, tout le poids de son attention penché sur toi, comme ses pupilles impossiblement vastes se verrouillent sur toi, sur ton âme et tes intentions. Comme une main qui cherche et calcule, un inqualifiable intellect qui te soupèse et s’intéresse à toi, petit insecte.

« Que feras-tu, Dana ? Toi, simple humaine, contre toute une armée de la NRD ? » te demande-t-il, d’un ton réellement curieux cette fois-ci. « Pourquoi risquerais-je de briser les Lois de la Mort juste pour toi ? »

Peut-être.
Peut-être qu’à l’intérieur de sa formulation, Dana, subsiste-t-il une chance.
Une minuscule opportunité de racheter tes bêtises, en marchandant avec la Mort.


Résumé:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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Ratatouille l’authentique, spécialité cuisine option lancer de cupcakes
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Jeu 21 Mar - 17:47 (#)

Being a lycanthrope can be so awesome! Terrifying, true, but awesome. Preuve en est de cette jeune femme dont l’apparence serait plutot fluette. Elle n’a pas une musculature spécialement développée ou impressionnante. Wynonna en a bien conscience, les apparences sont contre elle. La bouche d’égout n’a pas été ouverte depuis des lustres. Des écailles de rouille se collent à ses mains et sous ses ongles quand elle tente de la soulever. D’abord à la force de ses doigts, puis, parce  qu’il parait que les muscles ne font pas tout, avec une barre de métal non identifiée dont elle se sert pour faire levier. Le Rat exulte à cette idée, s’empresse de lui prêter sa force et sa motivation,  et il ne lui vient pas en tête de demander à son compagnon masculin de s’occuper de cette tâche. Elle préfère de loin qu’il surveille les horizons en cas de grabuge.

Sa satisfaction à sentir la plaque de fer bouger puis carrément céder ne dure guère. Le boucan contre le bitume lui file la trouille. Peut être qu’ils ont été entendu, peut être que non. Mais maintenant, il faut agir. Ce qui signifie descendre. Cool. Wunderbar. Nickel. Il faut descendre. Dans cet étroit boyau, sur une échelle dont les barreaux ne sont sûrement pas vaillants. Dont elle doit pouvoir toucher la circonférence sans avoir besoin d’étendre les bras. Ce ne sont pas les odeurs diverses lui piquant les narines le problème. C’est bien cette bouche aveugle et sombre. Non que le Noir soit aussi un souci. Plonger sous la terre. Se retrouver dans un espace aussi clos. Elle sait pourtant que ça ne durera qu’une minute ou deux. Que le temps presse. D’ailleurs, la voix de son compagnon grince à ses oreilles. Il s’impatiente. A raison. C’est le coup de pied aux fesses métaphoriques qui lui manquait. Tyler serait fier d’elle. Ou pas. Elle emmène un étranger dans les égouts. A la frontière du territoire de la Horde. Elle frotte ses paumes sur son jean pour chasser sa nervosité.

Elle inspire une longue bouffée d’air non viciée et s’assoit sur le rebord. Sent sous ses pieds le premier barreau. La rousse descend. Rapidement. Sans s’attarder. Sans réfléchir. Oppression. La silhouette masculine juste au- dessus d’elle. Elle rejoint le sol dans une obscurité totale, il vient de refermer la plaque sur eux. Ils ne sont pas si loin de la surface, une petite dizaine de mètres au plus, pourtant elle a l’impression  d’avoir rejoint le Styx. Sa panique irrationnelle se calme, le Rat diffuse son assurance, son contrôle. Il la rejoint. Elle a gardé les yeux fermés. L’obscurité ne l'agresse pas. Elle découvre qu’elle n’est pas perdue. Le Rat sait où il est.  

Wynonna rouvre les yeux. Ses doigts dans celle de son Samaritain. Dans la lumière blanche du téléphone, un sourire serein. Le premier depuis que c’est parti en vrille. Elle étend ses sens. Elle écoute. Cherche à percevoir d’autres présences. Elle l'entraîne sur la droite prenant garde à ne pas trébucher sur le sol au béton fissuré, parfois glissant de graisses diverses,  et remonte le long du canal souterrain pendant une centaine de mètres avant de tourner vers la gauche. Ça n'a pas de sens de rester juste en dessous de la plaque si jamais la Nrd se montre curieuse des bruits qu’ils ont fait. Là où ils se sont arrêtés, la lumière du téléphone d'Archi ne devrait pas les trahir et surtout ils entendraient avant le bruit du métal de la plaque.-Pour le moment, on est seul. Mon… Animal est calmé. -La crainte de la perte de contrôle s’est éloignée. -Si on veut sortir, je pense que je peux nous guider hors du marché. Mais ça veut dire qu’on abandonne Dana et ton cousin derrière nous. -De sa main libre, elle sort la radio encore hors service et l’examine. C’est du matériel professionnel. Possible qu’elle fonctionne sous terre. Elle ne tourne pas la tête pour examiner l’étroit chenal d’eau usée  au centre - Il y a d’autres regards d’égout au-dessus de nous, si on veut remonter à un autre endroit différent marché. -Mais elle hésite. Wynonna ne sait pas si c’est de la lâcheté ou de l’instinct de survie. Cherche le regard sombre, partage ses doutes. -La Nrd me fait peur. Surtout quand leurs agents sont aussi de possibles Chasseurs. Sans compter des tueurs de flics au milieu.



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Dana Campbell
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Neptune's Plague Fleet
- Pré-liens dispo -


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Sam 23 Mar - 15:11 (#)


Peut-être qu’il commencerait par lui arracher les ailes. Probablement qu’il l’observerait se débattre au sol, atrophié et séparé d’aussi importants muscles. Après, nettement, il lui retirait chacune de ses pattes. Une à la fois. Du bout des doigts, même si ça l’ennuie de la toucher. Puis pendant que son corps mourant se débattrait dans d’atroces souffrances, il se satisferait de son état lamentable pendant un instant. Un moment à se délecter du qualificatif qui expose parfaitement les faits : pitoyable. Juste avant qu’elle ne s’éteigne, il l’écraserait lentement sous sa botte. Un « crounch » de chaire et d’os qui se brise sous le poids du jugement dernier avec une indolence molle et cruelle.

C’est ce qu’elle était pour lui.
Une bestiole sale sur son plancher impeccable.
Une tache de café dans son livre précieux.
Le fil qui dépasse d’un vêtement haute couture.

Dans son imagination, l’ange de la mort était pas mal plus magnanime, mais décidément, ses fenêtres qu’ils ouvrent une après l’autre devant elles, dans le temps, l’espace ou l’avenir n’avait rien de clément. Le sourcil froncé, la mâchoire serrée, Dana ne détournent pas le regard. Témoin, elle encaisse les conséquences d’une guerre ouverte entre CESS et humains. Ses prunelles se remplissent de larmes qui ne tombent pas, surtout pas, et elle se mord les lèvres jusqu’à ce que le goût métallique de son sang remplisse sa bouche. Devant ce genre d’inégalité, la geekette à de la difficulté à se montrer impartiale.

Elle ne faisait pas chier, quand on ne la faisait pas chier.

Une devise extravagante qui modulait parfaitement ses valeurs souples.

Par contre, quand la voix suave s’exprime au travers de ses pensées, caressant la chimère du flirt le plus improbable de l’univers, Dana sent ses jambes trembler malgré elle.

Tout ça, c’était de sa faute ?

Sous le choc, elle détourne son attention pour déposer ses pupilles dilatées sur la titanesque invraisemblance qui comptait l’aider et lui offrir un contrat. Aussi simple que ça ?

La suite ne va pas améliorer l’état du contre coup que Dana se prend en pleine gueule par la créature la plus impassible du cosmos.

« … pas… pas humaine ? » bégaye-t-elle misérablement. Sa fine main retourne sur son torse, à l’endroit où son cœur devrait être. Ça coince ici. Ça fait mal. Avec le temps, elle avait juste enfoui dans un coin toute idée de parentalité, laissant son origine explicable par un miracle extra-terrestre. Dénommer une créature comme était « sa mère » ne lui apportait pas de répit. Non plus son acte qui aura influencé le destin de plusieurs, au final.

Dana sursaute quand elle entend un coup de feu et tourne son visage pâle pour assister à la mort de la sœur de Rhys. Sa jumelle. Le cri qui déchire le silence la fait frissonner de terreur. L’agent Archos, hurlant, déchiré et souffrant la mort de sa fille avec un désespoir qu’elle n’avait jamais été témoin. Comme si on lui arrachait le cœur et son âme.

« … cadeaux de mes services ? » Chuchote-t-elle, à peine consciente qu’elle pose une question, la possibilité de redonner aux Archos leurs enfants étant un espoir purement diabolique.

Mais c’est le ton de son hôte qui change subtilement qui lui fait revenir au moment présent. Désespérée, elle s’accroche à cet instant d’hésitation dans les nuances graves de la voix qui s’adressait directement à elle. En elle.
Elle avait envie de prendre une grande inspiration pour se recentrer. Retrouver un peu de logique dans ce qui restait de rationnel dans la situation (soit très peu de choses), mais tout son corps était tendu. Trop de choses étaient en joue en ce moment.

L’avenir.
Son cœur.
Rhys.
Les CESS.
Ses origines.
La guerre.
La fin.


« Est-ce que tu es _disord3r ? » Demande-t-elle soudainement, une lueur calculatrice et méthodique se faisant dans son regard, à mesure que ses larmes séchaient. Ce partenaire de travail mystérieux qui détenait des accès que personne n’avait encore réussis à mettre la main dessus aurait pu être « d’ailleurs » ? Le déclencheur de cette vague apocalyptique… quand Dana n’avait qu’à dégoupiller et lancer sa grenade pour faire mouche et frapper le PASUA en une blessure qui ne guérira jamais. « Parce que tu auras remarqué que je ne dis jamais non à un contrat et un partenariat lucratifs. » Et elle ne parlait pas seulement d’argents. Elle en avait des masses. Ce n’est pas ce qui l’excitait le plus.

Elle ferme durement les yeux un instant et prend une pause.

Penses vite Dana.

« Je pense que la question ici est, qu’est-ce que tu veux, toi ? Qu’est-ce que je peux accomplir pour toi, que l’on travaille ensemble, comme tu l’as prévu ? Je suis peut-être une simple humaine… quoi que tu viennes de me dire le contraire, n’est-ce pas ? Une race éteinte ? Laquelle ? » Mais elle se ressaisit rapidement en soulevant ses avant-bras, ses paumes ouvertes en un signe universel de demande de patience, d’attendre une seconde. Elle baisse la tête, en signe de soumission : « Si je me fis à ce que tu m’as montré, je suis un pion non négligeable dans la suite des choses et tu sais quoi ? » Dana relève ensuite son petit menton vers l’entité imposante et ajoute : « Les Lois de la Mort ont déjà été déjouées en ce qui me concerne. Elles viennent juste de réclamer leur dû par ton intervention au marché. Peut-être nous n’en serions pas là si… » Elle s’arrête encore.

Bordel, Dana, ce n’est pas le moment de prouver que tu as de grosses couilles à l’objet céleste le plus deadly de l’existence.

« Je vais faire ce qui est nécessaire. Pour sauver Rhys. Pour le retour de Wanda. Pour protéger ceux que… » Elle hésite. Sa mâchoire se contracte et elle peine à ajouter la vérité suivante : « Pour protéger les miens. » Ouf. OK. Ça demande encore à la réflexion. « Qu’est-ce que tu veux ? » répète-t-elle, avec l’aplomb du courage acharné de la personne qui se prépare à signer un contrat avec un démon.

1000 mots...:
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Forgive me, Father, for I am sin
Le mauvais oeil
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En un mot : An eye for an eye leaves the whole world blind
Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
WITHER AND DIE

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Dim 24 Mar - 23:09 (#)

Chapitre 3 : Carnage
Demons to some. Angels to others

Des cris sans fin.
À travers ces fenêtres découpées dans la fabrique de l’univers, tu les entends continuellement, Dana, toutes ces lamentations, ces revendications, ces souffrances, venues des quatre coins de la Terre. Ces lucarnes, que Azraël a ouvertes, sont béantes, des bassins divinatoires en forme de plaies qui dévoilent sans pudeur toute la déchéance d’un monde devenu fou. La démence humaine. D’une telle laideur, d’une telle ampleur inédite que l’hystérie des chasses aux sorcières médiévales apparaît bien modeste, en comparaison du cataclysme à venir. Et ces cris – de haine, de désespoir, de douleur – résonnent en toile de fond de votre conversation à la manière d’une fosse d’âme damnées, qui convulsent et supplient le diable de faire cesser leurs tourments.

Es-tu responsable de cela, Dana ?
Est-ce l’avenir que tu laisses à tes amis ?

De tes larmes, Azraël n’en a cure, c’est évident. Aussi imperturbable qu’à l’accoutumé, l’Archiviste ne semble pas affecté par la clameur tourmentée que ses hublots laissent échapper. Éternellement inflexible, du moins t’apparaît-il ainsi, il prend patience, laissant le temps à ton système neuronal monotâche de cerner tous les paramètres du contexte. Tout comme sa stature exhale d’immenses impossibles, tu pressens, Dana, que cet intellect dépasse de loin tes fonctions mentales, et que chacune de tes intentions, chacun de tes mots, sont traités et classés dans un réseau immense, composé de consciences interconnectées les unes aux autres.

Des cercles dans des cercles.
À l’infini.

Azraël patiente. Somme toute, qu’est-ce que le temps pour l’éternel ? Comme le citait une chanson célèbre, le temps est avec lui, avec le Grand Archiviste qui n’a qu’à tendre les mains pour obtenir son dû. Toi Dana, le temps te fuit, quand tes amis continuent de souffrir là-bas, au marché, dans ce monde qui brûle en partie à cause de toi. Pense vite dis-tu, mais le cerveau humain pense-t-il suffisamment vite pour tromper la Mort en personne ? Combien de coups d’avance peut posséder une créature faite d’infini, qui tisse et tranche les fils des destins de milliards de milliards d’âme ? Peut-être, au final, n’as-tu jamais eu d’échappatoire, Dana.

« Non. Je ne suis pas _disord3r, » te répond-il simplement sans commenter plus avant. Le silence s’installe à nouveau entre vous, tandis qu’il te laisse réfléchir à toute vitesse. Azraël n’est pas pressé, c’est certain. Puis, la question de ta parenté tombe, mais l’écho de tes mots n’éveillent qu’une brève ridule sur l’immensité aux mains et aux ailes innombrables, qui te scrute et t’ouvre l’âme avec le scalpel de ses yeux dorés.

« Une race liée à la nature, qui a eu de nombreux noms. En Europe, on les appelait le Petit Peuple, » place-t-il avant de t’écouter de nouveau, apparemment indifférent à tes pauses, tes hésitations et tes tourments.

Peut-être.
Peut-être le destin…


L’attention d’Azraël se verrouille avec intérêt sur toi, au moment où tu laisses cette phrase en suspens, et tu sens toute la masse incommensurable de ces milliards de milliards de consciences suspendues à tes mots. À défaut d’éclater de rire, un soupçon d’amusement flotte ici, lévitant au sein de ce ciel bleu, au sommet de ce pic escarpé ; ou tout du moins, tout cela en a-t-il l’aspect. L’Archiviste ne te reprend pas. Il te laisse te perdre dans les conjectures hésitantes et les peut-être ; somme toute, absolument rien ne le force à te secourir.

« Tu sembles craindre la causalité, ma chère, mais elle n’est pas toujours en ta défaveur. Comme tu le disais, nous avions des idées fabuleuses, » te répond-il, cette fois avec un brin d’amusement dans la voix. « Je veux que tu travailles pour moi durant toute ton existence, tout simplement. Un contrat non exclusif, toutefois. Je te donnerai des tâches à accomplir lorsque ce sera nécessaire, et tu seras rémunérée pour tes services. »

Une offre effarante de simplicité. Azraël l’énonce avec son inflexibilité désormais coutumière, et poursuit en te fixant toujours avec la même intensité. « Je ne te proposerai aucune récompense pécuniaire, bien sûr. Ce serait inutile. Je veux que ma partenaire soit à la hauteur de ses tâches, alors je t’offrirai bien plus. »

Les multiples mains d’Azraël s’étirent, comme pour embrasser l’univers tout entier, et induire un éventail de possibilités faramineuses. Certaines effleurent ces déchirures de la réalité, ces lucarnes sur la Terre, laissant imaginer toute la puissance colossale de l’être éternel. Car, quels fabuleux cadeaux, quels incroyables dons, la Mort en personne, cette créature aux pouvoirs apparemment infinis, pourrait-elle t’accorder à l’avenir ?

« Que désires-tu, ma chère ? Des pouvoirs ? Télékinésie, téléportation, lasers ? Ressusciter des êtres chers ? Wanda ? L’immortalité ? » énonce-t-il placidement avant d’ajouter. « Pour l’heure, si tu acceptes l’accord, je pourrais te renvoyer au marché de Noël, secourir tes amis, dans une enveloppe intacte, restaurée. »

Toutefois, l’index qui caressait auparavant ton ventricule, se lève, indécis. « Cependant, ma question se pose encore. Que feras-tu, Dana ? Comment vas-tu sauver ton ami de la NRD ? En as-tu les moyens ? »

Il semblerait, Dana, que la question précédente d’Azraël induisait un double sens, car, en finalité, comment comptais-tu sauver Rhys de toute une armée de forces fédérales une fois revenue à la vie ? Toute l’attention de l’Archiviste est focalisée sur toi, et tu discernes une pointe d’amusement dans la tonalité de sa question.

Pense vite, Dana.

Résumé:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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Your soul is mine
Orihime Hasegawa
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ASHES YOU WERE

En un mot : Une reine dans l'ombre
Qui es-tu ? : ⛧ Cheffe yakuza qui a mérité sa propre branche dans le règne familiale.
⛧Modelée par 37 ans de terreurs infligées par le prince sadique qui l'a engendrée. Elle a néanmoins accepté sa part démoniaque et embrasse son pouvoir, bien qu'elle est consciente de n'être encore qu'un pantin dans un jeu qui dépasse les Hommes.
⛧ Boulimique de pouvoir, elle cherche constamment à éteindre on influence et se nourrit de la peur qu'elle inflige aux autres.
⛧ Respecte le code d'honneur des yakuzas, dans l'énorme majorité des cas au moins. Mais sa condition d'engeance la pousse parfois à tordre les principes de sa mafia.
⛧ Bois, fume, s'envoie en l'air, elle se vautre sans complexe dans ces petits plaisirs de la vie.
⛧ En façade, elle est une élégante chef d'entreprise à qui tout sembre sourire. Elle fait même des dons à des organismes caritatifs. L'envers du décor, c'est le monde du crime, où elle est connue sous le nom Joō, "la reine".

⛧⛧

⛧ 1m61 / ~55 kg;
⛧ Cheveux sombres & yeux noirs insondables.
⛧ Toujours élégamment vêtue, ne porte jamais de robe ou de jupe.
⛧ A trois tatouages : un chrysanthème (plexus), cerisier en fleur (dos), vague d'hokusaï (avant-bras).
Facultés : ⛧ Orihime incarne la peur. Croiser son regard peut déjà mettre mal à l'aise et, sans raison apparente, stimuler la zone du cerveau qui traite la peur.
⛧ Elle peut déployer une aura d'une dizaine de mètres dans laquelle toutes les personnes présentent ressentent une peur inexplicable à son égard.
⛧ Pendant une durée limitée, elle peut devenir une sorte de cauchemar vivant. Elle ne se transforme pas vraiment, mais ceux qui la regardent y voient un patchwork de leurs terreurs les plus profondes.

⛧ Vieillissement ralentit par la grâce de Beleth.

⛧ Bilingue anglais/japonais
⛧ Ceinture noire de Jissen karaté, manie les armes à feu et le katana.
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ASHES YOU WILL BE

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Lun 25 Mar - 21:48 (#)

Ses yeux se plissent. Il y a ce moment, une simple fraction de seconde, où elle se dit qu’elle a merdé dans ses calculs. Puis ça s’estompe. Tout devient soudainement clair. Elle les connait, ils la connaissent, c’est limpide. Orihime ne songe même plus à sa blessure, à l’odeur ambiante de peur, aux cris, aux agents de la NRD. Elle écoute comme jamais elle n’a écouté. Au son de leur voix, elle n’est plus Oyabun, elle est redevenue la jeune femme pleine d’ambition qui jouait la guetteuse pour les shateïs de son père. La tête tourne mais qu’importe, elle se sent bien.

Elle a fait demi-tour avant de le sentir, elle a commencé à marcher avant de comprendre. Plus rien ne compte sinon l’accomplissement de sa mission. Sauver Noël. C’est tellement absurde que ça sonne étrangement bien. C’est bien cela que Beleth voulait, n’est-ce pas ? L’Engeance voudrait se demander quel est le lien avec l’énigme, avec l’apparition de son amant, avec la possession de son acolyte, mais elle n’est pas en état. Bravant les jeux d’ombres et de lumière, le flanc en sang, le visage drapé de sa chevelure d’encre et la plante de ses collants s’écorchant sur le bitume, elle progresse.

Trouver.

Le.

Sapin.

Spoiler:
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Cannot a Beast be tamed
Archimède O'Connell
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Cannot a Beast be tamed
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"In order to see birds it is necessary to become a part of the silence."

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En un mot : Animal.
Qui es-tu ? : ⩥ Métamorphe. Il a grandi sur le sol de Shreveport, entouré par sa vaste famille et son clan étendu.
⩥ Force tranquille. Il est toujours prêt à servir d'appui à ses proches, ne se reposant sur eux que très rarement.
⩥ Parfois complexé par sa forme totémique, il s'en accommode de mieux en mieux au fil des ans.
⩥ Passionné. Il aime les choses pleinement, entièrement, d'une manière très honnête. Son travail, son chien, ses bécanes, ses amantes.
⩥ Fumeur. Il tente désespérément d'arrêter depuis des années.
⩥ Casanier. Il aime sa maison, il aime sa ville et il est profondément heureux d'avoir pu, enfin, retrouver la Louisiane après des années d'exil dans le Nord.
⩥ Grand passionné de mécanique, il passe son temps libre à retaper de vieilles motos dans son garage.
⩥ Colérique. Il n'aime pas la colère, se méprise de ne pas être capable de contrôler ses émotions avec plus d’acuité.
⩥ Vétérinaire. Il tient une clinique avec Jonathan, son réceptionniste, qui sert également d'hôpital pour thérianthrope et garou à la nuit tombée.
⩥ Grand Amateur de whisky, il en possède une collection impressionnante.
⩥ Il a récemment adopté un pitbull qu'il a nommé Orion.

"SINGING IN THE DEAD OF NIGHT"

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Facultés : ⩥ Totem, Petit-Duc Maculé.
⩥ Première Chasse Sacrée sur un Carcajou.
⩥ Envisage vaguement une seconde Chasse.
⩥ Maîtrise parfaite de nombreuses techniques de combat au corps à corps.
Thème : Blackbird - Boyce Avenue
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"And learn to fly"

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Mar 26 Mar - 12:36 (#)


( Carnage )


Les doigts toujours enlacés avec ceux de Wynonna, j’avance. Elle me guide d’une démarche assurée et la réalisation peine à se faire sous mon crâne. Les prunelles d’un noir d’encre, la terreur, se faire toute petite, se cacher. Rongeur. Proie Les remugles des égouts sont bien moins agressifs que ce à quoi je me serais attendu et c’est une nouvelle preuve de la façon dont les humains aseptisent tout. Il couvre leurs odeurs avec des parfums à l'alcool, éteignent leurs phéromones sous des déodorants qui sentent la fleur. Même leurs merdes ne sentent plus rien qu’une vague odeur chimique.  

Elle tourne sur la gauche et s’arrête. Je ne lâche pas sa main, même quand elle extirpe la radio de la poche de son manteau. Je suis rassuré, seulement à moitié, par l’idée que son animal se sente en sécurité ici. Ça ne peut vouloir dire qu’une chose. Rat. Je me demande l’espace d’une seconde les formes qu’elle serait capable de prendre si la fureur, ou la terreur, se faisait suffisamment forte pour qu’elle perde le contrôle et un frisson secoue mon échine.

Je grogne à mi-voix et m’appuie d’une épaule contre le mur. Encore et toujours la même question. Rhys a sauvé mon cousin. Rhys a, littéralement, fait ce pour quoi on m’a envoyé à Shreveport. Rhys est quelqu’un à qui je dois quelque chose. Rhys s’est barré en courant sans se poser de question alors que la situation semblait s’apaiser avec la NRD. La colère se bat contre la trouille et la culpabilité à l’idée de l’abandonner comme ça. Rhys est, avant tout, l’un des miens. Qu’il soit de mon sang n’a, au fond, que peu d’importance. Nous sommes si peu, nous sommes si rares. L’extinction nous guette depuis si longtemps que l’idée d’abandonner l’un d’entre nous aux mains des autorités me colle la gerbe. J’ai déjà perdu Hena, hors de question de perdre Rhys. La décision est prise pour moi, au final. J’entendrais presque la voix de père de Jer’ dans le fond de mon crâne. Reste discret, assure toi que Jeremiah ne se fait pas repérer. Pardon, mon Oncle.

Je souffle profondément par le nez et tripote les boutons de la radio dans l’espoir de capter un signal, quelque chose. « On va voir si on arrive à choper un truc avec ça, mais… » Rien. Pas même un crachotis. Je soupire en baissant la tête vers elle. Je ne devine ses traits qu’à moitié dans la lumière de mon portable, toujours braqué vers le sol pour ne pas nous éblouir complètement. « J’peux pas lâcher Rhys… » Je soupire une fois de plus en secouant la tête. « T’es pas obligé de venir avec moi, j’veux juste que tu me guides jusqu’à une bouche d’égout qui me permettrait de me rapprocher de lui, il est parti par là… je crois. » Je me concentre pour me replacer après notre courte promenade dans les égouts et indique la direction dans laquelle mon ‘’cousin’’ s’est fait la malle. « Une fois que je serai ressorti… tu peux filer et quitter le marché, y a rien qui t’oblige à rester avec nous. T’as raison, y a surement des Chasseurs parmi les flics et je m’en voudrais de te mettre en danger. T’es libre de te mettre en sûreté. »

Elle me serait bien utile la petite garou avec ses connaissances du réseau des égouts, mais hors de question d’embarquer une innocente dans cette affaire. Ça risque de tourner au drame plus qu’autre chose.






( Pando )


580 mots :
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Fear is the mind killer
Tsukiko Katsushiro
Tsukiko Katsushiro
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Mar 26 Mar - 13:51 (#)

La scène qui m’entoure a quelque chose de dramatiquement familière, me ramenant deux ans en arrière, et d’horriblement plus ordinaire que les monstres et autres hallucinations qui erraient alors en ville. La seule chose qui me rassure actuellement c’est de savoir ma fille et mon père loin d’ici, loin de tout ce drame et de toute cette folie. Malgré l’urgence de la situation, je l’appellerai bien pour m’en assurer, et pour le rassurer car je ne doute pas qu’il doit suivre ce qui se passe via des canaux plus ou moins officieux, malheureusement ce n’est guère possible. Et quand bien même les derniers arrivants ont encore du matériel en état, ce n’est pas vraiment le moment.

Surtout alors que je repère, entre cris et lamentations, entre sang et odeur d’huile brûlée, celui que je poursuivais quelques secondes – minutes ? – seulement plus tôt. Le présumé CESS qui usait de sa voix pour se faire remarquer et créer quelques remous lors d’un banal contrôle d’identité. Si l’on omet la présence de la photo d’Aodh et ma réaction quelque peu… excessive d’un point de vue extérieur. L’a-t-il toujours ? J’espère que oui. Même si je n’aurais pas besoin de cela pour l’emmener, c’est une pièce à conviction, et une preuve. De quoi, je l’ignore encore, ou du moins j’essaie de ne pas y penser. Peut-être ne l’a-t-il pas perdu. Après tout, il semble avoir retrouvé son amie au milieu de cette catastrophe, amie qui montre de telles blessures qu’elle devait se trouver bien plus proche des explosions que nous. Si l’on ajoute à cela sa fuite désespérée, et totalement stupide, il est facile d’établir des conclusions hâtives.

Son regard se relève et se braque sur moi. La colère de tout à l’heure a disparue pour laisser place à quelque chose de bien plus profond, de bien plus sombre encore. Je le comprends. Le corps de la jeune femme enserré dans ses bras, que pourrait-il faire d’autre ? Est-ce la seule raison ? Bonne question, mais quelle importance ? Cette haine, cette ire qui l’habite et qui semble à deux doigts d’exploser en le dévorant, je la connais, elle est mienne également. Cela me ferait presque sourire de retrouver chez cette créature un miroir de ce que j’ai vécu et de ce que je ressens. Mais je ne suis sans doute pas assez impressionnable ou bienveillante pour m’en montrer compatissante.

Je penche légèrement la tête sur le côté quand il s’empare du couteau, le posant sur sa propre gorge. Se donner la mort plutôt que d’être prisonnier. Choisir plutôt que de subir. Au final, cela aussi je le comprends.
Une mort honorable.

« Posez votre arme ! » L’officier à mes côtés a fait un pas en avant, levant son arme à son tour. Je lui dirais bien que c’est inutile, mais à quoi bon ? D’autant que l’homme, Chris ou Rhys, s’adresse à moi, alors que le sang commence à couler. Jolie preuve de détermination. « Nous ne pouvons pas faire cela, vous le savez. »

Il poursuit. Je me fige, l’officier aussi. « Quoi ? » S’il n’a pas entendu, ou n’est pas sûr d’avoir compris, moi si. « Une bombe, tente numéro 9. Prévenez Barrois. » J’observe l’homme et son couteau, ses tremblements, son regard à la fois si dur et si vide. Désespéré. Un infime soupir alors que je relâche mes muscles et écarte lentement mes mains, sans bouger pour autant.

Un coup d’oeil à l’officier qui hésite à mes côtés, mon regard s’arrêtant une nouvelle fois sur son équipement, et je tends lentement la main pour lui faire baisser son arme. « Il y a eu assez de blessés. » Je n’ai aucune envie que le CESS meurt stupidement, mais je ne peux le laisser partir non plus. Et encore moins m’en aller comme il le souhaiterait.

Ma main continue son chemin sans hésiter et j’attrape ce qui pourrait sembler être un taser, appuyant sur le bouton sans attendre, ciblant plus ou moins le suicidaire face à nous. Peut-être que cela ressemble plus à un sifflet à ultra-son électrique après tout. En tout cas, c’est exactement ce que c’est, en plus perfectionné, en plus ciblé. Petit joujou développé par la NRD, un parmi d’autres. Les humains ne craignent rien, ce qui n’est évidement pas le cas pour ceux ayant une ouïe surdéveloppée, surnaturelle. Ce qui va nous permettre d’être fixé à son sujet et d’aviser en fonction, n’est-ce pas ?

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Qui es-tu ? : ⛧ Cheffe yakuza qui a mérité sa propre branche dans le règne familiale.
⛧Modelée par 37 ans de terreurs infligées par le prince sadique qui l'a engendrée. Elle a néanmoins accepté sa part démoniaque et embrasse son pouvoir, bien qu'elle est consciente de n'être encore qu'un pantin dans un jeu qui dépasse les Hommes.
⛧ Boulimique de pouvoir, elle cherche constamment à éteindre on influence et se nourrit de la peur qu'elle inflige aux autres.
⛧ Respecte le code d'honneur des yakuzas, dans l'énorme majorité des cas au moins. Mais sa condition d'engeance la pousse parfois à tordre les principes de sa mafia.
⛧ Bois, fume, s'envoie en l'air, elle se vautre sans complexe dans ces petits plaisirs de la vie.
⛧ En façade, elle est une élégante chef d'entreprise à qui tout sembre sourire. Elle fait même des dons à des organismes caritatifs. L'envers du décor, c'est le monde du crime, où elle est connue sous le nom Joō, "la reine".

⛧⛧

⛧ 1m61 / ~55 kg;
⛧ Cheveux sombres & yeux noirs insondables.
⛧ Toujours élégamment vêtue, ne porte jamais de robe ou de jupe.
⛧ A trois tatouages : un chrysanthème (plexus), cerisier en fleur (dos), vague d'hokusaï (avant-bras).
Facultés : ⛧ Orihime incarne la peur. Croiser son regard peut déjà mettre mal à l'aise et, sans raison apparente, stimuler la zone du cerveau qui traite la peur.
⛧ Elle peut déployer une aura d'une dizaine de mètres dans laquelle toutes les personnes présentent ressentent une peur inexplicable à son égard.
⛧ Pendant une durée limitée, elle peut devenir une sorte de cauchemar vivant. Elle ne se transforme pas vraiment, mais ceux qui la regardent y voient un patchwork de leurs terreurs les plus profondes.

⛧ Vieillissement ralentit par la grâce de Beleth.

⛧ Bilingue anglais/japonais
⛧ Ceinture noire de Jissen karaté, manie les armes à feu et le katana.
Carnage  • Groupe 4 : Dana, Rhys, Tsukiko, Archimède, Orihime, Wynonna - Page 3 Pyhc
ASHES YOU WILL BE

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Mar 26 Mar - 23:20 (#)

Ils échangent à voix basse, en japonais, dans l’ombre d’une tente à moitié soufflée par les explosions. Mokubo et Yamato, impassibles mais particulièrement tendus. Ils ont perdu leur Oyabun de vue au cours des événements et considérants la situation, il n’est pas impossible qu’elle soit à minima blessée… voire morte. Si c’est le cas, ils auront alors failli à leur devoir et devront s’infliger leur propre sentence. Une sentence définitive, car telle est la règle d’honneur des yakuzas. Ils réfléchissent à comment poursuivre discrètement leur recherche macabre quand ils la voient…


Elle avance toujours. Les bruits du déploiement se font plus distincts, le sapin de Noël ne va plus être très loin. Soudain, une voix l’interpelle. Sur sa droite. Orihime se fige sur le coup et tourne la tête comme un automate à l’expression lunaire. Elle est ailleurs, flottante dans les brumes de son esprit.

- Oui ?
- Oyabun… qu’est-ce que vous faites ?
- Je dois aller sauver Noël, répond-elle comme si c’était la réponse la plus naturelle du monde.

Les deux hommes échangent un regard nerveux. Quelque chose ne tourne pas rond. Ils le savent, ils le sentent, bien qu’ils ne puissent pas même le doigt sur la cause.

- Venez, on doit plutôt vous faire sortir avant que la NRD ne vous arrête. Vous êtes blessée en plus.
- Ce n’est rien, balaye l’Engeance. Je dois me rendre au sapin maintenant ; c’est… c’est ce qu’il faut faire.

Nouvel échange de regards circonspects. Yamato avance le premier et ose faire ce qu’il n’est jamais supposé faire : poser la main sur l’épaule d’Orihime. Elle le regarde de ses prunelles noirs profondes comme l’enfer mais troubles comme le fond d’un étang. Il exerce une légère pression, l’incitant à s’écarter de son chemin.

- Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais on verra plus tard Joō. Nous devons y aller !
- Pas avant que j’ai réussi : c’est le prix à payer.

C’en est trop. La situation est confuse, obscure, oppressante. Yamato n’en sait pas plus sur le surnaturels que le quidam ordinaire, mais il croit profondément aux sorciers, aux arcanistes, aux monstres et aux djinns. De son point de vue, une chose a pris possession de son Oyabun et vu la situation, il n’y a pas de temps à perdre. Il sert les dents et marmonne avec angoisse : « désolée Oyabun ». Il saisit d’une main le bras de l’Engeance et de l’autre, il lui administre un sévère revers de main. L’objectif est clairement de lui faire faire connaissance au moins quelques instants. Au pire, elles seront plus facile à évacuer, au mieux, ça fera office de recalibrage cognitif !

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