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Carnage • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea

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Forgive me, Father, for I am sin
Le mauvais oeil
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Carnage  • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea YXpWPvj
En un mot : An eye for an eye leaves the whole world blind
Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
WITHER AND DIE

Carnage  • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea I2XukXq
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Mar 12 Déc - 11:35 (#)

Chapitre 3 : Carnage
Whatever doesn't kill you simply makes you...Stranger

IntroductionIntroduction
ThèmeThème

L’obscurité annonça la haine.
Western Hill ne dormait pas. Un vent erratique, froid et sec, battait le pavé et traversait les ruelles sombres, où s’attardaient des saveurs terreuses et une friction invisible, électrique, comme un baril de poudre. Le ciel était voilé ce soir. Des cumulus lents s’amoncelaient sur l’œil de la demi-lune, formant une paupière malade, qui observait, indifférente, l’hymne au massacre battre tambour de guerre, entre vociférations et sifflets.

Ce fut autour de l’Oufo que tout commença. Tôt dans la nuit, vers huit heures du soir, ils vinrent d’abord par deux ou par trois ; des silhouettes s’accumulant en petits groupes bruyants. Parcourant les trottoirs autour du majestueux bâtiment de deux étages, de briques et de volets blancs, ils s’attardaient sur le vaste espace arboré qui entourait l’Oufo. La plupart portaient des masques et des capuches, dissimulant leurs faciès sous les halos pâles des hauts réverbères, où ils discutaient à voix basse dans le calme de la première heure.

À neuf heures, les émeutiers étaient déjà nombreux. La foule aux allures disparates, formait alors un sinistre patchwork de couleurs et de formes, que le métal des armes improvisées faisait luire. Masques de hockeys et battes de baseball s’alliaient aux sacs à dos et aux crosses d’armes à feu, dans un concert de discussions dont le ton montait crescendo. Le mot vaudou était sur toutes les lèvres. La haine faisait vibrer la centaine de cordes vocales, créant un chœur de colère, et la promesse de représailles. De chasse aux sorcières.


Toi, Aodh Moore, tu étais là dès le début. Comment aurais-tu pu résister ? La tentation était trop forte, celle de renouer avec le fracas du métal brisant les rotules, des balles éclatant la chair ; de la juste colère divine s’abattant sur les monstres. Tu avais vu défiler les émeutiers par grappes de deux ou trois et, poussé par la curiosité, tu t’étais mêlé aux groupes pour capter les conversations, en dépit du risque d’être reconnu. Alors tu l’as entendu. Ce mot, ce terrible mot qui t’a retourné les tripes, qui t’a hanté toute ta vie, et qui te laisse encore aujourd’hui une saveur amère et fantôme dans la bouche : vaudou. Ils étaient là. À Shreveport.

Ces immondes vaudouisants étaient ici. Juste derrière toi, Aodh. Non cachés dans un entrepôt sombre cette fois-ci, bien sûr que non, aujourd’hui ils ont pignon sur rue, ces salopards. Dans ce beau bâtiment que cette foule nombreuse est venue détruire avec ton aide. C’est à cet instant-là, qu’ont jailli les premiers projectiles. Pierres et bouteilles de peinture ont commencé à s’écraser contre les briques, à mesure que les émeutiers s’échauffaient. C’est trop tentant, Aodh. Tu sais que des Shepherds participent peut-être à cette folie, mais tu as accumulé tant de frustrations ces derniers mois, que tu as besoin de défouler cette fureur qui t’habite.

Et ta Bête ne demande que ça. Leur déchirer les entrailles.
Puiser dans la haine de ton passé, et réveiller le monstre qui sommeille en toi.


Ta jubilation est toutefois de courte durée. Alors que les cris d’insultes et la haine montent, les sirènes de la police brisent la clameur furieuse des émeutiers. Les couleurs criardes de trois véhicules de la SPD déchirent la nuit, et éparpillent la foule dans les ruelles adjacentes. Mais le jeu de massacre ne fait que débuter. Deux des trois voitures poursuivent les émeutiers plus loin, pendant que la troisième s’arrête devant les marches de l’Oufo. De l’intérieur sort l’officier Johnson flanqué de Medea Comucci, dépêchée par la NRD pour prêter main-forte aux forces de l’ordre sur le terrain. Tous deux montent quatre à quatre l’escalier pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment, en refermant hâtivement les lourdes portes de l’Oufo derrière eux.

Tu es mal à l’aise, Medea. Rien ne va, cette nuit. Deva Parton a confirmé tôt ce matin, à toute la NRD, dans un silence de plomb, que les bases de données du PASUA avaient été piratées, et qu’une quantité inconnue d’informations circulent désormais dans la nature. La situation vous échappe. L’heure n’est plus à l’enquête, mais aux mesures désespérées pour éviter que la ville ne flambe, et que CESS et humains ne s’entre-tuent. C’est exactement pourquoi tu es là. Tu as déjà prouvé ton efficacité sur le terrain, et parce que les membres de la NRD ont tous été dispersés pour soutenir la police, débordée, tu te retrouves seule, sans ton binôme, à devoir éteindre un monstrueux incendie avec une banale bouteille d’eau plate.

Duncan, lui, est à l’autre bout de la ville. Même la chaîne de commande de la NRD semble vaciller, quand les ordres de la hiérarchie tardent à venir. À l’annonce de la mort de Solomon Coleman, le leader des vampires, tu as eu l’impression que Shreveport commençait à s’écrouler. Tu as tenté de joindre Adam, l’idiot qui s’est permis de te rejoindre en ville, mais son téléphone sonne dans la vide. Mais Deva a été très claire : tu dois aider ces flics à circonscrire le brasier, de sorte que les CESS ne s’en prennent pas aux humains. Tâche qui te semble insurmontable, quand tu as écouté ton partenaire de fortune, Johnson, t’affirmer que tous les afro-américains autour de l’Oufo cachaient quelque chose depuis des semaines.

Tu aurais voulu revenir à l’Oufo en temps normal, Medea. Mais le destin a décidé de se moquer de toi, en te renvoyant ici, sans Ciàran pour t’épauler, avec Deva te poussant au train, et Adam aux abonnés absents. Tu pénètres dans le vestibule du temple, où l’officier Johnson et toi tombez nez-à- nez avec Jacob, l’Oungan qui préside ici. Il est accroupi aux côtés d’un homme, la cinquantaine grisonnante, qui a reçu un projectile à la tête. L’une de ses arcades sourcilières a éclaté, déversant des flots de sang, et des éclats de verre ont criblé sa peau noire. Affalé au milieu du vestibule vide, à côté d’un des trois blancs meublant la pièce, les ombres recouvrent ses traits, comme si sa face n’était rien d’autre qu’une abîme de ténèbres sans identité.

Johnson appelle le 911.

Les faits t’aident à revenir sur terre, Medea, et à détacher ton attention de la flaque de sang noirâtre que le tapis absorbe lentement. Jacob vous explique qu’une brique a traversé une fenêtre, pendant qu’il pousse les bancs contre les portes de l’Oufo. Toi, Medea, tu peux observer avec anxiété, à travers les fentes des volets fermés, des silhouettes se rassembler à nouveau dans les rues alentour, et le drame se préparer.

Alors, il y a le silence.
Ce terrible silence qui précède l’hystérie collective. La folie des grandes purges.


Dix minutes plus tôt, vous étiez sur le chemin du retour,  Isalín et Naya, avec vos sacs d’ailes de poulets frits et un sourire aux lèvres. Vous en aviez marre d’avoir peur. Marre de vous cacher. Granny elle-même, n’avait-elle pas clamé au monde entier sa nature, Naya ? Pourquoi toi et ton amie n’en feriez pas autant ? Vous qui êtes jeunes et indestructibles. Vraiment ? Tout avait pourtant bien commencé, cette nuit-là, jusqu’au moment où l’on vous a sifflé dans une rue, alors que vous riez l’une et l’autre, totalement inconscientes des incendies de haine qui s’allumaient partout dans la ville. Et ils vous ont suivi. Des types armés de barres de fer et de coups de poings américains, vous ont interpellé à coups d’insultes anti-CESS et de menaces.

Granny n’est pas là, Naya. Tu n’es pas derrière ton écran, Isalín.

Cette nuit, c’est la réalité. Dure et froide. C’est la mort qui est à vos trousses. Vous avez lâché tous vos sacs de bouffe, avez couru ventre à terre, alors que l’escouade d’émeutiers se lançait à votre poursuite en vous hurlant des menaces de mort. Les portes closes ont défilé autour de vous, désorientées, durant cette course pour sauver votre peau, où toutes vos prières se focalisaient sur deux choses : ne pas trébucher, ne pas être bloquées par un autre groupe. Or, c’est arrivé. Vous avez dépassé l’Oufo sans vous en rendre compte, avant de voir apparaître un second groupe armé juste devant vous. Ils vous ont reconnu instantanément.

Pas difficile quand ta tête, Isalín, a défilé dans les médias.
Sofia et Elizabeth t’ont soutenu dans cette démarche. C’est bien. Mais elles ne seront pas là pour ramasser tes 52 kilos d’os brisés quand ces bouchers en auront fini avec toi. Est-ce que tu regrettes, maintenant ?

Vous êtes jeunes, heureusement. Vous avez démarré au quart de tour, et bifurqué à toute vitesse au sein de la ruelle la plus proche. Une course dans l’obscurité. À escalader les poubelles, les barrières, à vous soutenir mutuellement, talonnées par les menaces de mort de vos poursuivants. Vous avez fini par perdre le sens de l’orientation, à tourner dans tous les sens, la trouille au ventre, mais par chance, vous êtes tombées sur une trappe au pied d’un vaste bâtiment. Le cadenas qui la fermait avait été brisé, ce qui vous a permis de vous glisser dans le sous-sol obscur, mais heureusement vide, qui vous met à l’abri de vos meurtriers.

Dehors, l’air est saturé d’adrénaline et d’une fureur animale. Aodh, tu es frustré. Toi aussi tu as participé à la poursuite des deux merdeuses de sorcières, qui ont pourtant réussi à vous semer. Les autres émeutiers se tournent alors avec une fureur décuplée vers une nouvelle cible, l’ambulance qui descend la rue vers l’Oufo, et se stationne dans son allée. Toi, Tasya, tu es venue à l’appel du 911 avec ton collègue, Michel, qui conduit le véhicule de secours. Pourtant, rien ne vous aurait préparé aux animaux qui vous attendent. Car, c’est une pluie de projectiles qui s’abat, et caillasse votre ambulance au moment où vous remontez l’allée vers l’Oufo.

À votre tour, vous devez courir. Sauver votre peau.
Désormais, la folie des hommes n’a plus de limites et frappe sans distinction.


En haut des marches, c’est Medea et l’officier Johnson qui vous ouvrent les portes, au moment où Michel, dérape sur une bouteille par terre, et se fait une entorse. Vous le traînez rapidement à l’intérieur de l’Oufo, échappant de peu à une lapidation expéditive, alors qu’une volée de projectiles, dont certains incendiaires, frappent les battants. De justesse. Pourtant, Tasya, tu t’étais bravement portée volontaire sur le terrain afin de pallier au cruel manque de personnel, alors que Shreveport est pris de folie et commence à compter ses blessés. Or, tout ce que tu as devant toi, Tasya, ce sont les mêmes fanatiques qui ont tué ta tante, Lucia, il y a deux ans. Ils vont terminer le boulot. Cette nuit, ils sont venus pour toi, tu es la dernière de ta famille.

Dans l’enfer de cette ville, qui t’entendra crier, Tasya ? Alors que l’Oufo referme ses portes sur toi, un ultime abri avant le lynchage, et que tu te reprends ton souffle, tu réalises à quel point tu es seule. Une étincelle de magie blanche dans un océan de fureur noire comme du pétrole. La seule idée qui te vient est d’envoyer un SMS à Ethan pour lui faire part de ta situation, lui qui s’est montré si compréhensif et gentil à ton égard. Pourra-t-il seulement te sortir de là ? Jacob et l’officier Johnson barricadent à nouveau les portes de l’Oufo, au son des pierres, des briques et des bouteilles qui s’écrasent contre le bois épais. Chaque impact aurait pu être pour toi, Tasya, et qui sait ce qu’ils te feront une fois qu’ils t’auront mis la main dessus ?

Autour de l’Oufo, la colère de la foule se transforme en frénésie qui se fracasse et s’acharne contre le grand bâtiment, comme un îlot au cœur d’une tempête. Mais l’atmosphère change. Aodh, tu vois d’autres groupes émerger lentement de l’obscurité des rues voisines, eux aussi encapuchonnés et armés de pied en cap. Mais contrairement au reste, la plupart sont afro-américains et beaucoup sont équipés de masques respiratoires. Tu supposes d’abord, Aodh, qu’ils sont des renforts, une nouvelle armée de justes venus pour en finir avec les vaudouisants. Mais le sont-ils vraiment ? Les nouveaux arrivants se rassemblent de part et d’autre de la grande place arborée, comme pour encercler l’Oufo et se joindre au reste des émeutiers.

Pourtant, un vent de méfiance se lève. Lilas, tu te dépêchais de fuir, en contournant l’arrière de l’Oufo sur ta moto, évitant ainsi le pire des émeutes, tandis que toi, Caleb, tu remontais la rue dans l’autre sens, face à l’arrivée des nouveaux groupes armés. Vous manquez de vous percuter tous les deux. Dans ton dos, Lilas, tu entends les premiers émeutiers se joindre à la curée sur l’Oufo, et toi, Caleb, tu vois arriver derrière toi, les autres groupes armés remonter la rue. Vous êtes cernés. Lilas, tu remarques brièvement que, parmi tous les nouveaux arrivants allant à la rencontre des premiers émeutiers, se trouvent des auras aux contours rouges, qui te rappellent aussitôt celles de tes amis arcanistes. Brièvement, car ensuite, la situation bascule.

All hell breaks loose.
L’expression américaine n’a jamais été aussi vraie.


C’est une véritable bataille urbaine qui débute. Aodh, tu assistes, médusé, à l’attaque surprise des nouveaux venus contre tes amis émeutiers, qui se font soudainement bombardés, frappés et chargés par ces groupes d’afro-américains cagoulés. La scène tourne au chaos d’une violence inouïe. Des tirs d’armes à feu crèvent le vacarme des bris de verres, des hurlements de douleur, des vitrines qui éclatent, et les explosions d’essence à mesure que des voitures s’enflamment. Lilas et Caleb vous êtes soudainement coincés au beau milieu de cet affrontement, au moment où des fumigènes sont lancés partout dans la rue. Pas d’esprits furieux ce soir, Caleb, il n’y a autour de toi que la folie qui empoisonne tes poumons dans un nuage de fumées toxiques.

Car la fumée est anormale. Caleb, tout comme Lilas, vous avez l’impression que tous vos nerfs sont en train de se dissoudre, et votre vision devient flou, au milieu de ces épais nuages de gaz. Vous êtes complètement désorientés et, comme poussés par une solidarité entre Outres, vous vous retrouvez à trébucher ensemble dans une direction approximative, jusqu’à rencontrer le mur d’un bâtiment. Vos poumons en feu, des mains dans votre dos vous poussent vers une porte, que vous discernez à peine parmi les fumerolles, et vous vous affalez dans l’obscurité d’une remise. L’air est pur ici. Votre corps évacue lentement les toxines de la fumée, alors que votre sauveur verrouille l’issue de secours derrière vous ; votre héros, ou votre bourreau ?

L’affrontement dure une dizaine de minutes. Toute violence va et vient comme une marée, à mesure que les deux camps se percutent et se retirent. C’est durant l’un de ces moments de flottement que tu arrives sur ta moto, Ethan, en prenant conscience de la situation dramatique. Quelques dizaines de minutes plus tôt, ton amie, Tasya, t’a envoyé un SMS affolé, où elle t’expose succinctement l’impasse dans laquelle elle se trouve. Coincée à l’intérieur de l’Oufo, au beau milieu d’une guerre urbaine. Ethan, tu découvres avec horreur toute l’ampleur de la situation : les rues ressemblent à un champ de bataille, jonchées de projectiles, de bouteilles brisées, de douilles, de sang et de grappes d’hommes qui évacuent tant bien que mal les blessés.

Ethan, tu comptais bien tirer Tasya de là, et t’enfuir avec elle sur le dos de Lady, loin des violences, dans une vision très romantique, mais cela risque d’être plus compliqué que prévu. Ton cœur bat à se rompre, et une montée d’adrénaline t’inonde lorsque tu aperçois de nombreux regards hostiles se poser sur toi et ta moto, arrêtés au beau milieu d’une boucherie. Parmi ces regards agressifs, se trouve le tien, Aodh, quand tu vois cet homme, cet espèce de Jésus bizarre, et qu’une soudaine impression de déjà-vu te frappe. Ce type-là, tu l’a déjà vu sur les documents vidéos des Shepherds comme l’un de ces répugnants servants des vampires, tu pourrais le jurer. Était-ce Sydney qui t’en avait parlé ? Tu ne sais plus exactement, mais tu es sûr de toi.

Cette tête-là est complice des morts-vivants. Quelque part, cette révélation et la frustration d’avoir raté tes proies ce soir, ne fait qu’accroître la rage de ta Bête. Courage, Aodh, tu vas bien finir par en attraper une.

Medea et Tasya, l’intérieur de l’Oufo vous accueillent, mais êtes-vous réellement les bienvenues ? Jacob, le prêtre vaudou, est lancé dans une vive discussion avec l’officier Johnson, qui l’accuse presque ouvertement de soutenir les affrontements entre anti-CESS et afro-américains. L’Oungan réfute bien sûr tout en bloc. Il a une voix forte, une aura charismatique qui en impose, tandis qu’il interdit à Johnson d’explorer plus avant l’intérieur de l’Oufo. Mais l’officier de la SPD le soupçonne clairement de cacher quelque chose. Quant au vestibule où vous êtes, il est étroit, un hall d’accueil où les deux blessés ont dû mal à trouver une place confortable par terre. Les bancs ont été utilisés pour barricader la porte et les volets sont fermés.

L’Oufo vous étreint dans son atmosphère mystique, et toi, Medea, tu es particulièrement touchée par cette sensation écrasante de respect et de silence, propre à tous les lieux de culte. Et, au fond de toi, tu entends encore les aboiements d’agonie du chien-loup que tu as abattu, alors qu’au dehors, ce sont des hommes qui meurent comme des chiens sur le bitume froid. Et tu te demandes, à cet instant, qui est le loup, et qui sera le chien fou que tu seras forcée d’abattre pour les bienfaits de la sacro-sainte NRD ? Combien cela va-t-il te coûter, encore, de couvrir les magouilles et les erreurs de cette institution qui te demande tant, et t’offre si peu en retour ? Des questions qui te hantent, pendant que les fentes entre les volets te montrent une vision circulaire du champ de bataille où les adversaires s’assemblent à nouveau.

Cette montée des tensions, vous la ressentez même au fond de votre cave, Naya et Isalín, où vous attendez, tapies dans l’obscurité. Ce n’est sans doute pas le moment de sortir. Autour de vous, dans la poisse d’un noir impénétrable qui vous encercle, vous entendez des frottements, des courses de petites pattes, et les lueurs brillantes de minuscules pupilles qui vous observent. Des rats, peut-être ? Quelques rongeurs valent sans doute mieux qu’une horde de fous furieux prêts à vous écorcher, n’est-ce pas ? À supposer que ce sont vraiment des rats, évidemment. Mais l’obscurité de ce sous-sol glacial vous paraît soudainement beaucoup plus rassurante que les lumières de la ville, que vous avez vu défiler durant votre course effrénée...

C’est dans une noirceur similaire que vous trempez, Caleb et Lilas, à mesure que les effets du gaz suspect se dissipent. Vos articulations sont endolories. Des picotements vous parcourent, comme un effet secondaire à cette substance qui a envahit vos narines, et qui vous fait encore tousser parfois. Autour de vous, l’obscurité résonne des hurlements extérieurs, et vous découvrez peu à peu que vous vous trouvez à l’intérieur d’une remise. Des bocaux vides sont posés sur des étagères, au milieu de grands déguisements vaudous, faits avec de la paille et des masques colorés. Autant d’yeux sans vie et d’expressions vides vous scrutent et, après avoir assisté au pire de l’humanité, le factice et le festif ont quelque chose de rassurant. À moins que ceux-ci ne cachent, eux-aussi, des intentions bien pires encore...

Dehors, Ethan, tu vas être forcé de prendre une décision. Tu ne peux définitivement pas abandonner ton idylle, Tasya, mais tu vas devoir trouver un moyen d’entrer dans l’Oufo pour l’en sortir. Plus facile à dire qu’à faire, quand le bâtiment est au centre d’un véritable affrontement entre communautés, et que la porte extérieure a été barricadée. Qui plus est, Ethan, tu commences à sentir sur ta nuque des regards hostiles, y compris celui d’Aodh, qui a participé à tous les affrontements précédents. Alors, Ethan, toi qui te proclamait auparavant anti-CESS, prêt à rejoindre la milice, cette même milice qui assaille Tasya à cet instant, qui es-tu vraiment aujourd’hui ? Toi qui comptes parmi tes amis des vampires et des loups, dans quel camp es-tu ? Ce soir, bien des décisions difficiles te seront demandées, et l’enjeu n’est ni plus ni moins que la vie ou la mort.

Et toi, Aodh, tu erres au milieu des humains et des arcanistes, une Bête dans la peau d’un homme, avec une fureur bestiale qui t’écrase les tripes. Et tu dois te demander à ton tour, dans quel camp es-tu ? Tu as autour de toi les tiens, les Shepherds, qui déchaîne une sainte violence sur les individus que tu exècres le plus. Mais toute cette violence, ne risque-t-elle pas de se retourner contre toi ? Combien de temps faudra-t-il avant que l’un d’eux te reconnaisse pour ce que tu es ? Alors, sans doute, ce sera ta propre Bête qui devra mordre dans la chair de tes anciens alliés, et désacraliser ce que tu aimais tant. Est-ce la fureur de l’homme, ou celle de la Bête, que tu vas déchaîner ce soir ?


Résumé des situations : bien se repérer

Medea et Tasya : Vous êtes enfermées dans le vestibule de l’Oufo. Avec vous, il y a quatre PNJ dont Jacob, l’Oungan, l’officier Johnson venu avec Medea, un homme noir blessé à l’arcade sourcilière, et aussi l’infirmier Michel qui est venu avec Tasya. Pour l’instant, Jacob refuse de vous donner accès au reste du bâtiment. Tasya, tu peux voir à l’aura de Jacob qu’il est un arcaniste rouge, et ses émotions sont plutôt calmes et maîtrisées. Vous pouvez observer la rue à l’extérieur à travers les volets, et peut-être apercevoir Ethan ou Aodh.

Naya et Isalín : Vous êtes enfermées dans le sous-sol de l’Oufo. Vous entendez des bruits dans le noir, sans doute des rats. Vous êtes seules dans une obscurité dense et froide. Dans la cave, il y a deux portes. Une avec une volée de marches qui permet d’accéder au reste de l’Oufo, et une autre porte verrouillée qui donne sur une autre partie du sous-sol. L’endroit est assez vide, on n’y entrepose que des banalités comme des poubelles, des meubles cassés, des bouteilles vides, etc.

Lilas et Caleb : Vous êtes enfermés dans une remise de l’Oufo. Vous entendez toujours les bruits de violence dehors, mais la porte a été verrouillée de l’extérieur. Vous êtes aussi dans le noir total. La remise comprend une porte qui permet d’accéder au reste de l’Oufo. Cette remise est l’endroit où l’on a entreposé des objets de culte et des fêtes vaudous, notamment des masques et des costumes. Lilas, tu peux constater qu’aucun de ces objets n’est magique, car il n’y a pas d’énergie particulière ici.

Ethan et Aodh : Vous êtes devant l’Oufo. Dans les rues autour de vous, il y a toujours des personnes qui errent, se rassemblent, récupèrent des armes ou les blessés, aussi bien des émeutiers que leurs rivaux afro-américains. C’est un des rares moments de calme avant que la violence ne redémarre. En face de vous se trouve l’Oufo, dont la porte principale est bloquée et dont toutes les fenêtres sont fermées par des volets.

Quelques indications bonus : Attention, ces violences entre les émeutiers anti-CESS et les afro-américains pro-vaudouisants peuvent redémarrer à tout instant. Si vous sortez de vos cachettes, ou que vous restez plantés au milieu de l’affrontement, c’est à vos risques et périls...

L’entrée principale de l’Oufo est barricadée, à moins que les acteurs à l’intérieur ne la déverrouille. La porte de derrière, via la remise, est verrouillée, à moins que quelqu’un la débloque ou la défonce. La trappe de la cave n’est pas verrouillée, à moins que quelqu’un la bloque de l’intérieur. Enfin, les fenêtres sont bloquées par des volets pour les protéger des projectiles.

L’Oufo est un grand bâtiment à deux étages. Pour ceux qui sont à l’intérieur, et qui ne sont pas bloqués par Jacob, vous êtes libres d’explorer les différentes pièces. Beaucoup sont inutilisées, simplement meublées, et n’ont rien de particulier. Si vous devez tomber sur des choses particulières, le MJ interviendra !

Spoiler:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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Lilas Hirsch
Lilas Hirsch
"THE BOOTY" : la plus belle paire de France et de Navarre.
☽ YOU LEFT ME IN THE DARK ☾

"She was poetry in a world that was still learning the alphabet."


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En un mot : Wild thoughts
Qui es-tu ? : ☽ Outre. Pouvoir qu'elle ne peut nier, l'amenant sans cesse à visualiser le monde sous un prisme différent de celui du commun des mortels. Agression visuelle, physique, sonore, olfactive, constante, d'une magie qu'elle voit en tant qu'entité propre.
☽ Artiste. Pour exprimer ses visions, elle s'acharne à peindre, sculpter, dessiner, ce monde qui l'entoure et qu'elle ne peut expliquer oralement.
☽ Née en France, en Alsace précisément, enfant non-désirée, d'une relation adultère. Ce sont ses grands-parents qui l'élève et son grand-père qui la forme.
☽ Elle déménage aux USA dans le but de retrouver cette mère qui l'a abandonnée, pour apprendre qu'elle est décédée, préférant ne pas se battre contre un cancer qui finira par avoir raison d'elle.
☽ Elle atterrit à Los Angeles presque par hasard, en suivant son compagnon de l'époque. Elle y rencontrera Vinzent, qui changera sa vie.
☽ Un début d'apprentissage arcanique inachevé au côté de celui qui deviendra son ami, son amant, son amour. Un rituel magique lie leurs âmes peu de temps après le décès de Léonard, le mentor de Lilas.
☽ Elle se laissera malmener pendant des années par un homme néfaste avant de finalement tout quitter pour rejoindre la Louisiane dans l'espoir d'y retrouver sa demi-soeur et peut-être Vinzent.
☽ Elle passe 2 ans dans un camp regroupant des femmes CESS avant de rejoindre finalement Shreveport, où elle retrouvera sa demi-soeur, Hannah Miller, et l'autre moitié de son âme, Vinzent Henkermann.

☽ NO DAWN, NO DAY ☾

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"your name i spoke many times
alone in the darkness in the night"

Facultés : ☽ Clairvoyance : Lilas a un niveau de sensibilité aux flux magiques qui lui permet de lire sous la surface des choses qui composent le réel. Cela se traduit par toutes sortes de stimuli cognitifs ou physiques. Son don est passif, elle vit avec un second filtre de vision constant.

☽ Psychométrie : En touchant un objet, qu’il soit magique ou non, Lilas peut en voir l’histoire, a qui il a appartenu, ce à quoi il a servi, tout ce qu’il s’est passé à son contact. La capacité n’est pas maîtrisée.
Thème : Cosmic Love - Florence + The Machine
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I'm always in this twilight


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"and prayed a thousand prayers
and my many dreams were of you"

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Mar 12 Déc - 22:02 (#)






CARNAGE




Lilas s’appuie contre le mur d’une main, la tête penchée en avant et la bouche pleine d’une salive acre. Ses muscles crient au scandale, le sang bat ses tempes et ses oreilles sifflent encore des hurlements enragés et des impacts d’objets divers et variés. À bout de souffle, elle essaie vainement d’avaler de pleine goulée d’un air qui sent le renfermé et la poussière. Elle crache un mélange de salive et de la fumée qui s’y est mêlée avant de déglutir avec peine. Les yeux encore humides de l’irritation de la fumée et des larmes qu’on fait naître la nausée qui lui tord le ventre, elle relève la tête. Du dos de la main, elle s’essuie la bouche avant de renifler. La pièce est plongée dans le noir, la seule source de lumière provenant du jeu sous la porte. Un rai mouvant teinté de l’orange des flammes et du rouge des fumigènes. Il n’éclaire rien, si ce n’est la semelle de celui qui s’est fait enfermer avec elle. Avec un grognement douloureux, elle presse les doigts contre sa tempe pour essayer de calmer la pulsation du sang et augmente la portée de son don.

Une Outre, comme elle.

Son essence, d’un pêche doux, s’enroule autour de lui et s’étire en filament vaporeux que Lilas suit des yeux. Même sans le connaître, il n’est pas compliqué de comprendre qu’il est aussi terrifié qu’elle. Sa magie s’agite, se contracte et se décontracte par à-coups tremblants. Incapable de voir le visage de celui qui partage la pièce avec elle, elle se gratte le front avec un soupir. Pas encore. L’angoisse lui broie le ventre et ses doigts tremblent quand elle extirpe son téléphone portable de sa poche. Elle envoie un message à Anaïs et un autre à Eoghan pour les prévenir de ne pas approcher le quartier. La première risque de ne pas le recevoir, coincée en pleine forêt avec sa mentor, mais peut-être que le second aura l’information. La terreur fait trembler ses mains quand elle se souvient des évènements deux ans plus tôt. Les choses ne peuvent pas se produire comme à Halloween.

Elle s’efforce de calmer sa respiration saccadée alors qu’elle parcourt en vitesse les dernières informations. Coleman est mort. L'information aurait de quoi retourner la communauté en temps normal, mais conjugué aux informations qui fuitent depuis les dossiers de la NRD depuis le début de la journée, ce n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

« Pas de bobo ? Les vaudouisants essaient de se protéger, mais je pense que ça va pas se calmer de sitôt… On ferait mieux de pas sortir… »

Elle lâche ça d’une voix blanche en tâtonnant contre la porte menant à l’intérieur du bâtiment.

« Y a p’tèt du monde à l’intérieur ? » lance-t-elle avec espoir.

Qui sait peut-être que leur salue à lui comme à elle repose à l’intérieur de l’Oufo ? Ou peut-être que les anti ont déjà pénétré la bâtisse et qu’ils courent droit au casse-pipe ?





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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
Medea Comucci
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Mer 13 Déc - 9:48 (#)

Il y a des dates qui marquent l’Histoire.  28 juin 1914, l’Assassinat de l’Archiduc d’Autriche. 24 octobre 1929, le Krach de Wall Street. 6 et 9 août 1945, bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki. 26 avril 1986, l’explosion du réacteur de Tchernobyl. 27 décembre 2021, destruction du Pasua.

Medea a accusé le coup, durement, le visage fermé, l’esprit en roue libre lors de la réunion d’urgence de Parton. L’ampleur de l’attaque est démesurée, impossible à quantifier et l’onde de choc d’un tel ravage encore à déterminer. Les archives secrètes du Pasua étalées sur la place publique, dans un climat de tensions sociales exacerbées depuis le début du mois. 20 minutes, une éternité pour les hackers. Jusqu’où sont-ils remontés? Uniquement les années récentes ou ont-ils pillé la mémoire honteuse des dernières décennies? Le scandale est sans précédent et il sera meurtrier. Parton pérore sur l’ignorance des motifs et la non revendication de l’attaque.

Elle, elle connaît au moins un agent qui aurait des raisons plus que valides de voir le Pasua Flamber, qui n’a aucune loyauté, à raison, avec l’agence multi gouvernementales, et le besoin  viscéral d’avoir accès à certaines informations vitales. Discrètement, elle tourne le visage vers la silhouette massive de son  amant occasionnel. Si il est responsable de ce lancé de Napalm, c’est impossible de le discerner sur son visage. Malheureusement, elle n’aura pas le temps de se rapprocher de Kaidan et encore moins de voler quelques minutes en privé avec lui. Par contre, Otto Thompson a le teint bien vert.

Ils sont envoyés dans différentes parties de la ville, à mesure que les rassemblements sont de moins en moins pacifiques. Contre toute logique, Parton  sépare les équipes habituelles. Ils devront se débrouiller comme ils peuvent pour aider les forces locales. C’est de la folie. Est ce qu’elle a conscience du danger délibéré dans lequel elle place ses agents en les disséminant de la sorte? Ducan, Wayne, Kaidan et Ciaran sont tous envoyés dans des coins de la ville. Ils n’ont aucun renfort, aucun appuis tactiques. La paix fragile de la ville  ne tiendra que le temps de la journée. La nuit va tout balayer.

Pas de couvre-feu. Même pas un couvre feu martial d’urgence. Medea ne parvient pas à rire de ce manque de réflexion proactive. Cette incompétence va coûter des vies, civiles, qu’elles soient Cess ou Humaines. Dans leurs rangs aussi.  Il aurait dû être instauré dès la brèche informatique connue. Il ne lui viendra pas une seconde à l’esprit de se dérober à son devoir. Elle fera front. Une journée demente dont le couronnement est l’assassinat de Solomon  Coleman, dans une video graphique qui ne laisse aucun doute sur l’execution. Jenaro Silva va avoir des prochaines nuits chargées. Impossible de joindre Adam pour lui intimer de quitter la ville, véritable poudrière. Tant pis pour lui, elle ne peut pas le protéger, pas alors qu’elle est appelée avec  Johnson, son partenaire du moment à se rendre en toute urgence à l’Oufo. Les rumeurs sur le Vaudou sont montées en puissance depuis le début du mois -elle est bien placée pour le savoir - et le temple principal de la ville est menacé.

Sans trop de mal, ils arrivent à disperser les émeutiers avant d’entrer dans le temple. L’animosité à peine dissimulée de Johnson envers la communauté vaudousante l’agace dès les premiers instants. Ce n’est pas le moment. Il est évident que l’homme pense qu’il y a des endroits plus importants à protéger que ce coin de Western Hill. Elle l’écoute parler, sans l’engager. Protéger les Humains des Cess. Les Cess des Humains. Le problème semble insoluble. Dès l’entrée dans le temple, c’est un homme blessé qui les accueille. Blessé mais vivant malgré la vilaine plaie à sa tempe. Elle s’immobilise sur le seuil. Ses sens hyper sensibilisés par la fatigue de ces dernières semaines, par la menace latente ne l’aide pas ce soir. L’homme allongé semble mangé de ténèbres en un sombre présage des heures à venir. L’Aube est bien loin. Dichotomie sordide entre le calme, la révérence qui habite chaque mur et la crasse de ce sang, cette violence qui n’a pas sa place dans un lieu de culte. Medea se force à avancer. A regarder quels soins elle peut prodiguer. Peu. Heureusement Johnson s’occupe déjà de cet aspect et des paramédics sont en route. Elle se remet en mouvement. Aide Jacob à barricader les issues les plus proches.  Les voitures de police n’ont pas dispersé la foule de manière durable. Dès qu’elles ont continué vers un un autre axe, les groupes commencent à se réformer.  Les violences n’ont pas été durablement résorbées et elle craint la moindre étincelle.

La sirène en deux-ton  alerte les deux agents de l’arrivée imminente des soignants. Merde. Elle semble aussi cristalliser la hargne des émeutiers qui se reforment et ne perdent pas une seconde pour s’en prendre aux deux civils. Ils n’ont pas besoin d'échanger un mot pour se précipiter au devant des deux jeunes gens. Dont l’un glisse. Manque de se faire fracasser l’épaule par un pavé disjoint. Ils se mettent en sécurité. Une sécurité toute relative. Les portes, qui ne sont pas faites pour supporter ce genre d’assauts, tremblent sous la pluie des caillasses et de de cocktails molotovs de fortune. Rester dans l’Oufo n’est qu’un court répit. Mais dont ils ont besoin. En particulier avec deux blessés.

Les éclats de voix de Johnson et Jacob résonnent comme des blasphèmes. Medea passe une main crispée sur son visage avant d’aider la jeune femme à allonger son collègue. Heureusement, il lui semble que les deux ont gardé avec eux leur matériel de premier secours avec eux malgré le chaos. Elle se redresse. Vacille une seconde sous le jugement muet que le temple paraît passer sur eux, sur leur présence hérétique dans un lieu de prière et de recueillement. Ils apportent avec eux la tempête quand tout ici n’appelle que la guérison et le silence. Les aboiements de la foule, les cris de douleurs qui percent parfois ne lui permettent aucun répit. C’est un gâchis cruel contre lequel elle est impuissante. Les hackers ont commis des crimes bien plus grave que de pirater quelques dossiers. Par leurs actions, ils ont déséquilibré la paix fragile entre les espèces. Elle déposera chaque goutte de sang à leurs pieds. Dont celui du Chien-Loup, instrument de diversion innocent qu’elle a dû abattre. Medea se dirige droit vers les deux hommes qui ne cessent d’argumenter. Elle les coupe sans s’occuper de leurs égo, le ton calme et qui ne permet aucune contradiction -Johnson, vous avez fait part de votre opinion, maintenant, rendez vous utile et aidez mademoiselle.. -elle se tourne vers la jeune femme, attendant qu’elle donne son nom -  à donner les premiers soins nécessaires.- Il n’aura d’autre choix que de s'éloigner malgré sa désapprobation. -Jacob, je comprends que cette situation vous déplaise mais pour le moment, j’ai besoin de votre collaboration. Il y a un deuxième étage et avec ou sans votre accord, je vais monter pour vérifier la fermeture de toutes les ouvertures possibles. Ce n’est pas parce que ce n’est pas au rez du sol qu’elles ne constituent pas une faille exploitable. Cela me permettra aussi d’avoir une vision plus complète de la situation extérieure.   Je vous assure que je ne dérangerais aucun symbole de votre religion, mais c’est indispensable que nous ne soyons pas vulnérables à une attaque par l’étage.  Est ce qu’il y a d’autres issues à ce bâtiment, officielles ou nn?  
o
Si il doute du bien-fondé de l’avis de Medea sur ce point, elle n’aura pas le temps ni l’envie de lisser ses plumes. Elle sait la portée d’un garou, sa force et son agilité. Vampire aussi. Sans compter les aptitudes d’autres Cess moins connus. Un étage ne constitue pas un gage de répit. Loin de là. Il ne fait aucun doute que si il refuse l’accès, elle se passera de sa permission, mais elle préfèrerait travailler avec lui plutôt que contre lui. Après quelques secondes, elle reprend.  -Ce temple est aussi un lieu social. Vous devez avoir une cuisine fonctionnelle. Pouvez vous faire chauffer de l’eau pour un thé, ou autre? Est ce qu’il y a une autre pièce, sans fenêtres où nous pourrions nous rassembler le temps d’évaluer les blessures précises de votre ami? -Elle s’en moque du thé. Ce qu’elle veut, c’est que chacune des personnes coincées à l'intérieur ait une tâche immédiate à faire. Quelque chose pour occuper les mains et les esprits sur du concret plutôt que sur les dangers extérieurs sur lesquels ils n’ont pour le moment aucun contrôle.



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When witches don't fight, we burn
Naya Cahann
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ASHES YOU WERE

En un mot : Petit feu follet
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Facultés : ☽ Maitrise de la kinésie - capable de manipuler les flammes entre les paumes de ses mains, de modifier leur intensité // sensation d'étouffement, manque d'oxygène en cas de manipulation trop abusive.

☽ Lecture des auras - capable de reconnaitre Humains, outres et arcanistes. Perception des auras vampiriques et thérianthropes mais sans pouvoir réellement les reconnaître.

☽ Température corporelle au-dessus de la moyenne - en apprentissage pour canaliser cette chaleur et soigner les gens.
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Mer 13 Déc - 10:41 (#)

Respire Naya. Une inspiration. Une expiration.

Recroquevillée dans un coin du sous-sol, j’essaie tant bien que mal de faire le point sur la situation et de pas paniquer. Autant dire que c’est … mort. Ouais, voilà, je crois que c’est le bon terme. Je tremble des pieds à la tête alors que le contrecoup de notre folle course-poursuite commence à faire son effet.

Le pire ? C’est que je serais bien infoutue de me rappeler exactement ce qui s’est passé. J’ai des espèces de flash. Des gens qui nous hurlent dessus avec leurs barres de fer, qui nous courent après pour essayer de nous tuer. Ils étaient tellement près de réussir à nous attraper. Je sens encore les doigts du type sur mon poignet avant qu’Isalin ait réussi à lui mettre un coup de pied dans le genou pour qu’il me lâche. J’ai l’impression que je vais garder la marque pour toujours, si tant est qu’on survive à cette nuit.

Et leurs regards. A tous. Je pensais que je serais capable de gérer. La colère, la haine, ce genre de conneries. Mais le fait est que je m’attendais pas à ça. Pas du tout. Et que je gère que dalle au final. Je sens les larmes me monter aux yeux alors que le silence au sein du sous-sol est interrompu par des bruits improbables. Je bats des cils pour chasser les premières perles, alors que mon attention est captée par les petites billes qui brillent dans l’obscurité. Des rats. J’aime pas ça. Mais c’est toujours moins pire que ce qui nous attend dehors de toute façon.

Je finis par me mordre la lèvre jusqu’au sang, presque rassurée de sentir le goût métallique envahir ma bouche et me raccrochant stupidement à cette douleur bien réelle, que je peux maitriser. Ca m’évite de faire une crise de panique. Et, après un temps interminable, je finis par souffler, dans un murmure. « Isa ? T’es où ? Rien de cassé ? » Je tâtonne autour de moi jusqu’à trouver la patineuse que je vais serrer tout contre moi, tant pour me rassurer que pour me confirmer qu’elle est bien là. Je sais pas combien de temps on reste comme ça, sans rien dire, mais je finis par reprendre, toujours sur le même ton. « On… on peut pas rester là. Ils vont nous trouver. » Et puis, rester dans le sous-sol de l’Oufo est dans le top 3 des pires idées du monde actuellement. Elle reste quand même derrière l’idée de se précipiter à l’extérieur mais, à défaut, faut qu’on trouve un truc pour … je sais pas trop en fait. Pour éviter de rester prostrées ici. Ce serait pas mal. « Faudrait qu’on camoufle un peu la trappe. Ou qu'on la bloque. » Celle par laquelle on est entrées. Histoire qu’on évite d’avoir des invités surprises.

Je renifle un coup. « Tu veux que je fasse un peu de lumière ? » Quelques petits feu-follets apparaissent au creux de ma paume. Ca me fait du bien de les voir et de plus être dans le noir complet, même si c’est probablement – surement – pas une bonne idée. A cette pensée, ils disparaissent aussi sec. Je sais pas quoi faire. J’ai juste envie d’appeler ma maman et de pleurer.
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En un mot : Lycanthrope malgré lui, autrefois milicien du mouvement Shepherd.
Facultés : Tout juste transformé, Aodh ne maîtrise aucune forme à proprement parlé. Deux d’entre elles s’imposent naturellement à lui : l’hispo à la pleine lune ou sous le coup de violentes émotions, ou celle du glabro lorsque la Bête menace de déborder.
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Mer 13 Déc - 14:07 (#)

« Hey ! Où est-ce que vous allez tous comme ça ? » Héler un groupe d’individus aux intentions plus que claires, armés de battes ou de crosses de hockey, n’était pas la définition même de la prudence, mais l’agitation qui régnait ce soir en ville m’avait aussitôt interpellé. Et surtout, je n’avais pas pu manquer de reconnaître quelques Shepherds qui semblaient s’être joints aux festivités, dont un ou deux miliciens. Ceux-là, j’avais fait en sorte de les esquiver du mieux possible, mais poussé par la curiosité, je m’étais fait entendre auprès de ceux qui évoluaient dans leur sillage et dont les visages m’étaient parfaitement méconnus.

Ils me détaillèrent tout d’abord avec méfiance, mais ce fut de courte durée. L’un d’eux passa dans mon dos et je le suivis du regard, prêt à rendre les coups si nécessaires… mais contre toute attente, mon cuir encore en état, m’ouvrait parfois des portes plutôt que de m’en refermer. « Outlaw, hein ? T’as paumé ton portable en plus de ta bécane ? T’es pas au courant ? » J’avais dû rater un événement fortement médiatisé, pour qu’on me fasse cette remarque. Le vieux Nokia que Ciàran m’avait confié pour l’appeler en cas de problèmes était au fond de ma poche, et complètement déconnecté d’Internet. « La sangsue en cheffe est morte ! Et on va s’occuper de ces sorciers vaudous maintenant, t’es des nôtres ? » Mes yeux s’agrandirent sous le coup de la surprise. Mon sang ne fit qu’un tour. L’Oufo de Shreveport ? Ils savaient où il était ? L’occasion était bien trop belle pour que je la laisse filer. « Et comment que j’en suis. »

~~~

J’avais rabattu la capuche de mon sweat sur ma tête et relevé mon foulard jusqu’à ce qu’il me couvre le nez. La nuit était déjà tombée depuis longtemps et seuls mes yeux noirs restaient visibles, avec quelques mèches brunes qui s’échappaient de ma capuche. Par chance, je me promenais assez souvent avec mon arme de poing dissimulée sous ma veste en cuir, coincée dans ma ceinture. J’avais retiré le chargeur de balles en argent, à moitié utilisé, qu’il me restait, pour le fourrer dans mes poches. Il n’avait pas été très difficile d’en emprunter un autre, de balles normales, à quelqu’un d’autre. Il fallait croire que le Lucky Gunner avait été pris d’assaut dernièrement… et que mes nouveaux amis étaient assez prêteurs, vu leur volonté ferme d’en découdre.

L’Oufo était bien différent de celui de mon Irlande natale. Ces connards, avec leur magie impie, vivaient tranquillement en centre-ville sans plus être inquiétés de rien désormais. Ils ne cherchaient même plus à se terrer. Manque de bol pour eux, tout finissait par se savoir. Et ce soir, nous allions nous assurer de débarrasser la ville de leur présence. Contrairement à d’autres qui ne faisaient que le prétendre, j’étais prêt à tuer. Je n’avais plus grand-chose à perdre. La Bête en moi appelait à ce que le sang soit versé… et elle était de bien mauvais conseils. Ce serait si tentant de lui relâcher la bride pour la laisser faire un carnage. Ce n’était pas la peur des représailles qui m’en dissuadait, mais le dégoût puissant que j’éprouvais pour ce monstre qui se frayait un chemin jusque dans mes pensées.

La première brique lancée en direction des fenêtres de l’Oufo sonna le début des hostilités. J’avais attendu avec grande impatience qu’un autre la jette pour moi, pour ne pas attirer davantage l’intention pour le moment, mais je m’empressai de l’accompagner ensuite en hurlant ma rancœur sans plus de retenue. Je crus faire mouche à l’intérieur, au moment même où les sirènes de la police retentissaient dans notre dos. Et merde.

Il fallait déjà fuir, se réfugier ailleurs. Ils nous traquèrent sans relâche dans les ruelles adjacentes, mais ce qui aurait pu être un simple coup dans l’eau était bien plus ce soir… car nous étions bien trop nombreux pour eux. Deux voitures seulement ne seraient pas suffisantes à nous stopper. Les flics savaient qu’ils jouaient leur vie à ce petit jeu, alors ils ne sortaient pas de leur véhicule et ils étaient aisés de se presser de nouveau devant les portes de la grande bâtisse en toute impunité. Si les renforts n’arrivaient pas, cela ne pouvait signifier qu’une chose : la police était dépassée par toutes les émeutes qui avaient lieu simultanément en ville. C’était notre soir.

~~~

« Hey, regardez-moi ces deux gamines là ! Je la reconnais, celle-là, c’est Isalin la sorcière ! » Je me retournais pour voir la brochette que me désignait mon nouvel ami du moment – Mason je crois – en remontant une ruelle proche de l’Oufo pour rejoindre les autres. Le sourire qui déforma mes traits sous mon foulard me monta presque aux yeux. « On se les fait. » Si elles croyaient un seul instant que leur petit air fragile m’arrêterait…

C’était presque trop bon de les voir détaler, ventre à terre, rien qu’à notre vue. La Bête en moi s’agitait davantage encore, excitée par cette chasse nocturne. Plus rapide et endurant que les autres, je faillis presque leur mettre la main dessus. Tout était dans le presque. « Sales putes, revenez ! Alors on n’assume plus maintenant qu’on n’est plus planqué derrière son écran ?! » Les rires goguenards se répercutaient dans la ruelle, mais on avait beau la fouiller de fond en comble, impossible de retrouver les petites sorcières. Où avaient-elles bien pu se planquer exactement ? Un grondement frustré m’échappa, qui tenait plus de l’animal que de l’humain. « Laissez tomber, on se casse. » J’avais des proies plus intéressantes à me mettre sous les crocs.

~~~

De retour devant l’Oufo, nous étions finalement devenus bien plus nombreux qu’avant le passage de la police. Ils auraient certainement toutes les peines du monde à nous disperser une seconde fois. Si je crus tout d’abord que nous avions le droit à des renforts, les derniers à nous rejoindre m’interpellaient. Ce n’était pas tellement qu’ils étaient tous afro-américains, mais surtout les masques qu’ils revêtaient, comme s’ils risquaient à tout moment de balancer des gaz dans la foule.

Ça ne rata pas. Ma chance était sûrement de m’en être rendu compte à temps, car je ne fus pas en première ligne pour subir la riposte. Le chaos ambiant excitait mon loup, mais je jouais la carte de la prudence en me tenant plus à distance d’eux pour le moment. La situation dégénérait à une vitesse prodigieuse. Je me réfugiai derrière une voiture du parking extérieur qui n’avait pas encore été incendiée, dès que des coups de feu se firent entendre dans la mêlée. Rapidement, ceux qui ne furent pas dispersés par ceux-ci, déchantèrent face à la fumée qui s’élevait. « C’est qui ces salopards ? » Me demanda Mason en venant se réfugier à mes côtés. « Des ennuis. » Quoi d’autres ?

Malgré les quelques blessés et cadavres abandonnés en plein milieu du parking – en plus des voitures qui continuaient de brûler – certains débarquaient sur place sans s’inquiéter du champ de bataille. Je risquais un regard à l’extérieur, après avoir entendu le moteur caractéristique d’une moto, chevauchée par quelqu’un qui ne m’était pas si méconnu… mais qui ? Ca me revenait. Je n’avais peut-être plus la télévision, mais toujours accès aux journaux jetés dans les poubelles le matin même. « Vous voyez ce type ? C’est un pote des sangsues. » Ceux qui s’étaient réfugiés avec moi derrière cette bagnole le détaillèrent subitement avec hostilité. Je n’avais pas besoin d’en dire plus pour qu’ils aient envie d’agir. « Hey connard ! » Criai-je, en sortant à moitié de mon couvert. Le son de ma voix était étouffée par le foulard, mais restait reconnaissable. « Va saluer Coleman en enfer pour moi ! »

La détonation se fit à peine entendre, au milieu de tout le chaos ambiant.
La première perça proprement les pneus de sa moto. La seconde fit gicler le sang.
Les émeutiers se jetèrent dans sa direction comme une meute avide d’en découdre.

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Mer 13 Déc - 19:29 (#)

Installé sur le canapé, une bière à peine entamée sur la table basse, je zappe de chaîne en chaîne, sans réellement trouver un truc intéressant. Je finis par échouer sur les nouvelles que je regarde d’un œil lointain, tout en répondant à un message à mon frère. Le bilan s’alourdit aux Philippines après un typhon, un jet privé s’écrase près de Saint-Domingue, les tensions entre la Russie et l’Ukraine s’intensifie et le reste du monde s’en fout, il vient de fêter Noël. Je jette un regard désintéressé à l’écran pendant la pub, ventant les mérites d’une lessive lorsque la musique dramatique perce l’écran. Le présentateur est pâle et la nouvelle tombe. Solomon Coleman est mort. Je ricane bêtement lorsque les images défilent. Une sangsue de moins sur cette terre, c’est pas un mal du moment que ce n’est pas mon pote Nicola. La nouvelle ne me fait ni chaud, ni froid. Je reprends mon téléphone et lance Last Fortress, c’est pas tout, j’ai mes humains à sauver de ces vilains zombies. Alors que des flashs se succèdent, décrivant des heurts urbains dans le centre de Shreveport. Je relève le nez et fronce les sourcils devant les nouvelles dramatiques.

Une notification de Tasya illumine mon visage, me faisant oublier les soucis de la populace de la ville dans laquelle je vis. Mon cœur s’envole et un doux sourire affecte mes lèvres qui se tarit très vite à la lecture des mots. Un courant d’air froid parcourt mon corps avachi qui se redresse instantanément. Une terrible angoisse étreint ma poitrine alors que je relis pour la dixième fois son message.

« Bouge pas jarrive. Sort pas, je vien te cherché »

La télévision est éteinte hâtivement, je laisse tout en plan, j’empoche mon téléphone, attrape mon casque et mon blouson, les clefs de Lady et saute sur ma moto. Habituellement, je suis une personne calme et respectueuse des règles de la circulation, mais là, c’est tout le contraire. Je zigzague entre les voitures, oubliant toutes les lois en vigueur. De toute façon, d’après ce que j’ai pu voir aux infos, les flics sont occupés avec les manifestations et l’autopsie des… cendres du vampire.

A l’approche du quartier, je me rends compte de la gravité de la situation. Ce n’est que désolation et chaos qui règne dans les rues. Quelques voitures sont en feu, le pavage est jonché de débris, me forçant à réduire mon allure. Un homme est à terre, deux autres sont auprès de lui, je ne m’arrête pas, poussé par l’urgence de la situation, souhaitant retrouver Tasya au plus vite. Les vitrines sont éclatées, quelques pillards sont déjà à l’œuvre alors que d’autres groupes courent, prenant la même direction que moi. Des cris fusent de droite et de gauche, des coups de feu explosent, une voiture est retournée, des jets de pierre s’écrasent contre des façades. Hébété, je roule au pas et rejoins avec appréhension l’immense parking de l’Oufo où des carcasses carbonisées finissent de se consumer dans d’épaisses veloutes acres. La fumée me pique les yeux et gratte ma gorge.

Puis je vois l’ambulance, abîmée, devant la porte d’entrée du Temple. La peur remplace l’angoisse. Un faux semblant de calme flotte, une trêve illusoire emprisonne les rues. Les regards percent les ténèbres, les meilleurs angles d’attaque sont calculés. Les rumeurs gonflent, les plaintes meurent. Le temps de panser les plaies n’est pas encore arrivé. Des slogans sont hurlés à l’encontre de l’houngan. Une femme, à la peau d’ébène est avalée par un groupe armé jusqu’aux dents. Ses hurlements se taisent trop vite, remplacés par le bruit mate des coups. Une boule de bile remonte dans ma gorge alors que je pose mes pieds sur le bitume, gardant Lady en équilibre entre mes jambes, le moteur tournant toujours. La haine flotte dans l’air et caresse vicieusement mon échine.

De nouveaux personnages déboulent, ça cavale dans tous les sens alors que je suis planté comme un con sur ce foutu parking à essayer de réfléchir à une solution. Pour l’instant, je suis à l’écart de l’émeute mais les corps, vivants, à l’agonie ou morts, jonchant la chaussée témoignent de la violence des heurts. Les gens sont devenus fous, la folie les a happés leur permettant de déverser toute la haine contenue depuis la Révélation. La porte principale doit être barricadée de l’intérieur, c’est ce que je ferai personnellement. Il ne me faut que quelques secondes pour que mes yeux suivent hâtivement la paroi du bâtiment pour constater que toutes les fenêtres sont occluses par des volets. Par contre, une échelle en guise d’issue de secours court sur la façade et débouche sur le toit. Voilà mon point d’entrée ! J’enclenche la première lorsqu’un gars attire mon attention en beuglant comme un dératé. Instinctivement, je tourne la tête, n’ayant pas compris le sens de ses mots avec le casque. Pourquoi il me parle de la sangsue en cendre ? Je lève une main vers mon oreille pour lui indiquer que je n’ai pas compris ses propos.

Puis tout s’accélère. Une arme apparaît dans sa main, mon pneu avant se dégonfle, allumant une furieuse colère en moi, une douleur brûlante me transperce le bras, des hommes fous, la violence dansant au fond de leurs prunelles se précipitent sur moi. L’instinct de survie s'active. Mon poignet met les gaz et je traverse le parking à vive allure me foutant totalement de renverser quelqu’un ou pas. Le parking est quitté, la distance s’agrandit entre eux et moi, je vais m’en sortir. J’atteins difficilement l’arrière de l’Oufo, coupe le moteur et abandonne Lady dans une arrière-cour, caressant le doux espoir de la retrouver dès que cela sera possible. Qui était ce gars et pourquoi m’a-t-il tiré dessus ? Adossé au mur, le souffle court, le bras en feu, je me laisse glisser le long des briques. Fébrilement, je sors mon téléphone de ma poche, mes mains tremblent tellement que j’ai dû mal à allumer mon portable. Un nouveau message de Tasya est arrivé, me redonnant espoir.

« derière Ufo, sorti secour. Sui blessé, pa grave. Je monte sur toi, retrouve moi en eau »

L’échelle est juste devant moi, mais il y a trop de monde et j’ai mal. L’adrénaline retombe petit à petit. Je dois bouger sinon je vais crever entre une poubelle et ma bécane. Un groupe d’hommes et de femmes portant des masques passent devant moi. Immobile, je fais le mort. Ils ne me voient pas ou pensent que mon compte est déjà réglé. De nouveaux coups de feu éclatent, les gens se mettent à courir dans tous les sens, de la fumée gluante envahi la ruelle, je dois bouger. Je me traîne jusqu’à l’échelle et débute mon ascension silencieuse, peinant à chaque échelon, maudissant ce fils de pute qui m’a tiré dessus. L’image de Tasya danse devant mes yeux, me donnant suffisamment de motivation pour atteindre finalement le toit, où je m’écroule sur le dos, la voute stellaire pour seule témoin. Un dernier message est envoyé à la petite sorcière.

« sui sur le toi »


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Caleb Caulfield
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ASHES YOU WERE

En un mot : Outre medium
Qui es-tu ? : 20 ans, artiste de rue, violoniste de talent, tourmenté par son don. Fait partie d'une bande de voleurs dont le chef est Iris. Enchaîne les petits boulots autant que les larcins.
Facultés : Medium capable d'être projeté dans le passé des lieux, en particulier quand il s'est produit des morts. Il est ainsi happé par leurs esprits, assistant à leurs derniers instants.

Lecture des auras.
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Jeu 14 Déc - 10:42 (#)

Être au mauvais endroit au mauvais moment…

Cela n’a jamais été aussi vrai.

J’ai tendance à éviter au maximum les ennuis, mais cette fois, impossible de fuir. J’ai beau regarder de tout côté, la voie est barrée de toute part. Et la peur me caisit les entrailles tandis que je ne peux qu’assister à la fureur des hommes… Entre ceux qui veulent tuer des CESS, les tabasser, aveuglés par une haine stupide, et les nouveaux arrivants, eux aussi cagoulés, difficile de savoir où trouver des alliés. Je préfère partir du principe qu’il n’y en a aucun. Et fuir donc. Ou essayer de passer entre leurs affrontements. Peut-être que j’y serais parvenu si ils n’avaient pas décidé de lâcher un gaz dont j’ignore la composition, mais qui me fait craindre une mort certaine alors que j’ai l’impression de ne plus pouvoir respirer et que mon corps entier tremble de souffrance. Je tombe à genoux en toussant à en vomir, les yeux larmoyants, aveugle.

Je. Dois. Fuir.

J’avance en titubant, l’urgence de survivre prenant le pas sur la faiblesse de mon organisme. Et puis soudain, je sens des mains dans mon dos qui me guident, me poussent, jusqu’à… je l’ignore, mais l’air est un peu plus respirable par ici. J’aurais voulu remercier cette personne, mais l’euphorie d’en avoir brièvement réchapper se fracasse contre une porte qui se referme et me plonge dans les ténèbres. « … non ! » Juste un chuchotement étouffé par une voix éraillée par le gaz. Je me rapproche de la porte et tente de l’ouvrir mais en vain… Dehors, c’est toujours le chaos. Mais je suis piégé comme un rat.

C’est quand une lumière éclaire la pièce, due à un téléphone portable, que je remarque que je ne suis pas seul. Mes poumons me brûlent, ma vue a du mal à faire le point. Bourreau ou victime ? Je suis adossé à la porte, me redressant, méfiant. Mais… Je me saisis de mon téléphone moi aussi, envoyant des messages à mon entourage pour prévenir que c’est dangereux dehors, que je vais bien… J’hésite à ajouter que je suis enfermé, mais… cela ne les ferait que sortir non ? Il vaut peut-être mieux appeler la police ? Je relève le regard vers la femme qui est avec moi. « Hormis qu’on va peut être crever du gaz qu’on a inhalé et que j’ai l’impression d’avoir 100 ans tant j’ai mal partout ? Non. » Je soupire, ce qui me provoque une quinte de toux. Bordel, mais c’est quoi ce gaz ? « On ne sortira pas par là de toute façon, c’est verrouillé… On m’a poussé ici… Toi aussi ? » Est-ce que je suis suspicieux ? oui. J’éclaire la pièce de la torche de mon téléphone… Aucun doute sur l’endroit où on se trouve et un violent frisson de peur me parcourt. « Peut-être… » Même si j’apprécie moyen l’idée de m’enfoncer dans le bâtiment alors qu’on m’y a enfermé. Je fouille les étagères à la recherche d’une arme de fortune, mais hormis fracasser un bocal pour mieux me blesser avec un bout de verre… Il n’y a rien d’intéressant. « Tu connais un peu les lieux ou on y va au talent ? » Je suis sûr que mon air assuré serait plus frappant si ma voix n’était pas aussi faible…

555 mots:
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Isalín Lokisdóttir
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You're a part of the dawn...

En un mot : ❅ fleur hivernale ❅
Qui es-tu ? : ❅ Née en octobre 2004, elle est encore dans ce drôle de monde qu'est l'adolescence;
❅ Cheveux sombres et yeux de jade, visage en cœur, petite bouche charnue et taches de son, voilà le mélange de ce visage un peu atypique. C’est aussi une silhouette athlétique d’1m64 pour 52 kg.
❅ Depuis toute petite, elle s'entraine pour être patineuse Olympique. Médaillée d'argent au championnat des USA et sacrée première à la grande coupe des quatre continents, son rêve s'effondre en 2021 à cause de ses dons.
❅ Cherche désormais sa voie en tant que personne et en tant qu'Outre.
❅ Vit avec sa cousine Sofia et Elizabeth.
Facultés : ❅ Élémentaliste de l'eau dont le pouvoir se manifeste actuellement essentiellement autour de la glace.

❅ Don principal : kinésie de la glace. Isalín peut givrer l'eau et les surfaces humides ou déformer sommairement une étendue de glace.
Fonctionne dans un rayon de 2m, le contact aide beaucoup
❅ Don secondaire : résistance accrue au froid.

❅ Les bienfaits d'avoir grandi dans un monde bilingue font qu'elle n'a pas d'accent quand elle parle anglais, mais il lui arrive de buter sur le vocabulaire.

❅ C'est une athlète de haut niveau, elle est donc plus robuste et endurante qu'une adolescente lambda du même âge. Son sport l'a rendue aussi particulièrement souple et agile.
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Jeu 14 Déc - 12:17 (#)

Elles sont en sécurité. Pour l’instant. Son cœur cavale dans sa poitrine, tambourinant contre ses côtes avec la ferme intention de s’évader de prison. La sueur glue ses cheveux à son front et sa nuque, elle y passe machinalement ses doigts tremblants. Ces gens… ils voulaient vraiment la tuer. Ils sont encore là, au-dessus, avides de violence. Ce serait mentir que de dire qu’elle n’a pas peur – elle est terrifiée ! – mais… elle ne regrette putain de rien. D’ailleurs, pour expulser un peu de son angoisse, elle agite un majeur en direction de leur issue salvatrice : allez vous faire foutre bande de tarés !

- Ça va… j’crois, grommelle-t-elle en réponse à sa camarade.

Elle s’est écorchée ici et là pendant la course-poursuite et s’est cognée le genou dans la manœuvre. Le sang palpite dans sa jambe mais la douleur reste sourde : tant que l’adrénaline la portera, ce sera supportable. Ses yeux scrutent l’obscurité, tentent d’y distinguer quelque chose de viable. Ça grouille par ici ! Une grimace dégoûté tord momentanément ses traits. Des rats restent préférables à des forcenés prêts à les lynchées en place public mais… si elle pouvait ne pas choper la peste, ce serait pas mal !

- Euh…

Camoufler la trappe ? Elle ne saurait pas comment faire. La bloquer en revanche ? Ce serait possible si…

- T’as de l’eau sur toi ? Pendant qu’elle courait pour sa survie, l’Islandaise a dû abandonner son sac, avec sa gourde et son téléphone, en plus de son diner, si t’en as, on peut humidifier les charnières d’la trappe et j’les givre, Isalín hausse les épaules dans l’obscurité, ce sera pas complètement verrouillé, mais ce sera beaucoup plus dur à ouvrir comme ça…

Quant à savoir s’il faut de la lumière… elle ne répond rien, car elle aurait bien envie de ne plus être dans le noir mais elle craint qu’un chasseur de « sorcière » ne capte la lueur. On ne sait jamais. Dans tous les cas, faut pas qu’elles moisissent ici !

- T’as ton tel aussi ? Pour appeler les flics ?



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When witches don't fight, we burn
Tasya Espinoza
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En un mot : Let's goooo
Qui es-tu ? : - Infirmière à l'hôpital de Shreveport & serveuse pour combler des fins de mois difficiles.
- Née dans une famille de mage au Mexique. Sa famille a été tué il y a quelques années et lui a laissé quelques dettes.
- Est en Amérique depuis quelques années dans le but de devenir infirmière.
- Sa tante a été tuée par un chasseur d'arcaniste.
- Utilise ponctuellement ses pouvoirs à l'hôpital quand elle est certaine que personne ne peut la voir ou au bar où elle travaille pour distiller un peu de "bien-être" dans les cocktails qu'elle prépare
Facultés : - Mage avec comme élément de prédilection l'eau.
- Pratique la magie blanche.
- Kinésie, Aquagénèse et Hémokinésie sont des capacités acquises. Elle peut donc maitriser l'eau mais aussi le sang.
- Discerne les auras (différencie les différentes races) et les émotions immédiates des personnes autour d'elle.
- Contrepartie : se déshydrate beaucoup plus vite qu'une personne lambda
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Jeu 14 Déc - 21:40 (#)

Ce n'est pas la réalité. C'est impossible. Un tel déchainement de violence ne peut pas être réel. Les oreilles qui bourdonnent, hantée par les cris de la foule, je suis péniblement le petit groupe jusqu'au grand bâtiment, soutenant comme je peux mon collègue blessé à la cheville. Je ne m'attendais pas à un tel chaos en arrivant ici. J'ai l'impression d'avoir été projetée en enfer. Tout autour de moi, ce n'est que désolation, la foule crie sa haine, les projectiles pleuvent et nous, soignants, nous ne sommes pas épargnés. C'est un miracle que nous ne soyons pas touchés.

Il y a une quinzaine de minutes, quand la sirène a annoncé le besoin de renforts médicaux du côté de l'Oufo, je n'ai pas hésité à me porter volontaire. L'hôpital manque cruellement de personnels et je ne pouvais pas laisser d'autres humains ou CESS en difficultés. Et puis, je suis censée ne rien craindre, pas vrai ? Personne ne connait ma nature d'arcaniste. Et pourtant, je ne devrais pas être aussi certaine... Alors que nous remontons péniblement l’allée vers l’Oufo, j'entends un nouveau murmure, puis mon prénom. J'ai tout juste le temps de me retourner et je croise le regard de plusieurs hommes. Alors je sais : ce sont eux, les chasseurs qui ont tué Lucia il y a deux ans. La surprise me tétanise mais un pavé s'écrasant contre le mur à quelques centimètres de mon visage me fait immédiatement reprendre mes esprits et j'entre enfin dans le grand bâtiment.

Michel s'écroule au sol et je tombe avec lui, emportée par son poids. Je me redresse avec peine tandis que derrière moi, un homme ferme les portes et les condamne avec des bancs. Ne pas réfléchir, agir, ne pas réfléchir... Je tente de me focaliser sur l'instant présent, sur ce que je peux faire là, maintenant, tout de suite. Paniquée, j'attrape mon téléphone pour prévenir la seule personne qui me vient à l'esprit : Ethan. Mes yeux font ensuite le tour de la salle et tombe sur un homme, le visage en sang. Une femme, une policière visiblement me demande mon prénom « Tasya » Je lui réponds fébrilement tandis que j'ouvre avec précipitation la lourde trousse de secours que je n'ai pas lâchée pour venir en aide à l'inconnu.

Je ne perds pas une seule seconde. Ne pas réfléchir, agir, ne pas réfléchir... Mes doigts frôlent le front de l'homme tandis que ma magie opère. A quoi bon se cacher désormais ? Bientôt, tout le monde saura ici ce que je suis et c'est bien le cadet de mes soucis. Les morceaux de verre sont repoussés par le sang et l'hémorragie finit par ralentir puis s'arrêter. Cet homme a de la chance, mon don peut l'aider, Michel et son entorse ne peuvent pas en dire autant. J'attrape alors du fil et une aiguille pour recoudre la plaie. Ne pas réfléchir, agir, ne pas réfléchir... M'occuper les mains et l'esprit m'aident à me concentrer, à ne pas laisser la panique envahir tout mon être.

Mes yeux se posent brièvement sur le dénommé Jacob. C'est un arcaniste rouge, allié ? Impossible à savoir pour le moment. Son aura montre qu'il est calme, ce qui est bon signe. Tandis que lui et l'agent discutent, je finis la suture et finis par me relever pour observer ce qu'il se passe dehors. Mon cœur loupe un battement quand j’aperçois Ethan. Mon front se colle à la vitre tandis que je cesse presque de respirer. Un gémissement m'échappe quand je vois un homme au visage dissimulé lui tirer dessus. Non, non, non... C'est par miracle qu'il parvient à s'échapper. Mes doigts pianotent fébrilement sur le clavier de mon téléphone. Je compose rapidement un message que j'envoie à Ethan. « Pars, c'est trop dangereux ici... » Il me répond quelques minutes plus tard. Il est sur le toit. « Reste-y, reste en sécurité » Tandis que le message s'échappe de mon téléphone, j'espère de tout mon cœur qu'il restera là-haut. Je ne peux pas le rejoindre. Je suis coincée ici.

Mon regard se fixe alors sur la rue, là où le temps semble suspendu. « C'est moi qu'ils veulent... » J'entends à peine le son de ma propre voix, c'est plus un murmure qu'un véritable écho, alors je répète un peu plus fort, les yeux perdus dans le vide « C'est moi qu'ils veulent » Je me recule avec effroi quand une brique vient heurter le volet derrière lequel je suis réfugiée. « Les hommes qui sont dehors, ils ont tué ma tante il y a deux ans... Ce sont.. ce sont des chasseurs... » Et ils veulent me tuer. L'étau dans ma poitrine se ressert encore. Mes yeux restent fixés sur la rue. Sortir est-il une option ? Et si cela permettait à ceux qui sont ici de s'en sortir ? Il est hors de question que d'autres personnes souffrent ou soient tuées quand je peux les ralentir, leur donner une diversion. Je leur ai déjà échappé une fois mais il semblerait cette fois que je sois dans une impasse. Je réalise alors que s'ils rentrent ici, ils nous tueront tous alors que si je sors, ils gagneront quelques minutes... Mes yeux se posent sur les personnes en face. Pitié, qu'ils aient une solution miracle parce que l'idée d'être lapidée n'est pas vraiment la plus réjouissante qu'il soit...

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Forgive me, Father, for I am sin
Le mauvais oeil
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Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
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Ven 15 Déc - 19:17 (#)

Chapitre 3 : Carnage
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Deux coups de feu.
À l’intérieur du vestibule de l’Oufo, les claquements des balles ont résonné avec la même brutalité que des coups de tonnerre. Leurs échos ont frappé les murs, et rebondit contre les boiseries, arrachant un sursaut à l’homme noir, anonyme, dont Tasya vient de recoudre la plaie, et à Michel qui jette des regards anxieux vers les portes barricadées. Jacob, lui, est resté calme, son attention absorbée par les raies de lumière ténue qui filtrent à travers les volets clos, derrière lesquels retentit le vacarme d’une moto en détresse. Un silence de mausolée absorbe finalement les plaintes du moteur et, à côté de Tasya, l’officier Johnson échappe, malgré lui, un soupir las. Une odeur nauséabonde de caoutchouc brûlé s’infiltre entre les interstices des portes, aux côtés des relents d’essence et de métal chaud qui saturaient déjà l’atmosphère poisseuse de l’avenue.

C’est le choc d’une brique lancée contre un volet, qui rompt ce silence. Comme extirpé de sa contemplation soucieuse, les yeux de Jacob s’attardent d’abord sur le Noir blessé, avant de revenir sur Tasya. Avec sa veste de jean décontracté, nul n’aurait pu concevoir que cet homme aux épaules carrés et à la haute taille puisse officier dans l’antre des vaudous. Pourtant, l’intensité de ses prunelles le trahit, et son allure altière, maître de lui-même, ne fait qu’accentuer son charisme et son autorité naturelle. L’homme a l’habitude d’être obéi, mais sa posture alerte et l’économie de gestes dont il fait preuve, trahissent une empathie indéniable. Il est en train d’évaluer la situation à toute allure, Medea tu le sais, car tu as déjà vu de tels individus, ceux ayant l’étoffe des leaders, capables d’analyser et d’agir de manière décisive dans les pires moments de crise.

Mais, contre toute attente, les premiers mots que Jacob prononce, sont pour Tasya.

« Ne vous blâmez pas. » Sa voix forte, profonde, résonne avec justesse dans cet étroit vestibule, et ses mots sont empreints de solidarité, quoique non dénués de sévérité. Pas une seule seconde, Jacob ne quitte Tasya des yeux, tandis qu’il articule chacun de ses mots avec la patience d’un professeur offrant une leçon.

« Des hommes comme ça, aveuglés par la haine, ont moins de jugeote que des animaux. Ils se prévalent du titre de chasseurs, mais ils ne sont que des bouchers qui s’affirment justiciers. Ceux à blâmer, sont ceux qui ont choisi la violence en premier lieu. »

Un nouveau silence vient ponctuer son assertion. L’Oungan se détourne de toi, Tasya, et scrute le vestibule où Johnson, pour une fois, a préféré se taire, tandis qu’il tâche d’aider Michel à trouver une position assise plus confortable. Mais Jacob n’en a pas terminé. Celui-ci tourne les talons soudainement, sans décrocher un mot pour Medea, en extirpant un trousseau de clés de l’une des poches de sa veste ; il en sélectionne une, rapidement, et l’introduit dans la serrure des immenses battants qui ferment le vestibule au reste de l’Oufo. Un claquement métallique s’ensuit, et aussitôt, l’homme pousse les somptueuses portes de bois sculpté qui s’ouvrent sur le vaste péristyle jusque-là caché aux yeux des non-initiés. Des appliques murales illuminent la salle, vous offrant à tous une vue à couper le souffle, tant les proportions et les couleurs sont saisissantes.

Le péristyle de l’Oufo n’a rien à envier au chœur sacré d’une cathédrale. Au centre de l’espace consacré, le potomitan trône et s’élance vers la voûte, alors peinte de fresques chamarrées, représentants les Iwas dans des tons vifs : dorés et carmins se sont entrelacés avec l’azur et le jade, dans une complexité de motifs et de scènes qui donnent le tournis. Au pied du pilier central, sont enchâssés des tablettes de pierres qui forment le socle des offrandes, vide cette nuit, avec ses bougies éteintes et ses traces odorantes, colorées parfois, de libations. Dans ces lieux majestueux, même le sol est recouvert d’une peinture ocre, uniforme, où les halos des lampes s’étirent et dansent, en faisant parfois apparaître les restes de dessins à la craie. L’immensité de l’espace est renforcée par l’absence totale d’ameublement, car seuls des bancs sont posés contre les murs.

Bien qu’humaine, Medea, la beauté brute, et la spiritualité omniprésente de ces lieux, te traversent de part en part, comme une flèche d’électricité qui caressent fugacement les mèches de tes cheveux. L’endroit est sacré, cela ne fait aucun doute, quand l’air parfumé d’encens paraît gorgé d’une présence silencieuse, écrasante, qui confère au respect et à l’admiration. Tasya, bien que ces traditions et ces pratiques ne soient pas les tiennes, tu es balayée toi aussi par ce même souffle immatériel lorsque les portes s’ouvrent. Cette union de magie et de foi qui vit ici, tu peux la ressentir jusque dans ta chair d’Éveillée. Même Johnson n’a pas dit un mot, tandis que Jacob s’arrête sur le seuil du péristyle, tel un gardien de chair méfiant.

« Très bien, écoutez-moi, agent Comucci. » La voix de Jacob t’extirpe du charme que les lieux ont opéré sur toi, Medea, en dépit de la situation alarmante dans laquelle vous vous trouvez tous. « Il y a trois autres issues au temple. Une trappe au sous-sol, normalement elle est cadenassée de l’extérieur. Nous avons une remise avec une porte de secours à l’arrière du bâtiment, je l’ai fermé cet après-midi. Il y a aussi une trappe menant au toit avec une échelle de secours fixée au mur extérieur, et je suis sûr qu’elle n’est pas fermée. »

Un soupir franchit les lèvres de Jacob. « Je vais m’occuper du reste ici. Nous avons de quoi fabriquer des lits de fortune pour les blessés, et assez d’espace dans le péristyle pour les rassembler, » explique-t-il avant de faire volte-face et de s’écrier. « Marie ! »

Avec sa voix de baryton, le timbre de l’Oungan résonne avec d’autant plus de force que les murs du péristyle sont dépourvus de fenêtres. Seules cinq portes parsèment le périmètre, dont celles ouvertes sur l’entrée, tandis que les autres orientent les initiés vers les parties communes. Dans ce majestueux espace, de forme carrée, Jacob s’avance de quelques pas, tourné vers une silhouette discrète que personne n’avait vu. Blottie contre l’un des murs, une jeune femme se tient accroupie sur un banc, son téléphone portable posé sur ses genoux, manifestement absorbée par son écran. Elle paraît se fondre dans le décor, ses cheveux noirs mêlés aux fresques peintes derrière elle, à tel point que l’œil peine à remarquer sa présence silencieuse.

« Marie ! » tonne encore une fois Jacob, avant que l’inconnue ne se détourne finalement de son écran. « Tu vas accompagner l’agent Comucci à l’intérieur, et lui montrer où sont les accès extérieurs. Dépêche-toi s’il te plaît. Il faut aller vite. »

La dénommée Marie se détache finalement du banc, l’air lasse. Elle ne dit rien. Mais son opulente chevelure et ses immenses yeux noirs, lui confèrent une allure envoûtante et secrète, d’une sombre délicatesse, avec sa silhouette aux mouvements félins, souples comme une danse. Une veste brodée de fils dorés cache alors un pull noir, sur lequel pend la chaîne d’un collier d’or masqué par l’étoffe, et un pantalon aux sombres coloris qui va à merveille avec sa beauté de rubis noir. Au lieu de s’approcher toutefois, elle salue d’un hochement de tête Medea, et traverse le péristyle, pour l’attendre juste à côté de l’une des portes, les bras croisés.

« Marie va vous indiquer où aller. Elle connaît l’Oufo par cœur, » termine-t-il, avant de te chuchoter, Medea, sur un ton d’avertissement. « Ne me forcez plus la main, agent Comucci. »

Dans le regard de Jacob, ne se lit ni rancœur, ni colère, seulement la conviction d’un homme prêt à défendre sa communauté et sa foi, contre n’importe quelle menace. Y compris celle de la NRD. L’Oungan n’est pas un idiot, Medea tu t’en doutes, et il sait très bien que l’agence gouvernementale n’est pas, et ne sera jamais, une amie des Éveillés. Il se détourne de toi, te laissant opérer avec l’aide de la nonchalante Marie, et s’en va rapidement organiser un hôpital de fortune avec Johnson, qui l’écoute de bien mauvaise grâce.

Tasya, tu es libre de décider où ton aide ira. Néanmoins, lorsque tu observes Marie, attendant à l’autre bout du péristyle, tu remarques son aura : elle aussi est une arcaniste rouge. Mais, à la différence de Jacob, tu ne parviens pas à déchiffrer ses émotions, qui sont d’un calme plat, comme une mer d’huile. Le prêtre vaudou s’occupe d’aller chercher des couvertures, et des lits de camps, afin que les blessés soient à peu près à l’aise sur le sol. Johnson, lui, coopère, non sans afficher ouvertement sa très grande méfiance.

~~~

Pendant ce temps, à l’extérieur, les tirs d’Aodh ont brisé la trêve avec la violence du tonnerre. En entendant le vacarme de la moto d’Ethan qui fonçait sur le parking vide autour du bâtiment, les émeutiers dispersés ont pour beaucoup relevé la tête. Difficile de la rater. Le pneu percé trace une courbe très visible sur l’herbe de l’espace vert, qui devient de plus en plus erratique à mesure que l’engin perd en stabilité. Certains parmi ces observateurs n’ont eu qu’à suivre le boucan du moteur, tout comme le sillon de terre, jusqu’à découvrir la moto d’Ethan, abandonnée sur le sol juste dessous l’échelle de secours qui monte sur le toit de l’Oufo.

C’est une aubaine. Alors que certains n’étaient même pas au courant de l’identité du motard, cette nouvelle possibilité de pénétrer à l’intérieur de l’Oufo barricadé, afin de le mettre à sac, est un cadeau du ciel. Il ne te faut pas bien longtemps, Aodh, pour voir et comprendre où ta victime s’est enfui, puisque de nombreux autres émeutiers s’invectivent et pointent du doigt l’échelle de secours, auparavant passée inaperçue dans le chaos des affrontements. Déjà, des silhouettes masquées et armées convergent vers cet accès inespéré, remotivés par la perspective de pouvoir, enfin, démolir cette antre satanique et ses adorateurs.

~~~

Lilas et Caleb, vos poumons se débarrassent lentement des derniers miasmes nocifs inspirés. Cependant, en dépit d’une toux qui s’en va en diminuant, ce sont d’autres symptômes qui mettent du temps à se dissiper : des picotements traversent vos muscles, vos terminaisons nerveuses sont engourdies et molles. Si ces effets ne sont pas très agréables, ils n’empêchent en rien vos mouvements et vos sens ne sont pas affectés.

Lilas, alors que tu tâtonnes contre la porte, tu sens le battant s’ouvrir lentement vers toi, comme poussé par un courant d’air. Pourtant, tu ne sens aucune brise. Elle s’ouvre en silence, et dans l’obscurité que ton écran de téléphone ne dissipe qu’à peine, tu sens soudainement quelque chose de vivant te monter sur le pied. Et dans la seconde suivante, c’est une masse chaude et serpentine qui s’enroule lentement sur ton mollet.

C’est un chat. Une fois la frayeur passée, tu aperçois les deux yeux jaunes et brillants du petit félin noir, qui t’observent avec intérêt, et l’air parfaitement innocent. Comme tous les félins de son espèce, il a décidé que le meilleur moment pour quémander ton attention, était justement celui-là, quitte à te faire faire un AVC. Le félin porte un joli collier en cuir, où oscille un petit bijou argenté de forme ronde comme une perle : Lilas, tu remarques que cette perle est entourée d’une faible aura bleutée, qui semble belle et bien magique.


Résumé:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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Cannot a Beast be tamed
Aodh Moore
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En un mot : Lycanthrope malgré lui, autrefois milicien du mouvement Shepherd.
Facultés : Tout juste transformé, Aodh ne maîtrise aucune forme à proprement parlé. Deux d’entre elles s’imposent naturellement à lui : l’hispo à la pleine lune ou sous le coup de violentes émotions, ou celle du glabro lorsque la Bête menace de déborder.
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Dim 17 Déc - 23:41 (#)

Le motard n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. La gerbe de sang qui macula sa combinaison arracha un grognement d’excitation au monstre tapis aux confins de mon esprit. Les deux détonations crachées par mon arme de poing sonnaient comme un cri de ralliement envers cette meute nouvellement constituée. Le loup jubilait, pervertissait mes pensées. Je réprimais difficilement ses envies de meurtre quand notre proie nous échappa, mettant le turbo pour se dégager le plus rapidement possible avant que les émeutiers ne soient sur lui. Contre toute attente, sa bécane arrivait encore à rouler même avec un pneu éclaté, la jante malmenée dans le processus. J’avais un temps de retard sur les autres pour le prendre en chasse, mais il ne devait pas être parti bien loin.

C’était presque trop facile. Il avait simplement contourné le bâtiment pour tenter d’entrer par l’arrière… nous révélant par la même occasion une échelle de service qui nous avait auparavant échappée pour pénétrer dans leur terrier. On s’écartait, par la même occasion, de ceux qui nous disputaient nos proies un peu plus tôt. Alors que certains escalaient aussitôt à l’échelle à sa suite, je pris plutôt le parti de rester au sol.

« Hey ! » Je touchai l’épaule de Mason qui venait de me dépasser. « Oublie ce mec, ils sont déjà bien occupés avec lui là-haut. » Et s’il méritait bien pire pour avoir cautionné le commerce de sang d’enfants, l’Oufo restait personnellement ma priorité. Je lui désignai le pied-de-biche qu’il tenait en main. « Donne-moi ça. » Son regard se fit interrogateur, mais il ne discuta pas. Je coinçai mon arme de poing à nouveau dans ma ceinture, sous ma veste de cuir, pour m’approcher des fenêtres les plus proches du rez-de-chaussée. Je restais volontairement le long du mur pour ne pas être aperçu immédiatement, alors que je plantai le pied-de-biche dans le volet clos pour en forcer l’accès. « Vous avez des cocktails molotov non ? » Une bouteille d’alcool, un chiffon et un peu de feu suffiraient amplement à faire le travail. « Préparez-vous à les balancer là-dedans ! On va tout faire flamber… »

Putain, depuis le temps que j’en rêvais !

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Naya Cahann
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En un mot : Petit feu follet
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☽ Lecture des auras - capable de reconnaitre Humains, outres et arcanistes. Perception des auras vampiriques et thérianthropes mais sans pouvoir réellement les reconnaître.

☽ Température corporelle au-dessus de la moyenne - en apprentissage pour canaliser cette chaleur et soigner les gens.
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Lun 18 Déc - 9:06 (#)

Le fait d’entendre la voix d’Isalin me fait un bien fou. J’ai l’impression que mon cœur va enfin arrêter de tambouriner comme un dingue dans ma poitrine et que je vais ptet réussi à respirer. Plus ou moins quoi. En tout cas, c’est pas pire.

Je reste accrochée à elle encore quelques instants, avant de finir par me décider à la relâcher, ouvrant et refermant les poings pour me forcer à arrêter de trembler. Et essayer de penser à quelque chose de concret m’aide un peu à éviter de sombrer dans la panique totale – ou plutôt d’y rester. Ca m’évite aussi de trop me focaliser sur ce qui grouille autour de nous.

Je bats des cils à sa question. « Je… de l’eau ? Attends, je regarde. » Et je commence à fouiller dans ma besace. La course-poursuite et le fait d’avoir trébuché à peu près un milliard de fois me laissent pas trop optimiste sur son contenu et j’ai un profond soupir quand je vois ce qui reste à l’intérieur. « J’ai que dalle. » Rien d’utile en tout cas. « Fait chier… » Soufflé dans un murmure agacé avant de relever la tête à son autre question. « Quoi ? » Mon téléphone. Mais oui, quelle bonne idée ! Sauf que là encore, c’est la merde.

Je fouille de nouveau mon sac, finissant par renverser son contenu au sol. Autant vous dire que dans le noir, c’est pas la meilleure des idées. Et je retourne mes poches, à peu près calmement au début, avant de finir au bord de la crise de nerfs. « Je l’ai paumé. J’ai paumé mon téléphone. On… » J’ai un temps, comme si l’information avait encore du mal à faire son chemin dans ma petite tête. Et il me faut de longues secondes avant de souffler, dans un murmure. « … on est toutes seules Isa. Va falloir qu’on se débrouille. » J’essuie mes larmes du revers de la main et j’essaie d’inspirer de nouveau aussi longuement que possible. Il faut qu’on fasse quelque chose. On peut pas les laisser gagner.

J’attrape sa main pour me relever tant bien que mal, titubant un peu sur moi-même, alors que les murs épais arrivent à peine à camoufler les clameurs du dehors. Ils sont là. Ils nous ont retrouvées. Ils vont nous brûler comme les sorcières qu’on est. Pourquoi je pense à ça ? Aucune fichue idée. Mais maintenant que c’est dans mon crâne, impossible de faire sortir ces quelques phrases qui se répètent en boucle. « Faut qu’on trouve une sortie. » Ou un meilleur endroit pour se cacher. Mais rester ici, c’est comme rester dans une tombe. En tout cas, c’est ce que mon angoisse qui me serre le ventre est en train de me souffler.

A tâtons, j’essaie de trouver des issues. La première porte est verrouillée, mais l’autre semble bien coopérer. « … on va par là ? » Pas comme si les options étaient illimitées de toute façon.

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Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Lun 18 Déc - 9:53 (#)

Pendant son échange avec l’Ougan, Medea balaie les lieux, ses prunelles s’écarquillent  devant la manière dont Tasya soigne le blessé mais tait tout commentaires ou jugements. Brève curiosité. Les coups de feu durcissent les traits de Medea. Elle n’aime pas cela mais sa priorité absolue, c’est l’Oufo. Elle n’aidera personne en jouant les cow-boys. Pendant que Jacob offre des paroles  sensées à l’infirmière, elle tente de joindre Parton ou Barrois. Les lignes restent occupées. Un  signe de tête, respect accru pour l’Ougan, elle s’approche de Taysa, une pression rassurante sur le poignet. Pointe de douceur dans la voix  qui ne peut en dissimuler la fermeté. -Tasya, je m’appelle Medea Comucci, je suis l’agent en charge. Ces chasseurs ne réfléchissent pas, l’Oufo est devenu un catalyseur. Que vous alliez dehors serait vain. Je vous demande de rester en sécurité.

Je vous ordonne. La foule n'est pas  composée que de chasseurs, les factions de Shreveport sont mouvantes. C’est volatile, instable. Jacob peut être un soutien de taille. Ou un adversaire redoutable. L’écho de fureur animale fait trembler les murs, l’urgence de sortir du couloir  devient réelle. Heureusement, le grand noir décide d’ouvrir les portes de son sanctuaire.

Le bruit s’assourdit. La peur  recule. Le cœur de l’Oufo est imbue d’une beauté millénaire, dont la puissance est certaine. Sous ses manches, une coulée de chair de poule. Un regard ne suffit pas à capter l’ensemble des détails, mais c’est le seul qu’elle  s’accorde, Jacob attire  son attention. Trois issues et il prend en main les civils. Medea se crispe. Elle aurait dû voir avant la Panthère qui se matérialise. Mise à son service. Une arme dans son fourreau? Un mince sourire devant la franchise de Jacob. -Votre aide m’est précieuse.

Elle  hèle Johnson. -Officier, je vous laisse en charge du rez-de -chaussée. Surveillez le périmètre intérieur. -Elle se rapproche et s’exprime à voix basse. -Moyens non létaux en cas de brèche. La Nrd et la SPD ont assez de problèmes.

A Marie, elle indique le toit en premier. Elles s’élancent  dans les couloirs. Dès qu’elles atteignent le dernier embranchement, l’italienne arrête  son guide.  -Pouvez-vous vérifier la trappe du sous-sol? Ne prenez aucun risque. -Déjà elle grimpe les escaliers. Téléphone à l’oreille. Medea n’est pas dans les normes. Ni du FBI ni de la NRD. Elle le prouve en appelant le directeur de l’antenne Louisianaise de Constellis. Pas le temps d'être charmante.
-Combien de temps pour déployer à Shreveport supports et hommes spécialisés dans les émeutes urbaines, Cess et Non cess?
-Qui paye?
-Vous êtes sous contrat.
-Alors je vais attendre la confirmation de Parton.

Les phalanges de Medea blanchissent sur son téléphone alors qu’elle répond, maîtrisant sa colère.
-Envoyez moi la facture. Forces de dispersions. On tire pas dans la foule.
-Je rappelle dans une heure avec un plan tactique à approuver.


La porte du toit n’était pas fermée, elle en a la confirmation en s'avançant dehors. Un homme au bras poisseux de sang  balance un coup de pied à  un autre qui tente de gravir l’échelle de secours sur laquelle il s’appuie. Un cri de panique tombe. Entraînant dans sa chute les deux qui le suivait de trop près dans leur hâte de grimper. -Reculez. Commencez à descendre, je vous rejoins. -Medea prend sa place devant l’échelle, le forçant à obéir. Sans ménagement, elle écrase les doigts d’un troisième. La situation s’aggrave. Le bâtiment semble encerclé. A regret elle sort son arme et  tire un coup de semonce vers émeutiers. Gagnant une minute ou deux. Qu’elle met à profit en rentrant dans le bâtiment. Fermant l’accès derrière elle. Elle rejoint l’inconnu blessé, se place devant lui pour bloquer sa progression. -Donnez-moi votre arme si vous en avez une.



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Lilas Hirsch
Lilas Hirsch
"THE BOOTY" : la plus belle paire de France et de Navarre.
☽ YOU LEFT ME IN THE DARK ☾

"She was poetry in a world that was still learning the alphabet."


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En un mot : Wild thoughts
Qui es-tu ? : ☽ Outre. Pouvoir qu'elle ne peut nier, l'amenant sans cesse à visualiser le monde sous un prisme différent de celui du commun des mortels. Agression visuelle, physique, sonore, olfactive, constante, d'une magie qu'elle voit en tant qu'entité propre.
☽ Artiste. Pour exprimer ses visions, elle s'acharne à peindre, sculpter, dessiner, ce monde qui l'entoure et qu'elle ne peut expliquer oralement.
☽ Née en France, en Alsace précisément, enfant non-désirée, d'une relation adultère. Ce sont ses grands-parents qui l'élève et son grand-père qui la forme.
☽ Elle déménage aux USA dans le but de retrouver cette mère qui l'a abandonnée, pour apprendre qu'elle est décédée, préférant ne pas se battre contre un cancer qui finira par avoir raison d'elle.
☽ Elle atterrit à Los Angeles presque par hasard, en suivant son compagnon de l'époque. Elle y rencontrera Vinzent, qui changera sa vie.
☽ Un début d'apprentissage arcanique inachevé au côté de celui qui deviendra son ami, son amant, son amour. Un rituel magique lie leurs âmes peu de temps après le décès de Léonard, le mentor de Lilas.
☽ Elle se laissera malmener pendant des années par un homme néfaste avant de finalement tout quitter pour rejoindre la Louisiane dans l'espoir d'y retrouver sa demi-soeur et peut-être Vinzent.
☽ Elle passe 2 ans dans un camp regroupant des femmes CESS avant de rejoindre finalement Shreveport, où elle retrouvera sa demi-soeur, Hannah Miller, et l'autre moitié de son âme, Vinzent Henkermann.

☽ NO DAWN, NO DAY ☾

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"your name i spoke many times
alone in the darkness in the night"

Facultés : ☽ Clairvoyance : Lilas a un niveau de sensibilité aux flux magiques qui lui permet de lire sous la surface des choses qui composent le réel. Cela se traduit par toutes sortes de stimuli cognitifs ou physiques. Son don est passif, elle vit avec un second filtre de vision constant.

☽ Psychométrie : En touchant un objet, qu’il soit magique ou non, Lilas peut en voir l’histoire, a qui il a appartenu, ce à quoi il a servi, tout ce qu’il s’est passé à son contact. La capacité n’est pas maîtrisée.
Thème : Cosmic Love - Florence + The Machine
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I'm always in this twilight


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"and prayed a thousand prayers
and my many dreams were of you"

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Lun 18 Déc - 13:56 (#)






CARNAGE




« On va pas crever du gaz. » Elle répond d’une voix distraite alors qu’elle tâtonne contre la porte pour en trouver la poignée. « J’pense qu’on en a pas assez ingéré pour que ce soit réellement dangereux, juste désagréable, j’crois. » Elle grimace légèrement quand son biceps tressaute et que ses doigts perdent une seconde leur récepteurs sensoriels. « Ouais, on m’a poussé là-dedans, chais pas qui, mais franchement, pour le moment j’ai envie de dire merci. » Ses phalanges rencontrent enfin la poignée et, avec maladresse, elle l’ouvre. Immédiatement, quelque chose de chaud et de soyeux se frotte contre sa cheville dénudée et elle pousse un hurlement aigu en reculant d’un bond. Ses doigts manquent de lâcher son téléphone alors qu’elle le braque sur ce qui vient de la toucher. Deux prunelles réfléchissent la lumière et elle halète en pressant une main contre sa poitrine pour calmer le rythme infernal de son cœur. « Putain de chat de merde ! »

Elle se retourne légèrement en direction de celui qui l’accompagne et s’excuse à mi-voix avant de se pencher vers le chat. La perle au bout de son collier luit légèrement plus que l’essence du chat lui-même et elle le gratouille entre les oreilles en veillant à ne pas toucher la petite bille. Même si la magie qui se dégage de l’objet lui semble neutre les voix d’Eoghan et de Vinzent résonnent de concert sous son crâne. Tant que t’as pas l’assurance que c’est inoffensif, tu touches pas. Elle se redresse, le souffle toujours un peu court, les muscles toujours secoués de picotements désagréables et les doigts toujours un peu gourds. « Nan, j’suis déjà passée devant, mais j’suis jamais rentrée, donc on va y aller à l’aveugle. Prêt ? »

Elle pousse la porte plus grand et tombe sur un couloir à la lumière éteinte. Elle tâtonne le mur dans l’espoir d’y trouver un interrupteur et grogne quand elle ne tombe sur rien. Un coup d’œil à son portable lui indique que sa batterie est déjà à moitié vide. Elle active le flash de son appareil photo et plisse les yeux face à la lumière crue et blanche. « J’sais pas si y a du monde ici, mais au moins, on est à l’abri du froid et des tarés dehors. J’m’appelle Lilas, d’ailleurs.» Elle fait un pas, trébuche sur le chat qui s’enroule autour de ses chevilles et glapit en se rattrapant au mur. « Bon, le chat… » Elle se baisse et glisse une main sous son ventre pour le soulever et le caller contre elle. « Tu viens avec nous, mon gros. » Ils avancent à peine et une seconde porte sur le mur d’en face intrigue Lilas qui l’ouvre avant d’éclairer l’intérieur de la pièce. « Ce serait bien qu’on trouve un truc pour se défendre au cas où ils rentrent… T’as quelque chose sur toi ? » Elle pénètre à peine dans la pièce et éclaire les murs de son flash.






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Ethan Roman
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Lun 18 Déc - 16:06 (#)

Les étoiles sont belles, parfois voilées d’un nuage intrépide. La lune jette ses rayons argentés sur la ville qui se transforme en champs de bataille. La rumeur monte et enfle, j’aimerai être ailleurs, revivre les derniers jours avec Tasya, sentir ses lèvres contre les miennes et tout le reste.

- Garance… je t’aime mais cette fille, je l’ai dans la peau.

Illusion ou vérité, une caresse d’approbation se fait sentir sur ma nuque… alors que je suis couché sur le dos. Qu’importe, je me questionnerai plus tard sur ce phénomène. Je me redresse en grimaçant, surpris par la douleur induite et comprenant mieux celle de Sam.

Des sons métalliques alertent ma vigilance, ces fils de pute m’ont suivi. Remarque, vu la trace que j’ai laissée dans le gazon, facile de me localiser. J’ai mal mais je défendrais ce toit au péril de ma vie… ouais enfin, aucun crétin ne mettra un pied ici, tant que je serai en place.

Une main agrippe le rebord, faisant un effort surhumain pour ne pas écraser les phalanges. J’attends, sentant la rage me grignoter les entrailles. Me tenant à l’échelle, je balance mon 43 fillette dans la tronche du bonhomme. Les os craquent, un cri de stupeur écrase, momentanément, le tumulte d’en bas et accompagne un plongeon magistral. Dans sa chute, il emporte deux de ses camarades qui, après une brève vérification, ne se relèvent pas. Trois de moins. Des insultes fusent n’ébranlant en rien ma détermination. De nouveaux doigts gantés tentent de hisser un corps. Mon poing s’abat sur l’assaillant qui glisse sur quelques échelons, en envoyant d’autres au tapis.

Une voix féminine, venant de derrière moi, chatouille mon ouïe. Blanc comme un linge, suant comme un bœuf, je me retourne et admire femme magnifique. Des ordres précis sont donnés que je suis à la lettre, n’ayant pas la force de protester. Juste avant de pénétrer dans le bâtiment, je ramasse une barre en fer, relique, très certainement, oubliée lors de la construction. Je m’engouffre dans le temple, attendant la nénette qui ne tarde pas à me rejoindre après m’avoir fait sursauter par ses tirs. J’espère qu’elle en a dégommé un ou deux. Dès qu’elle a fermé la porte à clef, je bloque la porte à l’aide de la barre.

- Ca les retiendra une ou deux secondes. Je ne suis pas armé.

J’écarte les pans de ma veste, confirmant mes dires.

- Tasya ? Elle va bien ?

L’inquiétude et la lassitude se disputent mon ton. Dans la sérénité du temple, l’adrénaline retombe très vite. La tête me tourne et la douleur refait surface. M’accrochant à la rambarde, je descends les escaliers lentement, laissant une quelques gouttes sanguines dans mon sillage. Un volet éclate, une fenêtre se brise, donnant vigueur à mon avancée. Nous parvenons, enfin à destination. Diverses personnes sont présentes, dont Tasya.

Aucune hésitation. Les derniers mètres sont effectués prestement. Mon bras valide se referme sur ses épaules et je sers son petit corps contre le mien.

- Tu vas bien ?

J’embrasse son front, me repaissant de son parfum.


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Tasya Espinoza
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En un mot : Let's goooo
Qui es-tu ? : - Infirmière à l'hôpital de Shreveport & serveuse pour combler des fins de mois difficiles.
- Née dans une famille de mage au Mexique. Sa famille a été tué il y a quelques années et lui a laissé quelques dettes.
- Est en Amérique depuis quelques années dans le but de devenir infirmière.
- Sa tante a été tuée par un chasseur d'arcaniste.
- Utilise ponctuellement ses pouvoirs à l'hôpital quand elle est certaine que personne ne peut la voir ou au bar où elle travaille pour distiller un peu de "bien-être" dans les cocktails qu'elle prépare
Facultés : - Mage avec comme élément de prédilection l'eau.
- Pratique la magie blanche.
- Kinésie, Aquagénèse et Hémokinésie sont des capacités acquises. Elle peut donc maitriser l'eau mais aussi le sang.
- Discerne les auras (différencie les différentes races) et les émotions immédiates des personnes autour d'elle.
- Contrepartie : se déshydrate beaucoup plus vite qu'une personne lambda
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Lun 18 Déc - 22:46 (#)

Mes yeux se posent sur Jacob dont les paroles sont sages. Effectivement, ces hommes sont des bouchers, des êtres avides de sang qui n'ont rien d'humains. Medea s'approche à son tour et se présente. Selon elle, sortir ne fera gagner du temps à personne... J'hoche alors doucement la tête. C'est compris, je resterais en sécurité à l'intérieur de ce bâtiment, mais la suite ne me rassure pas vraiment.

Lorsque Jacob ouvre les portes du péristyle, je suis de suite impressionnée par la grandeur et la majestuosité des lieux. Il y règne une magie, une foi que j'ai rarement vu ailleurs. C'est un lieu sacré, empreint de sagesse, de puissance et d'histoire. Mon égarement est de courte durée, les paroles de Jacob attirent mon attention. Il parle d'une trappe en haut, sur les toits. Ethan devrait pouvoir nous rejoindre par là.

Mes yeux se fixent un instant sur Marie dont les émotions sont indéchiffrables. La femme s'éloigne déjà avec Medea, tandis que je ne perds pas de temps et m'occupe d'aider à transférer les blessés jusqu'au centre du péristyle, puis à installer les lits de camp. Tandis que je vérifie si les sutures sur l'arcade sourcilière de l'homme ont tenu, la porte s'ouvre à nouveau, laissant apparaitre Medea et Ethan. Le soulagement est immense.

Je m'avance vers lui et le serre contre moi. « Je vais bien. » Et on ne peut pas en dire autant de lui. « Ton bras... Ils ne t'ont pas loupé. » Je lui fais signe de s'installer tandis que j'ouvre à nouveau ma trousse de secours. Mes doigts frôlent la peau, l'écoulement de sang ralentit et je peux désinfecter la plaie puis le recoudre. « Tu n'aurais pas dû prendre autant de risques... » Je lui souffle, en même temps, lui envoyer un message n'était pas vraiment intelligent de ma part...

La bouteille d'eau de ma trousse de secours est déjà vide. « Il me faut de l'eau. Où puis-je en trouver ? » Je me tourne vers Jacob. Ont-ils un autre endroit ? Une pièce où trouver de l'eau potable, voir de la nourriture ? Combien de temps vont-ils rester coincés ici ? Ne vaut-il pas mieux se préparer au pire ?


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That kid you called a weirdo
Isalín Lokisdóttir
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En un mot : ❅ fleur hivernale ❅
Qui es-tu ? : ❅ Née en octobre 2004, elle est encore dans ce drôle de monde qu'est l'adolescence;
❅ Cheveux sombres et yeux de jade, visage en cœur, petite bouche charnue et taches de son, voilà le mélange de ce visage un peu atypique. C’est aussi une silhouette athlétique d’1m64 pour 52 kg.
❅ Depuis toute petite, elle s'entraine pour être patineuse Olympique. Médaillée d'argent au championnat des USA et sacrée première à la grande coupe des quatre continents, son rêve s'effondre en 2021 à cause de ses dons.
❅ Cherche désormais sa voie en tant que personne et en tant qu'Outre.
❅ Vit avec sa cousine Sofia et Elizabeth.
Facultés : ❅ Élémentaliste de l'eau dont le pouvoir se manifeste actuellement essentiellement autour de la glace.

❅ Don principal : kinésie de la glace. Isalín peut givrer l'eau et les surfaces humides ou déformer sommairement une étendue de glace.
Fonctionne dans un rayon de 2m, le contact aide beaucoup
❅ Don secondaire : résistance accrue au froid.

❅ Les bienfaits d'avoir grandi dans un monde bilingue font qu'elle n'a pas d'accent quand elle parle anglais, mais il lui arrive de buter sur le vocabulaire.

❅ C'est une athlète de haut niveau, elle est donc plus robuste et endurante qu'une adolescente lambda du même âge. Son sport l'a rendue aussi particulièrement souple et agile.
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Pseudo : Isalín Lokisdóttir
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Mar 19 Déc - 11:46 (#)

- Ok.

Il faut qu’elles se débrouillent toute seule.

- Ok…

Ça bourdonne dans sa tête. Prise de vertiges, Isalín ferme les paupières avec l’espoir de ne pas tomber. La peur est en train de lui scier l’estomac. Pourtant, elle n’arrive ni à hurler, ni à pleurer. Ses yeux d’une sécheresse douloureuse se rouvrent sur l’obscurité moite qui les entoure, sa gorge serrée ne laisse filer aucun son. Mutique, elle tremble de la tête aux pieds, mais elle se sortira de là.

- On va trouver une solution, promet-elle, doigts entremêlés à ceux de son amie.

C’est peut-être l’insouciance de son âge qui parle, ou son cerveau juvénile qui ne parvient pas à assimiler la gravité de la situation. Trop de bouleversements en trop peu de temps, alors l’encéphale plie boutique. Il n’y a pas un an, elle était une fille « normale » avec des rêves athlétiques ; aujourd’hui, la voilà réfugiée au fond d’une cave parce que des fous veulent la tuer. La tuer ?! Réalise-t-elle ?! L’Islandaise grelotte de plus belle.

Ses prunelles de jade s’habituent légèrement aux ténèbres. L’issue que montre Naya semble déboucher vers une volée de marches qui remontent – information confirmée en tâtonnant du bout du pied. Isalín grimace, soucieuse de l’endroit où elles vont atterrir. Elle tend l’oreille mais, au mieux, ne capte que des bruits étouffés, signes que la gronde continue à l’extérieur.

- J’sais pas… imagine on remonte droit sur les gens qui nous cherchent ? J’veux dire… j’sais pas où on est, c’est peut-être un repaire de cinglés…, elle revient sur ses pas et s’obstine à son tour, sans succès, sur la porte verrouillée, tu penses qu’on peut l’enfoncer à deux ? Y’a p’t’être… j'en sais rien, un autre chemin ici, ou une planque ou… un putain de téléphone ?!

On peut rêver, non ?


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When witches don't fight, we burn
Naya Cahann
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En un mot : Petit feu follet
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Facultés : ☽ Maitrise de la kinésie - capable de manipuler les flammes entre les paumes de ses mains, de modifier leur intensité // sensation d'étouffement, manque d'oxygène en cas de manipulation trop abusive.

☽ Lecture des auras - capable de reconnaitre Humains, outres et arcanistes. Perception des auras vampiriques et thérianthropes mais sans pouvoir réellement les reconnaître.

☽ Température corporelle au-dessus de la moyenne - en apprentissage pour canaliser cette chaleur et soigner les gens.
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Mer 20 Déc - 11:58 (#)

Dire que je flippe à mort est un euphémisme. Surtout que je sais pas du tout comment Isalin va réagir face à tout ça. Et le temps semble comme suspendu l’espace d’une seconde, alors qu’elle a l’air sur la brèche. Encore pire que moi – comme quoi, tout peut arriver.

Je retiens un soupir de soulagement quand elle me dit qu’on va trouver une solution, hochant la tête et me raccrochant à la pression de ses doigts. « Ouais, on va y arriver. Toutes les deux. » Ou pas hein, mais au moins, on va pas se contenter de rester prostrées dans un coin en attendant qu’un miracle arrive. Personne peut nous venir en aide ? Okay, bah on va… trouver. Un truc. Et ptet que si je me répète ça en boucle, je vais finir par y croire.

Si j’ai tendance à vouloir chercher la solution de facilité et de tenter de prendre la porte pas verrouillée, Isa a pas l’air du même avis. Et j’ai un froncement de sourcils à sa remarque. « Tu crois vraiment que ça peut être pire que les cinglés qui nous attendent dehors ? » En vrai, je suis pas sure que je suis prête à entendre son opinion à ce sujet. Parce que j’ai pas envie d’imaginer ce que ça pourrait donner. Je sens un frisson qui me parcourt l’échine à l’idée qu’on manque de bol au point de tomber sur un repère de cinglés, mais je finis par prendre une grande inspiration.

« Okay, okay. Attends. On arrivera jamais à l’enfoncer si on essaie comme ça. Par contre… » Je me mordille la lèvre, essayant d’occulter le bruit extérieur et de me dire que les explosions qu’on entend sont pas des coups de feu mais genre… des feux d’artifice ? Ouais voilà, c’est bien ça. Et surtout, éviter de regarder en direction de la trappe qu’on a pas bloquée au final. Comme ça, il se passera rien de ce côté-là. Le déni, c’est la meilleure des solutions ouais, surtout dans l’immédiat.

« Si je chauffe la serrure, ce sera plus facile d’ouvrir. Tu crois pas ? » Regard lancé en direction de la brune alors que je me frotte les mains, essayant tant bien que mal de me concentrer. C’est un exercice que je pratique souvent avec Granny ces derniers mois. Canaliser ma chaleur entre mes mains. Mais là, on est plus en train de s’amuser.

Et je plaque mes mains sur la serrure. Je sens la chaleur circuler le long de mon corps, rassurante, familière. Elle fait partie de moi depuis des années après tout. Je me concentre sur ma cible, sans même réaliser que la serrure commence déjà à rougeoyer sous la chaleur. « Ca va… le faire. » Un nouveau signe à Isa, pour qu’elle pousse en même temps que moi. Et ouais, ptet que ça va vraiment le faire en fait.

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Isalín Lokisdóttir
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❅ Depuis toute petite, elle s'entraine pour être patineuse Olympique. Médaillée d'argent au championnat des USA et sacrée première à la grande coupe des quatre continents, son rêve s'effondre en 2021 à cause de ses dons.
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Jeu 21 Déc - 9:50 (#)

Est-ce que ça peut être pire que les cinglés qui les attendent dehors ? L’adolescente fronce les sourcils puis affiche une grimace qui équivaut globalement à « duh ! » :

- Ouais : ça peut être des cinglés qui nous attendent DEDANS !

Elles n’ont aucune idée d’où elles ont atterri ; ou en tout cas, Isalín n’en sait foutrement rien mais si sa pote est au courant, elle veut bien le savoir ! Dire qu’elle pourrait être loin d’ici… sa mère lui avait proposé – presque ordonné – de rentrer, de laisser tomber Shreveport et les États-Unis, de régler son problème à la maison. Aujourd’hui, la jeune femme ne s’est jamais sentie aussi loin de chez elle. Une indésirable, une proie, une cible. Une sorcière. Mais en même temps, malgré la peur qui lui dilacère les entrailles, malgré la perspective que cette soirée se solde par une tragédie, elle sent que son rôle est d’être ici. Ses convictions en sont ravivées : ce n’est pas à elles de se terrer dans une cave crasseuse, ça devrait être aux autres !

- Oh, ça se peut ! s’enthousiasme l’Islandaise quand Naya propose d’utiliser ses pouvoirs sur la serrure. T’peux chauffer à combien de degrés ? T’penses qu’elle va fondre ? Tu vas pas mettre le feu hein ?! S’en suit un silence, puis un petit rire étouffé, j’déconne, fais-le !

Le risque d’incendie existe mais… aux grands maux les grands remèdes ! Isalín est surtout très impatiente de voir à l’œuvre les dons particuliers de sa meilleure amie. Se donner en spectacle pour prendre des photos ou amuser la galerie, c’est cool… mais se servir de ses atouts pour se sortir d’une sale situation ?! C’est dément !

- P’tain, si seulement j’avais mon tel là…, ronchonne-t-elle en se mettant en position pour pousser sur la porte verrouillée, j’aurais fait une story là… j’aurais partagé à Ashley… ça aurait peut-être une diff’…

Ashley. Mais oui ! C’est là qu’elle doivent aller, au Titty twister ! Si la police ne peut pas les aider, peut-être que la mystérieuse mais populaire activiste d’instagram saura quoi faire…


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Caleb Caulfield
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En un mot : Outre medium
Qui es-tu ? : 20 ans, artiste de rue, violoniste de talent, tourmenté par son don. Fait partie d'une bande de voleurs dont le chef est Iris. Enchaîne les petits boulots autant que les larcins.
Facultés : Medium capable d'être projeté dans le passé des lieux, en particulier quand il s'est produit des morts. Il est ainsi happé par leurs esprits, assistant à leurs derniers instants.

Lecture des auras.
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Jeu 21 Déc - 17:45 (#)

La nana n'a vraiment pas l'air alarmée par le gaz qu'on a inhalé. Je ne sais pas si c’est de l'inconscience, ou si elle sait de quoi elle parle... mais je choisis de croire qu'elle a raison. J'aimerais bien passer à autre chose, mais les picotements dans mes muscles m'en empêchent. Quelle saloperie... « OK, j'vais choisir l'optimisme. » Donc on crèvera pas de ça. A cause des tarés dehors par contre... Ou dedans. Je n'apprécie pas trop qu'on m'ai jeté ici. Et elle a subi le même sort, c'est bizarre quand même. Je me contente d'un « Hum » pas très convaincu quand elle parle de plutôt remercier notre sauveur. On verra. Elle ouvre la porte délicatement, avant de hurler et reculer précipitamment, si bien que je l'imite, le cœur emballé par ce bruit soudain dans le silence. « QUOI ? » Je baisse les yeux quand elle parle d'un chat, laissant échapper un rire nerveux. Un chat... Quel jumpscare de fil d'horreur au rabais je te jure... je me passe une main dans les cheveux, avant d'acquiescer quand elle me demande si je suis prêt. « Prêt. »

Je la suis de près, alors qu'elle éclaire les ténèbres avec son téléphone. « Caleb. » Je réponds machinalement quand elle se présente. « J'espère juste que le propriétaire des lieux n'est pas trop tatillon avec les intrus. Ce serait con de se faire flinguer. » Je frissonne en regardant derrière moi l'espèce de remise avec toutes ces fournitures vaudous. « Ou maudire. » je n'y connais pas grand chose dans cette branche là de la magie, mais je sais qu'il ne vaut mieux pas se mettre un sorcier vaudou à dos quoi. Pourquoi nous avoir sorti de l'émeute pour nous jeter là ? Lilas lâche un nouveau bruit chelou en trébuchant sur le chat. « On dirait qu'il t'aime bien. » D'ailleurs, elle décide de l'embarquer, même si je me demande pourquoi elle s'encombre de lui. Juste pour ne pas marcher dessus ?

On avance encore jusqu'à une nouvelle porte. Je passe la tête par dessus l'épaule de Lilas pour voir le bureau. « Non, rien. » Je grimace alors que je balaie la pièce avec la torche de mon téléphone. « Je ne suis pas sur qu'on trouve de quoi faire ici... Je suppose qu'un tisonnier comme dans les films, ce serait trop demandé. » Faudrait déjà une cheminée. Lilas semble trouver l'interrupteur et la lumière se fait soudain, révélant un bureau que j'avais deviné déjà très classe dans la pénombre. J'avance à l'intérieur, regardant le tout, la bibliothèque, le bureau, à la recherche d'une arme de fortune, avant de sursauter, alarmé en entendant une fenêtre se briser pas très loin de la pièce où on se trouve. « Ils rentrent ? » Je chuchote. Mais Lilas semble absorbée par ce qu'elle regarde.

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Le mauvais oeil
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Thème : Witchcraft - Akira Yamaoka
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Jeu 21 Déc - 18:24 (#)

Chapitre 3 : Carnage
It's just a cat

Une odeur de métal chauffé à blanc envahissait lentement le sous-sol. La surface de la serrure, qui avait tant attiré l’attention d’Isalín, avait désormais l’éclat de la braise et, à l’intérieur, son délicat système de pênes et de vis commençait à gémir sous la brûlure et la poussée simultanée des deux jeunes femmes. Des ombres graciles dansaient autour du point d’initiation, comme de minuscules pattes de mouches courant sur le bois poussiéreux. Celui-ci émit une longue plainte. Le temps et les usages répétés avaient usé le vieux battant, et son loquet passe-partout était à présent patiné d’une couleur blanche comme l’os. Il ne filtrait nulle lumière sous la porte, ni bruit quelconque, ni courant d’air, seulement la promesse de l’obscurité, et cette plainte ; le gémissement d’agonie du bois vermoulu que l’on brusquait, en dépit d’années de bons et loyaux services.

Et un clic. Une volute de poussière s’éleve du sous-sol.
Un battement de cœur manqué, et la trappe extérieure a un sursaut.

Rien de plus qu’un courant d’air.

C’est avec un claquement métallique et un soupir résigné, que la serrure perd finalement la bataille, tandis que le battant s’ouvre sur une obscurité annoncée. Au-delà du chambranle, s’étend un couloir vide dont les murs de briques ternes et monotones s’associent avec un sol en terre battue, pour n’offrir qu’un mince trait de ténèbres qui s’enfonce dans l’incertitude. Le corridor semblait abandonné. Pourtant, à une dizaine de mètres environ devant vous, se discerne un mince faisceau de lumière fade, jaunâtre, qui s’échappe de l’interstice d’une seconde porte entrebâillée à l’opposé de ce couloir. De là-bas s’écoule un son si bas, qu’il apparaît comme des grésillements à vos oreilles, ou le bruit blanc d’un vieil appareil hors service.

Le rythme est régulier. Comme un refrain.
Hm. Hm-hm-hm. Hm-hm. Hm.

Vous vous approchez. Et vous comprenez aussitôt, qu’une petite forme bouche en réalité une partie de la lumière en provenance de l’intérieur de la pièce. C’est un chat noir. Tranquillement assis dans l’ouverture du battant, sur le seuil, sa queue remue lentement sur le sol recouvert de carreaux de couleur crème. Il vous observe de ses yeux d’or. Grâce à la lumière qui s’échappe de la pièce, dans le dos du chat, vous remarquez un collier à son cou. Une perle oscille au bout de ce dernier et, en vous approchant, vous lisez un nom sur la plaque dorée fixée sur la bande de cuir : Samaël. Le félin vous scrute un moment mais, au moment où vous vous approchez, il se retourne vivement et disparaît derrière la porte à moitié ouverte. Le battant oscille un instant, tandis que cette lumière jaunâtre, couleur de la bile, inonde le corridor où vous vous trouvez.

Le refrain devient plus distinct. Il se déverse d’un appareil de mauvaise qualité.
Ce son est tellement parasité et usé, que les paroles sont déformées.
… Aah, ah… is… what… looking for...Ooh, oh…

La porte s’entrebâille encore. Assez pour vous permettre d’apercevoir l’intérieur de la pièce, qui s’avère être radicalement différente du reste du sous-sol. La clarté maladive éclaire un endroit spacieux, d’environ trente mètres carrés, qu’un unique néon, fixé au plafond carrelé, inonde de sa lumière clinique. Ce vomi lumineux dépeint un espace quasiment dépourvu d’ameublement, mis à part un petit chevet où est posé un antique gramophone. C’est lui qui émet cette musique lancinante. De chaque côté de la pièce, deux portes, faites de métal cette fois, sont closes, mais d’autres bruits étranges vous forcent à pousser plus avant l’exploration.

Par-dessus la voix éraillée du gramophone, des hoquets humains.
Ils entrecoupent le refrain, apportant une touche vivante aux notes.
… Aah, ah… is… what… looking for...Ooh, oh…
...Where… this… just… Ooh, oh...


Le chat a disparu.
L’antiquité musicale attire d’abord votre attention. Car, à l’intérieur de l’amplificateur, est lové un œil humain fraîchement arraché, dont les filaments nerveux traînent sur le métal et laissent écouler un liquide sanglant.

L’appareil crachote. Il a des ratés.
Les hoquets vivants viennent en réalité de l’autre côté de la pièce.
...behind… find… been… Ooh, oh…
… kitchen… song… Aah, ah… Ooh,oh…


Quelque chose craque sous ta semelle, Naya, En levant le pied, tu découvres des morceaux ongles sanglants et brisés, dont les miettes collent à ta chaussure. Des traînées de matière pulpeuse décorent les carreaux du sol, et toutes mènent vers ce mur du fond, où sont disposées cinq chaises, dont quatre sont occupées. Trois des personnes attachées sur ces chaises sont coiffées de sacs en papier masquant leurs traits, tandis que la quatrième n’est autre que ta mère, Isalín. Assise sur la chaise de droite, elle te fixe d’un air horrifié, de son seul œil valide : l’autre n’étant plus qu’une orbite vide, dont la chair est à vif et palpite. Une épaisse corde la maintient attachée aux accoudoirs et au dossier, tout comme les trois autres, et sa matière rêche, coupante, lui dessine des sillons brunâtres dans la peau. Mais, en dépit des sacs cachant leurs identités, les vêtements et les silhouettes des autres ne trompent pas : ce sont tous des proches à toi, Isalín, parfois de Naya aussi.

Le refrain recommence. Tant bien que mal.
Sofia et Wendy sont attachées sur les chaises voisines. Miles, la troisième.
Aah, ah… He...and will...he has…Ooh, oh…
...all over… where...written...you...Ooh, oh…


Une odeur d’abattoir sature l’air.

Miles est mort. Ton oncle a une barre de fer fichée dans l’estomac. Une cascade d’intestins et de sang s’est répandue entre les jambes refroidies du défunt, en éclaboussant les carreaux. À côté de lui, c’est ta cousine Sofia qui tremble violemment sur sa chaise, ses vêtements colorés trempés d’éclaboussures de sang, et tu réalises, Isalín, que les ongles de ses mains ont été arrachés. Vous avez marché dessus. Wendy, elle, semble évanouie, car sa tête ballote sur le côté et elle respire par à-coups en émettant un bruit rauque : son cou est tordu selon un angle anormal, et une incision a été pratiquée à sa base, lui laissant un trou noir et béant qui palpite au rythme de ses inspirations. C’est par là que ton amie respire. Comme ces cancéreux dont on a dû connecter la trachée directement à l’air libre, pour les empêcher de s’étouffer.

La mère d’Isalín éructe un bruit atroce. Elle essaye de parler.
Dessous l’une de vos semelles, un résidu d’ongle craque comme une chips.

Et la comptine reprend.
Aah, ah...He is… find… what he… been… Ooh, oh…
...over the… he’s… this… just for… Ooh oh…


Ta mère émet un son indéfinissable, oscillant entre l’horrible bruit d’un larynx rempli d’eau, et le violent pop d’une pichenette de l’index sur une joue creuse. De son orbite vide, s’écoule un reste de pus. Son œil valide roule d’un air affolé, tandis qu’elle fait un effort surhumain pour rassembler ses forces, en faisant fi de cette souffrance intolérable qui doit la cisailler. Sa bouche cherche l’air, et elle parvient finalement à articuler.

« Isalín… Ma chérie… Ne reste pas… ici. »

Une bulle de sang et de salive éclate sur ses lèvres tuméfiées. Dans un sursaut, elle vous crie plus fort.

« Il va revenir… Pars… Vite. » Elle se met à gémir. « S’il te plaît... »

Naya, tu remarques derrière toi, au bout du couloir duquel vous êtes arrivées, que le chat noir vous observe depuis le seuil de la porte que vous avez forcées. Il vous fixe patiemment de ses yeux jaunes et curieux.

La comptine recommence.
Cette fois, le gramophone semble trouver le bon élan, et le refrain est complet ⇗.
Aah, ah...He is behind and will find, what he has been looking for…
All over the kitchen, where he's written, this song... just for you… Ooh, oh…


Une nouvelle fois, le chat se détourne.
Il disparaît de votre vue, dans l’obscurité du sous-sol. La porte reste ouverte.

Essaye-t-il de vous faire comprendre quelque chose ?
Qui sait ?

C’est juste un chat.

~~~

Pendant ce temps, le péristyle héberge désormais un nouvel hôpital de fortune. Jacob s’est affairé, secondé par Tasya, et les blessés ont été installés sur plusieurs épaisseurs de couvertures, qui font alors office de lits de fortune. Michel cherche une position confortable de temps à autre, et ses plaintes étouffées résonnent à l’intérieur du vaste espace, et sous la haute voûte peinte. L’homme Noir blessé à la tempe paraît assoupi, et la lumière des appliques murales dévoilent ses anciennes plaies proprement résorbées par Tasya.

À la question de cette dernière, Jacob détourne les yeux de l’encadrement où sont apparus Medea et Ethan pour désigner rapidement de la main l’une des portes menant hors du péristyle.

« Oui, à la cafétéria. Vous prenez ce couloir par là-bas, et c’est la deuxième porte à gauche. »

Depuis l’extérieur, une forte détonation retentit alors, et ses violents échos se répercutent entre les murs du péristyle. Les lumières fixées aux murs clignotent un court instant, en émettant un grésillement de mauvais augure, mais restent allumées. Jacob reporte son attention sur Medea, un pli soucieux barrant son front.

« Où est Marie ? » Une note d’inquiétude a percé dans sa voix.

La jeune femme n’est pas revenue, Medea. Autour de vous, la lumière rassurante des appliques murales qui illuminent les fresques colorées du péristyle grésillent une dernière fois, avant de se stabiliser, allumées.

Pour l’instant.


Résumé:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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❅ Depuis toute petite, elle s'entraine pour être patineuse Olympique. Médaillée d'argent au championnat des USA et sacrée première à la grande coupe des quatre continents, son rêve s'effondre en 2021 à cause de ses dons.
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❅ Les bienfaits d'avoir grandi dans un monde bilingue font qu'elle n'a pas d'accent quand elle parle anglais, mais il lui arrive de buter sur le vocabulaire.

❅ C'est une athlète de haut niveau, elle est donc plus robuste et endurante qu'une adolescente lambda du même âge. Son sport l'a rendue aussi particulièrement souple et agile.
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... when the light comes from the dark

Pseudo : Isalín Lokisdóttir
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Jeu 21 Déc - 21:32 (#)

- Un chat ?

On est tombées où là ?!
C’est ce que pense la jeune femme quand leurs pas les mènent devant le félin, lui-même posé devant une porte fermée qui laisse filtrer une drôle de… mélodie ? Isalín échange un regard avec son amie et prend les devants. Un frisson rampe sur sa peau.

- Mais attends, reviens Samaël !

C’est sorti tout seul, dans un murmure. Comme si la présence d’un animal est synonyme d’une nouvelle – un réconfort de courte durée. Un bloc de glace descend dans son estomac alors que de l’autre côté du battant entrouvert résonne désormais ce qui ressemble à une chanson, mais… pas un truc jovial ou engageant. Même du death metal, ce serait OK. Là, c’est une de ces scènes de film d’horreur, avec le disque rayé qui tourne en boucle sur le refrain préféré du fantôme.

L’Islandaise aurait adoré ne pas être si proche de la réalité.

- Helvítis…*

Elle en perd son anglais tant elle ne sait pas par où commencer.
L’odeur de fer qui la prend à la gorge ?
La disparition du chat ?
La musique désarticulée par le gramophone ?
L’œil humain dégoulinant dessus ?
UN PUTAIN D’ŒIL HUMAIN !

- Hvað er að gerast hér ?!!**

Et là, elle voit.
BUG.
Redémarrage encéphalique.

Isalín a l’impression de tomber à la renverse mais se tient pourtant parfaitement sur ses jambes. Non, elle hallucine. Tout ce sang, ces bruits sous leurs semelles, les intestins qui ont dégringolé entre les jambes de Miles. Son oncle. Nononononon, qu’est-ce que c’est que ça ?! Comment ?! Sa mère était en Islande, elle ne peut pas être… . L’adolescence ne remarque même pas qu’elle a crié, de toute son âme. Pourtant, son hurlement lui a brûlé la gorge.

- MAMMA ???!!!!!***

Elle s’élance en avant, en dépit de la mise en scène, en dépit des suppliques arrachées à la douleur, en dépit de la musique qui retrouve son chemin. L’adolescente n’entend plus rien d’autre. Elle a reconnu Wendy et Sofia – elle les verra après – mais malgré leurs différends, malgré tout ce qui a pu les séparer, c’est vers sa génitrice qu’elle court en premier.

- Ég ætla að koma þér héðan, mamma !****

Ses joues mouchetées s’inonde de larmes silencieuses. Des sanglots muets, muselés par l’horreur et la sidération. Au moins, elle ne voit plus le visage mutilé de sa mère ; elle ne voit plus rien du tout. Ses doigts graciles tirent sur l’épaisse corde qui cloue sa parente aux accoudoirs et celle-ci ne bouge pas d’un iota.

- Helvítis… Hjálpaðu mér Naya, losaðu hina !*****

Ça y est, elle l’entend. La musique. Elle lui monte à la tête, elle la rend folle. De rage, Isalín s’éloigne de sa génitrice pour envoyer son pied dans le chevet qui soutient le gramophone. Elle shoot dedans, pour faire bonne mesure. Faire taire cette horreur ! Ensuite, elle doit faire un effort incommensurable pour retrouver son anglais :

- Naya, aide-les, s’il te plait !


500 mots sonnants et trébuchants:
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When witches don't fight, we burn
Naya Cahann
Naya Cahann
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En un mot : Petit feu follet
Qui es-tu ? : A venir
Facultés : ☽ Maitrise de la kinésie - capable de manipuler les flammes entre les paumes de ses mains, de modifier leur intensité // sensation d'étouffement, manque d'oxygène en cas de manipulation trop abusive.

☽ Lecture des auras - capable de reconnaitre Humains, outres et arcanistes. Perception des auras vampiriques et thérianthropes mais sans pouvoir réellement les reconnaître.

☽ Température corporelle au-dessus de la moyenne - en apprentissage pour canaliser cette chaleur et soigner les gens.
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Tissou
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Jeu 21 Déc - 22:05 (#)

« C’est quoi ce délire… » Murmuré alors que je vois le chat et que je hausse une épaule à l’attention d’Isa. Et on avance, prudemment. La musique m’arrache un froncement de sourcils et j’ai l’impression que les battements de mon cœur s’accélèrent. J’ai envie de prendre la main d’Isa et de faire demi-tour. Tant pis, on ira affronter les cinglés dehors. Là au moins on sait ce que c’est.

Et puis, il y a l’odeur. Qui me prend les narines. Qui m’empêche de respirer.

Le bruit du sang qui goutte au sol. De ce qui crisse sous mes pieds. Bordel, y a quoi qui crisse sous mes pieds ? Je baisse la tête et j’écarquille les yeux, alors que j’entends Isa marmonner des trucs dans sa langue natale. « Merde, merde, merde… » Bafouillé dans la panique, alors que je finis par comprendre qui est face à nous.

Je sens un goût de bile me prendre à la gorge, alors que je fixe la scène, totalement sidérée. Incapable de bouger, de respirer. Encore moins capable de détourner les yeux du cou de Wendy. L’angle est trop bizarre. C’est pas normal. Le reste ? Je crois que mon cerveau veut même pas l’assimiler en fait. J’ai l’impression que je me balance doucement d’avant en arrière sur mes pieds, alors que ça fait crisser de plus belle ce sur quoi j’ai marché. Et je continue d’entendre la voix d’Isa dans une espèce de bruit de fond incompréhensible. Elle a crié ? Je crois ouais.

Et je sais pas comment, je finis par tourner les yeux. Pour voir de nouveau le chat qui … nous regarde. Avant de disparaitre. Pourquoi ? Et cette chaise vide là. Pourquoi y a une chaise vide ? Mais j’ai un sursaut qui me coupe dans ces questions à la con, alors qu’Isa démolit le gramophone. Et qui me permet surtout de sortir de cette espèce de torpeur. « Quoi ? » Je bats des cils, fixant Isa, alors que mes pensées s’entrechoquent. Il faut que je lutte pour essayer de les ordonner et pour enfin réussir à bouger.

Je me précipite vers Sofia, essayant sans succès de défaire ses liens. Je tire dessus de toutes mes forces, sans même me rendre compte que je me retourne les ongles, alors que je l’entends juste gémir à côté de moi. « Non, non, non… ça marche pas. Ca… pas comme ça… » Réfléchis Naya. Réfléchis merde ! Alors je me redresse, revenant vers Isa alors que je manque de glisser sur le sol maculé de sang. J’attrape la brune par les épaules avant de souffler, d’une voix pressée. « Regarde-moi ! Isa. Re-gar-de-moi ! » Elle doit se concentrer sur moi, sinon je vais décrocher encore une fois. « Il faut qu’on aille chercher de l’aide ! MAINTENANT ! » Et j’ajoute, avant qu’elle ait le temps de dire quoi que ce soit. « On peut rien faire pour elles toutes seules. » Pitié, faites qu’elle m’écoute !
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Tasya Espinoza
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En un mot : Let's goooo
Qui es-tu ? : - Infirmière à l'hôpital de Shreveport & serveuse pour combler des fins de mois difficiles.
- Née dans une famille de mage au Mexique. Sa famille a été tué il y a quelques années et lui a laissé quelques dettes.
- Est en Amérique depuis quelques années dans le but de devenir infirmière.
- Sa tante a été tuée par un chasseur d'arcaniste.
- Utilise ponctuellement ses pouvoirs à l'hôpital quand elle est certaine que personne ne peut la voir ou au bar où elle travaille pour distiller un peu de "bien-être" dans les cocktails qu'elle prépare
Facultés : - Mage avec comme élément de prédilection l'eau.
- Pratique la magie blanche.
- Kinésie, Aquagénèse et Hémokinésie sont des capacités acquises. Elle peut donc maitriser l'eau mais aussi le sang.
- Discerne les auras (différencie les différentes races) et les émotions immédiates des personnes autour d'elle.
- Contrepartie : se déshydrate beaucoup plus vite qu'une personne lambda
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Pseudo : Gaïa
Célébrité : Adria Arjona
Double compte : Aucun
Messages : 76
Date d'inscription : 20/05/2023
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Jeu 21 Déc - 22:24 (#)

Je répète en acquiesçant : « La deuxième porte à gauche » La voix de Medea se fait alors entendre, me demandant de ne pas m'y rendre seule. J'hoche la tête et me tourne vers Ethan. « Tu m'accompagnes ? » A peine ces quelques mots prononcés qu'il m'emboite déjà le pas. Je serais beaucoup plus rassurée avec lui à mes côtés.

Concernant les blessés, je suis plutôt sereine, les plaies de l'homme sont propres et ne paraissent pas en voie d'infection pour le moment. Dans l'idéal, il faudrait qu'il soit pris en charge et vu par un vrai médecin mais ce n'est pas vraiment possible dans l'immédiat. Alors que nous avançons en direction du couloir, une détonation secoue le bâtiment et je m'arrête dans ma lancée, surprise. Mes yeux se dirigent vers le plafond et les lumières qui grésillent puis finissent par se rallumer. Il semblerait que pour cette fois-ci, l'édifice tienne bon, mais pour combien de temps ? A combien de blessés va-t-on devoir porter secours ? Et que se passera-t-il si ceux du dehors parviennent à rentrer ? Je chasse vite toutes ces pensées négatives pour me concentrer sur les actes. Il me faut cette eau. Sans ça, je ne serais pas utile très longtemps, si je dois soigner d'autres personnes, je risque de m'épuiser et de me déshydrater trop rapidement.

Je me tourne vers Ethan : « Dépêchons-nous... » Il n'y a que quelques mètres à parcourir pour arriver dans la cuisine. Une fois sur place, j'ouvre les portes du meuble à côté de moi. Je trouve deux grandes bouteilles d'eau vide que j'approche du robinet pour les remplir. « Est-ce que tu peux fouiller ? Il y a peut-être des choses utiles dans les placards ou dans ces cartons-là. » Je lui montre le carton proche du lavabo. Une fois mes deux bouteilles d'eau remplies, je prends un verre d'eau que je remplis et vide d'un trait, sentant l'énergie revenir d'un coup.

Mes yeux se posent alors sur un assortiment de couteaux de cuisine. J'en attrape un que je trouve assez aiguisé pour pouvoir, peut-être, me défendre. C'est toujours mieux que rien. Je le glisse dans ma ceinture. J’aperçois alors un mortier posé à côté du lavabo. Il semble avoir été laissé là il y a peu. Il s'en dégage une forte odeur, assez piquante. « Qu'est-ce que c'est que ça ? » Je soulève le mortier pour l'approcher et sentir à distance raisonnable, espérant deviner ce qu'il a bien pu contenir et en deviner les effluves magiques s'il y en a. Est-ce que toute l'agitation du dehors a dérangé quelqu'un en train de cuisiner une étrange mixture ?


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Lilas Hirsch
Lilas Hirsch
"THE BOOTY" : la plus belle paire de France et de Navarre.
☽ YOU LEFT ME IN THE DARK ☾

"She was poetry in a world that was still learning the alphabet."


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En un mot : Wild thoughts
Qui es-tu ? : ☽ Outre. Pouvoir qu'elle ne peut nier, l'amenant sans cesse à visualiser le monde sous un prisme différent de celui du commun des mortels. Agression visuelle, physique, sonore, olfactive, constante, d'une magie qu'elle voit en tant qu'entité propre.
☽ Artiste. Pour exprimer ses visions, elle s'acharne à peindre, sculpter, dessiner, ce monde qui l'entoure et qu'elle ne peut expliquer oralement.
☽ Née en France, en Alsace précisément, enfant non-désirée, d'une relation adultère. Ce sont ses grands-parents qui l'élève et son grand-père qui la forme.
☽ Elle déménage aux USA dans le but de retrouver cette mère qui l'a abandonnée, pour apprendre qu'elle est décédée, préférant ne pas se battre contre un cancer qui finira par avoir raison d'elle.
☽ Elle atterrit à Los Angeles presque par hasard, en suivant son compagnon de l'époque. Elle y rencontrera Vinzent, qui changera sa vie.
☽ Un début d'apprentissage arcanique inachevé au côté de celui qui deviendra son ami, son amant, son amour. Un rituel magique lie leurs âmes peu de temps après le décès de Léonard, le mentor de Lilas.
☽ Elle se laissera malmener pendant des années par un homme néfaste avant de finalement tout quitter pour rejoindre la Louisiane dans l'espoir d'y retrouver sa demi-soeur et peut-être Vinzent.
☽ Elle passe 2 ans dans un camp regroupant des femmes CESS avant de rejoindre finalement Shreveport, où elle retrouvera sa demi-soeur, Hannah Miller, et l'autre moitié de son âme, Vinzent Henkermann.

☽ NO DAWN, NO DAY ☾

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"your name i spoke many times
alone in the darkness in the night"

Facultés : ☽ Clairvoyance : Lilas a un niveau de sensibilité aux flux magiques qui lui permet de lire sous la surface des choses qui composent le réel. Cela se traduit par toutes sortes de stimuli cognitifs ou physiques. Son don est passif, elle vit avec un second filtre de vision constant.

☽ Psychométrie : En touchant un objet, qu’il soit magique ou non, Lilas peut en voir l’histoire, a qui il a appartenu, ce à quoi il a servi, tout ce qu’il s’est passé à son contact. La capacité n’est pas maîtrisée.
Thème : Cosmic Love - Florence + The Machine
Carnage  • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea 1564094826-lilas-vinzent
I'm always in this twilight


Carnage  • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea P7xF5iI Carnage  • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea HYHmQYL Carnage  • Groupe 2 : Aodh, Tasya, Ethan, Lilas, Caleb, Isalín, Naya, Medea 8RKyX42

"and prayed a thousand prayers
and my many dreams were of you"

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Ven 22 Déc - 2:02 (#)






CARNAGE




Le bureau est luxueux et le regard de l’outre est immédiatement attiré par la statuette embuée d’une magie qui l’attire comme un papillon face à la flamme. Le chat toujours niché entre ses bras, elle glisse son téléphone dans sa poche arrière et contourne le bureau pour l’observer de plus près. Une vibration agréable ronronne dans le creux de son ventre et elle se retient de le caresser au dernier moment. À contrecœur, elle se détourne et pose les yeux sur le meuble derrière elle. Ordinateur, téléphone, paperasse, rien de bien intéressant si ce n’est la photo d’une jeune femme qui doit être la propriétaire de son nouveau compagnon. Elle gratouille l’animal qui s’est mis à ronronner entre les oreilles et chuchote. « C’est ta maitresse ? »

Le regard de Lilas est détourné de la photo par une bouteille qui trône près du téléphone. Elle fronce les sourcils en s’approchant. Quelque chose cloche. Elle se penche pour l’observer de plus près, ignorant la présence de Caleb qui fouille la pièce. Le flacon est… Vide. Pas au sens littéral du terme, Lilas voit bien les deux crucifix qui s’y trouvent, mais la bouteille ne dégage strictement rien. Un rond de vide dans la vision colorée qui est la sienne. Quand elle se penche davantage, elle remarque la façon dont le halo bleuté du collier de Samaël semble esquiver la fiole. Elle souffle par le nez. Elle n’a jamais rien vu de la sorte. Elle incline la tête, curieuse, et se perd dans son observation, oublieuse du monde extérieur. Même le plus humains des cowans n’est pas vide d’essence. Même la plus minuscule des pierres porte les traces des énergies qui traversent le monde.

Sa tête se redresse si brusquement en percevant le bruit de verre brisé qu’elle jure et masse sa nuque. « Aouch… Merde. » La voix de Caleb la pousse à se tourner vers lui et elle tend l’oreille pour essayer d’entendre davantage de bruit. Une autre pluie de verre fait se crisper tout les muscles de ses jambes et elle raffermit sa prise sur le chat. Son poids rassurant, l’essence tangible qu’il enferme et la chaleur de sa fourrure l’ancre à l’instant présent alors que son souffle se précipite dans sa poitrine. Proie dans la nuit, elle attend quelques secondes, aux abois.

Un hurlement suraigu la fait pousser un couinement de trouille. On dirait un gamin qui appelle sa mère. « Merde, merde, merde. » Sans réfléchir, elle se retourne d’un geste brusque et envoie valser la bouteille qui s’écrase sur le sol avec un nouveau fracas de verre. Elle ne prend même pas le temps d’observer les dégâts et saute par-dessus les débris avant de refermer sa paume sur le poignet de son compagnon d’infortune. « Cours, mais discrètement. » Elle souffle avant de détaller comme un lapin, la main fermement arrimé à l’autre outre. Sur la pointe des pieds, ils quittent le bureau aussi vite que possible et prenne la direction opposé de la remise.





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