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Carnage • Groupe 4 : Dana, Rhys, Tsukiko, Archimède, Orihime, Wynonna

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
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Être étrange.
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Neptune's Plague Fleet
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Mer 27 Mar - 0:18 (#)



Comment une déité aussi imposante pouvait-elle patienter aussi longtemps sans dire un mot ? N’avait-elle rien d’autre à faire qu’attendre que le cerveau de Dana parvienne à assimiler toutes les informations ? Peut-être se réjouissait-elle de voir Dana ne pas se recroqueviller en une petite boule de panique au sol, hurlant ou faisant un choc nerveux. Ça aurait peut-être été préférable, d’ailleurs… Quoique, Dana était une guerrière (du web, certes, mais guerrière quand même). Une nerd au courage d’un pirate redoutable. Elle ne se laissait pas abattre facilement. Elle avait survécu à son lot de traumatismes sans jamais se briser complètement. Une résilience à toute épreuve. Une logique de gagnante adaptable, même si, il fallait l’admettre, elle se trouvait dans une position plutôt délicate.

Elle aurait préféré qu’il comble le silence de sa voix caressante et calculatrice. Les aberrations se déroulant dans les fenêtres sur le monde rugissaient en arrière-plan, donnant à ce moment un goût amer d’apocalypse imminente. Et cette créature ailée, aux multiples membres et au regard insondable par son infini, concentrait toute son attention sur la geekette.

Pourquoi ?

Dana se mord la lèvre, réfléchissant intensément tout en se laissant hypnotiser par cette vigilance qu’elle ne méritait définitivement pas. Dans tous les cas, elle se sentait condamnée. Cette ridule, elle ne la voit pas, mais l’information manquante lui ronge les méninges depuis longtemps… méninges qu’elle devine partagées, vu cette aisance à communiquer directement dans son cerveau.

« Qui est _disord3r ? » demande-t-elle, sachant qu’il serait plus simple de le lui demander que de partir à la recherche de cet allié mystérieux. Puis, aussi vite que son cerveau le permet, ses pensées dérivent vers autre chose. Elle ajoute, avec un léger rire presque détendu : « Du Petit Peuple. Rien que ça. » Ses supposés ancêtres, si proches de la nature, devraient se retourner dans leurs tombes en voyant à quel point leur descendance excelle avec la technologie et attire les ennuis dès qu’elle met un pied dehors. Que ce soit Clochette ou le farfadet des céréales Lucky Charms, ça ne change rien au fait qu’ils l’ont abandonnée.

Probablement en train de perdre les derniers filons de santé mentale qui lui restent, Dana hallucine un instant que « L’ange de la mort » s’amuse. Non, pas s’amuse. Ce serait exagérer les émotions de cet être colossal impassible devant elle. Plutôt comme une sensation de divertissement face à ce qu’elle dit ou pense, ou les deux. À ce stade de leur relation compliquée, tout semble possible. Par contre, elle se réjouit un peu moins devant cette opportunité : un contrat pour l’éternité.

Pfff. Quel genre d’ange propose des contrats à de simples mortels ? Le genre à laisser de minuscules caractères en bas d’une longue liste de conditions impossibles, assurément.

Ça ne peut pas être aussi simple. Ça ne l’est jamais…

Oh bordel. Son éternité.

ÇA N’EST PAS SIMPLE, DANA !

« Quel genre de tâches ? » essaie-t-elle de s’informer. Il y a des choses que, même avec ses valeurs modulables, elle refuserait de faire. Mais son cerveau se liquéfie une seconde de trop en l’entendant la désigner comme « sa partenaire ». C’était un leurre, bien entendu. C’était flagrant. Tous les membres du forum qui lisaient les mots d’Azraël le voyaient aussi. Et pourtant, face à la situation, une partie de Dana se sent honorée d’un statut unique. Partenaire de la mort, c’est très cool, surtout quand on a passé la majorité de sa vie seule, cachée derrière un écran.

Les promesses de récompenses la laissent sans voix un moment de plus. Ce genre de récompenses n’existe que dans les romances impliquant des dragons ou des vaisseaux spatiaux. Elle entrouvre les lèvres, un souffle à peine audible traduisant le choc qui l’envahit. Si elle avait pu s’appuyer quelque part, elle l’aurait fait, mais elle se contente de vaciller sur des genoux instables, une main glissant sur son front, puis dans ses cheveux. Les yeux grands ouverts, elle baisse le menton pour observer le sol à ses pieds.

Son premier réflexe est de répondre qu’elle veut tout. Tout ce qu’il propose. Celle qui a dû travailler si dur pour bâtir sa fortune n’est qu’une humaine. Elle possède des pouvoirs uniques, mais rien à voir avec les possibilités qu’il lui fait miroiter. Et ce contrat inclut un retour sur Terre, pour secourir ses amis, restaurée… C’est déjà plus qu’elle n’osait espérer.

Dana ne se considère pas comme une personne cupide ou avide. Du moins, c’est ce qu’elle aime penser. L’anonymat de son pseudo lui convient, sa solitude aussi, jusqu’à un certain point. Mais elle y travaille. Un coup d’œil vers la fenêtre qui donne sur le marché de Noël, son regard se pose sur l’un de ses « work in progress » veillant sur son corps inerte.

Un soupir. Tout grand pouvoir vient avec sa contrepartie, un sujet qu’elle a discuté avec d’autres geeks entre deux raids de Call of Duty et quelques bières. Une longévité accrue peut devenir un fardeau quand tous autour de soi meurent, mais avec une durée de vie étendue et un vieillissement ralenti, cela devient plus gérable. La téléportation pourrait nettement lui économiser de l’argent sur les frais de voyage en Italie et les trajets de plus en plus dangereux entre l’ArtSpace et son appartement. Avec des lasers, elle finirait par blesser quelqu’un dans la semaine. La télékinésie aussi, assurément. Wanda… certes. Oui. Mais des êtres chers ? Elle n’en avait pas.

Qu’est-ce qu’elle désirait ?

Humf.

Elle préférait quand il riait doucement dans ses pensées, comme un ami imaginaire.

Un soupire profond, et avec un ton qu’elle essayait de montrer décidé et convaincu, Dana expose une idée :

« Il faut neutraliser l’agente du NRD. Elle est déjà affaiblie, mais il n’y a rien comme la menace de révéler certains secrets pour détourner l’attention. Peut-être que je pourrais lui lancer le couteau à pâtisserie que j’ai enfoncé dans le corps ? Rhys se transforme donc en ce qu’il peut, en espérant que ce soit transportable, et je me dirige vers la tente 41, pour Kaidan Archos. Il pourra nous couvrir jusqu’à la sortie. En chemin, j’espère retrouver Wyn et le cousin. Si ça ne fonctionne pas, cap sur l’entrée sud, avec mes meilleurs talents de courtisane. Tu verras, c’est impressionnant. » Non, pas du tout.

La suite incluait des chérubins rageux, une contre-attaque angélique et savoir s’il restait des stands de chocolat debout, pour en offrir au gardien de la porte sud. Peut-être aussi une deuxième frappe numérique avec Joey, dès qu’elle aurait accès à un téléphone.

Après une pause, elle rit tout bas. Plus tristement que d’amusement. « Ce plan est à chier. » La geekette secoue doucement la tête de gauche à droite négativement, mais surtout désolée. Elle ne pouvait pas sauver Rhys et ses amis toute seule contre le NRD déployé.

Il avait raison.
Elle n’en avait pas les moyens.

Pour l’instant.

« Télékinésie. » Ajoute-t-elle dans un souffle qui semblait presque douloureux, les épaules tendues.Ce pouvoir lui permettrait de repousser la menace assez longtemps pour s’échapper. « Je ne peux rien faire contre eux, mais… mais… » Elle hésite, ses pensées se remettaient en place rapidement. « Eux le peuvent. » Ses lunettes remontées sur son nez fin et pointu, elle n’ose pas le regarder en continuant : « Et si… » C’était gênant. Qu’est-ce que désirait Dana ? « Et si je devenais un conduit amplificateur qui permet d’améliorer, d’augmenter ou de multiplier l’efficacité des personnes qui sont qualifiées de surnaturelles près de moi ? Ou même diminuer cette efficacité ? Avec une portée limitée, bien entendu… quoi que je pourrais m’autoamplifier ? Les pouvoirs de mes amis seraient plus grands, plus rapides et plus efficaces. Eux pourront nous sortir de là. »

Forcée d’avouer que sur le terrain, Dana ne valait pas grand-chose, surtout sans internet ou un ordinateur. Elle savait bien tirer maintenant, mais elle avait le don de se placer dans des situations où elle n’avait pas l’occasion de le démontrer.

Pour l’instant, elle préférait mettre de côté les conséquences si cela se savait. Ça n’allait rien améliorer pour elle, mais elle aurait le pouvoir de les aider… eux. C’était ce qui était important. Maintenant.

« Et Wanda. » À cette dernière demande, elle releva le menton, les sourcils froncés au-dessus de prunelles bleues comme l’eau glacée de l’Antarctique. Elle scruta son immensité infinie sans aucune joie.

On ne rigolait plus.
Dana avait fait son choix.

Trop de Mots.:

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MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
Rhys Archos
Rhys Archos
MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

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« Wild men who caught and
sang the sun in flight,
And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Émeute, Sang et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
Facultés :

Trouble à l'ordre public ;
Outrage à agents ;
Attentat à la pudeur ;
Violation de propriété privée ;
Ivresse sur voie publique ;
Expert du pistolet à clous ;
Vol de voitures ;
Briseur de vitrines ;
Bagarres ;
Vol de poules ;
Thème : /watch?v=L7a8hmoOsx0
SOONER OR LATER
YOUR HUMAN SIDE LOSES.
IT HAS TO

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Sam 30 Mar - 18:39 (#)
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Nous ne pouvons pas faire cela, vous le savez. Le relent du mensonge traverse l'esprit comme un chariot en feu le ciel, hypocrisie de ceux qui ont le pouvoir : celle de convaincre ceux qu'ils écrasent qu'il n'y a pas d'autre choix possible, celle d'arracher tout ce qui peut l'être au nom de la sacrosainte vie humaine, celle de justifier l'éradication de peuples déjà presque perdus par une capacité limitée à comprendre le monde.

Profondément enraciné dans les couches sédimentaires de la conscience, un instinct de survie déjà écorché à vif par la situation se hérisse encore un peu plus contre l'attitude adoptée par la wizard cop. Il n'y aura aucune compassion, aucune main tendue, aucun espoir. La mort ou l'aliénation, voilà le dernier choix qu'il reste, et les yeux ahuris ne quittent plus la silhouette de cette femme, obsédés par ces mouvements qui coulent avec la forme d'un prédateur qui ne patiente que pour une ouverture.

Alors, attendra-t-elle simplement ou bien son dû ou bien que je me donne la mort ?
Oui.
Oui.

Elle n'a rien à faire. Juste à attendre mais déjà la félonie jaillit comme un serpent au venin mauvais, alors qu'elle pointe subitement son artifice de métal dans ma direction, tube aveugle et incertain duquel ne s'échappe rien d'autre qu'un vague sifflement qu'on eu dit étouffé par plusieurs murs, le souffle d'un quelque chose qui se meure.

Et puis, c'est tout ?

Il y a cet instant, fragile, où elle semble attendre quelque chose, où je la regarde, sans comprendre exactement ce qu'elle fait, dans une absence de réaction totale. Elle a tenté de me tuer, oui, ça je le devine pourtant. Mes yeux s'étrécissent encore un peu plus, fixés sur le centre de cette menace que sont les deux agents de la NRD. Un jour, ce monde se débarrassera d'eux. Un jour, le monde les vomira, eux et tous les humains.

Les mots s'impriment alors dans mon esprit, comme à retardement, la pensée trop vacillante pour avoir tout de suite attrapé les implications des paroles prononcées et, soudain, un chemin de lumière s'ouvre dans l'obscur de cette scène de chaos et de ténèbres.

Bien sûr.

Une fraction de seconde, il y a presque comme une acceptation dans l'éclat de haine de mon regard, la résignation de quelqu'un qui sait qu'il est allé jusqu'au bout, et qu'il ne peut plus entreprendre beaucoup plus qu'un pas ou deux avant de sombrer dans le vide. C'est la fin, mais il y a peut être encore quelque chose à faire, la cicatrice brûlante d'un coup de couteau dans la chair.

_ Il y a d'autres bombes...

Je lutte contre un vertige qui semble faire tanguer les choses un instant, mais sans jamais défaire ma prise sur le manche de mon couteau. Le fil tranchant irrite la peau fragile de la gorge, et il ne faudrait plus grand chose pour achever tout ça. La respiration est toujours aussi difficile, comme si la réserve de fuel qui alimentant cette rage haineuse arrivait à son terme.

L'image d'un animal blessé, acculé, en fin de course, qui ne sera bientôt plus grand chose d'autre qu'un souvenir sans résistance. Un quelque chose de pathétique qui tient pourtant encore sa propre vie en jeu pour cette fierté qu'il lui reste.

_ ... À six endroits dans la ville...

Le murmure est si faible qu'il est difficile de comprendre un traître mot de ce qu'il se passe sans devoir s'approcher à une distance dangereuse pour moi-même. Une étincelle de hargne me donne l'impulsion nécessaire à contrôler un instant mon souffle pour énoncer les choses clairement :

_ Y a eu assez de blessés. Fais venir ton chef ici, je veux négocier avec lui.

Qu'ils vérifient la bombe dans la tente 9.
Elle donnera du crédit à mes mots.
Un crédit qui jouera la vie ou la mort ce soir.

Déjà, il y a dans mes jambes le picotement caractéristique d'une chair qui se réorganise, lentement, sûrement. Une transformation partielle dissimulée par le corps de Dana et mes vêtements, qui tire sur la peau et tend les muscles comme un câble d'acier prêt à céder. La puissance d'une bête sauvage prête à jaillir, prête à disparaître.

Mourir libre plutôt qu'esclave. Dans ma vraie forme plutôt que dans cette peau répugnante.

_ Je te laisse une minute.

L'éclat de folie dans le regard est explicite. La pression du couteau sur la gorge aussi, et une entaille écœurante commence à se former, où pisse le sang en un avant goût de la suite.

Le vent froid fait frissonner ma nuque, emporte toutes les promesses faites au cours d'une vie qui s'achèvera bientôt.
Il me reste une minute, pour asséner au monde une dernière claque.

Spoiler:
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Adopte ces beaux scénarios !
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Forgive me, Father, for I am sin
Le mauvais oeil
Le mauvais oeil
Forgive me, Father, for I am sin
SHUFFLE THE CARDS

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En un mot : An eye for an eye leaves the whole world blind
Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
WITHER AND DIE

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Lun 1 Avr - 23:34 (#)

Chapitre 3 : Carnage
Fall From Grace

Inflexible, encore. ⇗
L’Archiviste n’esquisse aucun mouvement, aucune intention, seulement l’infime oscillation qui l’anime, alors qu’il lévite, suspendu dans le ciel, ses bras et ses ailes flottant contre l’azur cotonneux. Un semblant de vie si ténu, est-il seulement réel ? La Mort respire-t-elle ? Ou bien tout cela n’est-il qu’une illusion dans ce ciel aux allures trop idylliques ? Où es-tu, Dana, en réalité ? Morte, n’est-ce pas, entre ici et nulle part, scindée entre le royaume d’Azraël et un monde matériel qui se meurt, quelque part, au loin, si loin et si proche. Mais il ne te laisse guère le temps de t’appesantir sur ces notions métaphysiques, au moment où la Mort s’insère dans le train de tes pensées, comme d’ordinaire, en répondant curieusement vite à tes questionnements simples.

« disord3r habite en Amérique du Sud. Pérou. Un jeune homme talentueux, » commente-t-il succinctement, sans se vexer le moins du monde de ton rire. Puis encore une fois, Azraël se mure dans le silence, attendant ton verdict, Dana, quant à sa précédente proposition de partenariat. « Des tâches de renseignement. J’aime disposer d’un réseau d’informateurs capables, » affirme-t-il, sans cesser de te scruter à la loupe.

Lévitant dans l’azur ensoleillé, résonnait la clameur de l’humanité moderne en croisade contre le surnaturel et la nature, par l’entremise de ces fenêtres ouvertes sur la trame de l’univers. Lui, l’Archiviste, se tait quand tu déclames, Dana, ce plan tissé d’audace et de quelques brins de folie, sans qu’il ne risque un commentaire  qui aurait dévoilé son avis personnel. C’est ton idée, somme toute, Dana, et Azraël s’amuse avec toi de cette lubie furieuse qui aurait pu réussir si Rhys était l’agent 007, et toi une femme fatale avec un pistolet fixé à sa jarretelle. Malheureusement la réalité étant ce qu’elle est, la Mort est sans doute trop polie, ou simplement trop accoutumée aux plans désespérés pour s’en moquer ouvertement et nuire ainsi à ses bons offices.

Et Azraël écoute. Ta série de propositions n’altère en rien cette face indéchiffrable, céleste et immuable que la créature arbore, bien que tu le devines, chacun de tes mots est scruté, pesé, analysé dans le vaste réseau de son infini intellect. Il te laisse déclamer ton offre en silence, patient comme de coutume, avant de hocher la tête à ton encontre en levant l’une de ses mains, celle qui tient encore ton palpitant à vif.

« Fort bien, » dit-il simplement, en dépit de l’énormité du contrat que tu viens d’approuver, Dana. Serait-ce aussi simple que cela, Dana ? Azraël ne contredit aucun de tes termes, ne te demande aucune confirmation, comme si celui-ci était certain que tu venais d’entériner votre accord, et ce en toute connaissance de cause. Le voilà qui lève bien haut ton cœur flottant, et l’index de l’une de ses mains vient appuyer sur le ventricule droit, tandis que tu sens, Dana, la froideur mortelle d’une touche à l’intérieur de ton propre torse.

« C’est d’accord, ma chère. Ta résurrection et trois dons contre tes services durant toute ton existence. C’est un excellent marché, je suis certain que nous y trouverons chacun notre compte aujourd’hui et demain. »

Là-dessus, l’index d’Azraël presse la membrane tendre de ton cœur et, comme si la Mort elle-même écrivait avec un improbable stylet, tu discernes des caractères que la déité trace sur ton palpitant. Noircis, brillants, et fumants comme si l’Archiviste écrivait avec un fer à souder des mots dans un dialecte indéchiffrable, alors gravés, brûlés et cautérisés sur ton cœur, Dana, copiant ainsi sur ce dernier les termes de votre contrat. Ces phrases encerclent désormais le pourtour de ton organe vital, des syllabes impossibles, insoutenables à lire, tandis que la simple vision de ces arabesques forées dans ta chair palpitante te donne la nausée.

« C’est fait, » annonce Azraël, au moment où ton cœur lévite, faisant écho aux élancements douloureux que tu sens dans ta poitrine, Dana. Puis, ce palpitant encore vivant s’élance à vive allure, propulsé vers toi tel un boulet de canon qui s’écrase exactement à son emplacement normal. Tu ressens Dana, ce violent choc dans ton plexus, comme un uppercut qui te cisaille le souffle, à mesure que ton propre cœur fouille et reprend sa place en toi, en rebranchant toutes ses connexions, toutes ses artères autrefois coupées par ton trépas.

C’est douloureux de ressusciter, Dana. Tu t’en rends compte, à mesure que ton cœur brûlé par ce contrat se remet à battre, et tu sens même cette chaleur, comme des braises versées dans le creuset de ton torse. Elles couvent encore, et avec elles, fume une part de toi, un grand morceau de libre arbitre que tu viens de livrer aux bons soins de la Mort. Pour la première fois, Azraël t’adresse un sourire malicieux, mince, et sur sa face d’habitude stoïque, cette simple expression est plus terrible que n’importe quel immonde cauchemar.

Tu viens de pactiser avec la Mort, Dana. « À bientôt, ma chère. Et salue Alexandra de ma part, » l’entends-tu rire, alors que ta vision s’efface, que les couleurs et la netteté du décor s’estompent.

Tu sombres, Dana. Comme si tu chutais dans le précipice périlleux qui s’étendait à tes pieds, hormis que tes sens ne trouvent ni prise, ni cohérence dans ce que tu discernes. Alors, la corniche sur laquelle tu te tenais s’effrite, le sol se dérobe sous tes pieds et l’air devient dense, soyeux et mouvant, comme si tu tombais au sein d’un vaste essaim de papillons aux ailes battantes. Ta vision devient flou et, l’espace d’un instant infime, tu aperçois la cité autrefois merveilleuse et ensoleillée, se muer en une citadelle cyclopéenne, où les pierres massives sont noirâtres, suintantes, et exhalent d’une puissance morbide. Puis à la lisière de ta vision, alors que l’azur splendide du ciel a disparu, tu discernes brièvement le sol qui se précipite à ta rencontre, fait d’une infinité de dunes de sables noirs et brillants, comme des milliards de milliards d’insectes endormis.

Tu chutes parmi eux. Puis, l’obscurité t’avale. Et finalement c’est la douleur brève mais foudroyante, comme tes poumons inspirent soudainement l’air enfumé d’un marché de Noël, qui se diffuse à l’intérieur du corps intacte qui abrite une âme désormais marquée au fer rouge par la Mort. Tu ouvres les yeux, tandis que Rhys te tient encore dans ses bras, et tu sens une boule duveteuse blottie contre ton ventre, parmi tes vêtements encore calcinés. Un bébé Jaguar est endormi dans tes bras, lové dans les restes de ta doudoune déchirée.

Tu es vivante, Dana. À nouveau.

~~~

Juste avant le retour de Dana parmi les vivants, Rhys, alors que tu menaces de mettre fin à tes jours, tu sens un bien affreux phénomène éclater dans ton esprit. Tu ressens soudainement une froideur à l’arrière de ton crâne, comme si une main odieuse, malveillante, s’introduisait à l’intérieur de toi, de ta conscience et raclait tes pensées. Tous tes instincts sauvages se hérissent face à cette intrusion, et pourtant, rien autour de toi ne peut expliquer cette sensation, tandis que de véritables griffes de givre cherchent, manipulent et fouillent à l’intérieur de ton esprit. L’instant est bref, mais tu sens distinctement que quelque chose a trouvé, et que ce quelque chose vient de t’arracher cruellement un morceau de ton esprit, que tu avais autrefois oublié.

Et avec cette terrifiante sensation, vient un vide, la certitude d’avoir perdu quelque chose de précieux, juste à l’instant où un tout autre phénomène débute. Car entre tes bras tremblants, c’est le corps de Dana qui se met à émettre d’horribles craquements osseux, à mesure que son squelette se ressoude, que ses muscles se referment, que sa chair calcinée ou arrachée se reforme lentement. Alors, tu aperçois, Rhys, une incroyable lueur dorée étinceler dans les tréfonds des entrailles de Dana, comme une phosphorescence impossible qui fait briller ses veines et ses artères d’une couleur mordorée. Tu vois sous la peau de Dana, le sang resplendir comme de l’ambre liquide, avant que l’enveloppe de chair se régénère à une vitesse miraculeuse.

Dana est vivante, à nouveau. Tu la sens qui prend une énorme inspiration, mais tu perçois en même temps, que le morceau de ta conscience qui t’a été arraché, se trouve désormais à côté de toi, plus exactement sur le ventre de Dana. D’une façon absolument inexplicable, tu discernes une boule de fourrure qui est apparue d’un coup sur ton amie : c’est un bébé Jaguar qui t’es curieusement familier, sans savoir pourquoi.

~~~

Juste avant la résurrection miraculeuse de Dana, c’est un autre officier de la NRD qui revient vers Tsukiko, à demi essoufflé. À la demande de l’autre, l’homme avait couru transmettre l’information à propos de la tente 9 et l’a rapporté à Siméon Barrois. Il s’arrête à une distance prudente de la scène, quoique Tsukiko, Rhys et désormais Dana peuvent tous entendre son rapport, tandis qu’il surveille le suspect Archos du coin de l’œil.

« On a un système de mise à feu dans la tente 9, neutralisé par les brouilleurs. On cherche la bombe. Barrois a ordonné d’arrêter le suspect. On a comparé les vidéos des drones, celui-ci est déjà fiché, » rapporte-t-il en montrant Rhys et avant d’assister, médusé, à la résurrection de Dana devant tout le monde.


Résumé:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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Dana Campbell
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Sam 6 Avr - 20:06 (#)


Un jeune homme d’Amérique du Sud ? Talentueux ? Ça définissait à peine ce qu’il avait accompli pour ouvrir une brèche pour qu’ainsi,  Dana puisse s’y infiltrer avec succès. Si c’était le niveau que “l’ange de la mort” demandait de ses informateurs, ça lui allait, mais décidément, ce n’est pas tout le monde qui pouvait tenir ses rangs.

Puis, forcément, l’idée perce son subconscient malmené : quel genre “ esprit de la mort “ a besoin d’informateurs sur terre ?

Dana s’attendait quand même à devoir négocier certaines de ses demandes qui tenaient plus de la science-fiction ou d’un Marvel de mauvais goût que de la réalité. Autant que c’était des univers qu’elle connaissait bien, celui qui englobait des fandoms de nerds et de geek aux passions extra niché, autant qu’elle savait aussi que, naturellement, être humaine lambda de Shreveport, ne lui donnait aucun accès à ce genre de pouvoir. Juste survoler l’idée de détenir ce genre de force lui donnait envie de rire nerveusement.

Tu aurais dû y réfléchir plus longtemps bordel!

Cette pensée enrage ses méninges quand elle observe cet amas d'infinité faire flotter son muscle cardiaque et appuyer sans aucune trace de douceur son index dans son ventricule. Dana entrouvre les lèvres, de surprise, sous la sensation désagréable qui pèse dans ton thorax. Puis elle fronce les sourcils, sous le couperet du contrat qu’il énonce. Ce n’est pas un excellent marché. Absolument pas. Ça lui coûtait une vie de servitude pour…

… Elle n’allait pas mourir. C’était déjà ça.

Scrutant avec un regard inquiet son muscle le plus important ce faire tripoter par Azraël, la geekette déglutit avec effort sous les marques qui s'incrustent dans sa chair. Des mots et des symboles qu’elle ne connaît pas, mais qui s'impriment dans sa cervelle à jamais, calcinés profondément comme sur son cœur.

C’est fait.

«Non.Attends!»

Mais Dana se plie en deux de douleur, se contorsionnant pendant que sa vitalité reprenait cruellement la place qui lui était due. S'agrippant à sa peau, ses vêtements, ses genoux de la supporte plus. Cette impression d’être brûlée vive de l’intérieur lui arrache un cri de souffrance. Difficilement, elle relève la tête vers la mort. Elle avait d’autres questions, mais l’expression qu’il posa sur elle lui fit taire toutes ses interrogations, coincée dans sa mâchoire serrée à s’en faire péter les molaires. Tout son corps se couvre d’un frisson de mauvais augure sous les lippes soulevées en une ligne maligne sur un visage impassiblement satisfait.

Même si elle souffrait atrocement, une seule envie était de témoigner de sa grogne en soulevant une main, un majeur bien à l'évidence dans un signe universel d’aller se faire foutre. Efforts inutiles qui, pendant qu’elle s'échouent au sol, se recroquevillant sur elle-même le souffle coupé, toute logique qui s’envole sous le poids des braises qui brûlent tout sur leur passage, les dernières volontés de Dana disparaît avec le nom de son amante.

-

L’air entre dans ses poumons compressés comme une gorgée d’eau chlorée de la piscine municipale qui entre dans le mauvais tuyau. Une inspiration longue et sonore, comme celle des gens qui font de l’apnée, un passe-temps de dégénéré.

«Fuck.»

Grandiose n’est-ce pas? Premier mot de retour sur terre. Du grand art. À l’eau, la possibilité de scène de film épique.

Sans savoir pourquoi, protectrice, d’instinct seulement, elle serre contre son corps la masse soyeuse et chaude qui lui pèse dessus puis ouvre enfin ses pupilles pour fixer Rhys au-dessus d’elle.

«Je suis là.»

Et elle lève sa main libre pour écraser sa paume sur la joue de son ami, ses prunelles filant vers le sang qui coulait de la blessure qu’il s’était auto-infligée.

«Ça va aller maintenant.»

Ah.
Haha.

Si seulement.

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Fear is the mind killer
Tsukiko Katsushiro
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En un mot : /
Facultés : Tes capacités, tes dons.
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Mar 9 Avr - 11:45 (#)

Moue infime, unique marque du désapointement qui pointe le bout de son nez, se transformant rapidement en déception. Ne jamais compter sur la technologie, quand bien même est-elle bien souvent plus qu’utile. L’officier ouvre la bouche, mais je lève la main et secoue la tête. Trop loin, pas le bon angle, peu importe c’est inefficace. Cela devrait me rassurer en quelque sorte, m’informer qu’il s’agit d’un humain et non me conforter qu’il s’agit bien d’un CESS. Ce qui est pourtant le cas, j’en suis profondément convaincue.

J’admire sa détermination autant qu’elle m’agace, tout comme mon envie de lui tirer une balle dans la tête se dispute au besoin, presque vital, de le garder sain et sauf. Il reprend la parole et je fais un ou deux pas dans sa direction tant sa voix n’est que murmure. A mon tour, je plisse les yeux en le dévisageant, pesant les pour et les contre. Tellement de pour. Mais le contre est tellement important. Aodh. Sa vie à lui ? Non, qu’importe, bien au contraire la Terre se porterait mieux sans lui. D’autant plus si ce qu’il souffle est vrai.

Je tourne sensiblement la tête au retour du messager. Un système, pas une bombe à proprement parler donc. Pourtant, il savait. S’il ne l’a pas posé, il est au moins au courant de l’existance d’une bombe, sur un marché de Noël, rempli de familles et d’enfants. D’innocents. Contrairement à lui. La satisfaction d’avoir raison le concernant, quelle que soit sa nature, est de courte durée.

Je me fige, bouche entrouverte, alors que je m’apprêtais à répondre, le regard déviant du sien pour se poser sur la dépouille déchiquetée qu’il tient. Dépouille qui bouge, craque, grince. J’entends un juron, ainsi qu’un ‘Sainte Mère de Dieu’ en arrière plan, qui ne recouvrent pas pour autant les sons que ce qui tenait du cadavre produit. Cadavre redevenu corps qui respire et gesticule. Corps dont le sang n’est officiellement plus rouge. Même les CESS ont le sang rouge… N’est-ce pas ? Qu’est-ce que… Qu’importe ce qu’elle est, elle est officiellement devenue non humaine. Une cible donc.

Je souffle une prière à l’intention d’Izanami du bout des lèvres, plus horrifiée qu’émerveillée de cette résurrection monstrueuse, rassurée par le contact  du pendentif contre ma peau. Je fronce les sourcils en aperçevant l’animal sur le ventre de la jeune femme. Un bébé. Un CESS. Un monstre. Un frisson me parcourt l’échine et j’inspire profondément, continuant d’ignorer la blessure qui me brûle la hanche, avant de tourner la tête vers l’officier servant de hibou. « Il a mentionné d’autres bombes en ville. Il veut parler à Barrois. » Je joue le jeu, je transmets le message, mon attention toujours focalisée sur les trois monstres. « Dites-lui que la femme a rescuscitée... et qu'elle a le sang doré. Cela devrait l’intéresser. » Un court silence. « L’arrêter ? » Par tous les moyens ? Mort ou vif ?

Mon regard passe de nouveau sur la femme, l’animal et stoppe sur l’homme, le suspect fiché. « J’ai transmis votre demande.» Je désigne les deux autres créatures du menton. « Vous comptez toujours vous donner la mort et les abandonner à leur sort ? Tout se passera beaucoup mieux si vous baissez votre arme et que vous coopérez. » Je suis en général d’une patience infinie, mais toute cette scène est surréaliste et ne m’incite nullement à leur laisser une quelconque marge de manœuvre. Mes mains sont d’ailleurs de nouveau sur mon arme, même si celle-ci est toujours partiellement baissée.

Spoiler:
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Your soul is mine
Orihime Hasegawa
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ASHES YOU WERE

En un mot : Une reine dans l'ombre
Qui es-tu ? : ⛧ Cheffe yakuza qui a mérité sa propre branche dans le règne familiale.
⛧Modelée par 37 ans de terreurs infligées par le prince sadique qui l'a engendrée. Elle a néanmoins accepté sa part démoniaque et embrasse son pouvoir, bien qu'elle est consciente de n'être encore qu'un pantin dans un jeu qui dépasse les Hommes.
⛧ Boulimique de pouvoir, elle cherche constamment à éteindre on influence et se nourrit de la peur qu'elle inflige aux autres.
⛧ Respecte le code d'honneur des yakuzas, dans l'énorme majorité des cas au moins. Mais sa condition d'engeance la pousse parfois à tordre les principes de sa mafia.
⛧ Bois, fume, s'envoie en l'air, elle se vautre sans complexe dans ces petits plaisirs de la vie.
⛧ En façade, elle est une élégante chef d'entreprise à qui tout sembre sourire. Elle fait même des dons à des organismes caritatifs. L'envers du décor, c'est le monde du crime, où elle est connue sous le nom Joō, "la reine".

⛧⛧

⛧ 1m61 / ~55 kg;
⛧ Cheveux sombres & yeux noirs insondables.
⛧ Toujours élégamment vêtue, ne porte jamais de robe ou de jupe.
⛧ A trois tatouages : un chrysanthème (plexus), cerisier en fleur (dos), vague d'hokusaï (avant-bras).
Facultés : ⛧ Orihime incarne la peur. Croiser son regard peut déjà mettre mal à l'aise et, sans raison apparente, stimuler la zone du cerveau qui traite la peur.
⛧ Elle peut déployer une aura d'une dizaine de mètres dans laquelle toutes les personnes présentent ressentent une peur inexplicable à son égard.
⛧ Pendant une durée limitée, elle peut devenir une sorte de cauchemar vivant. Elle ne se transforme pas vraiment, mais ceux qui la regardent y voient un patchwork de leurs terreurs les plus profondes.

⛧ Vieillissement ralentit par la grâce de Beleth.

⛧ Bilingue anglais/japonais
⛧ Ceinture noire de Jissen karaté, manie les armes à feu et le katana.
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Mer 10 Avr - 20:34 (#)

Trou noir.

Puis elle émerge comme après un cauchemar. Ses sens lui reviennent, la douleur avec. Elle dévore la chair de son abdomen et l'Oyabun titube. Une main la retient, encore serrée sur son bras, et une voix lui effleure le tympan.

- Pardonnez-moi, Joō.

Sa joue est en feu, sa tête lui fait mal. Les pensées qui affluent causent un embouteillage dans ses méninges inflammées. Elle ne se souvient plus de rien après avoir parler aux latinos. Que lui ont-ils fait ? Un grognement remonte la gorge de l’Engeance.

- Vous n’étiez plus lucide, on aurait dit un zombie et vous parliez d’aller au sapin pour « sauver Noël »… j’ai dû improviser.
- Improviser ? répète-t-elle en se massant la mâchoire.

L’explosion. Sa blessure. Les deux hommes. Leur échange cryptique. Leur aura. Puis plus rien. Elle a été imprudente. Pas plus tard que trois semaines auparavant, elle a appris l’existence d’une autre race de thérianthrope ; elle a péché d’orgueil en pensant que ces hommes étaient loups ou ours. Impossible de se souvenir ce qu’ils lui ont fait, mais rien qui n’est a priori dans l’arsenal d’un lycan ou d’un ursidé…

Ses prunelles noires scrutent alors ses deux hommes. Tous deux ont l’air sincèrement concernés par son état, anxieux même. Néanmoins, ça, Orihime ne l’a pas oublié. Son employé qui la provoque et l’insulte. Était-ce une vision ? Est-ce un cas de possession ? Honnêtement, elle ne sait pas. Les relents démoniaques qu’elle avait perçu plus tôt ont disparu, mais on l’a déjà prise une fois à l’imprudence ce soir, elle ne reproduira pas l’expérience.

- Avez-vous toujours votre arme, Mokubo ?
- Bien sûr, Joō.
- Bien, donnez-là moi.
- Êtes-vous sûre que…
- Tout de suite.

Pendant les quelques instants nécessaires au yakuza pour obtempérer, l’Oyabun s’assure d’un coup d’œil que les flics ne sont pas encore à proximité. Ça ne va pas tarder mais le marché de Noël est grand et les ombres épaisses, en dépit des flammes. Les doigts d’Orihime se referment sur la crosse du semi-automatique et son mouvement s’exécute en une seconde. Elle chambre une balle, tend le bras, vise le front de Mokubo.

BLAM.

C’était si rapide, si assuré, si naturel, qu’il n’a pas eu le temps de protester ou de réagir. A ses côtés, Yamato blanchit, craignant de voir son tour venir. Les yeux perçants de sa reine le traversent, mais elle lui confie le flingue après avoir remis la sécurité.

- Vous avez bien fait de l’abattre, il a montré des signes de trahison et menaçait de me tuer.

Il n’a pas besoin de plus pour comprendre et croire : il attrape l’arme, l’essuie dans sa veste et serre la crosse à son tour avant de la ranger. Ses empreintes sur l’arme du crime, pas celles de son Oyabun. En cas de besoin, c’est lui qui a tiré la détente. Point.

- Allons-y, vite, ordonne Orihime non sans grimacer à nouveau. Essayons d’aller voir ce que ce sapin a d’intéressant…

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